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 Et un peu de sucre en poudre | Lula

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Louise Hawkins
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MessageSujet: Et un peu de sucre en poudre | Lula   Mar 16 Oct - 21:21


Et un peu de sucre en poudre!
Défi Alea Jacta Est: Les pâtisseries du Cookie's Delight


Quelle heure était-il? Louise n'en avait aucune idée, mais à en juger par le froid mordant le jour n'allait sans doute pas tarder à se lever. La blonde se baladait à grands pas énergiques dans la Londres sorcière, plus pour se réchauffer que pour véritablement aller quelque part. Les rues étaient quasi-désertes en cette heure matinale, et Louise appréciait ce silence paisible, appréciait la vision des devantures noyées d'ombre des magasins, appréciait de n'entendre d'autre bruit que celui, léger, que faisaient ses baskets fatiguées en se posant sur les pavés. Elle déboucha dans une ruelle sinueuse de l'Allée des Embrumes, emprunta une volée de marches, levant le nez pour apercevoir là-haut un carré de ciel.

-Pariiis, je suiiis l'oiseau sans pluuuuumes, chantait-elle distraitement.

Elle était souvent debout avant le soleil, surtout maintenant qu'il commençait à ne plus faire très chaud; le froid, ça l'empêchait de dormir à coup sûr, elle avait toute les peines du monde à trouver le sommeil quand elle avait froid. Parce que d'une c'était pas agréable, et que de deux on pouvait mourir de froid, hein - bon, la Tamise n'était pas encore prise par le gel, hein, mais quand même, c'était une perspective peu rassurante et elle préférait de très loin passer les heures les plus fraîches de la nuit à se promener dans les rues de la ville plutôt qu'à se les geler passivement, enroulée dans le tapis persan qui lui servait de couverture, en attendant de voir si elle allait perdre ou non un orteil.

Et puis on en voyait de belles, la nuit à Londres. Outre ses camarades habitants des rues, il n'était pas rare d'y croiser tout ce que la capitale comptait d'oiseaux nocturnes; des soiffards qui sur les coups d'une heure du matin s'extirpaient difficilement des bars douteux qui semblaient presque les mettre au monde, trébuchant sur leurs ombres et vomissant leur Whisky Pur-Feu sur les pavés de l'Allée des Embrumes aux poivrots de luxe s'arrachant dans leurs tenues outrancières à leurs fastueuses boîtes de nuit et autres clubs branchés.

Mais il devait maintenant être cinq, six heures du matin, et cinq, six heures du matin, c'était le créneau des lève-tôt plutôt que des couche-tard, l'heure où ceux qui avaient un travail partaient travailler, sortaient de chez eux la mine chiffonnée et transplanaient sans enthousiasme vers on-ne-sais-où. L'heure, aussi, où les cafés ouvraient enfin leurs portes et où l'errance de la blonde prenait fin.

-Celuiii qui aaa la chair de poule, chanta-t-elle joyeusement en se dirigeant d'un pas énergique vers le Chemin de Traverse.

Elle déboucha bien vite dans la grande rue et entreprit de la remonter à grands pas. Une banquette, un café, quelques heures au chaud avant de se poser dans un coin pour chanter! Dormir un peu, si possible. Ils n'étaient pas regardants, au Chaudron, ils la laissaient squatter une table sans forcément consommer tant qu'il n'y avait pas trop de clients, et c'était parfait pour bien commencer la journée, une banquette et un café. Oh, et un gâteau! Un café, un gâteau. Un cookie. Ou un muffin. Ou les deux! Bon, par contre, ce n'était pas au Chaudron Baveur qu'elle trouverait des pâtisseries décentes; là-bas, à part de la soupe aux ailerons de Strangulots et du hachis parmentier, ils ne servaient pas grand chose. Et surtout pas de bon gâteaux bien sucrés. Bien sucrés... Mmmh...

Louise ralentit le pas jusqu'à tomber en arrêt devant une petite pâtisserie à la devanture rose et grise, le Cookie's Delight. Elle était déjà passé devant à de nombreuses reprises sans jamais y entrer, et en avait entendu beaucoup de bien - bon, mises à part quelques rumeurs étranges comme quoi certains des gâteaux servis seraient empoisonnés, mais Louise ne se fiait jamais aux rumeurs, en plus, l'interview de la gérante qu'elle avait eu l'occasion de lire dans un Sorcière Hebdo chippé dans un kiosque à journaux lui avait laissé une bonne impression (elle n'avait pas franchement l'air d'une empoisonneuse). D'un autre côté, Louise ne se fiait pas non plus aux journaux. Bref.

Elle s'approcha de la carte collées à la vitrine et la parcourut du regard. Gâteaux, génoises, cookies, brownies... La blonde sentit son ventre remuer avec enthousiasme tandis qu'elle lisait ces lignes prometteuses. Gâteau aux poires et aux amandes...

...seuls petits bémols: la boutique n'ouvrait qu'à dix heures ET la bourse de la musicienne était désespérément vide. Il avait plu sans discontinuer ces deux derniers jours et si le ciel était ce matin dégagé, laissant espérer que la journée serait belle, cette période de mauvais temps, bien que courte, avait eu un retentissement non-négligeable sur ses finances. Quarante-huit heures à dépenser sans rien gagner l'avait laissée sans une Mornille, et il n'était pas question qu'elle pioche dans la chaussette où elle conservait l'argent qu'elle destinait à l'achat de sa ferme en Espagne pour un gâteau, aussi délicieux soit-il.

Les pâtisseries du Cookie's Delight toujours bien présentes à l'esprit, la guitariste se remit donc en marche et entra résolument dans le Chaudron Baveur.

Elle balaya la pièce du regard. Un type à la mine sombre qui semblait prêt à se noyer dans son bol, une vieille femme à la peau grise et à l'oeil absent qui sirotait assise dans un coin une boisson sans nul doute alcoolisée, une toute jeune femme aux cheveux noirs posée sur une banquette... C'est sur elle que Louise jeta son dévolu. Elle salua Tom, commanda un café en promettant de payer plus tard et, sa tasse fumante à la main, s'approcha de la fille.

-Salut! s'exclama-t-elle d'une voix forte et pleine d'entrain, ce qui lui valut un regard courroucé de la part du type à moitié endormi. Comment ça va ce matin? T'es debout tôt, dis donc... Tu pars bosser et tu viens juste de te lever ou t'as fait la fête et t'es pas encore couchée?

Et sans plus de cérémonie, la blonde se laissa tomber sur une chaise en face de la brunette. Elle entassa son barda sur le sol et défit sa doudoune, resserra ses couettes et s'exclama, avec un large sourire:

-Moi c'est Louise, je crois pas qu'on se connaît. Tu prends souvent le petit-déj' ici? Ils sont pas trop mauvais en boisson, mais pour ce qui est de la bouffe, c'est une autre histoire, s'esclaffa-t-elle.

Elle but une longue gorgée de café, se brûlant agréablement les lèvres et le palais au passage. Il fallait toujours bien amener son sujet, ne pas demander à brûle-pourpoint de l'argent aux gens, parce qu'après ils se sentaient agressés et que c'était mort pour qu'ils donnent. Elle fit donc un clin d'oeil à la fille et reposa sa tasse, les mains toujours enroulées autour pour profiter de sa chaleur. Elle n'était pas pressée.

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Lula H. Blackwell
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MessageSujet: Re: Et un peu de sucre en poudre | Lula   Dim 21 Oct - 16:34

    Lula n'arrivait pas à dormir. Ça lui arrivait souvent depuis quelques années. Parfois, elle prenait une potion pour s'endormir, quand elle était à bout mais là, non. Cette nuit-là, Lula avait lutté contre Morphée, la méchante n'ayant voulu lui accorder que quelques heures de sommeil. Cette nuit, elle avait reçu la visite de ses démons habituels, chargés de la laisser garder les yeux ouverts. Les souvenirs, qu'elle préfèrerait oublier, le Canada, sa mère, le bonheur lointain, la mélancolie omniprésence, les réminiscences, ce qu'elle a vu, ce qu'il l'a marqué, la valse de ses pensées, infatigables, les choses à faire le lendemain, les choses à ne pas oublier, un article à écrire, faire les courses, acheter un livre, une plume, de l'encre, envoyer une lettre à son frère. Et la solitude, toujours plus écrasante. Tendre la main et constater qu'il n'y a plus Houna à ses côtés, vu qu'elle est partie. Se mordre des lèvres pour s'empêcher de crier parce qu'elle n'était pas capable de garder quelqu'un auprès d'elle. Alors, au bout d'un moment, aussi fatiguée que si elle n'avait pas dormi, Lula se leva. Il valait mieux pour elle d'arrêter de ressasser tout ça sinon, c'était mort pour le reste de la journée.

    La journaliste piétina les affaires traînant sur le sol et parvient à ouvrir les rideaux. La faible lumière du jour pénétra dans la pièce, lui permettant de voir un peu mieux la pièce. Bon, bah, c'était toujours Bagdad ici. Evidement, son appartement n'allait pas se ranger tout seul durant la nuit, il fallait qu'elle se mette ça dans le crâne un jour. En plus, maintenant, elle n'avait plus personne pour lancer un sortilège qui permettait de tout ranger d'un coup. Quoique, elle pouvait appeler son frère à la rescousse. Oui, c'était ça, l'idée ! Elle demanderait à Damian plus tard. Si elle s'en souvenait.

    Visiblement, il était tôt. Très tôt. Trop tôt. Elle n'avait plus l'habitude de voir le soleil qui pointe timidement de son nez. A part quand son patron, ô être aimé, demandait à la voir très tôt pour lui donner un article à faire. La plupart du temps, Lula n'était pas obligée de bouger pour écrire ses articles. Et ça l'arrangeait bien. Mais pas aujourd'hui. S'il y avait quelque chose que Lula n'aimait pas, outre le fait de parler, de ranger, de se retrouver seule, c'était bien le fait de se lever tôt. Bon, bah, aujourd'hui ne commençait pas très bien. Lula espérait que ça ne continuerait pas ainsi, elle était déjà assez au bout du rouleau, la pauvre choue.

    En ouvrant les placards, la Blackwell se rendit compte que la procrastination des courses n'était pas recommandée quand on voulait prendre son petit déjeuner. Il n'y avait rien à manger, rien à boire, que dalle, quoi. Et Lula avait faim, comme tous les matins. D'ailleurs, elle avait une sacrée envie de pâtisseries de chez Cookie's Delight. Du sucre, elle avait envie de sucre. Qu'à cela ne tienne, elle attendrait, plus ou moins patiemment, l'ouverture de la boutique et sacrifierait quelques mornilles pour son estomac. En attendant, elle avait du temps à tuer. Voilà pourquoi elle n'aimait pas se lever tôt : elle ne savait jamais quoi faire.

    Alors, Lula prit son temps pour s'habiller, choisissant après mûres réflexions, un jean qu'elle retroussa sur ses chevilles parce qu'il était trop grand et un sweet à capuche bleu foncé de marque Abercrombie&Fitch qui devait appartenir à l'un de ses frères il y a quelques années, sur un tee shirt toujours trop grand et appartenant toujours à l'un de ses frères. Si Lula devait rendre tous les vêtements qu'elle avait piqués à ses frères, sans doute ne lui resterait-il plus grand chose dans son armoire. Elle songea qu'après, qu'elle aurait pu faire un effort et mettre une robe de sorcière, bien plus passe-partout pour se balader dans le monde sorcier. Pas grave. Prenant au passage son argent et un bandana qu'elle noua à la va-vite dans ses cheveux à peine coiffés, elle sortit de son appartement. Et prit une grande respiration une fois arrivés dehors. Lula ne s'était pas aperçue que les murs de son appartement paraissaient étouffants depuis quelques jours.

    « Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. » C'est ce que lui disait son père quand elle devait se lever tôt pour aller à l'école moldue et qu'elle ronchonnait, à moitié endormie sur sa tasse de thé. Comme si, tout d'un coup, cette phrase lui permettait de retrouver le sourire et se dire « super, je suis fatiguée, je vais à l'école au lieu de dormir ». Lula n'a jamais été d'accord avec ça. Elle se contentait de se demander s'il fallait réellement se lever tôt pour avoir le monde. Et continuait de ronchonner à l'idée de se lever tôt. C'est en pensant à cette phrase que Lula se dirigea vers le Chaudron Baveur, déjà ouvert.

    Lula commanda du bout des lèvres un café et alla s'assoir à une table, toute seule. Elle versa trois morceaux de sucres (précisément) dans sa tasse et remua distraitement le liquide. Les cookies revinrent à son esprit, devenant rapidement obsessionnels. Bwaaah, elle avait faim. Elle fut interrompue dans ses pensées gastronomiques par une voix forte. Lula sursauta légèrement avant de lever les yeux vers la nouvelel venue... et de froncer les sourcils face à cette blonde bien trop énergique à son goût qui venait de lui parler. Mince, il allait falloir répondre. Buvant une petite gorgée de café, histoire de dénouer ses cordes vocales qui n'avaient pas été utilisées depuis pas mal de temps. C'était bon, le café, quand même ! En plus, ça permettait d'être un peu réveillée. Que demander de plus ?

    -Salut. Euh.. Je vais bien, merci.

    Lula n'eut pas le temps de répondre à l'autre question que déjà la blonde, Louise donc, reprenait la parole. Elle était vive cette fille. Et bavarde. Tout le contraire de Lula, en somme. Pas que la journaliste n'appréciait pas les compagnies plus expansives qu'elle, au contraire ! C'est juste que les gens bavards lui faisaient un peu peur quand même. Comment ils faisaient pour parler, ces gens-là ?

    -Moi c'est Lula, enchantée. Je ne vais jamais ici pour prendre mon petit déjeuner, c'est exceptionnel. Et toi, tu viens souvent ici ?

    Reprendre son souffle, profiter de quelques secondes de silence, boire un peu de café et parler, encore un peu. Pourquoi était-ce toujours difficile de prononcer des syllabes ?

    -Je ne commande jamais à manger ici. Pour le moment, j'attends que Cookie's Delight ouvre. J'ai une envie de cookie au beurre de cacahuètes et pépites de chocolat au lait.

    Et voilà, Lula se mettait à raconter sa vie et à faire plus de trois phrases. Elle baissa les yeux sur sa tasse, comme pour s'excuser de raconter des choses pas forcément intéressantes.


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Louise Hawkins
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MessageSujet: Re: Et un peu de sucre en poudre | Lula   Lun 22 Oct - 20:59

La jeune fille aux cheveux noirs ne parut pas particulièrement gênée par la bruyante irruption de Louise; elle répondit même à ses questions, d'une petite voix pas bien sonore et un peu éraillée, certes, mais visiblement de bonne grâce. Lula, enregistra la blonde.

-C'est joli, fit-elle remarquer avec un sourire appréciateur. Lula...

Lula lula lula, ça sonnait bien, Lula. Ça s'enroulait paresseusement autour de la langue, c'était chaud et doux comme une plage de sable l'été, Lula, mélodieux comme une berceuse. Louise considéra pensivement celle qui portait ce charmant prénom, se brûlant à nouveau les lèvres en les trempant dans sa tasse. Quel âge avait-elle? Seize, dix-sept ans tout au plus; avec son teint pâle, ses longs cheveux noirs et son visage enfantin, elle avait l'air fragile et doux d'une poupée et paraissait étrangement déplacée dans ce bar miteux tant par l'aura qu'elle dégageait que par les vêtements clairement moldus qu'elle arborait et qui, bien trop grands pour elle, accentuaient la petitesse et l'apparente vulnérabilité de son corps à peine formé.

-Oh, toi aussi? s'écria Louise lorsque Lula lui expliqua qu'elle attendait justement l'ouverture du Cookie's Delight.

C'était une sacrée coïncidence, et surtout une sacrée perche que le hasard lui tendait; demander subtilement de l'argent pour acheter des gâteaux serait bien plus aisé au détour d'une conversation portant sur lesdits gâteaux.

-Il paraît qu'elles sont super-bonnes, leurs pâtisseries, s'exclama-t-elle avec gourmandise. J'y ai encore jamais goûté, à chaque fois que je passe devant je me dis "Oh, il faut que j'essaye, un de ces quatre!", alors ce matin ça y est, c'est le grand jour. Depuis le temps que la vitrine me fait de l'oeil! Bon, j'ai pas encore décidé ce que je vais prendre, par contre.

Elle n'était pas une grande fan de cookies, elle préférait les gâteaux bien gras, bien fondants, bien collants.

Touillant rêveusement son café, Louise se reprit à observer la jeune fille qui lui faisait face, et dont, décidément, l'air enfantin la touchait. Sans doute son instinct maternel... non, elle ne croyait pas en l'existence d'un instinct maternel, c'était terriblement réducteur (comme si le fait de se soucier des enfants et de vouloir les protéger était une caractéristique purement féminine!); sans doute son instinct parental, plutôt, enfin, appelez ça comme vous voulez, disons ce qui la poussait toujours à se prendre d'amour pour ceux qui étaient blessés, fragiles, faibles, innocents, inadaptés, instables, mal-aimés, influençables, naïfs, cassants et instables, ceux que la vie cabossait, oubliait et chahutait.

-En tout cas, sage décision, hein, de ne pas manger au Chaudron.

Elle baissa la voix, se penchant en avant pour ajouter, sur le ton de la confidence:

-Il paraît qu'il y a eu un sacré cas d'intoxication alimentaire ici il y deux-trois mois. Enfin, d'après le patron, c'est pas la bouffe, c'est la faute aux chopes, tout une ribambelle de nouvelles chopes qu'ils avaient achetées je ne sais où et dont l'ancien propriétaire se servait pour stocker des poisons... Quelle est la vraie version, j'en sais rien, toujours est-il que je mange pas ici, moi, surtout qu'ils ont presque que des plats à base de viande.

Froncement de sourcils indigné.

-Enfin! Le Cookie's ouvre à 10h... Qu'est-ce que tu fais ici de si bon matin si tu ne t'es levée que pour aller acheter ton petit dèj là-bas? Tu ne connaissais pas les horaires? Nouvelle en ville?

Elle lui adressa un sourire chaleureux, avala une longue rasade de café et s'essuya sans élégance le nez d'un revers de manche.

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Lula H. Blackwell
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MessageSujet: Re: Et un peu de sucre en poudre | Lula   Ven 26 Oct - 16:08

    Il y avait des mots plus ou moins faciles à prononcer pour Lula. Il y avait ceux qui passaient ses lèvres sans trop de difficultés quand elle le décidait, qui glissait et qui prenait place dans la conversation sans que ça ne la dérange et ceux qui bloquait aux bords de ses lèvres, qu'elle ravalait en grimaçant et qui la laissait sans voix. En somme, les faciles à prononcer restaient bien rares. Le mot « merci », par exemple, faisait partie des mots récalcitrants qu'elle ne prononçait que rarement. Parce que sa signification était bien trop importante pour être lancer comme ça, sans y avoir réfléchi puis parce qu'elle l'avait tellement entendu qu'il était presque devenu insignifiant, or, elle ne voulait pas qu'il soit insignifiant. Aussi quand Louise lui dit que son prénom était joli et que Lula fut confrontée au cas de figure où, par politesse, elle aurait prononcer ce fichu mot, elle resta muette. Lula ouvrit bien la bouche, en tentant de le prononcer mais « Merci » sembla faire comme à son habitude : rester en travers de sa gorge en mode « Fuck me, i'm famous » et ne daigna pas pointer le bout de son nez. C'était que ce mot était capricieux, oui, madame. Bon, d'accord, avec Lula, tous les mots étaient capricieux. Alors, la Blackwell se contenta donc d'un signe de tête.

    Donc, Louise aussi attendait l'ouverture du Cookie's Delight... Lula eut un léger sourire, disparaissant bien vite quand elle but un autre gorgée de son café. La jeune fille était du genre à croire au hasard des rencontres, aux coïncidences, aux trucs dans ce genre là, qui faisait lever les yeux au ciel à sa mère et sourire tendrement son père. Sil elle rencontrait quelqu'un ce matin là qui attendait la même chose qu'elle, alors qu'elle avait juste l'intention de fuir son appartement et la solitude qui était lovée sur son canapé depuis quelques jours, alors oui, elle croyait au hasard des rencontres. Et plutôt deux fois qu'une.

    -Je te le confirme, elles sont « super bonnes », leurs pâtisseries.

    Lula ne développa pas sa pensée, n'ajouta pas qu'il fallait absolument que Louise en goûte, ne tenta même pas de la conseiller, de parler de toutes ses pâtisseries qu'elle n'achetait pas souvent mais qui faisaient briller ses yeux de môme. Lula resta silencieuse, un instant. Louise semblait être quelqu'un de suffisamment bavard pour ne pas qu'elle relance la conversation tout le temps. Lula aimait bien les gens comme ça. Ça lui permettait de rester récepteur des propos de l'émetteur sans avoir les émettre, justement. Ça lui permettait surtout de ne pas trop parler. Et ça, c'était cool. La journaliste se mit à fixer sa tasse tandis que Louise prenait la parole.

    Elle nota soigneusement les dires de Louise sur le cas d'intoxication alimentaire au Chaudron Baveur dans un coin de son petit cerveau accaparée par trop de pensées. Elle n'aura qu'à vérifier ça dans les archives de la Gazette du Sorcier. Si ça s'avérait vrai, il y aurait bien eu deux-trois mots là dessus dans la rubrique chiens écrasés. Quoique, elle aurait plus de chances de trouver ça dans un autre journal, plus intéressé par les conditions d'hygiène au Chaudron Baveur (qui n'avaient jamais été réellement exemplaires d'ailleurs) que l'était la Gazette du Sorcier. Enfin, bref, elle s'occuperait de son côté fouine plus tard. Là, maintenant, elle avait d'autres choses à songer. Comme, parler et répondre à Louise. Juste dire ce qu'elle fait là, taire les réelles raisons parce qu'elle ne pouvait pas dire que sa copine était partie, qu'elle n'arrivait plus à dormir, que c'est Bagdad dans sa tête et dans son appartement et baragouiner quelques mots. Allez, Lulu, tu peux le faire \o/ On est tous avec toi ! \o/

    -Hum... Alllez @___@ Oui, je suis nouvelle en ville mais je connais les horaires. C'est juste que je me suis réveillée tôt et j'avais plus rien dans mes placards.

    Allelouïa. En plus, c'était vrai. Enfin, c'était pas faux, quoi. Lula finit sa tasse de café et fit un signe à Tom pour en commander un autre.

    -Et toi, pourquoi être levée si tôt ?

    A dire vrai, elle n'aimait pas poser des questions, adepte qu'elle est de l'observation et du silence, mais, il y avait des personnes dont les réponses l'intéressaient. Comme Louise.

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Louise Hawkins
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MessageSujet: Re: Et un peu de sucre en poudre | Lula   Dim 28 Oct - 8:47






Elle ne parlait pas beaucoup, la Lula, et elle ne la regardait pas vraiment quand elle lui parlait, mais son silence n'était pas de ceux qui disaient tais-toi, aussi Louise ne se sentit absolument pas gênée à l'idée de rester là, assise à sa table. Elle était plutôt intrigante, cette petite - timide, en tout cas, vue la difficulté qu'avait Louise à obtenir des réponses articulées aux questions qu'elle posait. Mais combler les vides, noyer les blancs ne dérangeait pas la musicienne; elle savait s'accorder aux gens qu'elle côtoyait, à défaut de savoir accorder sa guitare. Si son interlocuteur avait des choses à dire, elle savait se taire; s'il préférait se draper de silence, elle était tout à fait capable de parler seule, pour le simple plaisir d'entendre une voix, fût-ce la sienne. Du temps où elle en avait une, elle allumait souvent la radio, pas pour la musique, pour que ça cause dans le fond - elle n'aimait le silence qu'à petites doses.

Le café avait réchauffé Louise; tandis que Lula lui expliquait qu'elle était nouvelle sur le Chemin de Traverse, la blonde retroussa un peu les manches de son informe pull rouge, parce qu'elle avait un peu chaud, mais pas trop, pas assez en tout cas pour l'enlever complètement; il faisait bon dans le Chaudron, et si elle avait été seule et n'avait pas eu vraiment très envie d'une bonne pâtisserie, sans doute se serait-elle permis de s'étaler sur la table en bois, la tête nichée au creux des bras pour une petite sieste.

Mais elle n'avait plus rien dans ses placards, Lula, voilà pourquoi elle était là de si bon matin. Cette explication n'était pas vraiment au goût de Louise, parce que sortir d'un appartement aux placards vides deux heures avant l'ouverture de la pâtisserie ne risquait pas de les remplir plus vite. À moins bien sûr que Lula ait préféré patienter dans l'animation d'un lieu public plutôt que dans la solitude de son chez-soi, mais c'était absurde, elle semblait si timide! En tout cas, elle parlait avec parcimonie, du bout du bec, et pour Louise, le mutisme, c'était de la timidité, point barre.

Mais Louise n'était pas de ceux qui ont besoin de tout savoir, de tout comprendre, de connaître la vérité à tout prix; de toute manière, elle avait sa définition bien à elle de ce qu'était la vérité. Ce que les gens disaient était leur vérité, fût-ce en contradiction avec les "faits" et autres joyeusetés rationalistes. Quand quelqu'un disait quelque chose, il était en accord avec lui-même, avec ce qu'il ressentait dans l'instant, avec ce qu'il avait au-dedans de lui, et ça, pour Louise, c'était la vérité. Être vrai. La blonde ne s'en fit donc pas et profita de ce que la Lula avait fait signe à Tom pour commander, elle aussi, un second café (elle réfléchirait plus tard à comment régler son ardoise qui décidément commençait à s'allonger dangereusement).

-Ben moi c'est à peu près pareil, hein, je me suis levée tôt et j'avais plus de placards.


Elle pouffa et entoura sa nouvelle tasse toute chaude de ses mains aux ongles rongés. Un de ces quatre, il faudrait quand même qu'elle essaie de se trouver un lit dans un centre d'hébergement, ne serait-ce que pour un soir, parce qu'elle commençait à fatiguer à force de nuits écourtées par le froid et l'inconfort, là. Mais elle avait jusque là rechigné à ce faire, tout simplement parce que le nombre de places dans ces centres était extrêmement limité et que tant qu'elle était encore capable de rester dehors, elle préférait le faire, laisser sa place à d'autres qui en avaient peut-être plus besoin qu'elle.

-Ca doit être sympa, d'être pâtissier, rêvassa-t-elle. Ca doit sentir bon, et puis sûrement qu'on peut en manger en passant... Si j'avais pas fait artiste, c'est un truc qui m'aurait bien plu, je pense. Mais c'est pas le genre de trucs qu'on nous propose à Poudlard, hein, la pâtisserie ou la musique! Pas assez sorcier, sans doute.

Elle balaya la pièce du regard - ça commençait à circuler un peu, dans les deux sens des sorciers défilaient, traversant la salle miteuse pour rejoindre l'une ou l'autre des deux Londres.


-D'ailleurs, tu devrais pas y être, là, à Poudlard?


Oh, elle ne demandait pas ça d'un ton accusateur, hein! Elle pouvait faire ce qu'elle voulait, la Lula, Louise n'était vraiment pas attachée aux règlements et elle n'allait pas jouer les moralisatrices. Elle avait simplement eu bien souvent envie de sécher, du temps de sa scolarité, mais n'avait jamais réussi; elle était donc tout simplement curieuse de savoir comment la Lula s'y était prise pour s'échapper du château.

-C'est pas encore les vacances, si?

Ben oui, elle était encore étudiante, non?... Enfin... Euuh... En y réfléchissant... Elle n'était plus si sûre d'elle, finalement.

Oups, elle avait peut-être fait une gaffe, là.

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Lula H. Blackwell
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MessageSujet: Re: Et un peu de sucre en poudre | Lula   Ven 2 Nov - 10:46

    Plus de placards ? Lula haussa les sourcils brièvement, l'air de se demander pourquoi Louise n'avait plus de placards. On les lui avait volés ? Non. Ce matin, Lula n'avait pas des capacités de réflexion très développés, la faute à un manque de sommeil conséquent. Et quand Lula manquait de sommeil, qu'elle se réveillait mal, il lui fallait du temps et une sacrée dose de caféine pour pouvoir utiliser son cerveau correctement. Mais, bon, elle allait faire un effort, histoire de ne pas passer pour un troll mou ! Son regard se posa sur les sacs de Louise, posés au sol, puis sur Louise, puis sur les sacs. Bon, pour ne pas paraître idiote, c'était un peu loupé là.. Mais la lumière fut dans le cerveau pas tout à fait réveillé de Lula. Ses neurones se reconnectèrent et ses sourcils reprirent une place normale. Évidemment... Si Louise n'avait pas de placards, c'est qu'elle n'avait tout simplement pas d'endroits où en mettre. Il lui avait fallu tout ce temps à Lula pour en arriver à cette conclusion. Elle devait être vaguement au bord du rouleau, la pauvre chou...

    Lula but une gorgée de son autre café en écoutant Louise rêvasser sur le métier de pâtissier. Lula, elle, n'avait jamais eu l'occasion de se poser des questions sur les possibles métiers qu'elle pouvait faire après ses études. Elle avait toujours voulu faire journaliste, simplement parce que son beau-père travailler à la Gazette du Sorcier et que depuis toute petite, elle trouvait ça génial, faire des articles pour les mettre dans un journal. De plus, la guerre l'avait un peu prise de court et quand elle s'était retrouvé au Canada, dans le monde moldu, elle n'avait pas envisagé de se lancer dans la pâtisserie... Pas que ça l'aurait réellement dérangé mais bon, Lula avait trouvé une place dans un journal moldu avant. Lula se contenta de dire :

    -Je suis d'accord, pâtissier doit être un beau métier.

    Lula n'ajouta rien, alors qu'elle aurait rajouté des choses. Elle aurait pu parlé de son métier ou du métier de Louise mais elle garda le silence au lieu de relancer le sujet. En tous cas, Louise était artiste. Comme le grand frère de Lula, enfin, son premier grand frère, Will. Et comme sa mère. Alors, oui, Lula aurait pu le dire, même si elle se doutait que ça n'avait pas grande importance, même si ça n'avait avancé à rien cette conversation. Mais non. Lula se mordit les lèvres et continua d'écouter Louise. Comme une spectatrice.

    Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres. Oh, elle avait l'habitude qu'on la prenne pour une élève de Poudlard. Il fallait dire qu'avec sa petite taille, son visage de gosse et son style vestimentaire d'adolescente, elle faisait loin de ses vingt ans. Mais ça ne la dérangeait pas plus que ça. Elle aimait bien faire plus jeune qu'elle ne l'était réellement, c'était pratique pour amadouer les autres. On se méfiait moins de quelqu'un ayant l'apparence d'une gamine, Lula l'avait assimilé bien vite. Et en profitait. De toutes façons, outre l'apparence, par bien des moments, Lula avait aussi la mentalité d'une gamine mais ça, elle ne l'avouerait pas, évidement. Puis, le temps où elle mentira sur son âge pour paraître plus jeune viendra bien assez rapidement.

    -Je ne suis plus élève à Poudlard, je suis journaliste à la Gazette du Sorcier.

    Et voilà, quelques mots simples et concis et ça expliquait tout. Lula apprécia s'entendre dire qu'elle était journaliste à la Gazette du Sorcier. C'était quand même un peu la classe, quoi.

    Lula finit son café et s’aperçut que le monde Sorcier était déjà bien réveillé, au vue des clients qui commençait à arriver, plus nombreux. La peur de la solitude, elle, était partie, chassée par la jovialité de Louise. Lula se sentait plus légère, plus apte à affronter son appartement vide de toutes présences, ses rongeurs exceptés. La faim, elle, était toujours présente mais pouvait patienter jusqu'à l'ouverture de la pâtisserie. Et là, Lula pourrait adopter le comportement d'une boulimique et noyé ses craintes dans le sucre. Oui, voilà, elle allait faire ça. Mais pour l'heure, il fallait rejoindre l'appartement. Peut-être qu'elle pourrait faire quelqu'un de constructif en attendant. Elle déposa quelques pièces sur la table, assez pour payer et sa consommation et la consommation de Louise, parce qu'elle se sentait d'humeur généreuse finalement.

    -Au revoir, Louise.

    Et ces trois mots suffisant à conclure, d'après Lula, la Blackwell quitta le chaudron baveur.


    4329+591=5072/2000 mots et tous les mots casés.

CLOS
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MessageSujet: Re: Et un peu de sucre en poudre | Lula   Jeu 28 Fév - 0:02

Défi Terminé & Validé !
Lula & Louise remportent 60 Gallions chacune !

congrats
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Et un peu de sucre en poudre | Lula

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