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 Vitrine des RPs [Pour les Membres & Invités]

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Fate
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MessageSujet: Vitrine des RPs [Pour les Membres & Invités]   Mar 25 Sep - 13:43

    Vitrine des RPs



    Bonjour à tous, Nouveaux venus, Petits Curieux, Anciens & Actuels Chaotiques !

    Il est toujours agréable de lire ce qui s'écrit sur un forum, avant de le rejoindre ! Nous le comprenons ♥️
    Alors voici une petite galerie de RPs ! Ils font tous partis de nos aventures du forum et vous permettent d'avoir un aperçu de ce que nous racontons en jeu ! Certes la partie RP en entier n'est accessible qu'aux Inscrits pour des raisons diverses et variées mais ce sujet vous permet de jeter un œil à nos écrits, peut être d'être séduit et nous l'espérons : vous donnera envie de nous rejoindre ! il y a quand même sur la partie RP des endroits accessibles à la lecture pour les invités, donc n'hésitez pas à fouiner Wink
    N'oubliez pas : à l'intérieur de notre Boîte de Jeu, il y a mieux encore et ce sera encore mieux grâce à de nouvelles plumes !

    Pinky Dance Pinky

    Aux Membres d'AOC - Licky
    cette liste non exhaustive sert tout simplement de vitrine à notre forum, on ne peut hélas pas mettre tous les RPs, même si nous les aimons tous, car vous faites de cette aventure un plaisir de lecture constant ! La liste évoluera, se renouvellera au fur et à mesure !
    Si jamais vous préférez que votre RP soit retiré de la liste, N'hésitez pas à le demander à Fate, par MP !

    Bonne lecture !
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Fate
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MessageSujet: Re: Vitrine des RPs [Pour les Membres & Invités]   Mar 25 Sep - 13:45


- Une histoire de Bouquin

- One Shot -

Alan M. Bird - Serdaigle 5ème Année



    Alan fulminait. Emprunter des livres à la bibliothèques, d'accord. Mais ne pas les rendre … Rouge de colère, l'aiglon traversa les rayons pour la trente-cinquième fois de la semaine – si si, il avait compté ! – bien décidé à, pour une fois, oublier sa fichue timidité pour demander un renseignement à Miss Kirsanov, qui s'occupait de la bibliothèque ce jour là. Peu à l'aise face à la nouvelle concierge depuis qu'elle l'avait surpris dans la foret interdite – et qu'elle l'avait collé – l'aiglon s'approcha du bureau qui, d'ordinaire, servait à la bibliothécaire sur la pointe des pieds, ne sachant pas vraiment comment euh … présenter sa requête, oui oui, voilà.

    - Euuuh … Un petit peu plus fort et en articulant, mon chou. Allé, un petit effort ! Tu as presque quinze ans, maintenant, inutile de continuer à parler de cette toute petite voix ! Alan respira profondément et se lança. S'il vous plait ? Désolé de vous déranger … Je cherche un ouvrage de divination mais il n'est pas dans les rayons … Boule de cristal, les signes primaires, niveau quatre. C'est de Cassandra Ladivine … Est-ce que, euh … vous pourriez regarder si il est emprunter, s'il vous plait ?

    Remarquez au passage qu'il n'avait presque pas hésité ! Bon, Alan aurait certes pu parler un petit peu plus fort mais sa sociabilisation était en cour. La concierge hocha la tête avant de consulter la liste des ouvrages empruntés, laissant courir son doigt sur les noms des élèves inscrits dessus.

    - Ladivine … Ah, oui. C'est Monsieur Ackerley qui l'a. Depuis un petit peu trop longtemps, d'ailleurs …

    Ackerley … Bien entendu. Alan retint de justesse un soupir agacé avant de hocher la tête, remerciant la concierge avant de s'échapper de la bibliothèque. Oh, et puis non, tant qu'il était là, il allait emprunter le tome 5. C'était toujours ça de gagné ! Et puis, rapidement, Alan regagna la salle commune, grommelant à l'avance. Stewart se moquait du monde. D'accord, il était plus âgé, il avait beaucoup de travail. Alan l'admettait parfaitement. Mais contrairement à ce que son préfet pouvait penser, tous les livres n'étaient pas sa propriété exclusive – encore moins ceux de la bibliothèque qui traitait de divination ! Et encore moins ceux qu'Alan voulait lire, dans l'immédiat. Ce fut donc d'un pas décidé que l'aiglon s'avança vers son camarade, occupé à griffonner des notes sur un parchemin. Surement un travail très important … et bien tant pis ! Alan le salua poliment – hey, il n'en oubliait pas ses bonnes manières – (et puis il était bien trop timide pour lui hurler dessus directement) et s'installa face à lui, ne sachant pas trop par où commencer. Oh, ça va Alan, c'est juste un bouquin … Finalement, ce fut Ackerley qui lui donna l'occasion de parler. Le préfet avait levé son nez de son devoir et, après avoir poussé un long soupir agacé, avait prit la parole.

    - Écoute Alan, tu fais du bruit en tournant les pages de ton livre et l'odeur de cigarette qui s'est déposé sur tes vêtements me dérange. Alors si tu pouvais aller plus loin … Vois-tu, je suis assez occupé, moi. Je travaille, vois-tu.

    Malgré lui, Alan leva les yeux au ciel. Du bruit en tournant les pages de son livre, et puis quoi encore ? Quant à la cigarette … L'aiglon eu un léger rire.

    - Ce pull est propre, et je n'ai pas fumé ce matin. Écoute, Stewart, j'ai besoin du livre de Cassandra Ladivine que tu as kidnappé. Tu sais, celui de la bibliothèque. fit-il, presque ironique.

    Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de mon aiglon ? Alan arborait un léger sourire, chose qui ne lui ressemblait pas du tout et Stewart sembla surprit. Rapidement, le préfet soupira une seconde fois avant de poser un regard légèrement hautain sur Alan.

    - Je l'ai emprunté à la bibliothèque. Il est pour moi. renchérit Ackerley avant de replonger dans ses notes de cour.

    Le sang d'Alan ne fit qu'un tour. Il était assez prompt à l'énervement, ces temps-ci, et il VOULAIT lire ce livre. Brusquement, Alan se pencha vers le sac de son préfet dans le quel il farfouilla rapidement, s'attirant un « Hééééé mais qu'est ce que tu fabrique, Bird ? » qu'il ignora royalement. Il tomba rapidement sur l'ouvrage de divination, qu'il extirpa du sac.

    - Bon, Stewart, ce livre n'est pas à toi. Miss Kirsanov m'a dit que tu l'avais depuis trop longtemps, de toute manière. Alors maintenant j'y retourne.

    Et Alan quitta la salle commune, sac sur le dos, livre sous le bras, pour retourner rapidement à la bibliothèque, déposant au passage un bisous sur la joue de Lou qu'il croisa au quatrième étage. La miss s'empressa de lui proposer d'aller ramasser des marrons mais Alan grimaça.

    - J'aime pas ça. Et puis je viens de récupérer ce bouquin qu'Ackerley kidnappait alors je vais aller lire. A plus tard Lou !

    Quelques minutes plus tard, il poussait la porte de la bibliothèque et s'empressa d'aller voir la concierge, lui indiquant tout naturellement que Stewart lui avait demander en passant de déposer l'ouvrage à la bibliothèque. Elle hocha la tête et Alan fila s'installer, ouvrant le livre et se plongeant dedans.

    Allé. Un livre de la bibliothèque de moins que retenait en otage Ackerley !


Dernière édition par Fate le Lun 29 Oct - 10:29, édité 1 fois
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Fate
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MessageSujet: Re: Vitrine des RPs [Pour les Membres & Invités]   Mar 25 Sep - 13:59


- I ain't waiting for the world to change

- Extraits -

Amaranth S. Arcker - Poufsouffle 3ème Année



    « Tu trouves qu’il a grossi ?! » demanda Amaranth d’un ton d’abord égal. Elle reporta son attention sur son crapaud, objet de leur discussion. La demoiselle arqua un sourcil sans pour autant laisser transparaître d’émotion particulière. Cependant elle était curieuse, interloquée. Alors sans plus de cérémonie, Amaranth attrapa son petit batracien mignon avec ses deux mains. Le contact froid et visqueux avec la peau de ce dernier lui communiqua ce petit chatouillis si particulier qu’elle aimait tant, et un sourire amusé se glissa sur son visage – comment ça, il lui en faut peu ? Je dirais qu’il lui en faut peu mais du bizarre, surtout ! – puis sans crier gare elle le lança au dessus de sa tête, avec facilité et le rattrapa, puis recommença. Youhou vol de crapaud ! La pauvre bête allait dégobiller ses mouches ! « Mais non il n'a pas grossi ! Tu vois, il vole comme une plume ! Tiens, attrape ! » Et hop, elle lui lança le crapaud ! Réflexe Léandre ! « Ne fais pas tomber mon bébé veux-tu ! » le prévint-elle d’un air on ne peut plus sérieux.
    En espérant qu’il ait attrapé le crapaud… mais Léandre était un joueur de rugby chevronné, il avait des réflexes. Pleins de muscles et pleins de réflexes ! Il était beau son frère ! Amaranth était ultra fière, mais le lui faire savoir était une mauvaise idée. Elle n’avait pas envie que sa jolie tête de melon n’éclate ! Bref, une fois Zangar bien réceptionné, tranquille, occupé à se remettre de ses émotions dans les bras de Léandre (n’était-ce pas adorable ?) Amaranth fouilla dans son sac à malice où se trouvaient toujours cachés un milliard de trucs tous plus utiles les uns que les autres, comme par exemple ce gros bocal plein d’une nuées de mouches bourdonnantes au cœur d’un liquide ambré , qu’elle tira du fond de la petite poche de devant.
    « Voilà ce que je lui donne à manger ! J’ai eu ça à l’animalerie du chemin de traverse, ça m’a coûté au moins 15 Gallions, je les avais quémandés à Sophia, en lui faisant croire que c’était pour acheter une nouvelle jupe d’uniforme, qu’est-ce qu’elle est nouille. Hun ! Donc : Mouche et Whisky pur feu ! Mais attention, je ne lui en donne pas tous les jours, il faut que ça reste une gâterie ! Tu vas voir, il adore ça ! Regarde ces petits yeux comme ils sont pétillants devant ce festin de mouches ! » Quand Amaranth se fendait d’un discours sur ses crapauds, ça pouvait devenir vite passionné et très inquiétant pour son entourage ! N’empêche que c’était vrai… les yeux de Zangar semblait attirés par la vue du bocal et son contenu scintillant comme un trésor parsemé de tâches noires vrombissantes ! Puis la nymphette d’ajouter, avec toute la gravité qui conférait à la situation (donc beaucoup selon elle !) : « Attention Léandre ! Toi, garde la bouche fermée, on ne sait jamais ! » Sur ces bonnes paroles mystérieuses et un rien angoissantes, Amaranth Selène Arcker la bien nommée libéra un quart de seconde les mouches surexcitées de son bocal, en ouvrant le couvercle de cinq millimètres à peine. Aussitôt un éclair de mouches jaillit de la prison de verre. Il ne fallut pas plus de deux secondes à Zangar pour sauter des mains de Léandre. Au bout de quelques bonds plus coups de langues vifs et puissants, il n’y avait plus aucun insecte imbibé d’alcool à l’horizon ! Et Zangar continuait de sauter sur place comme un ressort, un bien heureux ressort !
    Amaranth se mit à l’applaudir avec entrain. « T’as vu ça ! T’as vuuuuu ! C’est qui le plus fort ?! Oh oui mon bébé c’est toi ! Tu vois Lé, comme il est très en forme ! Prends en de la graine ! » Voilà qui concluait ce passionnant interlude batracien.

    Revenons à nos Mewtons : La caméra qu’Amaranth avait ramenée sur ses genoux le temps de faire son cirque avec son crapaud-doux.
    « Donc, donc… nous disions ! Ah oui ! Que diraient Papa et notre Marâtre en apprenant que ce qui leur sert de fille aînée se lance dans l’exhibitionnisme, et peut être même les videos de charmes ?! Papa se rendrait peut être compte de l’influence néfaste que cela peut avoir sur moi ! Et il les flanqueraient toutes les trois dehors ! Bon sang… ça serait puissant ! » C’est vrai qu’Amaranth avait l’air traumatisée, et influençable. « Rassure-moi avant qu’on ne se lance dans le chantage : tu n’as pas pour habitude de garder une trace de tes ébats, hein ?! Si tu le fais, arrête tout de suite et brûle les preuves ! Quelles qu’elles soient ! Lou serait capable de les utiliser contre nous. Je n’aime pas l’admettre mais, elle est maligne tu sais. Alors, il va falloir que tu agisses comme un prince charmant ! Plus de bêtises dans les placards et les coins sombres avec n’importe qui ! Ou alors avec des muettes… » Charmante conversation à tenir avec son frère ! Loin de trouver cela étrange, Amaranth se rapprocha de Léandre et se cala le dos contre lui, à peine envahissante, elle reposa sa tête en arrière, contre son épaule. Puis, jouant avec sa caméra, qu’elle faisait tourner entre ses mains, l’air pensive, elle renchérit de sa voix teinté d’une ironie amusée. « Hélios, oh Helios ! Je ne sais pas s’il pourra nous aider à trafiquer cette caméra, mais … tu sais ce qu’il a fait ?! Il a fait s’inscrire Lou au Club de Quidditch ! C’est un vrai troll sur un balai ! Il lui a fait croire que c’était un club de cuisine, et elle a marché ! C’est si puéril, et pourtant ça marche. C’est sûrement ça le plus drôle ! » Rien de mieux que de bitcher entre frangins. Ama se sentait vraiment bien là, protégée de tout, libre de dire ce qu’elle désirait comme elle l’entendait. Avec son frère ce n’était pas du tout pareil qu’avec les autres élèves, même ses amis proches ! Alors rien en cet instant ne pouvait lui ôter son petit sourire amusé, ce sourire qu’il n’était pourtant pas donné à tout le monde d’observer ! Rien, de rien ?! Non, rien !
    Pas même… une liane d’une plante indéterminée un petit peu farceuse qui se jeta sur eux tout à coup, leur claqua un coup sur la tête avant de s’enrouler autour de la caméra et de la leur subtiliser sous leur nez ? Ah… si là pour le coup, Amaranth tira la tronche ! Elle sursauta, poussa un juron tout fielleux en s’écrasant sur son frère pour se retourner et se mettre debout sur la table. Amaranth avait le cœur qui battait soudain à mille à l’heure ! La liane qui sortait d’une espèce d’armoire dans le fond obscurci de cette serre vide secouait la caméra dans les airs, hors de portée.

    « Noooon ! Ma Camera ! Vilaine plante rend-moi ça ! Léandre !! Y a une fouet liane qui nous pique la preuve que Lou Sparrow est une fille de petite vertu ! Léannnndre ! Attaque Lance-flaaamme !! »

    Une deuxième liane vint prêter main forte à sa copine, depuis l’armoire pour aller asticoter les deux jeunes Arcker. Mais c’était un horrible complot ! La censure florale de la liberté d’expression ! Une honte ! « Qu’on me rende ma caméra !!!! Hiiii elle me tire les cheveux ! Pas les cheveuuuuuux ! »



Léandre D. Arcker - Gryffondor 7ème Année



    Leandre haussa les épaules. Ouais, il trouvait que le crapaud avait grossi, mais en fait, a bien y réfléchir, peut-être qu’il avait seulement un peu grandit. Ou peut-être que c’était parce que ca faisait un bout de temps que Leandre n’avait pas approche les crapauds de sa sœur. A vrai dire il n’en savait trop rien, mais il était bien trop content d’avoir change le sujet de leur conversation pour l’avouer. Il aimait ce sourire sur les lèvres de sa sœur. Et son enthousiasme lorsqu’elle parlait des batraciens. Oh oui, Leandre aimait sa sœur plus que tout a monde, et serait même prêt a tuer pour elle. Il le savait. Il la regarda avec un air protecteur et quelque peut attendrit faire mumuse avec le crapaud en l’envoyant dans les airs. Et hop, réflexe Leandre ! Il attrapa l’animal sans aucun problème. « Heureusement que j’ai des réflexes d’attrapeurs, jeune fille, sinon je ne donne pas cher de la vie de ce cher Zangar… » Rien de méchant la dedans. Seulement une petite boutade, et un ego surdimensionné. Amaranth avait l’habitude. Le crapaud était plus lourd qu’un vif d’or, mais Leandre avait l’habitude de rattraper tout ce qui lui tombait sous la main. Une vocation chez le jeune homme. Sans compter les heures de rugby qu’il avait derrière lui, non, vraiment il n’y avait pas de souci à se faire.
    Leandre avait donc parfaitement réceptionné l’animal, et l’avait cale correctement sur le dos de sa main. Il aimait bien jouer avec ces bêtes la, c’était marrant ! Et plus excitant qu’un chat ou un rat ! Leandre écouta religieusement sa sœur lui raconter comme elle avait réussit à acheter un bocal avec des mouches… Et du Whisky pur feu ?! Décidément elle était pleine de ressources ! Il lâcha un petit rire. Soudoyer Sophia. Mais quelle bonne idée. Cela prouvait qu’elle n’avait rien à faire dans la famille. Si elle croyait connaître Amaranth et lui donnait de l’argent pour qu’elle s’achète une jupe… Elle se mettait la baguette dans l’œil ! Leandre était fier de sa nymphette de sœur qui avait tout compris à la vie !

    Toujours sur le dos de sa main, Zangar avait en effet les yeux rives sur le bocal. Leandre éclata de rire, mais sa calma bien vite lorsque sa sœur lui dit de garder la bouche fermée. Ah ça non, il n’avait pas envie de prendre part au festin de mouches, même si il y avait du Whisky pur feu ! Hors de question ! Alors qu’elle ouvrait a peine le bocal et qu’une nuée de mouches s’en échappa, il tendit le bras au maximum pour s’éloigner le plus possible du crapaud, qui, heureux comme jamais, s’en donnait a cœur joie, et venait de sauter des mains du jeune homme. Il ne fallait pas trop lui en demander non plus a Leandre, tenir les crapauds de sa sœur entre ses mains, a la limite, ok, mais bon pas plus.
    « Ok, je retire ce que j’ai dis Peanut, il est super en forme ton crapaud ! C’est bien, tu en prends soin ! Au fait… Sophia sait que tu as laissé les autres à la maison ? Je donnerais cher pour la voir quand elle le découvrira… Vu la crise qu’elle t’a fait cet été ! » Sophia Sparrow n’aimait pas les crapauds d’Amaranth. Et pendant un repas de famille, que Hélios, Amaranth et Leandre auraient volontiers sauté, Amaranth avait garde un de ses crapaud colores sur son épaule… Le cri de Sophia avait été mythique. Et sur ce il ébouriffa une nouvelle fois les cheveux de la minette.

    Mais le Arcker aurait du se méfier de la petite Amaranth. Elle revint à la charge avec cette discussion sur Lou. Pas que ce sujet le dérange le Leandre, non, mais c’était surtout qu’entendre les mots « exhibitionnisme », « vidéos de charme » et « ébats » dans la bouche de sa sœur ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout ! Protecteur ? Un peu. Beaucoup. Trop ?
    « Oh du chantage ? Amaranth Sélène Arcker, tu m’impressionne ! » Il fronça cependant les sourcils. « Oui, enfin si ça pouvait éviter d’avoir une mauvaise influence sur toi, ça m’arrangerait vraiment. » Grogna t-il. Leandre ouvrit de grands yeux éberlués pendant le discours de sa sœur. « Garder des preuves ? Non mais ça va pas, je m’appelle pas Dunstan Pryde moi ! » Répliqua t-il, choque que sa sœur puisse penser a ça. « Mais je suis un prince charmant voyons. Elle ne peut rien contre moi. » Pas si sur. Mais on y pensera une autre fois. Vraiment, Leandre n’arrivait pas à croire qu’il pourrait avoir une telle conversation avec sa petite sœur de 13 ans. « Et puis, ma vie privée ne regarde que moi et euh… Les filles concernées. T’inquiète pas pour moi Peanut, ca ira ! » Clin d’œil, grand sourire, bras autour des épaules.

    Il la laissa se caler contre son dos et poser sa tête sur son épaule. Il avait l’habitude de son pot de colle de sœur, et même si il ne l’avouerait pour rien au monde, il aimait bien. Il avait l’impression de pouvoir la protéger comme ca. « Quoi ?! Il a fait ca ? Mais il est génial ! Ama, il faut qu’on aille aux réunions du club, on va trop pouvoir l’afficher ! T’as raison, et encore, un troll sur un balai, t’es bien gentille ! Ah, il faut vraiment que cette camera marche, ce serait génial d’avoir encore un truc pour nous moquer de reLou-la-coincée ! » Il rigola sans retenue, imaginant la scène. Il était bien la. Il aurait pu y rester des heures.

    Mais le destin en décida autrement.

    Leandre avait fermé les yeux et était en train d’apprécier ce moment privilégié avec sa sœur. Lorsqu’il sentit quelque chose sur sa tête. « Eh mais me tape pas, j’ai rien fait ! » Lança t-il a sa sœur, avant d’entendre son cri. En étant dos à sa sœur, il n’avait pas vu la liane. Camera ? Plante ? Preuve qui s’envole ? Ah non, ca n’allait pas se passer comme ca ! Leandre se leva d’un coup et se mit debout sur la table a son tour, cherchant sa baguette magique dans sa poche. « Eloignes toi un peu » Ordonna Leandre en prenant sa sœur par le bras, la mettant derrière lui. Heureusement que cette table était grande et qu’il y avait de la place pour tous leurs mouvements. Une deuxième liane arrivait à l’attaque et s’en prenait aux cheveux de sa sœur. Grrrrr… Leandre n’avait pas le temps de trop réfléchir a quel sort ferait le plus d’effet, mais en tant que fan de Pokémon, comme sa sœur l’avait suggéré, il se dit que le feu serait sans doute son meilleur allié. Sans plus attendre, il formula un « Incendio », dirige a la source du problème : L’armoire.

    Spoiler:
     

    Seules quelques étincelles sortirent de la baguette du jeune homme. « C’est pas vrai ! » Jura t-il. Il fallait définitivement qu’il s’améliore en sortilèges, depuis le début de l’année, il était une vraie catastrophe ambulante ! Et la, il n’était même pas capable de protéger sa sœur. C’était ca le pire ! Sans chercher à faire de la magie, Leandre regarda rapidement autour de lui. Dans le placard, la, a cote, il y avait des ustensiles. Il trouverait bien un couteau. « Ne bouge pas, j’arrive ! » Ordonna t-il a Amaranth, que la liane embêtait toujours. Il sauta de la table et fonça vers l’armoire, évitant une troisième liane qui avait apparu. Il ouvrit le meuble violement et trouva deux couteaux, un peu émoussés. Ca ferait l’affaire. Il se retourna vers sa sœur, puis vers la camera. Amaranth était la plus importante, tant pis pour les preuves ! Il retourna donc vers sa sœur, lui mit un des couteaux dans les mains et lui intima de bien faire attention, et de ne pas hésiter à s’en servir si une autre liane s’approchaient d’eux pendant qu’il essayait de lui démêler les cheveux.
    A coup de couteau, faisant cependant attention, il réussit à couper un bout de la liane qui se rétracta. Elle s’était éloignée d’Amaranth et Leandre pu facilement enlever les bouts de liane qui lui restait dans les cheveux. « Voila, faut qu’on récupère ta camera maintenant ! Fais gaffe, y’en a de partout ! » Et alors qu’il parlait, une plante vicieuse venait de s’enrouler autour de sa cheville. D’un coup, elle tira dessus, manquant de faire tomber le jeune homme qui se trouvait debout sur la table. « Ama, aide moi s’il te plaît, coupe la d’un coup sec ! » Ce n’était pas gagne qu’ils s’en sortent…
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MessageSujet: Re: Vitrine des RPs [Pour les Membres & Invités]   Mar 25 Sep - 14:03


- Dusting Duty

Une retenue dans la bibliothèque
- Extraits -


Ellia D. O'Brian - professeur de DCFM



    La rentrée avait eu lieu seulement quelques jours auparavant et Ellia pouvait définitivement avouer que tout ceci n’était pas de tout repos ! Vendredi 3 Septembre au soir, elle attendait deux de ses élèves, a qui elle avait attribué une retenue pour comportement inadmissible. Quelques heures seulement après le départ du Poudlard Express. Eh oui, la jeunesse n’était plus ce qu’elle était et Ellia s’en était bien rendu compte. Elle n’oublierait jamais ce qu’elle avait ressentit lorsqu’elle avait vu Miss Lou Sparrow, préfète des sages Serdaigle, a genoux devant Dunstan Pryde, Serpentard quelque peu incorrigible, le pantalon sur les genoux. Et personne autour pour dire quelque chose. Ellia n’avait absolument pas voulu savoir quelle mouche avait piquée ces deux la et surtout la véritable explication de cette situation, mais quoiqu’il en soit, Ellia n’avait certainement pas pu passer au dessus de leur comportement. Elle les avait donc collés, et leur avait enlevé quelques points. De quoi bien démarrer l’année.

    Ellia n’avait pas eu l’occasion de contacter les deux élèves avant le matin même. Après avoir discuté avec Minerva, il était évident que les retenues avait de quoi relever de l’utile en plus de la punition. C’est pourquoi, dans son hibou du matin, Ellia avait donné rendez vous a Lou et Dunstan devant la bibliothèque après le diner du vendredi soir. A 20h15 pétantes, Ellia était devant l’immense pièce et attendait, appuyée contre un mur, des parchemins et quelques bouquins sous le bras. Il fallait bien qu’elle s’occupe pendant que les deux élèves vaqueraient à leur punition. Enfin les deux élèves arrivèrent. « Bonsoir. » lança t-elle. « Bien, vous savez pourquoi vous êtes ici. Comme il n’y a pas d’elfes de maison, vous allez les remplacer pour ce soir et vous allez nettoyer la bibliothèque qui a largement eu le temps de prendre la poussière ces derniers mois. » Sympa la soirée nan ? Se prendre pour des elfes de maison !

    Ellia ouvrit la porte et fit entrer les deux adolescents dans la bibliothèque. « Vous avez le droit d’utiliser la magie, mais je dois vous prévenir. Au moindre écart, ce ne sera pas qu’une retenue et des points en moins, c’est compris ? » Ellia n’aimait pas sévir, ni menacer ses élèves. Ceci dit, après un an à Poudlard, à diriger les Serpentard, la jeune femme avait vite compris qu’il faudrait s’imposer si elle ne voulait pas se faire bouffer par ses élèves. C’était la dernière chose qu’elle voulait d’ailleurs. Ne pas imposer le respect serait un retour a la case direct, et ce serait repartit pour une année déprime chez papa-maman. Non, rester la tête sous l’oreiller à faire l’autruche n’intéressait pas Ellia. Elle haïssait devoir hausser le ton, se montrer ferme, mais elle prenait sur elle, et finalement commençait à se sentir pas trop mal entre les murs de Poudlard. Au moins elle était un minimum utile ici. Et l’enceinte du château lui conférait une certaine sérénité, un nid, un cocon ou elle pourrait tisser sa toile comme elle l’entendait.

    Mais en attendant, elle avait deux adolescents à occuper pour qu’ils payent pour leurs actions irresponsables. Au boulot ! « Vous avez des questions ? » Ajouta t-elle tout de même. La voix de la jeune femme n’était pas froide, ni méchante. Un rien ferme, mais douce.
    Au pied de la colonne de livres la plus proche se trouvait deux seaux d’eau, avec une éponge dans chacun. Et a leurs pieds, des chiffons et des plumeaux. Tout ce qu’il y avait de nécessaire pour faire le ménage. Ellia s’installa quant a elle a une table non loin, et posa ses parchemins devant elle, commençant à travailler, mais surtout gardant un œil sur les deux élèves. Elle n’avait pas envie que ça parte en cacahuètes ce soir… Elle aurait du demander a Elrik de venir avec elle. Au moins elle se serait senti moins seule, et moins vulnérable devant ces deux adolescents qui n’en avaient sûrement rien à faire de ses mises en garde. Par Merlin, que foutait-elle ici ?





Lou A. Sparrow - préfète des Serdaigle



    SCHLAK !! Lou abattit violemment son couteau dans son assiette, coupant net en deux un pauvre champignon qui n’avait rien demandé. SHLACK ! Cette fois-ci, ce fut une pomme de terre qui succomba à son attaque. SHLACK ! Une patte de lutin. SHLACK ! Une racine. SHLACK ! Un... “Lou, calme-toi un peu, veux-tu !” ordonna sèchement Stewart Ackerley, face à elle, d’un air pincé. Lou releva le nez de son assiette et foudroya du regard son collègue préfet, sans cesser d’abattre à un intervalle régulier son couteau sur les aliments qui s’amoncelaient devant elle. “Lou ! Arrête de jouer avec la nourriture ! Ce n’est pas toi qui hurles dès que quelqu’un fait ça ?” La jeune fille haussa les épaules, énervée à l’idée de se faire reprendre à l’ordre par cet idiot à lunettes, et grommela quelque chose qui ressemblait à "lâchemoilesbasketscrétin" entre ses dents. Stewart leva les yeux au ciel, tandis que Morgwenn Westchester, assise à sa gauche, se mit à pouffer de rire. “Stewart, laisse donc Lou tranquille ! Tu ne sais pas qu’elle a sa retenue avec Dunstan Pryde, ce soir ?” “Une retenue ? Une préfète ? C'est une plaisanterie ?” s’étrangla Stewart, manquant de recracher son ragoût dans son gobelet de jus de citrouille, visiblement offusqué. Lou soupira, donna un ultime coup de couteau dans son assiette, jeta un regard à sa montre bleue fluorescente et quitta la table des Serdaigle en affichant un air mi-dépité mi-résigné, écrasant au passage les pieds d’à peu près tous ses camarades, sous le regard furibond de Stewart et l'air amusé de Morgwenn. Merci les copains.

    Grmbl. Elle n’avait pas envie d’aller à sa retenue. Ce n’était pas l’idée de devoir travailler toute la soirée qui la dérangeait ; au contraire, elle aimait se rendre utile ! Et faire quelque chose pour Miss O’Brian ne l’aurait pas dérangée... non, ce qui la mettait de cette humeur massacrante, c’était la perspective de passer toute sa soirée à travailler avec Dunstan Pryde. Ce Serpentard était idiot, pervers, sournois, tête à claques ! Le genre de spécimen que l’on ferait mieux de conserver dans un bocal pour s’en servir à des fins scientifiques, histoire qu’ils servent au moins une fois à quelque chose dans leur vie ! Pourquoi fallait-elle qu'elle doive accomplir sa retenue avec lui ? Monde cruel.

    La jeune aiglonne arriva en même temps que lui devant la bibliothèque. Elle se raidit automatiquement en le voyant et ne lui accorda pas le moindre regard, se contentant de tordre la bouche en une moue butée et dédaigneuse, relevant le nez avec suffisance, et écoutant attentivement le professeur O’Brian, heureuse qu’elle soit là. Parce que se retrouver seule à seul avec Pryde, non merci !! Plutôt se noyer dans son chaudron !!!
    Hm. Donc, ils allaient devoir jouer les elfes de maison et nettoyer la bibliothèque ? Lou acquiesça vaillamment en entendant cela, secrètement soulagée. La bibliothèque était un lieu qu’elle connaissait plutôt bien, en bonne petite bleue&bronze qu’elle était ; au moins, elle n’était pas en territoire ennemi ! En plus, ils avaient le droit à la magie ! Le professeur O’Brian avait peut-être quelques soucis d’autorité, mais elle était sympa, au final !!

    “Tout est très clair, professeur !” lui répondit Lou, avant de s’avancer en direction de son sceau d’eau, de son éponge et des autres instruments ménagers, sans attendre Dunstan. Bon, par quoi commencer ? Dépoussiérer un peu les bouquins, peut-être ? ... Heureusement qu’elle avait quitté son uniforme pour mettre des habits qui ne craignaient pas la poussière, avant le dîner ! Bon, d’accord, avec cette chemise à carreaux jaunes et rouges, boutonnée jusqu’au cou, et ce jean trop large qu’elle retenait à l’aide de bretelles, elle n’avait pas l’air spécialement maligne, mais bon... Ce n’était pas comme si elle était venue draguer \o\ (d’ailleurs, elle ne connaissait même pas ce mot è_é)

    Lou prit donc un plumeau et se tourna vers Dunstan, avant de le tendre vers lui pour qu'il l'attrape. Bon, et maintenant... Elle n’allait pas passer sa soirée sans lui décrocher un mot, même si l’idée était tentante... dans son infime magnanimité, elle pouvait toujours lui accorder une ou deux phrases ! Il fallait juste qu’elle arrive à se mettre à son niveau intellectuel o/

    “Tiens, prends ça, et commence à dépoussiérer les livres. Heu... tu sais ce que c’est, au moins, un livre ? C’est ce gros trucs avec plein de symboles, dedans. C’est ce dont on se sert, en cours, pour apprendre des choses. Et c’est aussi ce que tu risques de recevoir sur le nez, si tu t’approches à moins de deux mètres de moi.”

    Lou Sparrow, l’amabilité incarnée. On avait dit lui parler, Lou, pas l'agresser en secouant ce plumeau sous son nez !



Dunstan C. Pryde - Serpentard 6ème Année



    Dunstan, allongé sur le lit d’Edgar, ou de Martin, ou de Whitby… (bref de n’importe lequel des crétins de Poufsouffle locataires du dortoir dans lequel on avait assigné de force le pauvre serpentard) griffonnait furieusement sur un parchemin. Il était pressé, agacé… il raturait la surface jaunie de sa feuille avec sa plume, et se mettait joyeusement de l’encre partout. Et sur lui, et sur les oreillers ♥
      « Maman…Sérieux ! Il faut que tu fasses quelque chose ! J’veux pas y aller. […] Cette folle furieuse d’O’Brian mal troussée […] Cette vile professeur méchante […] Ma Directrice de maison, tu sais celle qui ne t’aime pas parce qu’elle est jalouse de ta parfaite attitude et du coup se venge sur ton fils, entend bien me forcer à subir cette ri-di-cu-le retenue totalement injustifiée ! Alors que je pourrais passer ma soirée à réviser mon cours d’Astronomie avec Graham. Tu sais, mon meilleur ami : le préfet de serpentard ! Je suis vraiment forcé d’aller à cette retenue stupide et en plus je dois la passer avec… Lou Angélique Sparrow. Tu sais, cette... fille ! Oui Maman, oui. C’est vrai. Je te le jure sur la tête de Malone ! On ne peut pas laisser faire ça ! Maman, pour tout l’amour que j’ai pour toi, et au nom de la justice j’exige que… »


    Il ratura une nouvelle ligne sur son parchemin et sursauta en entendant la porte du dortoir s’ouvrir à la volée.

    « Woh Bro ! C’est toi ! » soupira Dunstan, l’air maussade en claquant son poings contre celui de son pote le préfet de Serpentard.
    « Ouais, ouais, ouais ! T’as loupé le dîner, t’as surtout loupé la petite séance shampoing au yaourt à la citrouille d’Edgar ! Hey quoi Mec c’est cette retenue qui te fout les glandes comme ça ?! Sérieux, c’est rien ! O’Brian, Sparrow… même topo, tu veux que j’te fasse un dessin ? » Dunstan grimaça en voyant son camarade mimer son ô combien chaste et respectueuse pensée. Cela se passait de commentaire. D’ordinaire Pryde en aurait rajouté une couche mais bon, là, il n’était pas dans le mood.
    Le visage de Pritchard se tordit d’une moue déçue. « Tu déconnes ! T’es sérieux là ?! T’as pas la trouille ?! » OH PAR MERLIN ! Dunstan bondit du matelas en grognant. Il ne pouvait pas laisser quelqu’un, même son meilleur pote, son frère, tenir des propos aussi révoltants ! Il chiffonna sa lettre et la planqua là où personne jamais n’oserait aller la rechercher : au milieu de son tas de caleçon sales. Il gonfla le torse, serra les poings et frappa un coup sur ses pectoraux frémissants en regardant Graham droit dans les yeux.
    « Moi Dunstan Calderon Pryde, quand je veux les deux j’te les retourne et je leur apprends qui est le patron ! » Devant la mine réjouie de Pritchard, le Pryde avait dû retrouver son tonus, c’était rassurant. Il indiqua l’heure à la pendule du dortoir. « Okay mon joli poney, j’te sens bien parti. Dépêche, tu risques d’être en retard !
    - T’inquiète ma grosse loutre ! Bon, elle a dit quoi O’B. ? Ah ouais : N’oubliez pas votre braguette magique et la tenue confortable ! » Il commença à défaire les attaches de sa ceinture, devant Graham qui se fendait la poire en tapant du poing sur le lit.
    « Meeeec ! Pense à notre sablier quoi !
    - Quoi ? J’ai dis une connerie ?! »
    Des fois, Pritchard était obligé de jouer au préfet et c’était pas fun ! Dun' sortit donc rapidement de la salle commune des Poufsouffle, direction le 4ème étage, habillé d’une manière on ne peut plus correcte : chemise de bouseux noire à lacet dont il avait décousu les manches il y a quelques temps, et pantalon en lin marron, avec une large ceinture en cuir à la taille.

    Bref, à 20h15 – applaudissez – Dunstan se présenta devant la bibliothèque. Cette petite discussion avec son meilleur ami l’avait revigoré. Non pas qu’il en ait eu besoin ! Cela voudrait dire que la perspective de cette soirée lui avait fait un tout petit peu peur. Ce n'était pas le cas ! Non point ! Vous ne pouvez pas sincèrement penser une telle ineptie ! C’était ce ragout de lutin mangé le midi qui lui avait retourné l’estomac et donc affaibli, juste un peu. Mais il était à nouveau en forme et disposé à envoyer valser cette retenue, en tout cas en faire un moment sympa à passer (du moment que c’était sympa pour lui, tout irait bien !) Ce n’était pas une petite préfète qui mouillait son string pour un rien qui allait l’impressionner. Plutôt s’improviser « Elfe aux pommes » entre les mains d’un troll !

    Pryde se posta donc devant sa Directrice – y avait plus de place au couvent du coin, quand elle avait choisi sa carrière celle-là ?! – en se tenant droit et fier ! Son regard de velours roula en direction de … Ah ! Il cligna des yeux, et leva sa main pour se protéger la vue, comme s’il risquait d’être frappé par les rayons d’un soleil éblouissant, surgissant dans un ciel pollué de vilains nuages gris. Non, non… ce n’était pas littéralement parce qu’il était ébloui par Lou. Mais, vous n’y songez pas ! Sa verve habituelle en témoignait.
    « Wowowoh. Lou Angélique Sparrow, y avait plus de place au cirque du coin quand t’as choisi tes options ?! » Quand Pryde tenait une vanne, il l’usait et l’usait… fallait pas gâcher. Coupler ça avec sa fâcheuse tendance à penser à voix haute… Hum.
    Bon, ah mais la directrice des serpy parle ! Okay faisons semblant de l’écouter ! Le regard scotché à la chemise jaune à carreaux rouges de sa codétenue, Dunstan écouta les consignes d’une oreille totalement sourde, mais n’oublia pas de hocher la tête.
    Deux minutes plus tard – ou plus, il avait perdu la notion du temps – Pryde se retrouva dans la bibliothèque, un saut d’eau, une éponge devant lui + des étagères pleines de poussière. Il n’avait pas encore vraiment repris conscience. Son esprit jouait toujours devant lui un balai de cases jaunes et rouges, gambadant sur des courbes mignonnettes.
    Puis… « Attchooooum ! » Il aspergea de bave ce qui se trouvait sous son nez – le plumeau, Lou…
    « Mais … Mais t’es folle ! Pourquoi t’agite ce truc sous mon nez ?! Je… »
    Suis allergique à la poussière Non même pas vrai ! Vous le prenez pour une lopette ?!
    Fiou, l’esprit de Dunstan mit un petit instant à se reconnecter à la réalité… La retenue, faire le ménage, Lou et ses menaces à deux mornilles. Le jeune homme avait envie de grogner. C’était on ne peut plus humiliant. Pfff… jouer les elfes de maisons, jouer la soubrette !
    Il tourna la tête et vit qu’O’Brian travaillait non loin d’eux. Merde.

    Le serpent faillit se laisser à nouveau assaillir par cette étrange déprime (non, pas angoisse) qui l’avait étreint un peu plus tôt dans la soirée. Mais il sut se reprendre à temps ! La situation était asses alarmante comme ça, sans qu’en plus il se laisse abattre ! Et si sa cousine Lee le voyait ?! Elle se foutrait sûrement bien de sa tronche ! Non, fois de Pryde ! Nom d’un petit Kraken ! Un peu de poussière et deux faibles femelles n’allaient pas le mettre à terre ! Il bomba la poitrine, haussa le menton devant Lou et adopta ce petit air hautain qu’il avait observé si souvent chez Galaad et qu’il s’entraînait parfois à reproduire – avec plus ou moins de succès !

    « Okay Poupée. On va mettre les choses au point tout de suite. Je fais ce que je veux. Tu peux toujours te dépoussiérer toi-même avec le manche de ce plumeau si tu crois que je vais faire suivre tes ordres. Et comme doit y avoir du boulot là-dedans, tu vas regretter de pas vouloir que je t’approche pour t’aider ! » Et toc !
    Là-dessus, il la contourna en faisant mine de s’écarter d’elle, comme si elle était pestiférée, mais non sans laisser s’échapper un petit regard en coin, beaucoup trop lumineux pour être anodin.

    Puis, il se retrouva dans les étagères, toute blanche de poussière, et des volumes, des volumes enchainés entre eux par des toiles d’araignées. Le Ménage… il poussa un soupire. Que ce soit avec son saut, son éponge ou sa baguette magique, Dunstan était totalement inutile. Il ne savait pas par où commencer… Après cinq minutes en silence à fixer son étagère, les mains dans les poches, le garçon se retourna, attrapa ce foutu plumeau et commença à le passer sur les bouquins. Il n’était vraiment pas doué et s’attelait à la tâche n’importe comment d’un geste pressé, engluée dans sa mauvaise volonté.
    Néanmoins, il ne se sentait plus aussi agacé qu’auparavant. Son esprit passait vite d’un état à un autre, en même temps. C’était un plus ! Alors, tout en s’attelant à la tâche et trouvant que l’ambiance retombait mollement – fois de Pryde, il ne laissait jamais rien retomber mollement !! – il lança à la cantonade :

    « Hey Lou Angélique Sparrow, qu’est-ce qui est long dur et rouge au bout ?! » Il se décala pour voir la tête qu’elle tirait, et lui planter son regard dans le sien. « Bah une allumette, p’tite coquine. » répliqua-t-il aussitôt en haussant les épaules, d’une voix tout à fait innocente.

    Un nuage de poussière se déploya autour de leur étagère, lourd et collant.
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MessageSujet: Re: Vitrine des RPs [Pour les Membres & Invités]   Lun 29 Oct - 10:24


- Introduction

- One Shot -

Zephyr Baker - Monde Magique



    ~ Oh, oh, oh, oh, stayin’ alive, stayin’ alive !
    OH OH OH OH STAYIN’ ALIIIIIIIIIIIVE !!!


    BAM !!

    “Connard de réveil” marmonna Zephyr en se massant la main, émergeant difficilement de ses oreillers. Elle jeta un regard assassin à l’appareil Moldu qu’elle venait d’envoyer valdinguer au sol avec une délicatesse de troll des montagnes et se tortilla tant bien que mal pour se débarrasser de la couverture dans laquelle elle était enroulée comme une crêpe, grimaçant en sentant une vague de froid lui mordre les orteils. “Connards de courants d’air.” Elle s’étira, partit en quête de ses chaussons, ne les trouva pas. “Woaw, je savais pas que c’était possible de perdre quelque chose dans une chambre aussi minuscule” grommela-t-elle en se laissant retomber sur son lit. “Quand je serais *bâillement* Ministre de la Ma-*bâillement*-gie, j’te détruirai ce Chaudron Baveur en mousse et j’te construirai un hôtel à la place, avec une graaaa-*bâillement*-aande piscine. Et des grooms. Plein de grooms. Owi, des grooms.” Sur ces bonnes paroles, la jeune fille décida qu’il était temps de se préparer, si elle ne voulait pas être en retard à son premier jour de travail.
    “Connache chde broche à dents” marmonna-t-elle en recrachant du dentifrice dans le minuscule lavabo ébréché de sa chambre, après s’être malencontreusement donné un coup de brosse dans la gencive. Un léger filet de sang rosé teintait le blanc du dentifrice qu’elle venait de recracher. “Connache” répéta-t-elle, au cas où cela aurait eu une quelconque utilité, en passant la langue sur sa légère blessure. “Quel chambre nulle... dès que j’ai les moyens, je me casse !” ajouta-t-elle, dans l'optique où cela aurait intéressé les murs, les yeux rivés sur une annonce de collocation qu’elle avait déniché dans un journal et épinglée au-dessus de son lit, pour ne pas l’oublier. Oui... quitte à se retrouver avec un ou deux garçons un peu relou (plutôt crever que d’être en colloc’ avec une FILLE, qui encombrerait le lavabo avec son maquillage de morue, ses brosses à cheveux et sa pince à épiler), elle comptait bien partir très prochainement de cette chambre du Chaudron Baveur miteuse qu’elle avait louée !

    ~ Quelques minutes plus tard...

    “Vous désirez, Miss ?”
    “Un bon petit-déjeuner, après la nuit que je viens de passer...”
    “Que souhaitez-vous ? Nous avons du thé, du café, du jus de citrouille, des crêpes, des pancakes, du lait d’hippogriffe, du...”
    “Ouais, heu, j’en sais rien, c’que tu veux, tant que ça se mange.”

    Connard de serveur qui lui tapait sur le système dès le matin, songea férocement Zephyr en jetant un regard à la ronde. A sept heures trente du matin, le Chaudron Baveur n’était pas très peuplé, et il y avait peu de monde, hormis quelques travailleurs déjà plongés dans la Gazette du Sorcier.

    “Euh, s’cusez-moi... vous, avec le tablier ! Vous êtes serveur ?”
    “Je viens de prendre votre commande, Mademoiselle.”
    “Cool. J’veux dire, heu, désolée, j’suis pas super réveillée, en même temps, c’est inhumain de nous faire lever à cette heure-ci, nous les honnêtes travailleurs ! Vous ne trouvez pas ?”
    “...”
    “Ouais, enfin bref. Vous auriez pas le dernier Sorcière Hebdo ?”

    Pas la peine de me regarder comme ça, pensa vaguement la jeune fille lorsque le serveur lui apporta le journal, en même temps qu’un plateau débordant de boissons chaudes et de gâteaux en tout genre. Zephyr écarquilla les yeux en voyant la montagne de pancakes dégoulinante de miel, les saucisses, les oeufs, le hareng et les pommes de terre, sentit son estomac se retourner et félicita le serveur de s’être rapidement crapahuté ; sinon, il était bon pour se recevoir l’intégralité du plateau sur la figure. Elle avait demandé de quoi se sustenter, pas de quoi approvisionner toute l’auberge !
    Irritée, elle ouvrit le journal directement à la page des horoscopes et commença à lire le sien, les sourcils froncés.

    Capricorne : Tout ira bien sur le plan professionnel, ouais, c’est ça, et moi je m’appelle Merlin, bla bla bla mais si vous commencez à envisager des opérations financières importantes, méfiez-vous, bla bla bla... pfff, quand je pense qu’il y en a qui prêtent foi à ce ramassis d'imbécillités...” soupira-t-elle en notant soigneusement dans un coin de son esprit d’éviter les opérations financières dans les jours à venir.

    Elle dévora rapidement quelques pancakes, boudant ostensiblement le reste, but rapidement son thé, posa une poignée de gallions sur le comptoir en se promettant de se nourrir exclusivement d’air et d’eau fraîche pour le mois à venir et s’empressa de quitter le pub, les yeux rivés à sa montre. Elle avait rendez-vous avec Mr Westchester pour son futur emploi, et il ne fallait pas qu’elle soit en retard... qu’il ne la prenne pas pour une potiche qui comptait uniquement devenir Bâtisseuse pour les muscles et les beaux yeux de ses collègues masculins ! De toute façon, Zéphyr comptait bien finir vieille fille avec trente chats et beaucoup, beaucoup, beaucoup de thé. Et un beau et jeune voisin dans l’appartement d’en face qui se promènerait en tenue légère et qu’elle pourrait mater allègrement en faisant ses mots croisés, okay. Mais ça, c’était un détail (et puis ce serait un intérêt purement esthétique, il y en a bien qui dépensent des fortunes dans des tableaux de maître, elle, elle aurait son voisin d’en face). Et puis là n’était pas la question ; elle allait lui prouver, à ce Westchester, qu’elle lui ferait une apprentie de choix, et qu'elle n'était pas seulement intéressée par les Mâles qu'elle côtoierait tous les jours si elle parvenait à décrocher son travail d'apprentie Bâtisseuse !!! Foi de Zéphyr Lisbeth Baker !
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Fate
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MessageSujet: Re: Vitrine des RPs [Pour les Membres & Invités]   Ven 23 Nov - 12:57


- Association pour la protection des dragons,
j'écoute?

Au détour d'un corridor

Tallulah Watson - professeur de Vol



    S’il y en avait bien une qui savait affecter un air affairé lorsqu’elle arpentait les couloirs de Poudlard, c’était bien Tallulah Watson. La professeur s’arrangerait toujours pour que personne n’ose se mettre en travers de son chemin. Elle n’en pouvait pas de ses mioches bruyants, et si l’un d’eux avait osé l’approcher pour lui poser une question, lui lécher les bottes ou lui dire que son cuir (simili, attention) lui allait super bien aujourd’hui, il le faisait à ses risques et périls, car tous les élèves savaient qu’il ne fallait jamais déranger cette femme. Les seuls qui e le permettaient, et qui semblaient y prendre goût, c’était les gryffondors, bien sûr. Arcker, Sways, McAllister, Moriarty, Mini-Sways, Dipaïs, Nakamura… Tous autant qu’ils étaient, ils se débrouillaient pour lui pourrir sa jouenée. Que ce soit intentionnel ou non –et pour les 5 premiers de la liste, ça devait sûrement l’être- il ne se passait pas une heure sans qu’au moins un gryffon ne commette un impair et se fasse remarquer. Ils n’écoutaient rien, n’obéissaient pas, ils étaient fainéants, narcissiques, dragueurs –avec plus ou moins de succès- ils bouffaient comme des porcs et laissaient traîner les miettes… Non, s’en était trop de ces imbéciles !
    Tallulah, donc, tout en marchant d’un pas décidé, n’oubliait jamais de poser un regard noir sur les rouges et ors qu’elle croisait. Lorsqu’il s’agissait des plus grands, généralement, elle ne se gênait pas pour s’arrêter et les reprendre, car elle devait montrer l’exemple avec eux… Les autres avaient juste droit à des avertissements oculaires !

    Pour le moment, elle n’en avait après personne. En fait, elle se rendait à la bibliothèque, pour y prendre son poste. La journée commençait à peine, les élèves traînaient dans les couloirs, même si la plupart était encore entrain de petit déjeuner, les salles de classe étaient déjà ouvertes. Tally, elle, n’avait pas dormi, comme souvent, ces temps-ci. Elle avait mangé aux aurores, et avait joué avec Balthazar jusqu’à ce qu’on sonne les 7h. Elle était fatiguée, donc irritable, et le moindre petit accroc dans sa matinée serait le prétexte parfait pour déchaîner sa colère. Son lézard était sagement posé sur son épaule, il faisait à peu près la taille d’une pomme. Elle le caressa avec un sourire sadique en passant devant des premières années qui déglutirent avec angoisse. La dame en cuir faisait peuuuuur ! Elle crut même voir Lancelot Westchester s’accrocher à la jupe de Saoirse Callaghan. Que les gens étaient impressionnables !
    -Toi ! Tu as un devoir d’étude des moldus à me rendre ! McAllister, arrête de mater les fesses de Tallhart ! Arcker, arrête donc de tripoter les cheveux de cette serdaigle ! Arrête, je te dis ! Oh, Sways, tu gère, ne change rien. Ce gâteau est pour moi, Moriarty, mouahahaaargh ! MAIS FAIS UN PEU ATTENTION, TU AS FAIT TOMBER MON GÂTEAU, BOUGRE D'ANDOUILLE !
    Tallulah fut interrompue dans son passage en revue des élèves par un masse blanche, brune et verte qui avait foncé tête baissé dans son tas. Le cupcake qu’elle avait chipé à son septième année, qui était d’ailleurs destinée à Sasha Goyle en était tombé par terre, gâchant l’effet tragique de la jeune femme, et provoquant les rires de l’assemblée. En regardant mieux ll'andouille en question, elle reconnut –ô, milles merveilles !- Galaad Westchester, alias la grosse victime de tout Poudlard.
    -Westchester, je peux savoir pourquoi tu fonce dans les gens, comme ça ? Tu es pressé, peut-être, tu veux que je m’écarte et que je te laisse partir sans un savon ? Ce serait tellement plus simple, pas vrai ? Pourquoi tu cours comme ça? Tu as vu une fille à poils ou bien..?
    Ah, qu’elle adorait martyriser les gens en public ! Elle le dévisagea de haut en bas, et son regard s’arrêta net sur le sac du serpentard. Non… Ne me dites pas que c’était…
    -C’est du cuir de dragon, ça ?
    Elle se rapprocha de lui, son visage aux sourcils froncés – décidément, elle allait finir par avoir des rides, à force de faire la gueule- mains sur les hanches.

    S’il y avait bien une chose, UNE CHOSE, que la directrice des gryffondors ne supportait pas, c’était ceux qui se permettaient de porter du CUIR DE DRAGON. Et il était avéré que le septième année en face d’elle allait passer un saaaaale quart d’heure !





Galaad A. Westchester - Serpentard 7ème Année



    Après avoir comaté dans le parc et chialé comme une fillette parce qu’il avait fait un cauchemar où il était Mangemort même qu’on le tuait avec Joren à la fin et que c’était très perturbant, Galaad tentait d’aller en cours. La joueuse utilisait le verbe « tenter » parce que son personnage avait quelques difficultés évidentes à traverser un couloir rempli de diverses personnes dont il ne connaissait pour la plupart même pas le nom. Ah si... Il y avait Joren qui le regardait avec une sucette à la pomme dans la bouche, l’air très très méchant. Galaad rougit et choisit la meilleure option qui s’offrait à lui : la fuite. Il ne tenait pas à finir en ingrédients pour potion de Gryffondor un peu trop sanguin. Ou autre chose.

    Le jeune homme se carapata donc en vitesse, fonçant sans regarder dans la foule grouillante d’élèves tous aussi stupides les uns que les autres. C’était quoi cette manie de stagner dans les couloirs ! Il y avait des gens qui voulaient passer nom d’un troll. Galaad passa ses nerfs sur une face de nems qui n’avait rien demandé à personne avant de percuter de plein fouet une grosse masse en cuir non identifiée. Il en fut tellement surpris qu’il en laissa échapper son sac en cuir de dragon de première qualité. Laissant libre court à sa colère, le Serpentard se mit à débiter des reproches sans réfléchir alors qu’il ramassait rapidement son sac, vérifiant au passage que le cuir n’était pas abîmé. Il y avait bien évidemment un sort de protection, mais on ne savait jamais...

    - Salazar mais arrêtez de rester immobile au milieu des couloirs ! Vous voulez que je vous achète un dictionnaire pour vous apprendre la fonction de ce lieu ? Il y a des salles communes pour... Mrs. W-w-waston... Vous ? Ici... Bonjour... Vous n’avez rien ?

    Genre Galy, tu vas t’en sortir comme ça ? Le jeune homme déglutit difficilement, soudainement encore plus pâle que d’habitude. Mais cela ne l’empêcha pas de répondre de façon presque insolente pour répliquer. Il ne supportait pas qu’on se paye sa tronche è.é

    - Me passer un savon ? À moi ? Vous devriez plutôt vous occuper de vos élèves, Mrs. Watson ou peut-être demander conseil à un professeur compétent, je pense que cela pourrait être bien plus utile.

    Par contre le regard que la femme posait sur son sac ne lui disait vraiment rien qui vaille. Galaad fronça les sourcils, soutenant son regard tant qu’il le pouvait encore. Oui, c’était du cuir de dragon, et alors ? Elle était jalouse ? Il avait le droit de porter ce qu’il voulait ! Et peu importait si c’était un signe ostentatoire de richesse ! On ne disait rien à ceux qui se trimbalaient avec des affaires moldues alors qu’on lui foute la paix avec les siennes.

    - Oui, de l’authentique cuir de dragon. Du Norvégien à Crête, si vous voulez tout savoir. Pourquoi ? Il n’est pas interdit d’en porter à ce que je sache.

    Sinon Galy, tu peux aussi te jeter par la fenêtre, ça fera moins mal.






    Pourquoi avait-elle laissé son fouet dans sa chambre… Vous savez, elle l’avait d’abord acheté pour faire peur à ses parents qui avaient tendance à fouiller dans ses affaires, –et aux éventuels dragueurs lourdingues qui ne lâcheraient pas l’affaire : elle n’avait qu’à commencer à parler de corde en cuir, de fouet, de menottes et de pinces tétons pour qu’ils soient moins partants, tout d’un coup :face : - mais elle avait remarqué qu’il avait le même pouvoir sur les élèves de Poudlard… Quand elle se baladait avec –elle n’avait qu’à le glisser dans la poche arrière de sa combi de cuir !- elle pouvait sentir la sueur rouler le long des cous et les corps se mettre au garde à vous… A part quand on s’appelait Sways ou McAllister, là, forcément, ça n’avait pas le même effet….
    Normalement, elle gardait ce fouet sur elle, tous les jours –au cas où un bel étalon se perdrait à Prés-au-Lard, aussi, mais ça, elle ne l’aurait pas avoué à n’importe qui- mais ce matin, elle l’avait oublié, à cause de Balt, qui avait voulu jouer… C’était étrange, mais elle se sentait bien moins impressionnante sans. Pas vraiment « Dame en cuir » (malgré sa combinaison de motarde) mais plutôt « bouuuuuh, j’ai perdu mon jouet ». Mais il ne fallait pas le laisser croire aux élèves ! Ces petits salopiauds retenaient tous… Et ils pouvaient sentir la peur… !

    Avait-elle eu son fouet sous la main, elle se serait mis à jouer avec devant le petit Westchester… Ca faisait une arme de dissuasion parfaite avec les fils à papas dans son genre… Elle l’imaginait bien déglutir et piailler des excuses –ah, les fantasmes dominateurs de Tallulah !- Et puis, ça servirait d’exemple pour tous les gros durs alignés en rang d’oignons, derrière elle… Oh, rassurez-vous, elle n’avait jamais vraiment frappé un élève avec son jouet fétiche. Déjà parce que les châtiments corporels étaient interdits à Poudlard, mais aussi parce que Minerva l’aurait fichue dehors aussi vite que le blizzard, et que Tally avait besoin d’un job pour couvrir ses dépenses en boissons…

    Bref, Westchester venait de lui foncer dedans, elle attendait des excuses, Balthazar grognait, perché sur son épaule, tout était absolument normal. A la limite, la Directrice des gryffondors s’amusait pas mal, à le voir tout transpirant devant elle. Puis, son sourire moqueur se transforma en un rictus d’effroi. Quoi ? Quoi ? Il avait osé répondre ? Mais il voulait mourir, le petit gnome vert ?? Même les gryffondors derrière elle –sauf McAllister- parurent offensés : eux seulement avaient l’autorisation de se comporter comme des adolescents en pleine crise identitaires avec elle-
    -Pardon, Westchester ? Je rêve où tu te permets de critiquer ma façon d’enseigner ? Dit-elle en croisant les bras. Je ne savais pas que tu avais une si bonne expérience du professorat ? Peut-être que c’est toi, qui devrait être le directeur des gryffondors, je suis sûre qu’ils seraient ravis que tu leur donne des ordres, oui, tu ferais un excellent professeur.
    Elle eut un sourire carnassier qui n’augurait rien de bon. Mais la perspective de voir ce blanc bec martyrisé –c’est-à-dire, plus martyrisé que d’habitude- par ses élèves la mettait en joie. Et les ricanements des gryffondors derrière elle n'en étaient que plus menaçants.
    Elle ne se mettait pas en quatre pour ses élèves, et devait faire la professeur la moins apte à s’occuper d’adolescents de toute l’équipe de Poudlard, mais elle avait le chic pour ne pas le remarquer, ou au moins, pour faire comme si de rien n’était. Ce genre de remarques n’était donc absolument pas les bienvenues. Mais passons, un problème plus important venait de faire son entrée : le sac de tepu de Westchester. Oui, oui, un sac de tepu, puisqu’il n’y avait que des tepu –et des gens affreusement riches et dénués de conscience morale- pour oser porter un sac en cuir de dragon.

    Tallulah attendait donc que le malotru avoue sa faute, si possible en se prosternant devant elle et en s’excusant de ne pas respecter la nature comme il le fallait. Mais lorsque le serpentard prit la parole, ce fut avec la même suffisance, et là, le sourire de Tally disparut totalement : on ne plaisantait pas avec la planète.
    -Sais-tu que les dragons forment la troisième espèce menacée d’extinction au monde ? Ils sont tellement peu nombreux que les humains pensent qu’ils n’existent pas. Couver un œuf de dragon prend en moyenne 12 mois, un an de ta misérable vie, et maintenant, avec la pollution, ils sortent de leurs coquilles avec des malformations qui touchent les poumons, les jambes et ses ailes qui peuvent être mortelles. Un bébé dragon ne survit en général que 3 mois avant de mourir de ces malformations. Le Norvégien à crête est, d’ailleurs, l’une des espèces les plus menacées… CHUT, on n'essaie pas de m'interrompre! Sais-tu que ton sac de tepu doit valoir au moins 2 dragons de 12 ans… Tu es donc responsable de la mort de deux dragons pré-pubères… Ca te ferais quoi, si c’étaient les humains et non les dragons, qu’on tuait pour leur peau ? Tu imagine porter un sac qu’on aurait confectionné avec la peau de ta sœur et de ton cousin Lancelot ? Tu devrais avoir HONTE ! -10 points pour serpentard, je ne supporterai pas une telle sauvagerie !

    Elle se détourna de lui et ajouta, en direction de ses élèves :
    -Et ça vaut pour tout le monde, le premier que je trouve avec un accessoire en peau de dragon, il se prend des points en moins.
    Non mais ! Si on commençait à cautionner ce genre de débordement, où allait le monde ? Tallulah se drapa dans sa fierté et retourna planter son regard de harpie dans les yeux de ce salopiau de Westchester :
    -Tu ajouteras ça aux 20 points que je retire à ta maison pour ton insolence, Westchester, maintenant, disparait, ta vue m’insupporte.
    Et voilà, justice était faite !
    Sur ces mots, la professeur de vol lança un regard menaçant, dans le genre "si l'un de vous dit un mot, je le castre"- à ses gryffondors, puis s'éloigna de sa démarche bruyante, son lézard sur l'épaule fixant Galaad Westchester comme un gangster.







    Galaad avait plus ou moins conscience d’être insolent et si sa mère l’avait surpris en train de répondre à un professeur, elle lui aurait lancé un de ses regards qui faisaient se ratatiner ses fils et pouvoir être la cause de leur mauvaise humeur pendant trois mois. Mais sérieusement, la directrice des Gryffondor faisaient un peu peine à voir. Sa maison était dernière au classement, ses élèves s’acharnant à lui faire perdre les rares points qu’ils gagnaient. S’il avait été à sa place, il y aurait longtemps qu’il aurait recadré les choses. Oui bien sûr, parce que le Westchester était mieux que tout le monde. Et en plus elle essayait de le ridiculiser ? Les mots s’échappèrent de sa bouche sans qu’il ne puisse les retenir. Il marmonna en levant les yeux au ciel, plus pour lui même que pour Mrs. Watson d’ailleurs...

    - Depuis quand elle a la moindre expérience en enseignement... Elle n’a aucun diplôme...

    Oui, Galaad en avait assez de ses professeurs tous aussi incompétents que les autres. Une dresseuse de dragon en prof de vol, un Auror en prof de Runes, une française sortie de nul part en prof d’Histoire de la Magie, un soldat de la Légion en professeur de Potions. Aucun sorcier diplômé. Alors que lui devait passer ses ASPIC à la fin de l’année. Heureusement qu’il avait des professeurs corrects en Sortilèges et Arithmancie, sinon autant quitter Poudlard tout de suite, il en apprendrait davantage sur le terrain.

    Néanmoins, le Serpentard ne manqua pas de baisser les yeux, en souhaitant que tout se termine le plus vite possible. Il n’aimait pas être au centre de l’attention, préférant raser les murs et rester dans l’ombre. Là, Mrs. Watson se donnait en spectacle et il était malheureusement son partenaire désigné. Il devait attendre que ça passe et se tirer le plus vite possible. De toute manière, elle ne pourrait pas le garder indéfiniment. Il avait remis son sac sur son épaule et pensa filer en vitesse maintenant que la professeur avait terminé ses remontrances. Mais en fait, ce n’était pas du tout terminé. Voilà qu’elle se lançait dans un discours sur les dragons et menace de disparition. Galaad se retrouva extrêmement mal à l’aise. Évidemment il savait tout ça, et c’était triste mais... C’était une matière noble et... C’était un cadeau de Joann. Et puis euh... Oui, non mais elle avait raison ._. Il se sentait vraiment très bête et aurait aimé pouvoir disparaître sous terre. Non, il ne voulait pas que les dragons disparaissent ;___; Mais il n’allait pas jeter les affaires qu’il avait déjà, ce serait rendre vain le sacrifice des anciens dragons. Par contre il voulait bien ne plus en acheter... Heureusement, il ne fit pas part de sa façon de voir les choses et garda tout ça pour lui.

    Le jeune homme ne savait même pas quoi dire. Il resta donc à fixer les dalles de pierre sur le sol, les dents serrées. Oui, il avait compris, il pouvait partir maintenant ?! Galaad écouta la jeune femme lui ôter des points sans rien dire et sans même oser la regarder dans les yeux. Et merde... Trente points... Ce n’était pas rien. Il les regagnerait facilement en cours mais... Quand même. Jamais il n’avait fait perdre autant de points d’un coup à Serpentard...

    Lorsque Mrs. Watson lui demanda de partir, Galaad ne se fit pas prier et reprit son chemin pour tourner dans le premier couloir. Quelques Gryffondor tentèrent de l’empêcher de passer, lui attrapant l’épaule, mais il se dégagea en les fusillant du regard. Qu’ils aillent tous voir ailleurs. Enfin à l’abri des regards, le Serpentard put maudire mentalement la directrice des Bouffons d’Or autant qu’il en avait envie. Il espérait qu’elle se ferait virer le plus vite possible pour incompétence !
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Fate
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MessageSujet: Re: Vitrine des RPs [Pour les Membres & Invités]   Sam 24 Nov - 8:00


- Introduction

- Une soirée au Chaudron Baveur, part 1 -

Medrawt Westchester - Monde Magique



    « Un verre pour un héros de guerre ? Je vous invite ! Joignez-vous à nous ! Non ? Vous êtes sûr ? Allons ! Ne soyez pas timide ! Je me dois d’insister ! Allons mon Brave ! La nuit est si jeune encore… vous nous quittez déjà ?! Bon, à votre guise ! A la prochaine ! »
    Medrawt.

    Il n’y avait pas plus éloquent sur sa personne que le portrait qu’il présentait à l’assemblée du Chaudron Baveur en cet instant.

    Medrawt. Les bras ouverts à l’inconnu, un verre de liqueur ambrée dans une main, sa nouvelle canne dans l’autre (dont il avait lui-même sculpté le pommeau dans de l’os de dragon très couteux), assis sur une table centrale de l’auberge. Avec à ses genoux, bien sûr, une foultitude de jeunes gens.

    Hélas, l’homme qu’il avait aperçu en train d’errer dans la salle et dont il avait reconnu l’habit pour être celui de Légion Magique n’avait pas daigné se joindre à sa petite soirée improvisée. A vrai dire l’inconnu l’avait regardé, son visage oscillant entre une expression offusquée et terrorisée, comme s’il l’avait abordé un couteau à la main… Quelle drôle d’idée ! Quand même pas dès le premier soir… si ?! Certes il y avait eu des précédents ! Mais pas cette fois !
    Qu’à cela ne tienne, il en fallait plus pour désarçonner le jeune lion. Pour preuve, il bondit sur ses pieds – sur la table – tournoya sur lui-même en lançant à la cantonade : « Je lève mon verre à la rentrée, à ce mois de Septembre ! Trinquons, buvons jusqu’à l’aube, qui sait de quoi demain sera fait ! Andy ma Douce, à ton retour en pays civilisé ! Morgan, à ta déconcertante capacité à échapper à tes devoirs encore une fois ! Puissions-nous tous jouir de ton ingéniosité ! » Il adressa un clin d’œil à la demoiselle blonde assise à sa table ainsi qu'au jeune homme qui lui était presque en tous points semblable. Ce dernier lui répliqua d'ailleurs, levant également son breuvage à son intention :
    « Jouis de tout ce que tu veux mon cher !
    - Ne te fais pas le moindre sang à ce sujet mon ami !
    - Pas le moindre ! »

    Là-dessus, Medrawt vida son verre d’une seule traite et sauta au sol, saisit un siège et prit place en attirant sur ses genoux l’une des serveuses qui frôlait leur tablée dans l’honorable but de les servir.

    Ce soir-là serait sans doute l’un des derniers que Medrawt passerait ainsi, à lâcher la bride à sa nature passionnée ! Le jeune dandy pressentait qu’il ne pourrait plus aussi facilement s’amuser, au milieu d’un bienveillant cercle d’amis, ces personnes plus précieuses qu’aucune autre, aux mœurs aussi débridées que lui, avant un bon moment !
    Dorénavant, il aurait à surveiller ses gestes, ses paroles en public. Chose que Medrawt n’aurait jamais pensé avoir à faire un jour : ne pas faire trop de vagues… pour ne pas embarrasser sa famille et se montrer à la hauteur de la tâche qui lui incombait. Mui mui mui. Par quel miracle encore une fois, ou quelle folie, avait-il accepté cette mission suicide ?! (Ah c’est vrai, il n’avait guère eu le choix !) Medrawt n’était vraiment pas certain d’y parvenir… Or, il avait promis à son Père d’essayer de s’en donner les moyens… mais à cet instant, tandis que la sorcière se tortillait sur ses genoux, vibrait de rire contre lui, tandis qu’en face la chaleur piquante émanant de ses comparses les plus proches lui faisait bouillir les veines – les regards éloquents de Morgan, les sourires en coin d’Andromède – Medrawt sentait qu’il aurait un mal fou à suivre ses bonnes résolutions !

    Mais demain, il réfléchirait à toutes ces désopilantes réalités demain. Pour l’heure, il avait un deuxième verre de whisky pur feu à vider, puis un troisième pour le suivre sans nul doute, et une serveuse à déconcentrer alors qu’elle essayait désespérément de remplir le dit-verre de son audacieux client !



- Introduction

- Une soirée au Chaudron Baveur, part 2 -

Morgan L. Ashworth - Monde Magique



    La journée n'avait pas été de tout repos pour Morgan. Ce matin-là, il avait dormi à la demeure familiale – n'ayant pas fait la fête la veille, c'était plus pratique. Il avait dû se lever aux aurores, sa sœur insistant pour qu'il l'accompagne pour le rendez-vous de ce matin. Bon gré mal gré, il avait ouvert les yeux et daigné se rendre présentable.

    Une entreprise proposait d'aider à organiser des ventes et expositions du travail de leur père, afin de continuer à faire marcher les affaires des Ashworth. Britbrit voulait de l'aîné des garçons qu'il s'implique un peu et, pour une fois, Morgan y avait consenti. A 08h00 pétantes, ils étaient devant la porte du bureau de Mr. Lancaster, troisième du nom...

    Non, je déconne...

    Vous voyez vraiment Ash se lever à 7h ? Pour aller aider sa sœur à gérer les soucis familiaux ? Vous le voyez ne pas faire la fête et aller sagement dormir à la demeure des Ashworth ?! Eh, faut arrêter la fumette, hein, ça monte au cerveau !

    En réalité, voilà comment s'est déroulée sa journée :

    Raccrochage au nez de Britbrit en bonne et due forme à 8h – rendez-vous chez le notaire, et puis quoi encore ? Lever à 14h30. Petit-déjeuner à 14h40. Douche à 15h55 – oui, Monsieur a besoin de temps pour s'activer, beaucoup de temps. Clope à 16h40 – Monsieur a également besoin de temps pour se préparer. Départ de chez lui à 17h00. Rendez-vous chez Himogen, la serveuse qu'il a rencontré la veille à 17h30. Départ de chez elle après une partie de scrabble haute en couleurs à 18h35. Douche à nouveau à 18h55. Repas indien livré à 19h30. Départ du livreur à 20h00... Douche encore à 20h05. Hum. Repas avalé à 20h30. Arrivée au Chaudron Baveur à 21h15.

    … Une journée comme beaucoup d'autres en somme.

    ⊹ ⊹ ⊹ ⊹

    Il passa la porte du bar à l'aspect miteux, un grand sourire aux lèvres. Quoi de mieux qu'une cuite au Chaudron Baveur pour fêter l'arrivée de septembre comme il se devait ? Il eut l'agréable surprise de voir Medrawt (pour l'instant) tranquillement assis à une table, aux côtés d'Andy. Il aimait bien cette fille. C'était l'une des plus décentes avec laquelle son meilleur ami était sorti. Puis, elle avait un humour décapant et une façon de voir les choses qui lui plaisait. Enfin, fait non négligeable : elle venait avec eux en soirée jusqu'au bout de la matinée nuit. Il fut accueilli par une accolade chaleureuse de Medrawt et une bise souriante de la jeune femme. Il offrit la première tournée de whisky pur feu. Puis Med' la deuxième. Andy la suivante, et ainsi de suite. Au final, ils en perdirent vite le compte.

    Medrawt finit par monter sur une table, attirant de cette manière l'attention d'une bonne partie du bar – un vrai petit coq. Il essaya d'attirer un grand brun d'une trentaine d'années à leur table, mais le bougre ne sembla pas vraiment réceptif. Morgan crut même le voir serrer son sac contre lui tel une vieille dame effarouchée défendant son sac à main. Andromède, provoquée par un blond aux idées aussi mal placées que son cerveau, se lança dans un bras de fer qu'elle gagna haut la main. Les gallions qu'elle récupéra leur servirent à commander les quatre tournées suivantes. Morgan, quant à lui, usa de ses talents auprès de jeunes filles en visite dans la capitale : quelques tours de passe-passe lui suffirent pour obtenir le numéro de la rousse qui n’aurait pas craché sur d'autres genres de tours...

    Lorsqu'il revint à sa table, son ami avait déjà harponné la serveuse qui battait des cils à chaque fois qu'elle passait près de leur table, et ce, depuis le début de la soirée.


Mercredi 1er Septembre 1999.

Il s'avéra que la serveuse n'était pas vraiment célibataire. Il s'avéra également que son petit-ami n'appréciait pas vraiment qu'elle se fasse tripoter par un autre homme. Il s'avéra aussi que l'homme avait une force un poil supérieure à celle de Medrawt. Mais il s'avéra enfin que cette force était inférieure à celles de Medrawt ET Morgan réunies...

⊹ ⊹ ⊹ ⊹

Morgan lança à la montagne de muscles un Petrificus Totalus qui l'arrêta finalement dans son élan. Ils pouvaient être fiers d'eux : ensemble, ils avaient maîtrisé la bête sauvage. Il se sourirent, emplis d'une fierté sans nom d'avoir survécu à... ça. Sa petite-amie tellement amoureuse qu'elle était sur le point de le tromper poussa un cri inquiet et se précipita à ses côtés. Tandis qu'elle regardait l'état de ses blessures, elle cria à l'adresse des deux zigotos :

« - Bravo, quel courage ! A deux contre un, pas de quoi être fier, franchement... Si j'avais su... »

… J'aurais pas flirté avec un autre mec toute la soirée ?

Au lieu de les démonter, cette intervention eut pour effet d'agrandir davantage leur sourire. Tandis qu'il aidait Medrawt à se relever, Morgan tenta de relativiser les choses :

« - D'ici une petite demi-heure, il retrouvera l'usage de ses bras et ses jambes reviendront peu après. Il n'y a là aucune crainte à avoir, n'est-ce pas ? »

Il tourna la tête vers son ami, en attente de sa réponse, et en profita pour épousseter d'un geste la veste de Medrawt, l'air de rien. Westy répondit d'un air tout aussi sérieux :

« - Tout à fait, mon cher. D'ailleurs, puisque tout va pour le mieux, nous allons nous éclipser. En vous souhaitant la bonne soirée ! »

Ils lui firent une révérence et se détournèrent. Les injures qu'elle proféra alors que les deux compères revenaient dans le Chaudron Baveur les fit rire. Ah, certaines femmes avaient le don de s'égosiller pour pas grand chose.

Le reste de la soirée ? Ils burent, rigolèrent, parlèrent et crièrent jusqu'à se faire mettre dehors par le gérant de l'auberge. 5h05 ? En effet, ça commençait à faire tard pour cet établissement. En temps normal, ils auraient continué la soirée ailleurs, mais il fallait avouer qu'ils étaient quand même dans un état d'alcoolémie bien avancé – Medrawt un peu plus loin que les autres.

Les deux hommes raccompagnèrent Andy jusqu’à chez elle. Medrawt mit un quart d'heure à lui dire au revoir, entre les « Tu sais que je t'aime bien, toi ? », les « T'es vraiment une chouette nana » et les « On se voit la semaine prochaine, hein ? Dis, tu viens, hein ? ». Puis Morgan décida qu'il était hors de question que son meilleur ami rentre chez lui dans cet état. Certes, il l'avait déjà fait, mais c'était avant... avant que ces pourris décident de lui redonner la place d'héritier qui lui avait été retirée bien des années auparavant. Ils transplanèrent donc à son appartement et Med' tituba jusqu'à la chambre sans hésitation – les bonnes habitudes ne se perdent pas – où il laissa tomber sa canne dans un coin. Dans une tentative désespérée d'enlever ses chaussures, il tomba à la renverse sur le lit. Malgré ses divers essais, il ne parvint pas à un résultat très probant. Morgan se chargea donc de l'installer correctement – ou faire rouler, plus exactement – au-dessus des couettes et, avec des gestes moins précis que d'habitude – faut pas oublier qu'il est aussi bourré le Morgan –, il parvint à l'en débarrasser. Il fit de même avec la veste et le pantalon, et put enfin se mettre au lit alors que Medrawt dormait déjà. Il poussa un soupir de satisfaction à l'idée d'être dans son lit – la journée avait été longue, rappelez-vous – et déposa un baiser sur la tempe de Westy avant de sombrer à son tour dans les tréfonds du sommeil.
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