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 [Clos] Ne Jamais Vendre la Peau du Basilic... [Iphigénie] { Mardi 8h30 }

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Medrawt Westchester
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MessageSujet: [Clos] Ne Jamais Vendre la Peau du Basilic... [Iphigénie] { Mardi 8h30 }    Lun 6 Aoû - 16:44

Ne Jamais Vendre la Peau du Basilic...
&

    Medrawt sortit de chez lui de bonne heure, ce jour-là. Nous étions mardi matin, début octobre. Il faisait frais et humide dans cette ruelle déjà peu avenante de l'Allée des Embrumes. Cela n'empêchait en rien le jeune homme d'afficher au monde (deux rats et trois mouches) un sourire confiant. De ceux qui ne s'effaçaient pas en un claquement de doigt. Peu importait le vent prenant un malin plaisir à s'infiltrer entre les mailles fines de son foulard, peu importait le brouillard obstruant sa vision. Ce matin-là, Medrawt endossait le manteau du succès ! Ses cheveux étaient auréolés des lauriers qu'on ne tarderait pas à lui remettre !
    La prudence, par contre, Medrawt l'avait laissé dans sa chambre en partant, à côté de sa cape imperméable, jugeant qu'aujourd'hui, il ne pleuvrait pas. Ne jamais vendre la peau du basilic avant de l'avoir occis... Jamais.

    Il verrouilla sa porte à l'aide d'un sortilège discret puis avança de quelques pas dans la rue, doucement, le temps de se rafraichir les idées. Il fut servi pour cela, d'autant que l'humidité s'intensifiait petit à petit, prenant corps sous forme d'une bruine épaisse. Le jeune homme observa sa montre gousset magique. Bien, il avait encore un peu de temps devant lui. Medrawt comptait bien en profiter pour prendre un café-citrouille au chaudron baveur avant de transplaner sur son lieu de travail. Chez lui, il n'y avait pas grand chose à manger. Aucun des trois colocataires, de Zéphyr à Nigel en passant par Drawy n'avaient encore compris que si l'un d'entre eux ne se bougeait pas, leurs placard n'allaient pas se remplir tout seul par l'opération des saints elfes de maison, vu qu'ils n'en possédaient pas ! Loin s'en faut !

    Westchester, l'aîné, vérifia le contenu de son sac tout en avançant. Il avait l'air concentré comme jamais ! Pour cause, il avait travaillé d'arrache-pied toute la nuit, pour présenter ce matin à son père les plans et la maquette d'un futur chantier. Le client, un riche sorcier scandinave avait fait appel aux bâtisseurs anglais pour construire sur l'un de ses terrains en Suède. Le projet revêtait une importance financière significative pour l'entreprise Westchester, surtout en ces temps durs suivant les fortes amandes exigées par le Ministère... il ne fallait pas se louper ! Comme les autres bons éléments de l'entreprise travaillent sur les énigmes et les dégâts causés par le tremblement de terre, Medrawt avait réussi à obtenir de son père le droit de préparer le projet, bien que ce fût contre l'avis de son grand-père ou de son oncle... mais le jeune homme avait promis à Gawain qu'il ne le décevrait pas. L'affaire l'avait intéressé - sans doute parce qu'il s'agissait de bâtir une salle de spectacle ("Dès qu'il s'agit de s'amuser, de toute façon, ce bouffon, ça l'intéresse ! Aucun sérieux !!" avait piaffé sa grand-mère, toujours au courant de tout...) Qu'à cela ne tienne, Medrawt avait pris ce travail très à cœur. Son projet était fin prêt, après plusieurs nuits à plancher dessus. Maquette sculptée avec précision, plans dessinés avec le plus grand soin. Le tout scellé avec son propre sceau - de la bague qu'il portait autour du cou, au bout d'un épaisse chaine d'argent - dans des coffres miniaturisés, enchantés spécialement par les Westchester pour être transportable de façon discrète et sûre. Ces plans et maquette étaient toujours remise en main propre, du bâtisseur au client, sans intermédiaire et sans sortilège. Les coffrets étaient du reste immunisé contre tous sort d'attraction, pour éviter tout problème magique...

    Le jeune Sang pur arrivait sur l'Allée principale de son quartier sombre, pour rejoindre une des artères menant au Chemin de Traverse, quand une voix éraillée l'interpella. Tout sourire, encore, Drawy se retourna.
    « Ah Diogène ! Vous travaillez tôt ce matin dites-moi !
    - L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt mon gars !
    - Je ne vous le fait pas dire !
    - Là, là ! Assez les courbettes !! T'as pas une p'tite pièce pour un pauvre sorcier ?!
    - Pour vous Diogène, toujours ! »

    Medrawt fouilla dans sa poche et lança un gallion ou deux au clochard dans son tonneaux. Classique... Medrawt était habitué à croiser le vieux sorcier de temps à autre. Généralement en sortant de soirée... Alors dès qu'il le pouvait, Draw achetait son silence dépannait le pauvre homme, avec quelques pièces. Ce n'était pas grand chose mais comme cela, ils restaient en bons terme. Vu comme l'homme avait la langue pendue - et avinée - il valait mieux !


    « C'est une jolie boîte que tu tiens-là ! Je peux l'avoir ?! J'aimerai bien une boiboite comme ça ! Pour ranger tes gallions mon Mignon !! »

    Medrawt rangea rapidement son coffret contenant son travail dans son sac, qu'il replaça derrière lui en arrangeant sa bandoulière. Il l'examinait encore, avant de croiser le clochard.
    Avec un clin d’œil confiant, Medrawt lui répliqua : « Tiens, prenez plutôt un autre gallion. Je doute que vous les gardiez assez longtemps pour avoir le loisir de les ranger de toute façon ! allez, je vais être en retard... et ce matin, non, ça n'arrivera pas ! A bientôt Diogène !
    - D'accord, d'accord ! Avant de partir mon Lapin, fais rouler tonton Diogène ! Allez du nerf ! Marin d'eau douce ! »

    C'était un personnage un peu râleur, imprévisible et peu discret... mais Medrawt ne jugeait pas utile de se méfier. Ne faisait-il pas ce qu'il fallait, pour l'avoir dans la poche ?! Si si si. Donc, tandis que le vieux se calait au fond de son tonneau, Medrawt l'envoya rouler plus loin, sur demande. Et dans un « Wiiiiiiiii » le tonneau roula vers d'autres cieux.

    Medrawt se frotta les mains, laissa un rire léger le secouer. Puis il se retourna et s'enfonça dans le brouillard.

    Quelques minutes avant de sortir de l'allée des Embrumes, le jeune homme porta la main à son sac, par instinct. Une grimace déforma soudain ses traits. Son souffle lui manqua. Sa main fourragea avec ardeur dans son sac, et plus elle secouait le cuir du bagage, plus son visage subissait la déformation de la crainte. Pire... de l'angoisse.
    Medrawt stoppa ses pas, s'agenouilla à même le sol, vida son sac... ses mains tremblaient. Sous sa chemise, il commençait à transpirer.

    « NON ! DIOGENE ! BORDEL DE TROLL ! MON COFFRE ! » hurla-t-il en se redressant, face vers les nuage gris. Des gouttes d'eau lourdes et glaciales lui tombèrent en plein dans l’œil.

    Son coffre.... ses plans, sa maquette... non ! Tout mais pas ça !

    Medrawt ne perdit pas une minute et repartit en sens inverse à vitesse éclair, proférant des injures dans son sillage d'une voix forte. Si bien que quelques cris indignés s'élevèrent depuis quelques fenêtres...
    Mais le jeune homme n'en avait rien à faire, pour l'heure, il avait bien plus grave à traiter... le vieillard avec son tonneau était introuvable, de même que son travail...
    Misère !
    « DIOGENE ! DIOGENE ! PAR LE FROC DE MERLIN ! C'est pas possible... » se lamenta-t-il avant d'attraper ses cheveux à pleine main, de tirer fort à s'en faire mal... espérant peut être ainsi, se réveiller d'un mauvais rêve !

    Tu parles ! C'était bien la réalité... et les sortilèges d'attraction qui ne fonctionnaient pas sur ce foutu coffret ! QUE LE DIABLE EMPORTE LES WESTCHESTER ET LEURS COMBINES DE LUTIN !




Dernière édition par Medrawt Westchester le Lun 31 Déc - 16:25, édité 1 fois
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Iphigénie C. D'Alençon
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MessageSujet: Re: [Clos] Ne Jamais Vendre la Peau du Basilic... [Iphigénie] { Mardi 8h30 }    Lun 6 Aoû - 18:19



    Décidément, l'épreuve du réveil était de plus en plus difficile pour Iphigénie. Elle n'en pouvait plus, la pauvre petite. Chaque matin, quand le BIP du réveil résonnait dans sa chambre, la jeune femme soupirait longuement dans son lit et finissait par s'enfouir la tête sous l'oreiller afin d'oublier qu'il fallait se lever et retourner au Ministère de la Magie. Seconder le ministre demandait énormément de temps, de concentration et de bonne volonté mais la jeune femme n'aurait refusé ce poste pour rien au monde. Il lui correspondait parfaitement et elle y prenait une réelle satisfaction.

    Mais ce n'était pas tout. Maintenant que le réveil avait sonné plusieurs fois, il était plus que temps de se lever et de se laver également. Une petite douche, un petit coup de peigne magique qui avait la particularité de sécher les cheveux de Iphigénie. Et enfin, enfiler sa petite tenue du jour. Une jolie robe noire, resserrée à la taille et très arrondie au-dessus des genoux, un peu à la 50's. Iphigénie enfila par-dessus une chaude cape noire, qui contrastait avec la blondeur de ses cheveux et la blancheur de sa peau.

    Il faisait encore bien frais, dehors, dans les rues de Londres, mais Iphigénie n'avait absolument aucune envie de transplaner. Elle habitait dans le centre de Londres, ce n'était pas pour rien. La jeune femme décida cependant de prendre un sacré raccourci. Cela consistait en quelque chose d'un peu dangereux pour une femme seule, mais Iphigénie faisait confiance à sa baguette dans ce genre de situations.

    L'allée des Embrumes lui tendait les bras : elle gagnait ainsi cinq bonnes minutes à pied. Le risque était de faire de mauvaises rencontres, elle le savait. C'est pourquoi elle marchait d'un pas rapide sur ses escarpins noirs vernis qu'elle appréciait tant et qui ne la quittait pas : elle en avait même acheté deux ou trois paires pour être sure de ne jamais vivre sans. Il y avait des must, comme ça, dont on ne peut se passer.

    La jeune femme avançait donc dans l'allée des Embrumes, sa cape sur les épaules, son sac à main en bandoulière, comme elle le portait toujours dans ce genre d'endroits. Elle serait à peine en retard. Et de toute façon, elle terminait si tard dernièrement qu'elle pouvait aisément se permettre d'arriver à 9h, si elle en avait besoin. Un peu soucieuse, car des dossiers difficiles l'attendait, la jeune femme s'avançait dans l'allée, sans trop faire attention à ce qui s'y passait. D'ailleurs, c'était sans doute la meilleure chose afin de ne pas faire de mauvaises rencontres.

    Toutefois, un cri vibrant la fit sortir de sa solitude. Un jeune homme qui s'arrachait les cheveux en hurlant passa à un mètre d'elle, la bousculant sans même s'en rendre compte. Iphigénie n'était pas capable de laisser un être humain dans le besoin. Son instinct la poussait forcément à s'adresser au jeune homme, de sa voix douce au timbre chaud. « Monsieur ? Que vous arrive-t-il ? Je peux peut-être vous aider ? ». Parfois, Iphigénie, il faut accepter de fuir à toute jambes sans se retourner. Mais tant que la jeune fille n'aura pas compris cette leçon, elle ne saura pas capable de ne pas se mettre dans les ennuis. Malheureusement pour elle … En attendant, même si elle gardait une petite attitude hautaine qui la caractérisait, un sourcil levé, elle proposait son aide à un inconnu. Ou à un presque inconnu. A dire vrai, avec le métier qu'elle faisait, la jeune femme croisait tellement de monde qu'elle ne savait plus vraiment ceux qu'elle n'avait jamais vu et ceux qu'elle croisait à chaque réception, comme Maël Skellig, par exemple.Mais là, en l'occurence, Iphigénie s'aperçut que ce n'était pas un inconnu qu'elle aidait, mais bien ... Seigneur. Merlin. Troll. Bout de Feu. Dragon. AAAAAAAAAAAAAAAH. C'était Medrawt. Son FANTASME d'adolescente. Le mec qu'elle aurait aimé voir à ses genoux, dans une déclaration d'amour passionnée, plus jeune. "Medrawt ? C'est toi ? Par Merlin, que t'arrive-t-il ?". C'était bien sa veine, de tomber sur lui, maintenant. Iphi-chou se sentait déjà appelé à ses rêves d'adolescente, remplis de paillettes ... Non, non, non et non. Elle était une adulte responsable, par Merlin. Elle saurait résister à ce corps qui autrefois lui donnait des suées froides et des montées de chaleur subites. Elle en était capable. Et elle allait le prouver.

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Medrawt Westchester
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MessageSujet: Re: [Clos] Ne Jamais Vendre la Peau du Basilic... [Iphigénie] { Mardi 8h30 }    Lun 20 Aoû - 12:57

    Quelle infortune ! Quelle Misère ! Une telle injustice ! Qu’avait-il fait de mal pour mériter ça ?! D’accord, Medrawt avouait ne pas être un modèle de sagesse, d’obéissance ou de décence. D’accord il occupait sa vie, depuis de nombreuses années, à se livrer à toutes formes de débauches dans la joie et la bonne humeur, sans craindre un quelconque retour de bâton ! D'accord ! Méritait-il le courroux de Dame Fortune pour autant ?! Nooon, bien sûr que non ! Le malheur que voilà !
    Tant pis pour toi, Medrawt ! Tu n'avais qu'à faire attention à tes affaires ~
    * Ma Maquettttttttte ! Ma Maquette, Ma Maquette... Père va me tuer. *

    « C'est pas vrai, c'est pas vrai, c'est pas vrai ! Diogène qu'on te foute au Doloris ! ET PROFOND ! Comment as-tu pu me faire ça ! » scandait-il comme une pleureuse professionnelle, en pleine rue. Ses poings frémissaient de colère, devant son visage.
    C'était une catastrophe. Tout le monde savait la difficulté de retrouver le Mendiant, quand celui-ci décidait de se cacher. Diogène vous trouvait toujours, l'inverse était beaucoup plus hasardeux ! En outre, s'il parvenait à lui remettre la main dessus, en ademettant que le vieux schnoque n'ait pas déjà revendu son coffret, il serait bien trop tard pour la présentation face au client... Le rendez-vous était fixé dans - Medrawt regarda sa montre gousset magique - trente minutes ! L'entreprise allait perdre ce contrat ! Bordel, tout ce boulot pour rien !

    Dans son malheur, Medrawt n'avait même pas fait attention à la personne bousculée, cinq minutes plus tôt - il ne faisait décidément attention à rien, ce p'tit - de fait il n'avait point vu qu'elle se tenait maintenant à ses côtés, inquiète et désireuse de l'aider.
    Westchester relâcha ses cheveux, à nouveau maintenus devant ses yeux par des doigts crispés. Il ouvrit grand ses mirettes pour découvrir le visage qui s'alliait à cette voix familière.

    « Iphigénie ? Iphigénie ??? » Bien sûr qu'il connaissait cette demoiselle. C'était une amie de Morgan. Et une pas si lointaine camarade de classe. Poufsouffle et un an de plus que lui mais... encore une fois : Amie de Morgan oblige, Medrawt savait très bien qui était cette élégante demoiselle. En outre, ils avaient souvent été réunis lors de banquet et réception mondaines rasoirs au possible, lorsqu'ils étaient enfants. Tout deux des jeunes gens de marque, issue de la sphère dorée du monde sorcier !
    Medrawt éprouva une douloureuse crampe, serrant son cœur. Il fit un effort pour se redresser et paraître moins paniqué. Même s'il était un peu tard pour avoir l'air détendu....

    Il s'éclaircit la gorge, se força à poser sa voix et dire, sans empressement, d'un ton concerné : « C'est un plaisir de te voir très chère, mais que fais-tu dans cette rue mal famée à une heure pareille ? » Répondre à une question par une autre question. Hum... pour reprendre contenance ! Est-ce que ça allait marcher ?
    C'est vrai qu'une jeune fille comme elle dans l'Allée des Embrumes, ça faisait tout drôle. Iphigénie avait beau être amie avec Morgan, et partager des points communs avec les deux garçons, ils n'avaient pas le plaisir de la compter parmi les débauchés de leur génération décadente. Non, non, non. L'élégante blonde ne mangeait pas de ce pain-là ! Chose qui chagrinait Morgan, du reste... mais ça ne la rendait sans doute que plus attirante à ces yeux.
    Morgan, Morgan...
    Medrawt esquissa une grimace embarrassée. Cela faisait un bon petit moment qu'il n'avait pas eu de nouvelles de son meilleur ami, qu'il n'en avait pas donné non plus... De l'eau dans le gaz ? Roh, mais non ! Trois fois rien. Il faudrait juste songer à se bouger un peu le train... à tous les coups Morgan se la jouait pucelle bafouée pour il ne savait quelle raison exactement (c'est ça, fais pas l'innocent Westy!) Med n'avait pas eu le temps de se pencher sur les éventuels états d'âme de son Précieux durant ces derniers jours, ce qui ne voulait pas dire que l'absence de contact ne lui pesait pas, bien au contraire... et particulièrement là, maintenant, tout de suite, en pleine crise de détresse.
    * Dès demain, si je suis toujours en vie, je vais le tirer de sa tanière ! * Si il était toujours en vie.... parce que vu l'ampleur de la catastrophe qui se jouait actuellement...

    Durant cet instant de réflexion intense qui ne dura somme toute que deux secondes, Medrawt accrocha ses yeux bruns à la silhouette de Miss D'Alençon. Elle était le seul phare dans les ténèbres de cette matinée. Par Morgane ! (Hum!) QUELLE EFFROYABLE PÉRIPÉTIE !

    Medrawt Ulysse Westchester ; LE DÉSARROI ACTE 1 - Scène 1 -

    Les yeux brillant d'angoisse, Medrawt n'y tint plus ! Après tout, elle avait demandé ce qui n'allait pas, hein... et puis il n'avait pas besoin de jouer les coqs devant Miss Iphigénie, elle était la proie de son meilleur ami, non la sienne (qu'ils sont aimables ces dandys!) nul besoin de jouer d'artifice. De surcroit, la situation était bien trop dramatique pour qu'il ait la force de sauver les apparences. Et elle était une alliée !
    Alors il lui prit les mains, entre ses paumes et les serra avec ardeur.

    « Il m'arrive que ce trou du c... Diogène. Le mendiant, tu le connais ?! Il m'a volé quelque chose de très important. Je dois le récupérer c'est une question de vie ou de mort ! » Il secoua ses mains dans les siennes en prononçant ses paroles, sans la quitter des yeux un seul instant. Sa voix profonde s'attachait tout de même à traduire l'urgence et la gravité de la situation, non la panique. Hum. Gardons malgré tout un minimum de dignité !

    « C'est impossible de remettre la main sur ce fils de chi.... sur Diogène, lorsqu'il a décidé de se planquer ! Je suis perdu ! Je t'en prie, achève moi... pendant qu'il en est encore temps. Avant qu'on ne me livre à la torture !!! » Oui, il était sérieux. « Ou alors fuis avant d'assister au pire... ou alors... est-ce que tu peux m'aider à le retrouver... S'il te plait ? » Demanda-t-il en un souffle.
    Medrawt n'avait pas vraiment conscience de l'attirance qu'il avait suscité autrefois chez la jeune femme. Il avait trop de souvenir d'elle en train de lui répéter "Non Medrawt ne mets pas de bavboules dans les capes des invités !" "Medrawt retire la main de ton pantalon quand tu es à table à une réception avec le sous ministère de la magie, tu es fou ou quoi ?! Enfin ça ne se fait pas !!!" (il avait six ans pardonnez-le) pour songer à son potentiel séduction sur cette demoiselle, aujourd'hui femme. Et encore une fois, on ne marche pas sur les plates bandes des potes. Pas sans leur accord, en tout cas !

    L'ex-gryffondor s'était alors rapproché de sa sauveuse, tenant ses mains bien au chaud, entre leur deux bustes. De grosses gouttes tombaient toujours sur le duo qu'ils formaient et les pavés de cette rue crasseuse. Le tableau était singulier. Une question de vie ou de mort !



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Nous vaincrons lentement, mais sûrement !
- le club des escargots

Plus que 2/4 ! *o*
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Iphigénie C. D'Alençon
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MessageSujet: Re: [Clos] Ne Jamais Vendre la Peau du Basilic... [Iphigénie] { Mardi 8h30 }    Lun 20 Aoû - 18:32



    Un instant, Iphigénie crut bel et bien qu'il ne l'avait pas reconnu. L'ego de la demoiselle aurait pris pis qu'un coup, une véritable blessure, si jamais il s'était avéré que Medrawt Westchester ne s'était absolument pas souvenu de sa petite figure. C'est vrai, quoi, même si ce n'était pas de lui qu'elle était la plus proche, mais bien de Morgan, cela n'empêchait nullement la demoiselle d'avoir rêvé de longues nuits, plus jeune, à Poudlard notamment, que Medrawt serait son prince charmant. Or, un prince charmant qui ne se souvient absolument pas de sa princesse, voilà quelque chose d'un peu dérangeant, dans la schéma classique, non ? Iphigénie retint donc son souffle sans trop s'en rendre compte jusqu'à ce que enfin, son compagnon se décide à prononcer son prénom. Oui, il l'avait reconnu. L'honneur était sauf et Iphigénie pouvait esquisser un petit sourire de soulagement. Enfin, c'était plutôt un relâchement de son visage. On n'a pas idée d'être un brin romantique, comme ça ? Elle aurait du se moquer comme de l'an 1008 de ce que pouvait bien penser d'elle ce jeune homme. Et pourtant, pourtant … Iphigénie ne pouvait pas s'empêcher de se dire que quand même, quoi, elle pourrait avoir un tout petit peu d'importance dans la vie de ce beau gosse débauché, non ? Il n'avait pas de manières, mais il devait bien avoir un cœur, non ? Elle se raccrochait un peu à cette idée comme un noyé se raccroche à sa bouée jusqu'à la lâcher lorsque ses dernières forces partent … Jusqu'à quand les forces de Iphi lui permettraient de tenir la bouée, c'était un mystère. Réponse un autre jour, très certainement. « Oui, c'est moi, Medrawt … Iphi. ». Elle avait prononcé le surnom de son prénom d'une toute petite voix douce et discrète. Étrangement, dès qu'il s'agissait de Med', la jeune femme perdait de sa superbe.

    Lui, au contraire, essayait tant bien que mal de retrouver la sienne. Cela ne devait pas être si courant de voir un homme comme lui en plein désespoir dans une ruelle de l'Allée des Embrumes. Après tout, il venait d'une excellente famille, n'est-ce-pas ? Là encore, Iphi se raccrochait à cette idée comme à un gilet de sauvetage orange, bien voyant et suffisamment rassurant à première vue et tant que la tempête reste raisonnable … Après, ça devient concrètement bien plus compliqué de s'en servir. Iphigénie aurait du savoir depuis longtemps qu'un nom n'était pas le signe d'une bonne tenue et de bons sentiments, mais tout portait à croire qu'elle restait naïve sur certaines choses. Et cela faisait son charme, non ?

    Il disait que … un plaisir de la voir ? Oh, une petite rougeur subite vint animer les deux joues de la demoiselle qui avait soudainement bien plus chaud. *- Par Merlin, Iphigénie, reprend toi, tu as 23 ans, bon sang de cracmol -*. Ce qu'elle faisait ici ? C'était une bonne question. Une seconde, la jeune femme eut l'impression de ne plus souvenir pourquoi elle était là. Reprenant en une minute sa confiance en elle, son teint clair et ses idées, Iphigénie finit par répondre. « Je tentais un petit raccourci, il paraît que je gagne presque 10 minutes en passant par ici pour aller jusqu'au ministère et comme j'étais un peu en retard … ». Oui, c'est cela, raconte ta vie encore un peu plus et il va finir par s'endormir debout, Iphigénie-jolie. Elle s'arrêta donc en pleine phrase. C'était lui, qui avait un problème non ? « Je … J'ai cru comprendre que tu n'allais pas très bien ? ». L'explication du jeune homme laissa Iphigénie un peu pantoise, elle ouvrait sa bouche un peu plus à chaque gros mot prononcé par le jeune sorcier et tâchait de suivre le fil de la pensée de Med', ce qui n'était pas si évident que cela. La fin, surtout, l'acheva. « Je, mais … Évidemment que je peux t'aider, Medrawt ». Le ton était digne mais sincère. Et tant pis pour le boulot. Après tout, elle faisait des heures supplémentaires à ne plus savoir, elle pouvait bien aider un ami à retrouver ce qui lui était cher, n'est-ce-pas ? Légèrement troublée par la proximité du jeune homme, Iphigénie se recula légèrement, laissant toutefois ses mains au Westchester. « Tu n'as absolument aucune idée d'où il a pu aller, Medrawt ? ». Fallait bien commencer par le commencement, non ? «Mais au fait, qu'a-t-il volé ? ». Iphigénie voulait bien aider, mais il lui fallait au moins quelques informations … Toutefois, même avec celles-ci, rien ne disait qu'ils réussiraient à remettre la main sur ce fameux Diogène … La tâche s'annonçait rude, mais ils triompheraient !

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Medrawt Westchester
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MessageSujet: Re: [Clos] Ne Jamais Vendre la Peau du Basilic... [Iphigénie] { Mardi 8h30 }    Mer 5 Sep - 10:36

    En la sentant reculer, Medrawt relâcha les mains d’Iphigénie. Un peu de tenue, bon sang de diable ! Durant ce bref instant, un flash de lucidité traversa l’esprit du dandy. Non mais à quoi jouait-il ? A retenir cette jeune femme dans cette rue poisseuse ? Alors qu’elle était déjà en retard au travail… Un seul sang pur dans la bouse de Dragon suffirait pour aujourd’hui. Mieux valait la laisser repartir sans trop compromettre son sort, tant qu’elle le pouvait encore.
    En espérant que le geste l’aide à prendre une quelconque bonne décision, Medrawt attarda sa main dans ses cheveux. Ils étaient tout humides. Lorsque sa main redescendit le long de sa joue, pour frotter son menton, elle le couvrit d’eau de pluie. Ses yeux fixaient les flaques d’eau noirâtre, naissant entre les pavés. Hélas, il se rendait compte que ses pensées étaient aussi floues que les silhouettes des bâtiments noirs reflétés dans ces hasardeux crachas de pluie.

    Westchester poussa un soupir sec et agacé, puis releva ses prunelles brunes vers la jeune femme. Il secoua la tête, d’un air désolé, en lui murmurant : «Peu importe ce qu’il m’a volé. Oh Iphi, je n’ai pas le droit de te demander de m’aider. De toute façon, c’est trop tard. Plus personne n’y peut rien… Ne te mets pas en difficulté à cause de ma négligence. Dans vingt minutes environ, tu peux être sûre que mon oncle et mon grand-père me tomberont dessus, s’en sera fini de mon cas. Ce qui n’est pas une si mauvaise chose… » Oui réflexion faite, qu’ils le virent. Tout le monde en serait ravi ! Il faut toujours voir le bon côté des choses, non ?
    Medrawt voulut sourire à cette conclusion de l’affaire, or un mauvais remord lui tordit les boyaux, et à la place, il servit à la jeune femme une grimace de dépit. Se faire virer : quelle lamentable façon de se débarrasser de sa famille. Pratique mais indigne, Medrawt le savait. Il ne le voudrait pour rien au monde. Non quitte à les ejecter de sa vie, autant que cela se passe par un éclat magistral, coup de tonnerre et compagnie digne d’une tragédie grecque ! Et surtout que ce soit le résultat de sa volonté, non d’un mauvais coup du sort.

    Alors le brun ravala sa salive, et adopta un air aussi résigné que possible.
    « Tu es en retard. Avançons, si tu le veux bien. Je vais te conduire jusqu’à ton travail. Que ma matinée ne soit pas d’une inutilité totale et catastrophique. Je ne peux décemment pas te laisser repartir dans ces rues sans protection. Raccourci ou pas. Ou je ne m’appelle plus Medrawt Westchester ! » Elle n’en avait sûrement pas besoin, elle n’avait pas attendu le dit-Westchester pour apprendre à marcher seule dans la rue. Cependant, voilà le seul moyen que Medrawt connaissait pour fuir un mauvais pas et peut-être effacer ce moment de faiblesse déshonorant de son parcours. Jouer les chevaliers servants : l’un de ses moteurs de vie depuis toujours. « C’est ma dernière volonté, avant d’être mis à mort, alors tu ne peux pas me le refuser ! » déclara-t-il en adoptant un air grave et sombre. Un peu d’humour, c’était le moment… mais bien sûr, c’était toujours le moment ! De toute façon, il exagérait à peine…
    Cette pirouette eut le mérite de redonner au jeune homme tout son éclat, malgré la pluie et la situation – sinon mortelle – problématique. Se retrancher derrière cette carapace naturelle d’élégance et d’assurance, tenter d’oublier la peur qui lui grignotait l’estomac ; Medrawt savait faire cela. Cela et mettre la sorcière à l’abri pour ensuite s’occuper de son petit souci. Voilà un très bon plan. Tirant sa baguette de son étui, accroché à sa ceinture, Medrawt attrapa sa canne de son autre main et murmura un sortilège de métamorphose.

    Okay…. Il était ….Petit le résultat. Normalement, Medrawt réussissait ce stupide sortilège – si si – et transformait sa canne en un taaaas de choses, très utiles (ou pas) mais ça fonctionnait très bien ! Et là, tout ce qu’il avait réussi à obtenir : un parapluie dont le diamètre suffirait à peine à les couvrir tous les deux. Super. Puis le pommeau à tête de lion, logiquement très classe, avait un peu des allures de reptile, pour le coup. MOUAIS.

    Medrawt avala sa salive, attribua l’échec à son stress – of course – et s’interdit formellement d’accorder un quelconque crédit à ce piètre résultat ! Loin de se démonter, donc, le dandy présenta son bras à la demoiselle et plaça le parapluie au-dessus d’eux, le plus naturellement du monde.
    « Miss D’Alençon, me feras-tu l’honneur ? Et pardonne moi de cette rustre proximité, mais si tu ne veux pas arriver trempée au travail… » Bien joué, maintenant il allait passer pour un pervers profitant de la situation. Bon, c’était tout à fait son style… mais en l’occurrence dans le cas présent, non, là n’était pas son but !
    Le reptile sur le pommeau de sa canne métamorphosé s’anima et, sournois, croqua le bout de main à sa portée. Medrawt serra les dents, sans effacer le sourire qu’il servait à Iphigénie.

    * Je vais bien tout va bien ♫ *
    « Par où va-t-on ?! »



Citation :
Métamorphose ; canne en parapluie
→ Confirmé
1) La métamorphose s'opère mais le parapluie est... petiiiiiiit, il va falloir se serrer o/ ô surpriiiise!
2/3/4) Pas mal, pas mal. Parapluie normal, taille moyenne. Juste que sur le dessus, il est rose fluo. Mais à quoi pensait Medrawt ?
5/6) Magnifique @_@ Super classe, et en plus il est bien protégé par un impervius, ce parapluie.

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MessageSujet: Re: [Clos] Ne Jamais Vendre la Peau du Basilic... [Iphigénie] { Mardi 8h30 }    Mer 5 Sep - 10:36

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Iphigénie C. D'Alençon
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MessageSujet: Re: [Clos] Ne Jamais Vendre la Peau du Basilic... [Iphigénie] { Mardi 8h30 }    Jeu 13 Sep - 13:38



    Iphigénie était complètement perdue face à Medrawt qui semblait changer d'avis comme de chemise et qui en plus avait la fâcheuse tendance d'exagérer chaque propos qu'il tenait. Non, vraiment, Iphigénie ne parvenait pas à comprendre ce qui se passait dans le cerveau quelque peu embrumé de son compagnon. Certes, elle était en retard, mais pour un ami, que n'aurait-elle pas fait ? Iphigénie était ainsi, pleine de bonne volonté, de douceur. Au fond, c'était une petite guimauve, entourée d'un chocolat noir et ferme. Lorsqu'on croquait dans le bonbon, on se rendait à quel point il était doux … C'était pareil avec Iphigénie. En grattant la couche de chocolat, on tombait sur une âme toute mignonne et pleine de bonne volonté. Serviable, Iphigénie aurait tout accepté pour aider ceux qu'elle aimait. Elle avait une manière de donner, de se donner, bien à elle et qui relevait très souvent du sacerdoce : ce qu'elle était capable de faire pour le Monde Magique et par là-même du Ministère de la Magie était tout simplement inouï. Mais pour elle, c'était normal, ça allait de soi. Il fallait donner le meilleur de soi-même. La jeune femme ne pouvait envisager, de toute façon, une manière différente de faire. C'était logique, non, de tout faire avec passion, envie, et volonté de faire au mieux ? C'est pourquoi la jeune femme était tellement démunie quand elle tombait sur des individus qui n'avait pas cette façon de penser. C'était alors tellement éloigné de sa manière de voir d'Iphigénie qu'elle ne savait absolument pas comment réagir.

    Les murmures de Med avaient à peu près cet effet sur Iphigénie, qui se sentait curieusement démunie. Que devait-elle répondre ? Était-elle censée insister ? Son petit cœur le prenait en pitié : il avait l'air tellement triste et malheureux de ce qui allait suivre qu'Iphigénie ne se sentait pas capable de l'abandonner à son désespoir. Esquissant un sourire pas bien convaincu, la jeune femme posa une main tendre et compatissante sur le bras de son interlocuteur. Sa voix était douce et plus basse qu'à l'habitude, car elle essayait avec lui de ménager la chèvre et le chou. « Oh, enfin, Medrawt, il ne faut pas dire des choses pareilles ! A tout problème, sa solution ! ». C'est bien, ma jolie, tu as sorti ta petite leçon de morale. Mais maintenant, va falloir assumer et trouver, effectivement, une solution au problème.

    Bon, visiblement, il ne voulait pas d'aide. Iphigénie se laissa donc guider. Oh, quelle galanterie : il l'amenait jusqu'à son travail. Vraiment, la jeune femme était flattée qu'on puisse encore, à cette époque, se conduire avec elle de cette manière. Elle avait plutôt l'impression que tous les hommes étaient des prédateurs, mais avec Med, cette désagréable impression était très souvent effacée et elle lui était grâce de lui faire connaître de si bons moments. Il lui dit qu'elle ne pouvait pas refuser … mais à la vérité, Iphigénie ne comptait pas dire non. La jeune femme lança un sourire sympathique au jeune homme. Bien, si il y tenait tant, elle ne lui refuserait pas ce plaisir. « Très bien, messire, j'accepte donc votre agréable compagnie ! ». Puisqu'il s'exprimait avec emphase, Iphigénie décida de faire de même. Après tout, c'était plutôt rigolo. Elle osa même faire un petit clin d’œil, ce qui n'était pas à la base dans ses habitudes …

    La suite des opérations se révéla un peu plus compliqué que ne l'avait prévu le jeune homme et c'est un tout petit mais mini parapluie qui fit son apparition sous les yeux rieurs de la jeune femme. Oh, elle ne fit aucune remarque, même si elle hésita à lâcher un petit « tout ce qui est petit est mignon ». Mais elle n'en fit rien et se contenta de se placer aux côtés du jeune homme. Pétulante Iphigénie, qui retenait à grand-peine un éclat de rire qui à la moindre provocation éclaterait dans l'air, comme des bulles de savon … « Oh, je comprends !! Je n'y vois aucun mal, je te rassure ! ». La jeune femme prit donc le bras du jeune homme et eut un moment d'hésitation. Par où fallait-il aller ? « Oh … Je crois que c'est cette ruelle-ci ! ». Elle désignait du regard une petite ruelle sur la gauche. Tandis qu'ils avançaient dans cette direction, la jeune femme ne put s'empêcher de parler. C'était difficile de garder le silence. « Et hormis, hum, ce petit incident … Tout va bien pour toi en ce moment ? ». Oui, c'était banal. Mais Iphigénie était un peu trop à l'étroit contre Medrawt pour réussir à avoir des pensée saines et cohérentes. Après tout, il était son fantasme d'adolescente et c'était difficile de ne rien ressentir … Ni de ne rien sentir. Par Merlin, il avait une odeur si … Med'.


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MessageSujet: Re: [Clos] Ne Jamais Vendre la Peau du Basilic... [Iphigénie] { Mardi 8h30 }    Jeu 13 Sep - 13:38

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Medrawt Westchester
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MessageSujet: Re: [Clos] Ne Jamais Vendre la Peau du Basilic... [Iphigénie] { Mardi 8h30 }    Sam 27 Oct - 18:16

    Le clapotis de la pluie sur leur petit abri magique berçait doucement leur marche. Medrawt suivait sans émettre de protestation le chemin que lui indiquait Iphigénie. Ce moment d’insouciance était savoureux. La discussion prenait une tournure bien plus légère et permettait au Dandy de reprendre totalement les rennes de son self contrôle. D’oublier les ennuis de plus en plus profonds dans lesquels il s’enfonçait. Le rendez-vous donné avec le client avait commencé depuis de longues minutes. Son père, son oncle, le client et tous les autres bâtisseurs importants conviés aux négociations devaient bouillir, l’attendre et l’attendre… pour rien. Medrawt avait totalement repoussé ses responsabilités et l’humiliation qu’il ferait subir à l’entreprise à ne pas se montrer de la sorte. Ce n’était pas pro. Pas pro du tout. Prévenir de son contre temps et de l’incident aurait été la moindre des choses…

    Franchement, vu l’énergie qu’il avait donné jusqu’à présent dans l’élaboration de ce projet, et les efforts fournis… face à cet échec et les ennuis courus d’avance, Medrawt n’avait aucune envie d’aller se jeter dans la gueule du loup. C’était plus drôle que le loup lui court après, voyons ! Et c’était tellement plus agréable de savourer ce moment de répit en compagnie de son élégante amie ! Medrawt avait entouré son bras autour d’Iphigénie, afin qu’elle profite de la plus grande partie de leur abri et ne soit pas trempée par la marche. Il l’écoutait avec calme et affichait un air bien plus décontracté qu’au début de leur rencontre.
    « Hormis cet incident… hormis cet incident ! Oh, je donne un coup de main à mon père, à l’entreprise. Cela fait plusieurs semaines… je ne sais pas si j’ai très envie de m’engager dans cette voix, mais bon, il a besoin d’aide visiblement. C’est le moins que je puisse faire pour lui. » Medrawt menteur professionnel. Et les salades étaient servies avec une sauce aplomb fortement assaisonnée je vous prie ! Mais peut-être qu’Iphigénie n’écoutait pas les ragots et les papotages de l’aristocratie sorcière… peut être qu’elle s’en fichait pas mal, de ce qui arrivait à l’entreprise Westchester, accusée après la guerre d’avoir peut être collaboré avec les partisans du Dark Lord. Peut-être n’avait-elle pas entendu qu’ils avaient nommé officiellement un nouveau successeur auréolé pendant la bataille de Poudlard avec d'autres combattants volontaires. Peut-être se moquait-elle qu'il ne soit pas seulement un gamin donnant un coup de main à son père. Ah, il aurait préféré…

    « Oh, j’ai déniché une maison. Bien à moi ! J’ai emménagé il y a quelques jours… un peu plus de deux semaines, dans une … charmante demeure, pas très loin d’ici en fait. Va savoir pourquoi mais les loyers dans l’Allée des Embrumes sont assez attractifs ! » Il eut un petit rire léger, de connivence, et avançait toujours en suivant les directions qu’elle lui chuchotait. « Je partage la collocation avec Nigel Pryde et Zephyr Baker. Ce sont deux serpentard… on peut dire que j’ai du courage ! Tu les connais ?! Ils étaient à Poudlard, presque en même temps que nous. Au moins, la vie n’est pas de tout repos… je préfère cela à la routine ! Mais la maison est somptueuse, tout à retaper mais, on en sera d’autant plus fiers ! »

    Tourner à droite, puis à gauche, puis à droite, tenir la demoiselle avec précaution, selon les lois de la décence bien entendu – car Medrawt les connaissait, pour mieux les braver hinhinhin – et les minutes défilaient au rythme de leur discussion.
    « Et toi ? Il parait que tu occupes une place de choix auprès de notre Ministre ! C’est… incroyable et remarquable ! Mais ça ne m’étonne pas tant que cela. Tu es du genre à ne reculer devant rien, à obtenir ce que tu veux. Morgan vantait souvent tes mérites à ce sujet. »
    Oh oui, son meilleur ami lui avait très souvent parlé de l’héritière d’Alençon, côté british, en des termes très avantageux. Très, très. Et il était sincère en plus, Mister Ashworth. Bon, il ne comprenait pas cet acharnement au travail, et cette dévotion à toute épreuve mais, ça rajoutait à son charme, disait-il !

    Le temps filait, filait, en même temps que les pavés sous leur pieds. Espérons qu’ils soient bientôt arrivés… que la demoiselle ne soit pas trop en retard… pour Draw, en tout cas, les dés étaient jetés ! Il ne savait même pas à quel point…


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Iphigénie C. D'Alençon
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MessageSujet: Re: [Clos] Ne Jamais Vendre la Peau du Basilic... [Iphigénie] { Mardi 8h30 }    Ven 2 Nov - 17:36



    Iphigénie avait un peu chaud, en fait, en présence de Medrawt Westchester. Il était beau, quand même, très beau. Et rien que de le regarder, Iphigénie voyait resurgir ses fantasmes d'adolescente. Combien de fois, après avoir parlé avec lui, ou juste après l'avoir croisé, la jeune femme avait-elle ressenti une trompeuse humidité qui indiquait combien il lui plaisait ? Jamais elle ne l'aurait avoué, c'est pourquoi sa joueuse se permet de le raconter sous couvert d'une narration. Car les pensées d'Iphigénie étaient bien plus chastes que cela. Elle se contentait de soupirer intérieurement en se disant * qu'il est beau, cet enfoiré, bien trop beau pour être honnête, mais par Merlin si je pouvais juste une fois l'avoir juste pour moi pendant une heure … Juste le regarder, ne pas toucher pour ne pas casser le mythe. On ne sait jamais, si il avait un pet de graisse mal placé, tout s'effondrerait. *

    Extérieurement, Iphigénie était tout sourire, pleine de charme, dans cet instant un peu particulier, coincée sous le petit parapluie de Medrawt. Elle devait avouer qu'elle n'était nullement gênée par l'intimité qu'ils partageaient là, bien au contraire, elle s'en réjouissait presque, se disant que pareille chose n'arrivait pas tous les jours et encore moins à toutes les jeunes filles. De manière futile, Iphigénie se réjouit de toutes les jalouses qu'elle allait faire. Bien fait pour toutes celles qui allaient courir les hommes en discothèque pendant qu'Iphigénie travaillait ses dossiers: c'était avec elle que se promenait Medrawt.

    Il était intelligent et aimant, aidant sa famille avec acharnement, ce qu'Iphigénie trouvait admirable. On ne pouvait pas lui reprocher son dilettantisme, comme on le faisait à Maël Skellig, visiblement. Iphigénie était heureuse de voir que la jeunesse dorée savait travailler. « Oh, ton père doit être ravi que tu l'aides ainsi ! Je sais que le mien aurait aimé que je travaille à ses côtés, même si il se réjouit évidemment de ma situation au Ministère ! ».

    Une colocation ? Iphigénie eut une piqûre de jalousie : elle-même cherchait à se mettre en colocation depuis un moment déjà et elle n'avait trouvé personne qui aurait accepté de partager avec elle un appartement. D'un côté, il était hors de question qu'elle vive dans l'Allée des Embrumes : imaginez un peu quelle image cela donnerait d'elle ? Iphigénie savait bien que c'était impensable. Nigel et Zéphyr ? Cela ne disait pas grand-chose à la jeune assistante, mais elle hocha la tête, demandant poliment. « Tout se passe bien ? Je veux dire, dans votre colocation ? ». Cela n'était pas toujours évident de cohabiter, Iphi s'en doutait, elle prenait donc paisiblement des nouvelles de son ami. Après tout, si jamais il venait à l'esprit de Med' de venir habiter avec elle, Iphigénie ne dirait pas non. Le voir tous les matins au réveil, ce serait juste … waouh ! « Vous faites vous-même les travaux ? ».

    Impressionnée, à nouveau, car elle-même n'avait aucun talent dans le maniement des sortilèges de bricolage et d'entretien de la maison. Bien souvent, elle finissait par nettoyer à la manière moldue, c'était plus rapide et bien plus efficace, quand on y pensait. Enfin, sauf quand on était doué dans ce domaine, mais ce n'était absolument pas le cas d'Iphigénie D'Alençon, plus douée pour la lecture d'ouvrages historiques que pour la vaisselle. Mais plus tard, elle aurait une femme de ménage, de toute façon … Non ?

    L'enthousiasme de Medrawt faisait vraiment plaisir à la jeune fille qui eut un grand sourire. « Oui, je suis l'assistante de Monsieur le Ministre, tu es bien renseigné, en effet ! J'adore ce job ! Mais je ne te cache pas que j'espère plutôt la direction d'un service du Ministère, à terme … Mais je m'éclate dans ce poste, vraiment ! ». C'était au tour de la jeune femme d'être pleine d'enthousiasme. Quand elle parlait de son métier, elle s'emballait toujours !

    Le temps passait et Iphigénie ne voyait pas le Ministère se dressait devant elle. « Tu penses que nous sommes bientôt arrivés ? ». Elle prenait plaisir à cette balade et l'aurait bien prolongé, mais elle devait quand même aller travailler, à un moment ou à un autre … Elle fit un grand sourire au jeune homme, mais ne regardant pas où elle allait, Iphigénie marcha dans une grosse flaque d'eau et inonda ses collants, ses chaussures, le bas de sa robe. «Par Merlin ! ». C'était froid, et désagréable. Bwahaha, elle n'allait pas supporter de rester ainsi. Sa baguette ? Oui, elle aurait pu, mais si elle était proche du Ministère, elle irait se changer en catimini dans son bureau. « Je ne t'ai pas trop arrosé, j'espère ? ». Bah oui, ils étaient proches, l'eau avait du atteindre le jeune homme aussi.

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Medrawt Westchester
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MessageSujet: Re: [Clos] Ne Jamais Vendre la Peau du Basilic... [Iphigénie] { Mardi 8h30 }    Ven 30 Nov - 16:37

    La flaque dans laquelle Iphigénie avait fait claquer son pied avait peut-être éclaboussé Draw, mais ses bottes le protégeait suffisamment pour qu’il ne s’en fasse pas le moins du monde à ce sujet ! Iphi avait l’air ennuyé, elle.
    « Oh ce n’est rien ! » la rassura-t-il. « Toi ça va aller ? » Visiblement, elle n’était pas décidée à user de sa baguette pour si peu, tout de suite. Elle avançait sans plus d’embarras. Medrawt la suivit ainsi, et les deux jeunes gens continuèrent joyeusement leur petite promenade improvisée.

    Aucun des deux n’étaient supposés se trouver là. A se perdre dans le dédale des rues sombres et brumeuses de l’Allée des Embrumes. Sous la pluie, à parler de la pluie et du beau temps, alors que leurs responsabilités les attendaient de pied ferme sur leur lieu de travail ! N’as-tu pas honte Medrawt Ulysse Westchester ? D’entraîner dans ton remake de l’école buissonnière l’assistante du Ministre de la Magie en personne ?!! Et de la retenir, en plus, cette charmante demoiselle, sous ton ridicule parapluie ?! Vraiment !
    * Oh ça va conscience, lâche-moi la baguette ! *
    Elle avait peut-être un rôle très important à assurer, la demoiselle, n’empêche qu’elle se tenait toujours près de lui, à le laisser guider leur pas comme s’il savait très bien où ils allaient, alors qu’il n’en était pas le cas ! Non, Medrawt la suivait elle. Et elle le suivait… ils n’étaient pas sortis de l’auberge ! Mais chacun prenait plaisir à cette escapade totalement imprévue. Puis, roh, il ne fallait point abuser, l’héritier n’avait nullement l’intention de lui faire avoir des ennuis. Tant qu’elle ne s’affolait pas, il ne s’affolait pas et protégeait son parcours d’éventuels dangers. On était dans l’Allée des Embrumes, après tout ! Bref, c’était investi des meilleures intentions comme d’habitude que Medrawt battait le pavé, la Belle Iphigénie à son bras. Et la conversation filait, les enveloppait simplement, dansait autour d’eux dans l’insouciance et l’entrain les plus pures. A la regarder sourire, Medrawt comprenait bien des choses, ainsi qu’il s’empressa de le spécifier à haute voix.

    « Ah oui, je suis bien renseigné ! J’ai un petit doigt très à l’écoute de tout, qui me chuchote bien des choses ! » confia-t-il d’un ton mystérieux et bien fier de lui. « Ainsi donc Morgan avait bien raison ! » Oh oui oui, voilà surtout ce que Draw comprenait. Pourquoi son meilleur ami en avait tant après cette demoiselle. Jusqu’ici Medrawt n’avait jamais eu l’occasion de passer un moment en tête à tête avec l’héritière de Roger d’Alençon, il la voyait toujours au milieu d’une foultitude de gens et dans des occasions très guindées ou dans le cadre scolaire, à une époque pas si lointaine. Depuis cette époque précise, Iphigénie avait gagné en assurance, en maturité. La maturité et les responsabilités c’était barbant bien sûr, à assumer pour un jeune homme comme cet énergumène qui servait d’Héritier à Westchester Compagnie, mais cela ne l’empêchait pas de trouver ces qualités admirables chez certaines femmes. Miss D’Alençon les portait très bien, ces qualités. A passer ainsi un peu de temps à ses côtés, elle révélait de nouveaux charmes tout à fait attractifs. Oh, pas touche à la proie du copain, attention ! Medrawt avait tout de même des principes, mais il saluait le choix de son acolyte. Intérieurement bien entendu. « Il avait bien raison ! » reprit-il en toute sincérité. « En disant que tu étais devenue quelqu’un de très important. J’espère que le ministre te traite bien ! J’ai entendu que certains bonnets du ministère traitaient leur assistante comme des esclaves. » Ah ah ! La réputation de Calderon Pryde avait encore frappé ! Nigel n’avait qu’à pas leur rabattre les oreilles à la maison avec son oncle siiii haut placé au ministère. « Enfin ça n’a pas l’air d’être le cas, et quand bien même, tu n’es pas du genre à te laisser faire ! » Oh le vil flatteur ! Et il souriait comme une canaille avec ça, je vous prie. Mais c’était bon enfant, et non feint. Medrawt avait seulement sa manière toujours très théâtrale de s’adresser à ses semblables. Surtout les filles…

    A gauche au carrefour, puis à droite, tout droit… Fini ! Les deux jeunes gens ne voyaient plus le temps passer ! Ni les rues se succéder de manière anormalement longue.
    Et blablabla, Medrawt, ce moulin à paroles. « Bien sûr, nous retapons notre maison ! Cette fichue bicoque est si capricieuse, il nous faut la dompter pour vivre dedans correctement ! Lui montrer qui est le patron ! » dit-il en contractant le poings, comme un winner ! « Nous, Zéphyr et moi. Nous sommes des bâtisseurs, n’est-ce pas ! Ce ne sont pas des planchers vermoulus et des pierres hantées qui vont nous abattre ! Donc oui, la colocation se passe bien. Du moins, je n’ai pas de problèmes personnellement avec mes adorables colocataires. Ce sont deux vipères charmantes et à peine venimeuses, comme je te l’ai dit. Nous parvenons à nous entendre fort bien. Zéphyr met des pyjamas avec des hippogriffes dessus. Peut-on soupçonner quelqu’un d’être un monstre, lorsqu’il porte des hippogriffes roses et jaunes et mauves sur les fesses pour dormir ?! » C’était élémentaire mon cher Medrawt !
    A gauche…
    « Tu ne veux toujours pas sécher cette pluie sur tes jambes, par magie ? Pas trop froid ?! » s’enquit mister gentleman (enfin, toujours en formation le mister gentleman, un vrai ne lui aurait pas posé la question à la demoiselle, il aurait agi ! Mais où était l’intérêt s’il savait déjà tout, à son jeune âge, ce garçon ?!)

    D’ailleurs… il y avait des instances supérieures qui étaient bien déterminées à lui faire la leçon. Ils arrivaient à un carrefour qui maintenant disait bel et bien quelque chose à Draw quand soudain, lui coupant la parole alors qu’il s’apprêtait à en informer Iphigénie, une redoutable voix féminine assez éraillées se mit à hurler dans la rue.

    « MEDRAWT WESTCHESTER ! JE LE SAVAIS ! JE LE SAVAIS QUE NOUS NE POUVIONS PAS COMPTER SUR TOI ! DÉÇOIS TOUT LE MONDE, AINSI, MISÉRABLE VERMISSEAU ! CE N’EST PAS COMME SI JE N’AVAIS PAS PRÉVENU LA FAMILLE ENTIÈRE IL Y A FORT LONGTEMPS ! PARFAIT ! DONNE-MOI DES RAISONS POUR APPUYER TON RENVOI ! TU NE POUVAIS ME RENDRE PLUS HEUREUSE ! A L’HEURE QU’IL EST, MON CHER PETIT, SI TU AS ENCORE TES ENTRÉES AU MANOIR CE SERA UN MIRACLE ! VU L’ETAT DE FUREUR DANS LEQUEL SE TROUVE TON PÈRE ! FUIS QUE JE SAVOURE MA VICTOIRE, OU REVIENS SI TU L’OSES POUR TE FAIRE METTRE EN PIÈCES ! DANS LES DEUX CAS, JE ME RÉJOUIS ! »

    Ouh la voix de Morgana Westchester était encore pire ainsi. Vieille harpie détestable…. La hache de guerre était donc déterrée… ENCORE ! En attendant, Medrawt frémissait, la nuque et le visage aussi rouge que l’enveloppe qui partait à l’instant en fumée.



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Iphigénie C. D'Alençon
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MessageSujet: Re: [Clos] Ne Jamais Vendre la Peau du Basilic... [Iphigénie] { Mardi 8h30 }    Sam 22 Déc - 17:27



    Par Merlin, quel martyr étrange était-ce que de passer un si agréable moment au bras de ce mâle délicieux sur lequel elle n'avait absolument aucun droit et sur qui elle ne pouvait pas non plus avoir de visées. Iphigénie avait décidé d'être sobrement consommatrice de la gente masculine, ce qui incluait donc de ne pas sauter sur un de ses plus anciens amis et de rester pleinement en capacités de tous ses moyens.

    Morgan avait visiblement parlé d'elle, ce qui ne laissa pas d'étonner Iphigénie. Elle aimait beaucoup Morgan Ashworth, également, et passé toujours de délicieux moments avec lui, à Poudlard, cherchant à le faire rentrer de gré ou de force dans le droit chemin. Mais là … Iphigénie était étonnée, très étonnée, même, de savoir qu'il avait parlé avec Medrawt d'elle. Curieuse, la jeune femme écouta donc les propos qui s'étaient échangés entre les deux jeunes hommes, sans se douter une seule seconde qu'il était possible que Morgan ait parlé d'elle car elle l'intéressait depuis des années. Innocente Iphigénie ? Peut-être … Pensons surtout qu'elle a toujours vu ce bon vieux Morgan comme un compagnon de soirée et un tendre ami, jamais comme quelqu'un devant qui elle pourrait fondre de bonheur.

    Désormais, Iphigénie saurait qu'en ce qui la concernait, Medrawt avait ses infos par Morgan. Bien. L'information était notée, enregistrée, dans un coin du cerveau d'Iphigénie qui ne manquerait pas de s'en
    servir quand cela serait nécessaire, à n'en pas douter.
    Quelqu'un de très important ? Morgan, par l'intermédiaire de Medrawt la flattait, il n'en était rien. Elle était au mieux, une petite main du Ministre, mais cela ne faisait pas d'elle quelqu'un de foncièrement important. Elle était l'une des pièces qui permettaient au système de fonctionner, mais elle n'était pas le système, pas encore. « Morgan me flatte, mais je ne suis pas quelqu'un de très important, voyons ! J'essaie de faire mon travail au mieux, avec mes capacités et les demandes du ministre mais cela s'arrête là ! ».
    La question sur les esclaves du Ministère amusa beaucoup Iphigénie qui eut un petit rire. « Non, rassure-toi, je ne suis pas transformée en elfe de maison ! J'ai des tâches bien précises et aucunes d'entre elles ne me demandent de me plier aux desideratas du Ministre en toutes circonstances ! ». Certes, elle devait faire au mieux pour lui, mais elle ne lui passait pas tous les caprices. D'ailleurs, le Ministre n'était pas un homme d'abus, bien au contraire, et c'était souvent Iphigénie qui lui procurait une petite attention que lui qui en exigeait une. Non, vraiment, elle aimait son travail, réellement.

    La tirade sur sa maison fit une nouvelle fois sourire Iphigénie. Les bâtisseurs... bâtissaient. Quoi de plus logique, après tout ? Iphigénie hocha donc la tête, faisant signe qu'elle comprenait cette logique sorcière. La remarque sur Zéphyr fit cette fois vraiment éclater de rire Iphigénie. « Je suppose que le pyjama aux hippogriffes empêche tout crainte envers ta colocataire ! ». Tout en disant cela, Iphigénie se dit que jamais elle ne pourrait porter un pyjama de ce genre, mais visiblement, ce n'était pas le cas de toutes les femmes … Cela faisait un peu attitude d'adolescente, non ?

    Lorsqu'il lui demanda si elle voulait se sécher les jambes, Iphigénie allait répondre oui, elle avait même ouvert la bouche dans ce dessein. Mais elle en fut empêchée par des cris qui vinrent d'on ne savait où. La voix stridente de Morgana Westchester, la grand-mère de Medrawt, vint au oreilles de la jeune femme qui ne put s'empêcher de pouffer intérieurement. Medrawt en prenait pour son grade !

    Iphigénie reconnaissait bien cet endroit et se savait désormais bien proche du Ministère. Décidant de sauver sa peau à défaut de cette du jeune homme, la jeune femme adressa un sourire éclatant à Morgana avant de se tourner vers Medrawt. « Je vous souhaite une bonne journée à tous les deux, le Ministère est à quelques pas, je me débrouillerais ! A très vite Medrawt et passe le bonjour à Morgan de ma part ! ». Sur ces paroles, Iphigénie se dépêcha de le quitter afin d'aller travailler … Tout en se demandant comment allait se passer l'affrontement entre les deux Westchester.



HJ: fini pour moi Wink ! Merci pour ce rp !
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Medrawt Westchester
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MessageSujet: Re: [Clos] Ne Jamais Vendre la Peau du Basilic... [Iphigénie] { Mardi 8h30 }    Ven 28 Déc - 12:38

    Aux yeux de Medrawt Ulysse Westchester, il n'y avait pas pire cauchemar dans l'univers entier, que la détestable vieille bique lui servant de grand mère. Incroyable de penser qu'elle et lui partageaient le même sang. Enfin... Draw' ne devrait même plus s'étonner de trouver au sein de sa famille des êtres tout à fait déplaisants. L'ex Malfoy était loin d'être la seule. Elle figurait parmi les plus exécrables certes, mais il y en existait d'autres de son acabit ! Parfois, Draw enviait Quinn d'avoir été adoptée. Il ne confiait jamais ce genre de pensée à sa cousine - elle, d'ailleurs, bien qu'elle ne partageât génétiquement pas le même sang que lui, détenait dans son cœur une place de choix dix fois plus significative que d'autres, plus proches de lui niveau biologique ! Avoir découvert son adoption plusieurs années auparavant avait constitué un vrai choc pour la jeune fille, et Draw savait que plaisanter là-dessus n'aurait pas été judicieux. C'était un secret qu'ils partageaient, un secret à traiter avec tout le respect et le tact du monde.
    N'empêche qu'à son avis, ce devait être un soulagement de se dire qu'on avait au final rien à voir avec le genre d'individus représentant son patrimoine génétique. Draw faisait bien sûr preuve d'une hypocrisie désolante, à songer cela. Il renforçait là tout le paradoxe le caractérisant. Car le jeune homme avait beau la détester tout son saoul, sa famille, haïr leur méthode, les juger couards, condescendants, faux et archaïques, il était leur produit pur. Un peu loupé, bien entendu. Ce vice de fabrication lui pourrissait la vie, et tant qu'il ne l'admettrait pas, tant qu'il n'aurait pas le cran d'assumer enfin ses pensées et d'abandonner l'espoir vain d'être reconnu auprès des siens - ceux là même qu'il disait rejeter - son existence demeurerait chaotique. Ce n'était clairement pas aujourd'hui que l'affaire allait se solutionner.
    Cette chienne lui avait envoyé une beuglante ! En pleine rue ! Sois maudite Morgana ! Pour la cent millième fois !

    L’héritier dut faire preuve d'un bel effort pour ne pas laisser transparaître davantage son embarras furieux. Il se tourna vers Iphigénie en serrant les dents, les épaules et les poings toujours contractés. S'en était presque douloureux. Ridicule sans doute, d'ailleurs, d'essayer de sauver les apparences devant son amie. En un rien de temps, elle l'avait vu paniquer, presque hystérique puis maintenant se faire remonter les bretelles comme un gamin. Et bien tant pis, il sauverait le reste de sa dignité, après tout, il en avait à revendre !

    Draw ravala donc l'impatiente colère lui faisant palpiter les artères et adressa un signe de tête compréhensif, poli, à l'assistante du Ministère. « Oui j'ai l'impression que le devoir nous appelle tous deux. » Il lui accorda un dernier sourire distingué, feignant la tranquillité malgré l'urgence de la situation. « Oh, agacer ma grand-mère de si bon matin, c'est signe que je vais passer une très bonne journée ! » fanfaronna-t-il ensuite. Le Westchester aurait bien ajouté qu'un de ces jours il arriverait à la surprendre et l'énerver si fort qu'elle en creverait, mais pas sûr qu'Iphigénie appréciait ce genre d'humour - surtout qu'il le pensait à moitié, voire au trois quart.
    Draw attrapa la main de la demoiselle d'Alençon avant qu'elle ne file puis y déposa un baiser tout à fait charmant avant de conclure leur échange : « Passe une bonne journée aussi, ce fut un plaisir d'échapper un court instant à nos responsabilités de cette façon. Je transmettrais tes amitiés à mon... » Ami ? Amant ? Comparse ? Frère ? Cher et tendre ? « à Morgan. Il sera ravi. A bientôt Iphi-jolie ! »

    Mouais, sagement rattrapé tout ça. Draw était bel et bien pertubé par ce qui venait de survenir. Et aussitôt l'ex-poufsouffle partie, le sorcier céda à sa sourde colère. Il sentit son être se gonfler d'une aversion fulgurante et d'un désir indomptable d'aller affronter sa saloperie d'ailleul pour lui faire ravaler son venin. Faire face à son père, son oncle, son grand-père et tout le reste de l'équipe prêt visiblement à le bouffer tout cru ne lui faisait soudain plus peur. Il avait joué l'autruche depuis le début de cette matinée mais l'heure était venue de sortir la tête de son trou. Oh, ça n'allait pas être une partie de plaisir, Draw savait qu'un sale quart d'heure l'attendrait, qu'il n'en ressortirait pas indemne, mais il était incapable d'ignorer la provocation. Cette garce de momie crevée animée par les seules forces du mal - rien que ça - aurait sans doute le plaisir de le voir se faire mettre en pièce pour sa negligence mais tant pis. Il n'allait pas fuir, tout de suite. Medrawt réajusta les manches et le col de sa veste, prit une grande inspiration, puis d'un claquement sec il disparut de la ruelle.


    Merci aussi, c'est super Cute


Clos ~

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MessageSujet: Re: [Clos] Ne Jamais Vendre la Peau du Basilic... [Iphigénie] { Mardi 8h30 }    

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[Clos] Ne Jamais Vendre la Peau du Basilic... [Iphigénie] { Mardi 8h30 }

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