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 [Clos] Bâtisseurs de l'extrême | Medrawt&Zephyr, samedi 6h

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Zéphyr L. Baker
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MessageSujet: [Clos] Bâtisseurs de l'extrême | Medrawt&Zephyr, samedi 6h   Ven 27 Juil - 23:14



Medrawt & Zéphyr
©️ Never-Utopia

    Zéphyr était assise en amazone sur un poney rose, coiffée d’un chapeau pointu orné d’une étoile et affublée d’une robe à volants rouge&or, brandissant à bout de bras une baguette en bois de rose d’où jaillissaient d’énormes bulles pailletées et multicolores. De grosses tulipes chantaient l’hymne anglais autour d’elle et le soleil ne cessait de lui adresser des clins d’oeil, caressant ses jambes nues de lueurs roses et pourpres ; face à elle, à califourchon sur une licorne argentée qui galopait dans sa direction, Medrawt Westchester en costume rose saumon, une rose coincée entre les dents. Il tendait la main vers elle. Zéphyr lui sourit et tendit sa propre main vers la sienne, lorsque soudainement...

    *BAM !!!*

    Zéphyr Baker se réveilla en sursaut, entortillée dans sa couverture bon marché qui lui grattait horriblement les jambes, suant à grosses gouttes (glamour) et le coeur jouant à la course d’hippogriffe dans sa poitrine. Elle mit plusieurs minutes à comprendre où elle était, qui elle était, que la scène qui venait de se dérouler devant ses yeux écarquillés n’était qu’un rêve (stupide, d’une niaiserie à vomir à en retapisser tous les murs de sa nouvelle maison) et la cause de son réveil brutal : une poutre était tombée de son plafond et avait atterrie au pied de son lit, creusant le parquet de lézardes inquiétantes, qui sillonnaient l’intégralité de sa chambre dans un dessin en forme de toile d’araignée alambiquée.

    La jeune femme grommela dans sa barbe (inexistante, heureusement) (quoi que, on pouvait se poser la question en entendant ses grognements de grizzli en rut) en repoussant sa couverture, maudissant les insectes microscopiques qui s’y tapissaient et la qualité déplorable de sa nouvelle demeure. Depuis qu’elle y avait emménagé, faisant une grande croix sur son désir d’indépendance en acceptant de cohabiter avec deux énergumènes qui ne lui inspiraient aucune confiance, avec leurs airs nonchalant de dandy, elle avait découvert d’étranges surprises que le propriétaire avait “omis” de préciser... ces bestioles qui galopaient sous son lit, par exemple, ou encore ce placard qui remuait lorsqu’on avait le dos tourné... ou ces doxys planqués dans les rideaux (quand il y avait des rideaux), le frigidaire défectueux, le veracrasse qui avait élu domicile dans l’un des placards de la cuisine... (et maintenant, cette poutre qui tombait du plafond !)

    Zéphyr avait hésité à s’enfuir de là en courant, ses valises sous les bras, puis avait rejeté cette idée à la perspective de devoir payer une fortune une nouvelle auberge en attendant de trouver mieux. Elle n’avait pas beaucoup d’économies, du haut de ses dix-huit ans... Alors elle était obligée de vivre dans cette maison, avec sa faune non désirée et ces deux jeunes hommes qu’elle ne portait pas vraiment dans son coeur... et puis d’abord, que fichaient-ils là, ces deux énergumènes ? Elle, elle était fauchée (en attendant de recevoir sa première paye d’apprentie Bâtisseuse, elle vivait sur les économies de ses parents, et ça, c’était la LOOSE INTERDISÉDALE) ; eux, ils avaient des têtes de jeunes héritiers qui passaient leurs soirées à brûler leur gallion pour du whisky pur feu et des sorcières de petit vertu... alors pourquoi ?

    Le plus simple, pour comprendre, aurait probablement été de leur poser la question... mais la jeune femme ne communiquait pas avec eux. En même temps, le “Nigel Prude” (ou quelque chose du genre), elle ne le voyait jamais, trop occupé qu’il était à vagabonder elle-ne-savait-où-et-elle-s’en-tamponnait ; l’autre, elle travaillait avec (apprentis Bâtisseurs représent \o/), mais sa tête ne lui revenait pas et elle préférait se contenter des politesses d’usage avec lui. “Salut, s’il te plaît, au revoir.” Ils avaient beau travailler en binôme depuis quelques jours... elle ne lui avait toujours pas décroché plus d’une phrase, et rechignait à lui demander conseil pour quoi que ce soit. Ce gars sentait les ennuis et le débauche à plein nez (surtout au matin, lorsque des relents d’absinthe émanait de sa chambre), et elle préférait garder ses distances avec lui...

    Mais là n’était pas la question. Collocataires détestables ou pas, Zéphyr avait un problème, et pas des moindres : cette poutre qui défigurait sa chambre (déjà peu reluisante, avec son lit et sa commode pour tout meuble ; la maison était équipée du strict minimum, et donnait la chair de poule tant elle était vide!) n’allait certainement pas partir de là toute seule, et elle ne pourrait pas faire grand-chose avec ses muscles inexistants, malgré son niveau assez bon en sortilèges !
    Alors la jeune femme fit ce qu’il y avait de mieux à faire ; elle mit un sweat par-dessus son pyjama -une chose informe décorée d’hippogriffes, mais elle s’en moquait ; elle ne draguait pas ses oreillers lorsqu’elle dormait Là !- et descendit jusqu’à la chambre de Medrawt (l’autre n’aurait servi à rien)... avant de tambouriner à sa porte sans la moindre délicatesse, donnant de grands coups de poing au panneau de bois en se demandant vaguement s’il n’allait pas finir s’écrouler (les gonds gémissaient de façon inquiétante) sous ses assauts furieux.

    “Westchester ! Lève-toi, enfile un calbut propre et ramène tes fesses ici, j'ai besoin de toi ! ...S’il te plaît.”

    Et elle agrémenta sa demande d’un coup de pied dans le panneau de bois, histoire d'accélérer un peu le mouvement en ouvrant la porte en grand. Et de faire entrer dans la chambre de son colocataire (et collègue) de grandes vagues de soleil, pour le réveiller un peu mieux.

    “La maison tombe en miettes, et j’ai besoin de toi pour qu’on remette un peu ça en place ! Qu'est-ce que... Ha, dégueulasse, j'ai écrasé un doxy ! Enfin bref, on s'en fout, qu’est-ce que tu fiches ? Debout, Westchester, on a du boulot pour rendre cette maison vivable, et je compte pas tout faire toute seule, c'est pas parce que je suis la seule fille de cette maison que je suis la bonniche de service ! Alors du nerf ! On boira ce jus de chaussette qui nous sert de café après ! ”

    Déjà six heures quoi, un samedi, jour de repos, c'était inacceptable, pourquoi Medrawt n'était-il pas encore debout @_@
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Medrawt Westchester
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MessageSujet: Re: [Clos] Bâtisseurs de l'extrême | Medrawt&Zephyr, samedi 6h   Dim 29 Juil - 9:00

    Entrer au Courtisane’s Nest par derrière, très tard le soir – louper les premières parties de soirées – et s’en échapper tôt le matin, histoire que personne ne le voit… voilà un rythme usant ! (à moins que ce ne soit ce charmant brésilien, sorcier chamane, avec son masque de taureau qui l’avait éreinté ?! Et oui Zephyr Baker, sache que M. Westchester ne chevauchait non pas une licorne comme dans ton doux rêve au moment où tu sommeillais, mais un puissant taureau ! La précision est indispensable.) Une cadence pareille, Medrawt avait intérêt à s’y habituer ! (Et là nous parlions bien de son emploi de temps perturbé) Oh bien sûr, la saveur d’interdit émanant de ces nouveaux rituels plaisait beaucoup au jeune dandy. De toute façon, Medrawt n’avait pas les moyens de faire la fine bouche ! Mener de front sa carrière de bâtisseur, héritier d’une entreprise à la renommée colossale, et en même temps ses activités mondaines … la réputation qu’il avait à maintenir dans les deux cas était d’égale importance, mais se court-circuitaient l’une l’autre. Aussi fallait-il se montrer ruser !

    Par exemple, se trouver une maison juste à côté du Courtisane’s Nest, ça c’était rusé ! La maison tombait un peu en lambeau, d’accord… et Drawy devait se coltiner deux colocataires de choix : deux ex serpentard, dont l’un de ses rivaux des bancs de l’école et un iceberg ambulant. Mais la localisation de la demeure était beaucoup trop pratique pour que ces détails l’arrêtent dans son choix (et le loyer, défiant toute concurrence aussi !)

    En parlant de sa colocataire Iceberg, la délicieuse Zephyr… ce fut elle qui réveilla notre joyeux luron, alors qu’il venait tout juste de se mettre au lit. D’un naturel optimiste, Medrawt voulait bien reconnaître que cette fille n’avait pas fait breveter les pipes à poudre de fée mais elle n’était pas si désagréable… (si, elle l’était. Objectivement. Si Désagréable s’incarnait dans une personne vivante, ce serait en elle !) mais Medrawt la trouvait amusante – d’où la folie de coller un ex-gryffondor dans une cage avec deux ex-serpentard, cela pouvait donner des équations très bizarres, du style : Zephyr + grognement menaçant = Medrawt qui se marre. La jeune femme, non seulement jouissait de l’étiquette de « Colocataire de M. Westchester, et d’Pryde » mais aussi et surtout de « Collègue de travail de M. Westchester. » Embauchée fraichement par l’entreprise familiale, et en apprentissage, comme lui.

    Pas encore totalement endormi, et cependant fort peu réveillé, Medrawt s’extirpa de son matelas jeté à même le sol dans la vaste pièce crasseuse qu’il avait annexée dans la maison pour constituer le début de son territoire (c’était si pittoresque cette paillasse quasi spartiate ! Tant de dureté de l’existence l’émoustillait de manière extraordinaire ! Il lui tardait de ramener Morgan dans sa nouvelle demeure. Sommier, lit, meuble, ménage ou pas… il fallait bien tester le confort de ce matelas, la solidité de ce parquet grinçant,). Que les soldats de la décence et Miss Baker se rassurent, Medrawt n’avait alors même pas eu le temps de se dévêtir entièrement. Il portait encore sa paire de jeans noirs très élégant (enfin, un peu moins avec la braguette descendue ! Oups !) et ses chaussures.

    « Voilà, voilà. J’arrive. » résonna une voix type ours des cavernes enroués, en se rapprochant de la porte. Juste quand il faillit arriver un peu trop près, le panneau de bois malheureux pivota à la volée, frôlant son nez. Son cœur manqua un battement, Medrawt écarquilla des yeux stupéfaits… sa vie venait de défiler devant ses yeux, ou bien ? Incroyable tout ce qu’il avait vécu… mais clairement, il n’irait pas au paradis !
    Bref, un ange blond expulsé des cieux s’encadrait justement dans le champ de vision de Westchester. Cela, la fatigue et les quelques rayons de soleil achevant de lui ruiner la rétine pour le restant de la journée !

    « De la lumière… je fooooonds. Je fooooonds ! » même prisonnier de l’étroit chemin entre le sommeil et l’éveil, Westchester ne perdait jamais l’occasion de montrer à quel point il était spirituel.
    Puisqu’il ne fondait pas du tout, Drawy s’approcha de la porte, dont il se servit pour s’appuyer avec nonchalance. Il adressa à la jeune femme un sourire paisible : « Quel bon vent t’amène jusque sur mes terres Douce Zéphyr ? » Mais la mort intempestive d’un Doxy l’empêcha de poursuivre cette avalanche de traits d’esprit. Alors, il reprit d’un ton plus… ensommeillé. « Hum ? Ma chère tu veux… maintenant ? » Son cerveau se retourna dans sa boîte crânienne, il passa sa main sur son visage, contrôlant tant bien que mal son bâillement en emprisonnant son menton entre ses doigts. Puis son regard enveloppa la jeune femme de haut en bas. Elle était tombée du lit ! Medrawt aurait bien aimé y passer quelques minutes, tout de même, dans son lit. Mais il était hors de question qu’il se défile ! Auprès d’elle, il avait une certaine réputation à tenir…

    Un Lumos s’alluma dans l’esprit embrumé de Medrawt, éclairant son chemin jusqu’à une réalité que le jeune homme n’avait pas assimilé jusqu’ici. TRIPLE BOUSE DE DRAGON ! Cette… cette fille allait tout cafter à son père, si elle le surprenait à mal se tenir ?! Oh non… elle n’était pas comme ça ! Fichtre, il avait intérêt à assurer… Ce n’était pas sa réputation de galant homme que Medrawt avait à soigner avec elle, c’était celle de l’héritier aux valeurs irréprochables. (On n’est pas dans la glaise ! – spéciale casse-dédi)

    « Parfait ! J’étais réveillé de toute façon ! » déclara-t-il d’une voix beaucoup plus forte que nécessaire. D’ailleurs il fit chuter le volume sonore en ajoutant. « Hum pas la peine de réveiller Pryde, n’est-ce pas ?! Allons-y, allons-y, avec grand plaisir ! Oui cette maison a besoin d’un bon coup de peinture. » Il poussa la demoiselle sur le pas de la porte, et referma sa chambre derrière lui. Passant une main dans ses cheveux, le jeune homme enchaina : «Une bonniche ? Chasse de ton esprit ces infâmes pensées ! C’est mal me connaître Zéphyr ! Tu crois que je vis encore au siècle dernier ?! Hum ! Par où veux-tu commencer ? »

    A ces mots, et tandis qu’un courant d’air glacial les frappa dans ce couloir mal isolé, Medrawt sentit à quel point son corps au tonus de chewing gum témoignait d’une manière olfactive de sa petite soirée. L’alcool, la sueur, l’amour et le vice lui collait à la peau. Alors il sursauta tel le Zébulon moyen, et dans un « Une minute très Chère, je reviens ! » tournicota pour s’engouffrer dans sa chambre.

    Il revint avec une large chemise propre sur le dos (désolée on ne matera pas les muscles saillant du mâle aujourd’hui !). L’habit était de confection couteuse, cela se voyait. Ses cheveux luisaient d’humidité, et un parfum boisé se dégageait de sa large carrure.
    « Prêt, dispo, à tes ordres Lady Baker ! » entonna-t-il avec révérence.

    Notons qu’il avait encore omis de remonter sa braguette. Espérons que la miss l’observe moins que lui ne le faisait. Oh, il savait rester discret… quand il le voulait. « Jolis hippogriffes ! »

    Quoi un héritier peut tout de même faire preuve d’humour courtois, non ?!


_________________


Nous vaincrons lentement, mais sûrement !
- le club des escargots

Plus que 2/4 ! *o*
Spoiler:
 
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Zéphyr L. Baker
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MessageSujet: Re: [Clos] Bâtisseurs de l'extrême | Medrawt&Zephyr, samedi 6h   Jeu 25 Oct - 22:08

    Zéphyr ne put empêcher un frisson de galoper le long de son échine, tandis que ses yeux clairs détaillaient le décor qui se déployait autour d’elle. Elle savait que son colocataire n’était pas un enfant de choeur, mais il y avait quelque chose dans sa chambre, quelque chose qui suintait le vice, le mal, l’absence de moralité... quelque chose qui titillait son âme de fille de Vertu habituée à vivre chez papa-maman qui, eux, laissaient plutôt traîner des casseroles pleines de chocolat fondu et des paquets de bonbons vides dans leur cocon familial -rien à voir avec le territoire Medrawtien qui l’encerclait. Quant au principal intéressé dans l’histoire... Zéphyr sentit un second frisson électriser son corps en le voyant. Il avait un véritable tête de déterré ! A croire qu’elle venait de s’infiltrer chez lui de très bonne heure, sans lui laisser le temps de dormir !! Elle ne comprenait pas pourquoi, l’aube venait de se lever, 6h sonnait à l’église la plus proche (qui ne devait pas être à côté t_t), il aurait dû être en pleine forme, comme elle !!! @_@ Et toutes sortes de parfums émanaient de lui, des parfums qui tirèrent une grimace intérieure à la jeune femme. Ah, si son père voyait ça !!! Il s’étranglerait avec sa cravate. Ce qui ne serait peut-être pas si mal, il commençait à l’embêter, lui aussi. POURQUOI l’avait-il refourguée avec l’énergumène qui lui faisait face, pour sa formation ?? Pourquoi pas avec un gentil jeune homme beau, propre, sérieux, mature, qui ne faisait jamais la fête, mangeait bio, faisait un jogging tous les dimanches matins et lui aurait offert plein de cadeaux ?? é.è

    “Vraiment ?” s’étonna-t-elle, aussi chaleureuse qu’un bonhomme de neige, lorsque le jeune homme lui assura qu’il était réveillé. “Je suppose que tu étais occupé à travailler... attention à ne pas abîmer tes neurones, un peu plus et je pourrais voir de la fumée sortir de tes oreilles !” ajouta-t-elle avec une pointe d’ironie.

    Zéphyr Baker, l’amabilité incarnée dès le matin, pour vous servir \o/

    Une seconde plus tard, ils se retrouvaient sur le pas de la porte, à croire que Medrawt voulait l’éloigner de sa chambre. Tant mieux, tant mieux ! Elle était brouillée de mauvaises ondes, Zéphyr pouvait les sentir à l’aide de son hypersensibilité de jeune femme fragile et délicate (DE GROSSE RELOU OUI Là !), et l’air du couloir lui fit presque du bien !! Mais pas à Medrawt, apparemment (en même temps, quelle idée de se promener le torse à l’air !!!) (même si ledit torse avec quelque chose d’esthétiquement intéress... NON !! Trop pas @_@ Et puis pfff, genre, ELLE, elle regardait les muscles des hommes !!! Elle avait fait voeu de chasteté après son premier (et unique) râteau, ce n’était pas pour rien Bulle) (Caine, quelqu’un a parlé d’un certain Caine qui l’aurait coincée dans son ancienne chambre du Chemin de Traverse ??? No comprendo Là !) (BREF.). Le jeune homme repartit rapidement dans sa chambre pour se préparer, et Zéphyr l’attendit “patiemment”, levant les yeux au ciel et soufflant avec agacement sur une mèche blonde qui s’était égarée sur son nez.

    Heureusement, il réapparut vite, une nouvelle chemise sur le dos. Et... plaît-il ? Venait-il vraiment de l’appeler “lady Baker” ? ... Pff, il était obligé de faire TANT de manières, tout le temps ??? Est-ce qu’elle l’appelait sir Westchester, elle ? Plutôt se faire manger la langue par un veracrasse ! Enfin au moins, il était poli. Même si sa courtoisie exacerbée lui tapait sur le neurone è.é Elle avait l’impression d’avoir affaire à un de ces gosses de riche tête à claques qu’elle croisait parfois dans les quartiers chics de la capitale, lorsqu’elle allait faire du lèche-vitrines en pleurant à chaudes larmes le vide abyssal de son porte-gallions, et ça lui courait sur le haricot. Ah oui, c’est vrai, Medrawt ÉTAIT un grosse de riche tête à claque @_@ (même si vu l’état de sa chemise, lui ne devait pas trop traîner dans les quartiers huppés de la ville, lui, muhuhuhu)

    Passons. Zéphyr allait entraîner son colocataire jusqu’à sa chambre, pour qu’il puisse enfin servir à quelque chose et utiliser ses muscles et sa magie (à défaut d’utiliser la chose qui sommeillait dans sa boîte crânienne) pour retirer la poutre qui gisait dans la pièce, lorsque sa remarque moqueuse cingla ses oreilles et les rendirent momentanément pourpres. Comment osait-il ? COMMENT OSAIT-IL CRITIQUER SON PYJAMA-HIPPOGRIFFES ????

    Mais la jeune femme était observatrice, elle aussi, d’abord ! Elle répliqua donc, froidement :

    “Jolie braguette. Mais ce serait gentil que tu la fermes, ce n’est pas que le spectacle qu’elle me dévoile me choque, j’ai déjà vu pire (et mieux), mais tes caleçons et tes poils ne m’intéressent pas vraiment.”

    Sur ces aimables paroles, Zéphyr s’engouffra dans le couloir qui menait à sa chambre, lissant tout de même discrètement le bas de son haut de pyjama-hippogriffe du plat de la main. Qu’est-ce qu’elle avait, sa tenue, hein, pour qu’il s’en moque ? u_u

    Elle entra finalement dans sa chambre et faillit relâcher la porte dans la figure de son colocataire ; elle la retint de justesse, foudroya le jeune homme du regard (quoi ! il aurait pu se presser le citron, elle n’était pas portière !) et lui désigna la poutre qui continuait de trôner sur le parquet de sa chambre, au milieu d’un subtil réseau de lézardes et d’une fine pellicule de poussière. Il fallait admettre que ça faisait tâche, au milieu de sa chambre qui était soigneusement rangée, ELLE ! Ses robes étaient pliées dans son placard, et rien n’en dépassait ! (ou alors, juste le tissu d’une jolie culotte en coton rose, mais ça ne se voyait pas tant que ça !!) Tout était à sa place, sinon ; son matériel pour graver des runes, ses grimoires de sortilèges, ses fioles de potions (toutes achetées, elle ne savait pas en faire et ne comptait pas encore rayer Londres de la carte) alignées et étiquetées, et la photo de son père et de sa mère qu’elle avait posé là en soupirant et en regrettant amèrement leur lave-vaisselle et leur machine à laver, certes moldues mais diablement efficaces. Oh oui, ils lui manquaient !! Surtout quand elle devait trier ses chaussettes toute seule ;_;

    “Il faudrait dégager ce machin de là. Et donner un coup de peinture aux murs. Et à tous les murs de cette maison. Et je crois qu’il y a des doxys dans mes rideaux.” Et tu peux aussi me faire un massage du cuir chevelu et m’apporter un jus de citrouille, esclave ? Là ! “Aide-moi à jeter un sortilège sur cette poutre. Il faudrait que l’un de nous l’élève jusqu’au plafond, et que l’autre lance un Reparo. Enfin... si tu arrives à jeter un sortilège, tu n’as pas l’air très réveillé. Tu étais où, hier soir ?” Non, Zéph’, tu n’as pas envie de la savoir. “Non pas que ça m’intéresse, mais si tu n’es pas réveillé... je n’ai pas envie que ma chambre explose. Sinon, je te jure que tu te retrouveras avec cette poutre plantée entre les deux yeux, Westchester.”

    Alerte rouge, alerte rouge ! On a retrouvé la Gentillesse !!! Elle s’est incarnée en une jeune femme blonde de dix-huit ans qui fait des études de construction magique /o/ \o/ \o\


Encore désolée pour le retard!! <3
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Medrawt Westchester
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MessageSujet: Re: [Clos] Bâtisseurs de l'extrême | Medrawt&Zephyr, samedi 6h   Ven 14 Déc - 5:29

    Bien. Zephyr Baker. Zephyr.... Baker. Tandis qu'ils marchaient côte à côte dans le couloir de leur demeure, Medrawt se repassait en boucle dans sa tête un peu vaseuse ce moment où il en avait signé le bail. Il se souvenait avoir longuement considéré les deux ex-serpentard, Nigel et Zephyr, ainsi que le petit bonhomme louche leur servant de propriétaire. Dans sa fougue habituel, Draw avait adressé à ces sombres spectateurs un sourire déterminé, lumineux. Il avait rejeté quelques mèches rebelles en arrière en déclarant : On va bien s'marrer, les serpents !
    Un lion dans un nid de serpents. Imaginez-vous ! Mais oui, il ne manquait que cela à sa vie pour achever de la rendre piquante à tout point de vue. Tous les risques et les situations scabreuses dans lesquelles Morgan et lui se jetaient régulièrement n'étaient de toute évidence pas assez....

    EN THEORIE ! Maintenant qu'il était face à la vipère, dans la réalité d'un quotidien spartiate, Medrawt revenait - en silence - sur ses certitudes. Peut-être était-ce le piquant de trop ? Peut-être allait-il le regretter ? Peut-être avait-il juste besoin d'aller dormir, au lieu de suivre Mme Amabilité, Cinglante de son prénom, dans ce couloir glacial, où il avançait avec peine - un peu en biais. C'est qu'il était bien pourvu, ce chamane brésilien ! Pourtant Draw était tout terrain, il était habitué (héhé 'tendez, il a des (meilleurs) amis aux arguments flatteurs, très beaucoup même ! C'est cadeau Momo !) mais bon, la nuit avait été longue et surtout il ne s'en était pas accordée de telle depuis... fiou au moins une dizaine de jours à cause de son travail à la noix ! Être chaste et jouer l'héritier docile, c'était risqué ! Quand on reprenait des activités normales juste après, la transition était douloureuse... un peu irritante quoi ! Bref, la fatigue le rendait amorphe et ronchon. Par dessus le marché, la voix de Zephyr lui agressait maintenant les oreilles de ses reliefs acides... alors qu'il venait de lui faire un compliment ! Oh la vilaine Botruc ! Fatigué... veut dormir... Etait-il trop tard pour transplaner chez Morgan ? Elle ne le retrouverait pas là-bas, cette folle infoutue d'assumer les hippogriffes sur ses fesses ! En plus il n'avait pas vu son Momo depuis... CINQ JOURS (à la louche), ou quatre ? Trop longtemps, quoi.

    Medrawt lança un regard sceptique à la demoiselle à ses côtés. Une remarque sur sa braguette, des poils, de choc, de mieux, de piiiiire ? Tout cela mélangé le révoltait ! Et c'était quoi ce petit ton ironique ?! Mais ! Pourquoi tant de haine ?! Il porta sa main instinctivement à l'endroit stratégique pour y déceler un trou béant. A c'était donc ça le petit vent frisquet ? Argh !

    « Enfin Zephyr, qu'est-ce que tes chastes yeux faisaient de ce côté-là de ma personne ? Ne profite pas de ma fatigue... enfin, de ma gentillesse ! Jeune fille ! Ce ne serait pas très convenable. » Il commença par la couvrir d'un regard faussement embarrassé et un brin choqué, puis se tourna dos à elle pour reboutonner l’entrée du pays des merveilles. Non mais, tendez’ un peu ! Manquerait plus qu’elle aille cafter au bureau son côté exhibitionniste ! Ça non alors… surtout quand ce n’était même pas fait exprès ! Medrawt était trop fatigué pour jouer des claquettes… il tenait encore sur ses jambes, c’était déjà pas mal !

    Ainsi donc Zephyr Baker, sa bonne humeur et son pyjama hippogriffe accélérèrent le pas, pour disparaître dans … l’antre de la bête. Medrawt avait mal à la tête…. Il ferma les yeux, en se frottant la tempe sur le côté droit. Et ce qui devait arriver arriva, l’héritier de l’illustre famille de Bâtisseur, Gryffondor sensas’ et Playboy notoire se mangea comme un neuneu la porte de la chambre de Zephyr dans le pif.
    Quel idée d’avoir un pif aussi grand, aussi.

    « Aïebondez! » pesta-t-il en enfermant son appendice nasale entre ses paumes. Aoutch !

    Une petite voix lui disait dans un coin de l’oreille : Drawy Drawy ! Fais pas ta fillette ! mais il avait la viscérale envie de l’envoyer sur les roses, qu’elle s’écorche avec les épines, cette petite voix impertinente. Tout de meme, il se redressa, il tenta de prendre sur lui. Mais c’était bien difficile. Des lendemains de fêtes pas frais, abominables, Draw’ en avait connu. Cependant, il avait tous une saveur d’after sans pareille, une sorte de sens dans la douleur ou le dégueulasse, ça valait le coup, c’était tout. Là beaucoup moins. Il n’avait pas encore tous ses neurones disponibles pour réaliser qu’il avait manqué un élément crucial à sa folie nocturne pour s’en délecter totalement. Mais le manque existait déjà, physique et bien réel.

    Le jeune homme repoussa la porte, entra puis la referma derrière lui. Son regard un peu flou fit le tour de la pièce. C’était sombre, mais… beaucoup moins brumeux que son antre à lui. Il flottait dans l’air un parfum léger, sain, typiquement féminin, piqueté de notes fruitées. Comme branché sur pilote automatique, il avança de quelques pas dans la pièce… mais son visage et son corps se figèrent quand devant lui se dressait … la poutre ! Tombée du plafond.

    « Ah ouais. Quand même. » s’entendit-il penser tout haut. Il porta sa main à sa chevelure, ébourriffa cette masse brune assez parfaite, projetant son parfum boisé de mâle un peu partout autour de lui. Mais il n’avait pas le cœur à s’extasier sur ses cheveux, l’heure était grave…. L’heure était surtout d’aller dormir… mais non !
    Entendons-nous bien, ça n’était pas la première fois qu’une grosse poutre empêchait Medrawt de dormir, ça nous l’aurons bien compris ! Or là, il aurait volontiers passé son tour. Il s’approcha, son attention uniquement concentré sur ce bout de la maison incongru planté dans la pièce. Puis il leva les yeux vers Zephyr. Elle piaffait. Oh ma belle, avait-il envie de dire. On verra la poutre demain. Viens dormir avec moi, ça ira mieux ! Allez peut-être je pourrais faire quelque chose contre ta mauvaise humeur ! Mais à la place, il tâta les poches de son postérieur pour attraper sa baguette en soupirant. C’était de plus en plus dur de faire semblant d’être frais et dispo !

    « De qui de quoi ? Hier soir ? Mais j’étais… chez mes parents, rendre visite à grand-maman, on dit qu’elle est souffrante. Et j’veux pas louper ça. Enfin, je veux la soutenir si elle ne va pas bien je veux dire. Alors certes je parait inquiet…. Pour Grand-Maman, mais je suis réveillé, attend il est quand même déjà… tôt… TARD… peut être onze heures, quelques choses comme ça ? » Au pif, Medrawt avait sorti une heure indécente dans le doute ! « Je n’ai juste pas encore avalé mon café…. » Non, ne pas songea à ingérer quoique ce soit. Ne pas songer…. « Peinture sur les doxy, pas de problème j’ai tout enregistré… Jolie petite hippogriffe ! » Un sourire satisfait plus tard, un petit frisson cavalant sur son épaule et Draw s’approchait du lieu du crime, baguette en main, sans songer qu’il vivait peut-être ses derniers instants, parce qu’elle allait lui décalquer la tronche sur le parquet.

    « Ne t’inquiète pas ! J’ai les choses en mains ! » Et ces deux mains repoussèrent sa chevelure souple en arrière, il détendit ses muscles… fit mine de se concentrer (pour ne pas lui vomir dessus) et enfin énonça la formule de lévitation.

    Pfffou. Il fut obligé d’expirer fortement. Bientôt il suerait à grosses gouttes. Il avait chaud, son flux magique le traversait de toutes parts, chauffé un peu trop vite. La poutre s’était bel et bien élevée dans les airs, mais elle était lourde…. Lourde. Comme si tout son poids pesait sur le bout de sa baguette.

    « Argh ! Zephyr. Balance un sort derrière moi ! Faut que tu soutiennes sinon ça va tomber et je ne jure pas de la solidité du plancher, à force ! Et après nous faudra un remontant…. Bien carabiné !!!!! » grinça-t-il entre ses dents serrées sous l’effort.

    Au diable les faux semblants, son goût naturel prononcé pour jouer le grand jeu tout le temps. Là il était trop tard. Trop tôt. C’était l’homme à l’état pur, dans les derniers retranchements de ses efforts.

    Et oui, chez les héritiers, c’est TROP dur la vie !




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MessageSujet: Re: [Clos] Bâtisseurs de l'extrême | Medrawt&Zephyr, samedi 6h   Ven 14 Déc - 5:29

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Zéphyr L. Baker
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MessageSujet: Re: [Clos] Bâtisseurs de l'extrême | Medrawt&Zephyr, samedi 6h   Dim 10 Mar - 17:48

    Spoiler:
     

    Zéphyr écoutait distraitement Medrawt, les yeux vissés sur la poutre qui trônait toujours au milieu de sa chambre. * Ne fais pas attention à lui et à son grand nez qui se cogne partout. Ne l’écoute pas. Ne l’éco... NYAAAAAH * criaient pourtant ses neurones, la pressant de lui enfoncer sa baguette dans la gorge avant qu’il ne continue de lui sortir des absurdités sur sa grand-mère souffrante. La prenait-il vraiment pour une tarte aux pommes, en lui débitant ce genre de discours qui sonnait aussi faux qu’un poulpe géant qui essayait de jouer de l’orgue ? Comme s’il correspondait au profil du petit-fils éploré, prêt à se plier en quatre pour ses aïeules ! A moins que ladite aïeule ne porte des combinaisons léopard et ne soit branchée “tu as été un très vilain garçon, mamie va devoir te punir” ! Et puis qu’allait-il s’imaginer, qu’elle était aussi uni-neuronale que le laissait supposer sa blonde chevelure et qu’elle allait avaler ses salades ? C'était bien mal connaître connaître Zéphyr Lisbeth Baker ! Par le caleçon comestible de Merlin !

    Oui, la notion de second degré appartenait à une sphère totalement étrangère au merveilleux monde de Miss Baker.

    Toujours aussi aimable, la jeune femme se contenta donc de répondre aux paroles de son cher colocataire, d’une voix coupante comme une lame de rasoir :

    « Il est six heures, Westchester. Et c’est suffisamment tard comme ça. »

    Aaaah, tant de douceur dès le matin, ce jeune homme était bien chanceux \o/

    Passant outre son “jolie petite hippogriffe” qui lui hérissa le poil sur l’échine, Zéphyr l’observa ensuite dégainer sa baguette magique et ensorceler la poutre. Une mince grimace grimpa presque aussitôt à sa figure, lorsqu’elle vit le grand morceau de bois tanguer dangereusement dans les airs, visiblement prêt à se ficher une seconde fois dans le plancher à tout moment, et elle s’empressa de brandir sa propre baguette magique, ne lâchant pas la poutre des yeux, sentant une sourde lassitude l’envahir de la pointe des orteils à la racine des cheveux.
    L’idée qu’à six heures du matin, quand on venait d’être sauvagement sorti du lit par une créature mi-sorcière mi-grizzli sans avoir eu le temps d’avaler la moindre goutte de café, et qu’on était réquisitionné de force pour des travaux qui nécessitaient une certaine dose de concentration, on n'était pas vraiment au meilleur de ses capacités, ne lui effleura même pas l’esprit.
    Au lieu de cela, elle gratifia Medrawt d’un taciturne :

    « C’est ça que tu appelles “avoir les choses en main” ? J’espère que tu es plus doué dans d’autres domaines, où la baguette est inutile... »

    Cela aurait presque pu paraître malicieux, si la jeune blonde ne l’avait pas débité d’un ton de croque-mort, l’air revêche, et les yeux toujours braqués sur la poutre qui lévitait à plusieurs dizaines de centimètres du sol, sans la moindre arrière-pensée. Non, elle n’était pas d’humeur à faire des blagues ou à s'amuser, et surtout pas avec lui ! (L’avait-elle déjà été un jour ? Telle était la question !!)

    « Je vais t’en faire donner, moi, des remontants. Un bout coup de pioche dans la figure, il n’y a rien de plus efficace » grommela-t-elle ensuite dans sa barbe, telle la grand-mère aigrie qu’elle avait dû être dans une vie antérieure, avant de lever sa baguette pour jeter un sort de lévitation afin de soutenir celui de Medrawt.

    Ce qui ne fut pas particulièrement concluant. Certes, la poutre ne se cassa pas la figure, mais elle continuait de tanguer un peu dangereusement dans tous les sens ! Zéphyr s’agrippa plus fort à sa baguette, au cas où cela aurait eu une quelconque utilité, et tenta de maîtriser la trajectoire de la poutre.
    SSSSSHHHHFFFF !
    L’imposant morceau de bois frôla les cheveux de Medrawt, les ébouriffant légèrement, et la poutre s’arrêta... juste au-dessus de sa tête. Epée de Damoclès grandeur nature !

    « Bordel. Bouge. Allez, bouge, saleté de poutre ! Je ne veux pas que le sang de cet individu éclabousse les murs de MA chambre ! »

    Et elle se mit à secouer sa baguette de plus belle, passablement énervée, et, il fallait bien l'avouer, vaguement inquiète à l'idée de finir par tuer Medrawt Westchester par inadvertance, à force de balloter cette poutre de droite à gauche dans sa chambre.
    Parce qu'elle n'avait pas envie de finir devant le Magenmagot, bien sûr !! C'était tout !

    La prochaine fois, au moins, elle saurait qu’essayer de faire des travaux en pyjama, à une heure où l’aube perçait l’horizon de ses lumières rouges et dansantes, n’était pas l’idée du siècle. Mais comment aurait-elle pu deviner, hein ?!


Dernière édition par Zéphyr L. Baker le Dim 10 Mar - 18:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Clos] Bâtisseurs de l'extrême | Medrawt&Zephyr, samedi 6h   Dim 10 Mar - 17:48

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Medrawt Westchester
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MessageSujet: Re: [Clos] Bâtisseurs de l'extrême | Medrawt&Zephyr, samedi 6h   Dim 24 Mar - 9:40

Spoiler:
 


    Six Heure du matin, zéro minute de sommeil au compteur, alcool dans le sang, endorphine, tout ça tout ça… ne font PAS forcément bon ménage avec le flux magique. Ça et bien sûr un pas de bol monstre, une bisbille avec le Destin… quelque chose de bien ! Medrawt ne pouvait que constater la médiocrité dont sa magie faisait preuve. Foutue poutre ! En temps normal, il l’aurait soulevé avec rien qu’une moitié de pouvoir de Wingardium Leviosa ! Ou alors l’influence de Zephyr n’était pas fameuse…. C’était une serpentard à la base. Et vu comme elle lui causait… Ouuuuuh ça lui faisait bien mal à la tête tout ça ! Et ça lui chauffait les méninges, pas dans le bon sens !

    « Ma baguette n’est inutile…. nulle part ! Jeune fille ! Elle est juste un peu fatiguée ! Elle a beaucoup travaillé cette nuit… pour aider Grand-Maman ! » Ahh il suait de plus en plus. Sa patience avait des limites. « Merde Zephyr, aide-moi au lieu de critiquer ! Bordel de Troll Enfilé tu crois que c’est cronstruct- cons- AH ! CONStruCTIF ?! » sa langue s’emballait toute seule, sa concentration lui pompait toute son énergie restante (c’est-à-dire bien peu). Et cette nana était une rabat-joie. Sans dec ?! A force, sa volonté de préserver son intégrité de fils à Papa bien sous tous rapports s’effilochait comme un vieux bout de pelote de laine entre les griffes d’un chaton hyperactif. Les Serpentard… qu’est-ce qui lui avait pris bon sang de bonsoir d’aller s’acoquiner dans une baraque avec deux FOUTUS serpentards (Foutus et même pas par lui ! Inutilité Absolue !) ?! Aaaah, les réalités frappantes faisaient si mal, une fois débusquées à ces heures indécentes du jour…

    Oh Zephyr fut disposée à l’aider mais bonjour l’angoisse, ils étaient aussi inutiles l’un que l’autre !
    « Quelle sollicitude ! Tu crois que j’ai envie que de précieux fluides corporelles de ma personne aillent se perdre dans cette pièce ?! » Non mais… Et là… le Drame…
    « AAAAAH ! » Il retint juste, juste le « MES CHEVEUX ! » presque balancé hors de ses lèvres. S’en fallut de peu ! Mais la terreur et l’indignation plus que manifestes étaient là ! Un dangereux mélange explosif qui lui donna un coup de fouet de tous les diables – et pas de ceux qu’il aimait – quand un très grand malheur faillit survenir, au moment où la terrible et satanée Poutre manqua de lui écrabouiller les cheveux. Elle en avait arraché au passage, en caressant les mèches brunes si bien soignées de Monsieur Westchester. Et bordel ça faisait mal ! Puis il avait eu peur… Hum. Puis il était fatigué. Et Zephyr elle était méchante. Mais.
    Oui bon ça suffit !
    « Wingardium Leviosa ! » rugit-il de sa voix furieuse. La décharge à l’intérieur de son corps fut des plus chaotiques. Elle lui donna le tournis tandis que Draw donna un nouveau coup de bras pour agiter sa baguette et faciliter les flux. Oooh … bordel de gnouf.

    Sous ses yeux, et la poutre ET ZEPHYR s’élevèrent du sol.

    «MAIS POURQUOI T’ES RESTEE DEVANT ?! » explosa Medrawt. Le vernis avait craqué pour de bon. Et comme si l’agacement ne suffisait pas, l’humiliation s’y mêla un bon coup en lui faisant perdre la connexion magique. Pffff…. Zephyr et la poutre se cassèrent joyeusement la gueule. Le plancher s’ébranla, un nuage de poussière les enveloppa tous les deux…
    « MERDE ! Merde ! T’as rien de cassé ?! » s’inquiéta quand même Medrawt, plus à bout qu’autre chose. Il se fraya un chemin jusqu’à la jeune fille et la releva en l’attrapant par la main, tirant avec un peu moins de délicatesse qu’il l’aurait voulu pour la remettre debout. Elle allait lui passer un savon c’était clair. Et vu l’heure, la situation, les circonstances, Draw n’avait pas la moindre envie de supporter ses reproches. Fier Lion, sale gamin, mauvaise fois, orgueil en acier… tout ce que vous voulez, Medrawt Westchester n’était pas si malléable que cela. Ou alors, fallait beaucoup de graisse de dragon !

    Alors avant que la vipère n’ait eu ne serait-ce que la moindre micro seconde pour ouvrir la bouche et cracher son venin, le lion choisit de rugir.
    « Voilà ! Bravo ! T’es contente ?! Franchement ce n’était pas le moment de faire ça ! Avec tout ce que j’ai vécu cette nuit à cause de Grand-Maman je ne suis nullement en état de jouer les décoratrices d’intérieur ce matin Zephyr ! Laisse donc la poutre reposer en paix un peu ! » Mais de quelle poutre parle-t-il ? Hinhinhin. « On reprendra plus tard, ah moins que tu veuilles qu’on habite ici ad vitam eternam sous nos formes spectrales ! Je vais m’pieuter ! Et sauf si tu veux partager mon lit, ne te re-pointe pas dans ma chambre avant une heure décente, on ne réveille pas les bonnes gens avant quinze heures, tout le monde sait ça ! » Sur ces paroles n’appelant aucune forme de protestation, Medrawt détourna ses yeux de la demoiselle pour s’intéresser à la poutre. Il joua des pieds et des mains, de ses dernières forces du jour pour déplacer la chose grotesque qui avait failli les tuer pour la déplacer sur le côté afin, au moins, qu’elle n’encombre plus le lit de Miss Baker. Et là-dessus, il se tira sans plus de cérémonie. Direction : SON PIEU ! Enfin, sa salle de bain d’abord. Une fois qu’il eut peigné ses cheveux avec un baume réparateur senteur abricot fabuleux des prairies verdoyantes de Thessalie, là, Medrawt s’en alla mourir en paix, s’affalant sur son lit sans même ôter ses chaussures.

    Il serait un bâtisseur de l’extrême le lendemain. Pourvu juste qu’elle n’aille pas raconter ça au boulot… Rien à foutre, il balancerait alors que la froide et classe Zephyr dormait avec des hippogriffes sur le derrière ! Na !

    Et voilou pour moi Cute on continuera ça de manière plus actuelle xD n'empêche c'était funny comme tout et merci pour ce rp !!! *jette des cailloux sur Puppy et calinoute Zephyr*


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MessageSujet: Re: [Clos] Bâtisseurs de l'extrême | Medrawt&Zephyr, samedi 6h   Dim 24 Mar - 9:40

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Zéphyr L. Baker
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MessageSujet: Re: [Clos] Bâtisseurs de l'extrême | Medrawt&Zephyr, samedi 6h   Dim 21 Avr - 20:00

    « BORDEL DE SCROUTT, WESTCHESTER, MAIS T’ES COMPLÈTEMENT CON OU QUOI ?? AUCUNE DE TES CONQUÊTE DÉCÉRÉBRÉE NE T’A DONC APPRIS À VISER CORRECTEMENT ??? REPOSE-MOI PAR TERRE IMMÉDIATEMENT, OU JE TE JURE QUE JE TE LA FAIS BOUFFER, CETTE POUTRE ! »

    Lorsque ses pieds avaient quitté le doux plancher des vaches, Zéphyr avait réagi au quart de tour. Passer pour une mauviette en hurlant comme une forcenée et en remuant dans le vide comme si on lui avait injecté de la caféine par intraveineuse, agitant désespérément les bras et les jambes comme une souris prise au piège, ne la dérangeait absolument pas. D’ailleurs, ce que Medrawt Westchester pouvait penser d’elle, elle s’en tamponnait le coquillard ! Et si elle pouvait l’assourdir au passage, avec ses cris suraigus de suricate sous acide, ce serait bien fait pour lui !!

    Elle voulait juste retourner par terre, avant de mourir prématurément à cause de ce troll aux cheveux soyeux qui lui servait de colocataire et de collègue. Et ses paroles furieuses à lui ne firent qu’aviver la flamme de rage qui brûlait en elle, incendiant ses veines, se répandant dans son corps frêle de la pointe des orteils à la racine des cheveux !

    Pour le coup, l’iceberg Zéphyr avait bel et bien explosé, répandant au passage des petits blocs de glace, de neige et de colère un peu partout.

    L’atterrissage lui fit pousser un nouveau cri de rage, mêlé à un glapissement de douleur. Elle foudroya Medraw du regard lorsqu’il l’aida à se relever, ressentant une curieuse décharge électrique dans la nuque. La colère, probablement ! Elle pouvait se relever toute seule, même si elle avait les jambes et les cervicales en compote à cause de lui ! Elle allait lui répondre avec son habituelle acrimonie (bon, peut-être puissance deux, ou trois, ou mille), mais il ne lui en laissa pas le temps, l’abreuvant de reproches. Elle lui décocha le meilleur regard assassin qu’elle avait en réserve, croisant les bras sur la poitrine avec suffisance. Il l’énervait ! Il avait réussi à la mettre hors d’elle, elle, Zéphyr Lisbeth Baker ! Et c’était visiblement réciproque. Tant mieux ! Si elle pouvait dresser un peu ses précieux, doux et satinés cheveux sur sa tête, et lui en filer un ou deux de blanc, elle aurait été ravie !

    « Au cas où ça t’intéresserait, non, je n’ai rien de cassé, je me porte à merveille, j’irais même bien me faire un petit bridge, avec du thé et des petits gâteaux ! J’AI MAL, TRIPLE ABRUTI, TU AS FAILLI ME RÉDUIRE EN COMPOTE ! Mais apparemment, Saint-Medrawt le pauvre martyr qui se dévoue pour sa Mère-Grand adorée est bien trop occupé à pleurnicher sur ses malheurs pour s’en soucier ! C’est ça, repars te coucher, je me débrouillerais très bien toute seule ! Et JAMAIS JE N'IRAIS DANS TON LIT, SAUF POUR T'ÉTOUFFER AVEC UN OREILLER DANS TON SOMMEIL ET PLANQUER TON CORPS QUELQUE PART !!! »

    Et non, elle ne comptait pas le remercier ! Pour quoi? Il avait été inutile au possible !

    Passons sous silence le fait que c’était elle qui l’avait traîné ici, elle qui l’avait saoulé aussi sûrement qu’une bouteille de Firewhisky en le poussant à essayer de réparer le plafond, elle qui l’avait mis dans cet état. Mais ce genre de considération n’atteignit pas le cerveau de la blonde jeune fille, trop occupée à fulminer (le sang était trop occupé à irriguer les cordes vocales pour remonter plus haut !)

    Lorsque Medrawt fut parti, elle alla se changer, prête à sortir de leur maison. Tout, plutôt que de rester une seconde de plus ici ! Aaaah, qu’il l’énervait ! Tout le monde l’énervait ! Elle aurait bien hurlé sous tous les toits à quel point l’héritier des Westchester était un incapable, mais elle savait que cela aurait été puéril et inutile. Et puis ce n’était pas son genre. Elle n'était pas une fourbe, encore heureux pour lui ! Enfin, presque. Muhuhuhu.
    Il n’empêchait qu’il lui courrait sur le haricot, comme à peu près l’intégralité de tout être doté de bras et de jambes qui évoluaient dans un périmètre de mille kilomètres à la ronde. Mais lui, c'était un cran au-dessus. Peut-être parce qu'on l'avait imposé à elle, et qu'il représentait beaucoup de choses qui lui dressait désagréablement le poil sur l'échine. Peut-être parce que voir sa tête quasi H24 était un trop grand effort pour elle. Peut-être à cause de la vieille inimité Gryffondor/Serpentard, qui ne les quitterait jamais, malgré les mois -les années, pour Westchester- qui les séparaient de l'école. Peut-être parce qu'elle avait encore besoin de son aide, et qu'elle n'était plus vraiment sûre de l'obtenir, à l'avenir, ce qui l'embêtait bien.
    Elle ne savait pas. Et puis d'abord, elle s'en fichait.

    Elle irait se calmer avec un bon thé, quelque part au fin fond du monde Moldu.

    Une chose était sûre : on lui avait vraiment refilé le pire colocataire et le pire collègue de tout Londres !

[CLOS]
MERCIIII pour ce rp!!!! Nya
Ce fut bien génial Bulle
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MessageSujet: Re: [Clos] Bâtisseurs de l'extrême | Medrawt&Zephyr, samedi 6h   

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[Clos] Bâtisseurs de l'extrême | Medrawt&Zephyr, samedi 6h

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