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 [Clos] Jamais moins d'une semaine [PV Léopoldine] le 15/10/1999, fin d'après midi

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Benedict A. Gordon
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MessageSujet: [Clos] Jamais moins d'une semaine [PV Léopoldine] le 15/10/1999, fin d'après midi   Mer 24 Oct - 21:39

« Tu devrais passer la voir ! Regarde moi ça, t’en meurt d’envie ! » « Nan c’est faux ! » « Mais regarde, tu recommences à te ronger les ongles ! » « C’est à cause du boulot, ça, Conscience ! Alors tais-toi ! » « Mais ouais c’est ça ! Moi je dis juste que… » « Mais t’es pas ma MERE ! ».

Voila. Ça faisait une semaine jour pour jour que Benedict Gordon hésitait entre rendre visite à sa nouvelle « amie » et ne pas lui rendre visite. Tous les jours de la semaine avaient donc coulé ainsi. A un moment de la journée, il se demandait « ben tiens ! Pourquoi je n’irais pas la voir, juste en coup de vent ! Juste histoire de lui demander si elle n’a pas vu mon briquet ! » mais finissait toujours par ne pas continuer sur sa lancée. Et puis, plus les jours passés, plus il y pensait. Pas à elle, bien sûr. Mais à cette frustration du « naaaan ! J’ose paaas ! J’irai la voir demaiiiin ». ça le rongeait et il se sentait faible, convaincu de jour en jour qu’il fallait absolument qu’il y retourne. Cette fille n’avait pourtant rien d’exceptionnel mais il y avait eu, ce jour-là, une sorte de flou. Enfin, pas parce qu’il était bourré lors de leur rencontre. Mais c’était la fin, un peu maladroite, qui l’avait laissé affamé pour le coup. Et puis, ils ne s’étaient pas dit adieu, il savait où elle vivait et…c’était un harceleur professionnel, donc rien ne l’obligeait à ne pas la revoir.
Il voulait jute attendre le bon moment. S’il était revenu deux jours après, elle aurait trouvé cela louche. Un mois après ? Elle se serait déjà maqué et serait, il en était sûr, sûrement déjà enceinte (oui, pour Beniet, ça allait très très vite une fois qu’on se mettait en couple !). Il avait donc calculé son coup. Une semaine, pas un jour de plus ou de moins. Histoire qu’elle se souvienne de lui mais qu’elle n’ai pas l’impression qu’il lui pompe l’air.

Ce fameux jour arriva donc, un vendredi après-midi. Il finissait enfin de travailler, après avoir servi un client plus qu’exigent qui lui avait demandé d’enlever un bouton à la veste qu’il leur avait commandé parce que ça ne faisait pas « chic ». Chic ! Il allait lui en foutre, lui, du chic ! Il avait donc du faire changer la veste, l’envoyant à l’un de ses esclaves personnelles et la récupérant un quart d’heure après, lorsque le vieillard commença à s’impatienter.
Et puis, Joann avait encore fait des siennes, se trompant entre les boutons pressions de 15 mm et ceux de 10. Et ce con avait, en plus de cela, commandé des rivets tout cela parce qu’il n’avait pas eu l’intelligence de vérifier dans l’une des réserves s’il en restait encore. Ils allaient encore se retrouver avec un stock d’objets multiples et variés qui n’allaient leur servir que deux plus tard ! Bon, d’accord, son patron n’avait rien fait de mal, enfin si, il faisait tout de travers, mais aujourd’hui n’était juste pas le bon jour pour le faire chier. Il allait surement se recevoir un rateau monumental. Pourquoi un rateau ? Parce que Léo était étrange et euh…pas du tout le genre de femme qu’il avait pu rencontrer. En fait, elle manquait carrément de féminité et c’était déstabilisant. Il pouvait s’attendre à tout avec elle.

Mais bon, ne parlons pas de malheur et arrivons en enfin au fait. Beniet donc, après son harassante journée de travail qui se termina vers 18h30, sortit de Lambertson&co et se dirigea à pas décidé sur les trottoirs du Chemin de Traverse. Il ne prit pas la peine de rentrer chez lui, parce que ses vêtements de boulot étaient déjà bien classes et que, finalement, son hôte s’en foutrait surement largement. En tout cas, si elle lui disait quelque chose, il lui fichait son balai devant le nez pour lui apprendre à quoi ça servait ! Il fit cependant un petit détour, dans un magasin de nourriture et, entre les jus de citrouille et les strangulots congelés, trouva enfin ce qu’il cherchait : un pack de bièreaubeurre. Après avoir payé son achat, il ressortit donc, direction, le Chaudron Baveur.

Lorsqu’il passa la porte de la taverne, il ne regarda même pas le gros patron qui, lui, le fixait avec des yeux étonnés. Ben quoi ! Il n’avait jamais vu un homme beau, dans son palais de la débauche ? Pas étonnant ! Le beau peuple ne devait pas souvent mettre les pieds dans un tel salon de thé. Il se dirigea donc automatiquement vers les escaliers, reconnaissant au passage, le chemin qu’ils avaient emprunté cette fameuse nuit, essayant, étrangement, comme par réminiscence, de ne pas faire de bruit. Enfin, il arriva dans un long couloir, dont il ne se souvenait plus (parce qu’il avait été complètement bourré en montant les marches) et hésita en regardant les différentes portes qui se ressemblaient cependant toutes. Et maaarde !! C’était laquelle déjà la bonne ! Beniet fit donc plusieurs fois le couloir en long, collant son oreille à toutes les portes pour essayer de retirer celles qui n’étaient pas les bonnes. Peut-être qu’ainsi, par élimination, il trouverait le palais de la belle Léo ! Après être tombé sur ce qu’il avait cru être un couple de géants (les bruits des ressorts nous disent tout) et une dispute de gobelins, il arriva enfin devant une porte au travers de laquelle il n’entendit rien.

Incertain, il décida donc de toquer à celle-ci, cachant, au cas où, son pack de bièreaubeurre derrière son dos. Peut-être qu’elle n’était même pas là ! Peut-être qu’elle n’avait même pas son couvre chef et son briquet ! Peut-être qu’il n’aurait pas du venir parce qu’au final il s’enfichait ! Peut-être que…tieeeens !! Léoooo ! Bingo !


« Hey » Dit-il en élevant le pack de bières dans les airs « j’ai mes bières ! » Cool ! Je suppose qu’elle est ravie de l’apprendre. Et elle sera encore plus ravie lorsque tu te prendras une cuite sur son canapé à 19h ! Il la regarda avec ce petit sourire séducteur qu’il affectionnait tant qui se transforma bientôt en rictus moqueur. Ahh ! C’est qu’elle lui avait presque manqué, la petite ! « Je peux entrer ? Merci ! »

Il dépassa donc la jeune femme, en tachant bien de froller son nez du bout du doigt, comme on ferait avec une enfant, et s’installa sur le canapé de la blondinette avec aise. Ben quoi ! Comme ça elle ne le virerait pas ! Pas de rateau, pas de pleurs, pas de cuite en solitaire, tout était parfait !
Avachi sur le canapé, donc, il jeta un œil sur l’appartement. Tiens donc ! ça avait changé, ici, non ? Etait-ce…rangé ?

« Tes parents sont venus faire une inspection des dégâts dis-moi ? A moins que tu n’es employée un immigré centaure pour te faire le ménage » Un sourire se dessina sur ses lèvres qui se changea bientôt en éclat de rire. Un centaure femme de ménage !! Bwahaha ! La bonne blague ! Il faudrait qu’il la ressorte, celle-là ! Il devait la marquer quelques parts.

« Tu te rends compte que ça fait une semaine, jour pour jour, qu’on se connaît ? » Oui, et ce n’était pas un hasard ! « Une semaine… » murmura t-il, en regardant la jeune femme qui se dessinait devant lui. Ouais ! Une putain de semaine !


Désolée, c'est vraiment pourri xD Je déteste commencer, aussiiii xD
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Léopoldine C. d'Alençon
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MessageSujet: Re: [Clos] Jamais moins d'une semaine [PV Léopoldine] le 15/10/1999, fin d'après midi   Mer 24 Oct - 22:31

--Rosmerta, je n’ai pas le choix ! Cette… Ce voyage d’affaire est extrêmement important, je ne peux pas le rater !
-d’Alençon, ça pourrait être ton voyage de noces que je m’en ficherai bien ! J’ai besoin d’une serveuse, et ma serveuse, c’est toi, tu pars, tu perds ton boulot !
-Mais si j’arrive à trouver un remplaçant ?
-Alors on verra ! Tiens, prend ton argent, et vas-t-en, ne traîne pas ici alors que ton service est terminé !

La française fit la moue et referma la main sur les quelques gallions que sa patronne lui avait donné. La conversation n’avait pas été réjouissante, mais elle s’en était doutée. Personne ne demandait un congé de maximum deux semaines à sa bosse sans s’attendre à des cris, du sang et de la certitude que ça ne fonctionnerait pas ! Léo, malgré toute sa confiance en soi, n’échappait pas à la règle !
C’est avec un soupir qu’elle quitta les Trois Balais, un signe de main furtif à Daren, son collègue allemand et teubé –mais qu’elle aimait bien tout de même. Son programme de la soirée était simple : rentrer, enfiler la tenue la plus laide mais aussi la plus confortable qui soit, et terminer de ranger son appartement, du moins… En partie.

Léo était une bordélique finie, mais elle aimait ranger de temps en temps, quand la poussière, les trucs sur lesquels elle s’écorchait les pieds ou qu’elle cassait en ne faisant pas attention devenaient trop pour elle. Généralement, elle profitait de toute une journée pour tout mettre au propre, mais dans une petite chambrette comme celle qu’elle avait au Chaudron Baveur, faire de la place était compliqué. Elle avait empilé les livres, les cartons, les cartes, les boîtes vieilles de 100 ans, contre les murs, et le milieu de la pièce n’était qu’un no man’s land étrange, un cercle sans vie. Les bibelots entassés devant les fenêtres tamisaient la lumière, et a française avait plus que jamais l’impression de vivre dans une caverne.
La raison de cette folie ménagère était très honnête : elle en avait assez que tout le monde lui fasse des réflexions sur son appartement. Le dernier en date était son cousin Loras et son frère, Antoine, qui étaient passés la veille au soir, après une soirée à faire elle ne savait trop quoi dans Londres pour « prendre de ses nouvelles », et qui avaient commenté tout, absolument tout, dans son antre. Elle avait fini par crier : Je vous parie que d’ici deux jours, cette chambre sera impeccable, avant de leur claquer la porte de sa salle de bains au nez –décidément, s’enfermer dans sa salle d’eaux était devenu une habitude, chez elle !-
Elle avait donc hâte de rentrer, de lancer quelques « recurvite » et de dormir tout son soul, et après avoir transplané sur le Chemin de Traverses, elle s’engouffra dans le Chaudron Baveur sans un « bonjour, vieil homme chauve » et rejoignit sa chambre avec autant de grâce qu’une otarie en tutu.

HOME SWEET HOME ! La française avait à peine refermé la porte qu’elle enlevait ses vêtements, et allait repêcher sa tenue d’intérieur : un tee-shirt bleu fluo trop court, un pantalon de jogging vert bouteille en peau de pêche, des chaussons violets du meilleur effet –sisi- et pour parfaire son style négligé, elle attacha ses cheveux en un palmier tout droit sorti des années 80, pour être plus à l’aise dans son rangement. Cap et Gavroche la regardèrent faire avec intérêt, jusqu’à ce que le chien décide d’aller faire un somme, et que le volatile ne parte en quête d’un bijou à rapporter. Léo se mit immédiatement au travail –une fois qu’elle avait commencé quelque chose, elle détestait délayer- et plongea dans la poussière, armée de sa baguette et d’un verre d’eau, pas loin. Elle avait oublié la bièreaubeurre, erreur de débutante.
Au bout d’une heure, on frappa à sa porte, et la jeune fille se redressa comme une lapine surprise dans son terrier. Elle avait mis des gants roses pour décrotter le bas de son canapé miteux, et ses cheveux étaient pleins de poussière, à part ça, tout allait bien dans le meilleur des mondes.
Qui pouvait donc se ramener chez elle à… Bientôt 18h ? La française fronça les sourcils et se gratta le bout du nez avec son gant. Ah, ça devait être le service d’étage, ces imbéciles n’avaient toujours pas compris qu’elle ne voulait pas qu’on fouille dans ses affaires en «agitant un plumeau pour faire comme si on travaillait ». Aaah, ils allaient l’entendre !
-Ecoutez, je vous ai déjà dit que je ne voulais pas… Gné ? Be.. Benie ?
Elle avait ouvert la porte en grand et avec énergie, révélant d’un coup sa tenue ridicule, son visage plein de poussière et ses gants roses immondes.
-Mais qu’est-ce que tu fiche-là ?
Bonne question. Très bonne question, en réalité, car enfin, qu’est-ce que ce type bien habillé pouvait vouloir fabriquer chez une fille mal attifée, mal aimable, bref, tout l’inverse de sa petite personne ?
Elle était tellement étonnée qu’elle le laissa entrer sans broncher, l’air de s’être pris un sortilège d’oubliettes en pleine face tandis qu’il lui fichait le pack de bière entre les mains, et qu’elle s’en emparait, sans trop savoir pourquoi. Et c’était quoi ce « je te frôle le nez »… Elle avait passé l’âge des « bisous d’esquimaux » il la prenait pour qui ? Dora ?! Fort heureusement, il s’agissait de Léo, et une Léo ne restait pas sans râler bien longtemps !
-Ah bah vas-y, fais comme chez moi, surtout !
Elle se tourna vers lui, le pack de six contre la hanche, et l’air faussement excédé. Bon, elle devait bien avouer qu’elle était contente qu’il se soit ramené… Léo n’était pas une romantique, elle n’avait pas passé sa semaine à frémiiiiir en imaginant Benie venir à sa porte –d’ailleurs, vu son taux d’alcoolémie lors de sa première visite, elle se doutait qu’il se rappelle seulement du chemin jusqu’à chez elle- mais elle devait bien avouer qu’elle se sentait légèrement plus… guillerette tout d’un coup. C’était sûrement parce qu’il lui donnait l’occasion de l’enquiquiner à nouveau !
Elle se dirigea vers le plan de travail et y déposa l’élixir des Dieux –elle était légèrement en manque de bière- Elle en sortit deux, et se dirigea vers Benie, genre, tout était normal, il y avait un squatteur régulier dans son salon !
-J’ai engagé personne, je peux les choses moi-même… Et personne ne m’a poussée à le faire, j’en avais marre du bordel, c’est tout !
Elle se demanda vaguement s’il serait vexé qu’elle ne l’ait pas fait pour lui, mais elle en doutait : Benedict n’avait pas l’air d’aimer les sentimentales, il était plutôt du genre à les fuir, si on voulait son avis !
Et BAM, pile au moment où elle se disait ça, lui, il lui sortait que ça faisait une semaine qu’ils s’étaient rencontrés. Léo lui jeta un regard désabusé en s’installant sur une pile de livres compacte.
-Tu retiens ce genre de trucs ? Ooooooh, c’est troooop mignon, dit-elle d’un ton sarcastique en ouvrant sa bouteille sans ménagement avant de la lui tendre. Tiens, elle se rendit compte qu’elle avait oublié un léger détail, quand il s’était installé sur le canapé :
-Au fait, le canapé est plein de Javel, tu ferais mieux de te lever si tu veux garder ton pantalon !
Elle lui adressa un sourire de peste en portant sa bière à ses lèvres. Cette enfant était un ange de bonne volonté, qu’on se le dise !
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Benedict A. Gordon
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MessageSujet: Re: [Clos] Jamais moins d'une semaine [PV Léopoldine] le 15/10/1999, fin d'après midi   Mer 24 Oct - 23:43

La tête de Léo lorsqu’il était arrivé ! Bwahahaha ! Pour une fois que c’était LUI qui l’étonnait ! ça changeait ! La dernière fois, elle l’avait bien fait mariner en oubliant « par mégarde » son t-shirt sur le canapé. Geeenre ! Il y avait repensé pendant une nuit (oui, il pense à ce genre de chose quand il est dans son lit !)(mon perso est pathétique !) et il en était venu à la conclusion qu’elle l’avait fait exprès, pour voir SA réaction, et pour qu’il s’en aille frustrer. Et bien, là, c’était à elle d’être surpris.
Il analysa secrètement la créature, levant mentalement les yeux au ciel. Doux Jésus ! Elle n’aurait pas pu avoir un peu d’instinct ? Sentir qu’il allait venir et opter pour un déguisement plus approprié pour du ménage érotique ? Il fallait vraiment qu’il refasse son éducation…et sa garde robe. Il faudrait d’ailleurs qu’il jette un coup d’œil à ses fringues et qu’il joue, le temps d’une heure peut-être, les William Carnimolla. D’accord, « Belle toute nue » n’existe pas encore en 1999 mais sachez que c’est Benedict qui a inventé le concept !

Il se débarrassa donc des bières qu’il déposa presque délicatement dans les bras de son hôte, sans attendre sa réponse.
Alors comme ça, elle avait décidé de ranger son appartement sur un coup de tête. Benedict hocha légèrement la tête, l’air faussement impressionné et décida d’opter pour la réfugier centaurienne. Il enleva ensuite son manteau, qu’il déposa bieeen précieusement sur le canapé, histoire de retrouver un peu plus ses marques. La jeune femme venait d’arriver avec deux bières, bières qu’il suivit du regard avec soif. Il la regarda s’acharner sur leurs boissons, prenant soin, cette fois-ci, de l’analyser de la tête aux pieds.

Cette fille n’avait vraiment rien de sexy. Ça changeait de cette d’Alençon qu’elle avait rencontré au Ministère de la Magie. Ça c’était une femme ! Avec des talons, une poitrine plus ou moins importante et des vêtements cintrés qui laissaient deviner pas mal de chose sur le physique du personnage. A travers ce jogging/truc moche/torchon que Léo avait sur le dos, il était bien difficile pour notre Benedict de deviner quoi que ce soit. Et puis…les couleurs n’allaient vraiment pas ensemble.

Et ouais, il retenait ce genre de chose. C’était un grand romantique au fond ! Un Alan puissance 10 qui dessinait sur les portes des toilettes pour garçons des cœurs avec écrit dedans « Alan + Ethan = l’amûûûû ». Il tendit la main pour attraper goulument sa bière et souleva un sourcil dubitatif.

« Yep ! C’est ma dernière cuite officielle, en fait ! Et puis, on n’oublie pas un si joli…visage ! »

Beniet ! Ses yeux…sont plus hauts ! Il les releva donc soudainement, souriant légèrement en espérant ne pas s’être fait capté. De toute façon, au fond, il s’en fichait ! La demoiselle connaissait très bien ses intentions de toute façon. Enfin, peut-être pas, mais elle s’en doutait surement. Lui, un beau jeune homme, ne devait surement pas venir pour faire une partie de cricket dans un appartement riquiqui. Non ! Et bien que la véritable raison de sa venue ne remplisse pas totalement l’esprit du jeune homme (non, il ne s’agit pas non plus d’un obsédé !) il était conscient qu’un jour ou l’autre, ça arriverait forcément. Elle finirait bien par ôter ses horribles vêtements, que diable !
Il porta donc sa bière à sa bouche, lançant un semblant de regard séducteur à Léo et se perdit dans la douceur et l’amertume (deux choses contradictoires, je sais !) de sa bière. Mais la voix de la maitresse de maison le fit soudain paniquer. Quoi ??? De l’eau de javel ! Sur son magnifique pantalon qu’il avait payé super cher !! Naaaan ! Et sa veste ! Sa veste quoi ! Magnifique veste en velours ! Bordel de loutre ! Elle aurait pas pu prévenir !

Il se releva donc avec rapidité, ramassant au passage son manteau et posant sur la petite table basse sa bière à peine entamée.
Il analysa ensuite les dégâts, retournant sa veste pour remarquer que des légères points blancs apparaissaient sur le bas du vêtement ! Bordel !
Puis, il se retourna pour mater son pantalon. Bordel, le liquide avait commencé son œuvre de dépigmentation. Sans trop réfléchir, et parce qu’il est un peu bêbête, il commença donc à le déboutonner et à l’enlever pour l’observer de plus près.

« T’aurais pas de l’eau ! Il faut ABSOLUMENT que j’enlève cette horrible tâche qui va faire blanchir mon pantalon ! »

Comment ça, Beniet ne savait pas qu’on ne pouvait rien faire face à de l’eau de javel. Ne se rendant pas compte que les poils de ses jambes étaient à présent apparents, il se dirigea vers la partie cuisine de la pièce et plus particulièrement vers le lavabo pour essayer de récupérer son vêtement.

« Pourquoi ça ne s’enlève pas ! Pourquoi ça ne s’enlève pas ! »

Le pauvre commençait légèrement à s’énerver, frottant avec force avec son éponge.

« Bordel, Léo, t’aurais pas pu me prévenir ! Mon pantalon quoi ! »

Ouais, il en voulait à la jeune femme et il la pointait de son éponge accusatrice ! Bordel ! Il n’avait plus qu’à se noyer dans l’alcool, en calbut et les chaussettes noires apparentes.
Attendez une seconde ! Il était en caleçon noir, avec une chemise blanche et une cravate, et des chaussettes noires (oui, en enlevant son pantalon, il a aussi retiré ses chaussures) dans l’appartement de Léo ? Mais c’est qu’il progressait, le petit ! Bon, d’accord, il était aussi ridicule qu’elle mais lui ne l’avait pas délibérément choisi.
Conscient qu’il ne pouvait plus faire pour son pantalon, il balança l’éponge dans l’évier avec une moue pas contente au visage et revint à sa place, enfin pas sur le canapé, pour récupérer sa bièreaubeurre.

« On a même pas trinqué, marin d’eau douce ! »

Balança t-il, peu convaincu par sa réplique et avide de finir rapidement sa boisson. Son pantalon quoi ! Il approcha donc sa bière de celle de la jeune femme et, après avoir entendu les verres de bouteilles se cogner, recommença à boire au goulot.

« Aaaahhh !!...Au fait, t’aurais pas un pantalon ? Je me sens légèrement ridicule comme ça ! »

Ah bon ? Il voulait vraiment emprunter un fute à Léo ? N’était-ce pas pire que d’être à moitié à poil chez quelqu’un ? Oui, surement, mais il n’avait pas envie de se faire violer par la demoiselle. (Geeeeeenre !!!)

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Léopoldine C. d'Alençon
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MessageSujet: Re: [Clos] Jamais moins d'une semaine [PV Léopoldine] le 15/10/1999, fin d'après midi   Jeu 25 Oct - 20:00

Rooooh, en voilà des manières, mater ses seins comme ça ! Lorsque ce pervers de Benedict plongea son regard bleu et plein de concupiscence vers son pauvre décolleté, la blonde croisa les bras d’un air pincé. Ce n’était pas qu’elle était prude –elle avait passé plus de temps en culotte et tee-shirt qu’habillée, ces deux dernières années- mais ce regard lui rappelait trop bien leur dernière entrevue en date, le tee-shirt qui tombe, Benedict qui se barre… Moui, moui, c’était bien ancré dans sa p’tite tête ! Léo, elle, refusait d’être associée à une simple vue panoramique sur ses seins. Ce n’était pas des manières, et puis, son décolleté n’était pas aussi impressionnant que… Mettons, celui de sa cousine Iphigénie –alias Miss Pète-sec- qui avait toujours eu plus de formes qu’elle, et qui s’habillait comme une secrétaire sexy, même quand elle restait chez elle à mettre au point des plans démoniaques pour conquérir le monde avec ses gros seins. Non, Léo n’était pas comme Miss Gros Lolo, et Benie allait devoir si faire, s’il voulait squatter souvent !
-Pff, quel blaireau !
Elle leva les yeux au ciel, et reprit une gorgée de potion magique de bière. Sa dernière cuite ? Elle en doutait, il avait sûûûûrement dû se mettre mal et squatter chez une autre fille durant la semaine, mais elle n’en dit rien, persuadée qu’elle trouverait un moyen de se moquer de lui par la suite !

Et Dieu, enfin, la force supérieure qui s’amusait avec le monde comme avec des marionnettes, entendit ses prières. Merci, merci, milles fois merci aux moldus d’avoir inventé la javel. Certes, Léo aurait pu en finir avec ce canapé en un coup de baguette, mais elle appréciait faire certaines choses elle-même. Ranger en faisait partie, et tous les récurvites du monde ne valaient pas de la javel, quand on en venait aux tâches ménagères difficiles. Elle en avait généreusement imbibé son canapé-lit pour lui redonner sa blancheur, car les premiers sorts qu’elle avait lancés n’avaient pas permis d’ôter les taches les plus incrustées. Elle avait frotté et frotté et frooootté, jusqu’à ce qu’il retrouve sa blancheur d’origine, et avait laissé le tout reposer. Et voilà que justice était faite, que l’arroseur était arrosé, enfin, vous l’aurez compris, que Benie avait ce qu’il méritait en s’asseyant comme un pacha sur le canapé : ses vêtements hors de prix ne survivraient pas à sa javel super puissante !
Léo regardait son « invité surprise » se débattre avec ses vêtements pendant un moment, bien contente de ce malheureux concours de circonstances. Non, c’était vraiment trop bête, un si beau costume ! La française n’avait rien contre les personnes bien habillées –et contrairement à ce que ce type semblait penser, elle savait elle aussi s’apprêter avec élégance –réceptions, réunions de famille et autres manifestations barbantes obligent- mais ce Benedict semblait accorder une importance dé-me-su-rée à ce que les gens portaient, cela lui ferait les pieds !
Force est de noter que lorsqu’il retira son pantalon comme si ce dernier était en feu, Léo se pencha léééégèrement sur le côté pour admirer la vue. Mon Dieu, mais ce qu’il était poilu ! Mais il avait de jolies gambettes, pour un dandy ! Bon, il était grave ridicule, par contre, il n’y avait pas à tortiller… Avec ses chaussettes, et sa chemise froissée !
-Roooh, ça va, ce n’est qu’un peu de javel, tu n’as pas 36 autres costumes de ce genre dans ton placard, de toute façon ? Maugréa-t-elle se levant.
Elle le rejoignit et récupéra le pantalon pour inspecter les dégâts. Ah oui, en effet, il était fichu ! Tout comme la veste, bon bah, tant pis !
-Je t’en rachèterai un, ça va aller, tu vas t’en sortir ! Ajouta-t-elle en lui frottant le dos comme s’il s’agissait d’un enfant en bas âge qui venait de faire tomber sa glace par terre. Ce type était désespérant parfois… Non, pas parfois, tout le temps ! Elle se fichait du prix de ce costume ridicule, et c’était là un des bons côtés de son statut d’héritière ! Papa et maman n’auraient même pas à le savoir !
Finalement, ils regagnèrent le centre de la pièce, laissant là les vêtements incriminés, pour qui on ne pouvait plus rien faire. Léo se dirigea vers une des montagnes de n’importe quoi sur la droite, et en tira une couette blanche qui sentait bon le vin et la cannelle, souvenir d’un voyage en mer. Sans plus de cérémonie, elle l’étala par terre et prit place, récupérant sa bièreau passage.
-A la tienne, dit-elle en entrechoquant son verre contre celui de l’anglais, mais lorsque Benie lui demanda un pantalon, elle s’étouffa à moitié :
-J’ai l’air d’avoir des vêtements de mecs chez moi ? Et puis, je t’aime bien, en caleçon, on dirait un pingouin !
Un pingouin très poilu, tout de même… Au moins, il ne devait pas souffrir du froid en hiver, le bonhomme ! Quoique, aurait-il été imberbe, Léo n’aurait pas aimé, elle appréciait les hommes avec un minimum de poils (mais elle n’avait jamais fréquenté de grizzly !)
-Mais je peux toujours te passer mon jogging si tu y tiens ajouta-t-elle aussitôt avec un regard sadique, en faisant mine de tirer sur l'élastique de son survêtement. Oh ouiiii! Qu'il serait mignon dans son peau de pêche vert, le petit Benie!
Tout ça était bien beau, mais qu’est-ce que cet énergumène venait faire chez elle ? D’ailleurs, elle ne perdit pas de temps, et posa directement la question :
-Bon, c’est quoi ton excuse pour venir m’embêter, cette fois ? Je suis ravie d’illuminer ta journée, mais tu sais qu’on envoie d’abord un hibou avant de s’incruster chez les gens ? Tu aurais fait quoi, si j’avais été avec… Quelqu’un ? Avec un barbu en marcel super musclé et super possessif ?
Hypothèse pas si improbable que ça, vu le nombre de personnes qu’elle avait rencontrées depuis son arrivée chez les Faces de Pudding ! Bien que la dimension « barbu, super musclé et possessif » soit légèrement exagérée.
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Benedict A. Gordon
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MessageSujet: Re: [Clos] Jamais moins d'une semaine [PV Léopoldine] le 15/10/1999, fin d'après midi   Ven 2 Nov - 11:59

Bordeeel son fuuute quoi !! @__@ Et vas-y qu’il grattait. Eponge, eau, savon, éponge eau, savon, mais que rien ne se passait ! On aurait dit un médecin désespéré, luttant férocement contre la mort en essayant de réanimer l’un de ses patients. Fichu Javel ! Fichu ménage d’automne ! Fichu…elle quoi ! Son fute, quoi ! Les mains trempées et rageuse, il se tourna vers la blondinette, des éclairs dans les yeux.

« Non, mâdame ! Ceci était mon pantalon de travail ! Les autres sont des pantalons de costume ! Je ne TRAVAILLE pas avec mes pantalons de COSTUME, et je ne SORS pas avec MON pantalon de TRAVAIL ! » Oui ! Parfaitement ! Il fallait être un minimum rigoureux dans sa vie ! Avoir des règles et les appliquer. Chose qu’elle ne devait surement pas connaître, l’autre là ! Oui, le petit Benichou était énervé. Et dire qu’au départ, il était venu parce qu’il avait eu envie de la voir. Maintenant, tout ce qu’il voulait, s’était partir en courant pour rattraper cette connasse de javel !

Il laissa cependant tomber les armes, faisant déjà le deuil de son très cher pantalon avec qui il avait travaillé pendant trois bonnes années. Adieu collègue ! RIP ! Amuse toi bien au pays des pantalons ! Il abandonna l’éponge et se laissa bercer par la douce voix mélodieuse (hum hum) de Léo. Comment comptait-elle lui en payer un nouveau ? Avec quel argent ? En avait-elle ? Il l’imagina soudain en train de faire des heures supplémentaires ou faire le trottoir pour rembourser son vêtement. Il releva donc la tête, soudain inquiet.

« Euh, non mais c’est bon ! Garde tes économies ! J’ai pas envie de te faucher avec mon pantalon ! C’est bon ça ira ! Allé, oublions ça ! »

Enfin, comment pouvaient-ils oublier ça ? Il était quand même à moitié à poil dans son appartement, exhibant avec plus ou moins de fierté les poils de ses gambettes.
Il regarda bientôt la jeune femme étendre une couverture par terre, chose qu’il regarda avec désintérêt. Croyait-elle vraiment qu’il allait poser ses fesses là-dessus ? Son postérieur royal ? Dubitatif, il préféra trinquer de haut, alors qu’elle était déjà assise sur son nouveau fauteuil. Bon ! Il ne faisait pas du tout complètement stupide, le flamand rose, qui dodelinait bizarrement, en passant d’une patte à l’autre.

Elle ? Avoir des vêtements de mec ? Pourquoi pas ! ça ne l’étonnerait même pas ! Vu le nombre de fous qui courraient après son derrière. Il la regarda malicieusement, genre « qu’est-ce que j’en sais, moi » et porta sa bière à ses lèvres, pour se remettre de ses émotions.
Face à sa dernière remarque, il décida de s’asseoir enfin, prenant place à côté d’elle.

« Je vais prendre ça pour un compliment ! Quoiqu’un pingouin ! T’aurais pu trouver plus flatteur ! Je me serais bien vu en ours des montagnes ! Ou en lion ! Tu sais ! Un truc classe quoi ! »
Et poilu, surtout. Parce qu’un pingouin, ça n’avait pas des poils bouclés et touffus comme les siens (comment bousiller le sex-appeal de son perso en un RP !)
Il reporta sa bièreaubeurre à ses lèvres et regarda la jeune femme bientôt porter sa main à l’élastique de son propre pantalon horriblement vert et à la texture étrange.

« Owiii !! Je suis sûre que ce rââvissant pantalon m’ira à merveille ! Fais moi porter cette horreur et je ne m’appelle plus Benedict Gordon ! »
Benedict ? Taggle ! La jeune femme se déshabille ! Ou pas !

Et voila qu’elle changeait brutalement de sujet. Roo dommage ! Il aurait bien voulu voir la suite du spectacle. Il décida donc de croiser les jambes devant lui, sachant très bien que s’il se mettait en tailleur, certaines choses pourraient bien faire peur à la demoiselle, écoutant la looongue question de Léo. Pourquoi était-il venu ? Ben comme ça ! Voila ! ça c’était une réponse ! Et puis, c’est vrai qu’il ne s’était même pas demandé si elle avait un copain ou un mari. Peut-être qu’il aurait pu tomber au mauvais moment ! Bon. Répondre à tout cela sans passer pour un romantique maladif ou un violeur en série. Il s’éclaircit la gorge, optant pour une pause plus naturelle, les yeux fixant le plafond l’air pensif, et le pied frappant doucement la mesure imaginaire.

« Et bien, crois le ou non, mais je n’ai pas de hibou ! (cool ta vie !), doonc, logiquement, je n’aurais pas pu t’en envoyer un. Et puis. Je sais pas. Je me suis dit qu’une belle amitié était en train de naitre entre nous deux et qu’il serait bête de ne pas l’exploiter. C’est pour ça que je suis venu. »
Oui, enfin, t’avais quand même un tout petit peu envie de la revoir non ? Beniet plongea son regard azur dans les yeux de la belle française. Non, il n’était venu pour rien d’autre. En tout cas, rien qui pourrait les amener à…. Bref. Vite, détacher ses yeux de ceux de Léo, avant que…qu’une chose malheureuse ne lui arrive.

Il décida donc de s’allonger, posant négligemment sa tête sur ses bras croisés et se mit soudain à rire à la remarque de la bondinette.
« Genre un barbu en marcel ! C’est bizarre, je ne pensais pas du tout que c’était ton genre de type ! »
Regard en direction de la maitresse de maison ?

« Je ne sais pas, j’aurais plutôt vu un charmant anglais, bien vêtu, aux yeux bleus azur, amateur de bon vin (LOL) et fan de ton chien Cap »

Si elle ne mettait pas un nom sur ce ravissant prince charmant, il était mal. Tout comme ce désir qui commençait à se faire ressentir.
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Léopoldine C. d'Alençon
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MessageSujet: Re: [Clos] Jamais moins d'une semaine [PV Léopoldine] le 15/10/1999, fin d'après midi   Ven 2 Nov - 13:57

Et après on osait dire que les femmes étaient coquettes ! Elle n’avait jamais entendu parler d’hommes accordant autant d’attention à un pauvre pantalon de « travail », mais elle trouvait ça plutôt drôle. Benedict avait l’air près de faire une crise cardiaque et s’acharnait sur son costume comme s’il s’agissait d’un chiot en détresse respiratoire, tandis qu’elle observait calmement en se grattant le ventre avec décontraction. Tableau étrange, tout de même, que celui de cet anglais super précieux ! On disait aussi qu’un homme qui s’énervait déployait toute la force de sa virilité, mais la cause du mécontentement de Gordon lui donnait plutôt des airs de gamin déçu. C’était mignoooooon, comme aurait dit Grand-mère d’Alençon. Mais Léo ne goûtait pas réellement ce genre de crise, elle leva les yeux au ciel, en attendant que cela passe, comme elle le faisait avec sa mère.

Elle ne releva pas la réponse de Benie à sa proposition qui sous-entendait clairement qu’elle était pauvre ! Ah ! S’il avait su ! Il le saurait, car la française aimait détromper les gens quand ils s’y attendaient le moins, mais pour le moment, elle resta coite. Après tout, si elle pouvait utiliser l’argent de ses parents pour elle plutôt que pour un type comme Benedict… Le problème, avec elle, c’était qu’elle voulait s’émanciper et prouver à sa famille qu’elle pouvait s’en sortir sans eux, mais qu’elle avait du mal à se détacher de ses habitudes de riche. Savoir que l’argent était là, quelque part, et qu’elle pouvait l’atteindre si elle en avait envie, c’était intéressant, rassurant… Et ça le resterait jusqu’à ce qu’elle ait sa propre fortune, sans doute !
Mais Gordon n’aurait qu’à rentrer chez lui en caleçon, puisqu’il lui refusait un remboursement complet ! (sinon, elle pouvait payer en nature !) Elle le regarda donc faire ses adieux à son costume avec un petit :
-Comme tu le sens, c’est clair qu’un bout de tissu pareil, ça doit être trop cher pour moi, de toute façon ! J'aurais dû m'endetter et prendre plus de clients (Là !]
Ce n’était pas réellement mentir, puisque son salaire aux Trois Balais ne lui aurait jamais permis de couvrir toutes ses dépenses ! Mais après tout, elle s’en fichait de mentir ou pas ! Ce qui l’intéressait, c’était que Benie soit convaincu qu’elle était une pauvresse de française. Il ignorait qu’elle était l’héritière des d’Alençon, soit de tout un empire marin français… Bon, elle, elle s’en fichait, mais ça faisait toujours son petit effet quand les gens l’apprenait, et elle était persuadée que lorsque Benie saurait tout, il en tomberait par terre, et que ça serait une chose hautement divertissante !
-Bon, arrête de te lamenter, dit-elle en rejoignant le sol et la couverture qu’elle avait étalée sur le parquet. Elle n’aimait pas les gens qui se morfondaient sans cesse sur leurs problèmes, bien qu’elle en fasse secrètement partie.
Benie ne put cacher son scepticisme à l’idée de la rejoindre, et elle sourit d’un air narquois ! Quelle petite nature, cet anglais ! Oh, il ne resta pas longtemps debout, et la rejoignit finalement sur sa couette, non sans une œillade complice qui arracha un léger sourire à la pirate.

Elle se demandait tout de même quel était leur problème avec les noms d’animaux ! C’était la deuxième fois qu’ils se voyaient, et ils repartaient sur ce genre de considérations animalières ! Léo le laissa déblatérer sur sa condition d’ours poilu et de lion majestueux en inspectant sa bouteille :
-Oui, oui, un lionceau câlin et un bébé ours, j’ai compris !
Elle se tourna vers lui et plongea son regard espiègle dans le sien ! Se payer la tête de cet anglais était toujours aussi facile, puisqu’il semblait prendre la mouche à chaque remarque qui ne lui convenait pas !
Et la plaisanterie alla un peu plus loin lorsqu’elle lui proposa de revêtir son survêtement ! Il fallait dire qu’aucun homme au monde n’aurait eu l’air viril dans un tel accoutrement, mais Léo avait terriblement envie d’essayer, rien que pour pouvoir se payer la tête de Gordon jusqu’à la fin des temps ! Mais l’anglais balaya sa proposition comme un rien, et déçue, Léo avala une nouvelle gorgée de bière. Les hommes n’étaient pas marrants !

-Tu sais… On est pas amis !
Tchak ! La française avait répondu à la jolie petite histoire de Benie comme d’autres arrachaient une dent : d’un coup sec et avec efficacité. Elle n’avait pas d’amis en France, pas d’amis en général, si ce n’était son frère (et encore) ou son cousin, et elle ne s’imaginait vivre une belle histoire d’amitié avec un type qui faisait une distinction entre les vêtements qu’il portait au travail et le reste de ses costumes. Elle avait dit ça d’un air très sérieux, se fichant pas mal de le blesser. Elle était comme ça : elle aimait plaisanter, mais elle ne s’attachait pas, jamais. Et la seule fois où elle l’avait fait, le type en question était mort !
-On est des… connaissances. Poursuivit-elle d’un air songeur.
Elle faillit ajouter «et tu as envie de me péchot », mais ne préférer de pas pêcher par orgueil, et se contint. Après tout, elle n’en était pas sûre à 100% (juste à 97,7%)
Elle le regarda s’allonger et se demanda si elle avait envie de le péchot… Mouais, il était pas mal… Et sympa… Et pas mal… Et poilu… Ouais, elle pourrait en faire quelque chose ! (c’est très gentil à toi, Léo, merci beaucoup)
-Les barbes, c’est classe… Par contre, toi, ça ne t’irait pas, je pense, ça te vieillirait juste un peu plus !
Elle approcha sa main de son visage et lui tira la joue vers le haut. Oui, non, une barbe ne lui irait sans doute pas… Pauvre garçon ! Mais comme il continuait, elle ne put s’empêcher de sourire. Elle voyait assez bien où conduirait une telle conversation !
-Désolée, je crois que mon cousin Loras est déjà pris !
Elle rit et voulu boire une nouvelle gorgée de bière mais… Sa bouteille ! Elle était vide ! Oh nooooon !
C’est alors qu’elle avisa celle de Benie, sagement posée à côté de son propriétaire, de l’autre côté de la couette ! Ni une, ni deux, elle se hissa de quelques centimètres, avança le bras vers la bière et s’affala sur le torse de l’anglais bien vêtu et amateur de bons vins pour finalement obtenir ce qu’elle voulait : la bière (mon perso est une boit-sans-soif !)
-Merci à toiiii ! Chantonna-t-elle en approchant la bouteille de ses lèvres et en tentant de boire…
A dire vrai, elle en renversa plus sur la chemise de Benie qu’elle n’en but, mais le plaisir d’avoir piqué la bière de son invité compensait.
-Mince ! Ta chemise est tachée… Tu crois que tu vas t'en remettre? !
Elle disait ça sur le ton de la plaisanterie, tout en se redressant, mais ses doigts allèrent bien titiller les boutons de la fameuse chemise tachée, tandis qu’une étincelle malicieuse traversait ses yeux bleus.
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Benedict A. Gordon
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MessageSujet: Re: [Clos] Jamais moins d'une semaine [PV Léopoldine] le 15/10/1999, fin d'après midi   Mar 4 Déc - 11:09


Ouch ! Voila qui faisait mal ! Enfin, pas vraiment mal, parce qu’au fond c’était vrai. Ils n’étaient pas amis. Ils se connaissaient, point final. Et pour une raison plus ou moins inconnue, Benedict avait fait comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Le jeune homme (ou l’homme tout court) esquissa donc un léger sourire qu’il recouvrit bientôt par le goulot de sa bière.
Et vas-y qu’elle continuait dans sa lancée. C’est bon, il avait compris ! Ils n’étaient pas amis, ils ne le seraient jamais, ils passaient juste du bon temps en bonne compagnie. Et quelle compagnie ! Beniet n’avait pas vraiment l’habitude de traîner avec des filles et, en son fort intérieur, il se dit qu’il était peut-être temps de remédier à cela. Pas comme un ami gay, bien sûr, qui se ramène lorsque sa « connaissance » traverse une mauvaise passe sans pouvoir ne rien faire. Non ! Plus comme une « connaissance » qui passerait quelques fois pour discuter de la pluie, du beau temps et d’autre chose…en n’attendant pas forcément quelque chose en retour (c’est ce qu’on appelle un meilleur ami gay, mon chéri !).

« Ahah ! Qu’est-ce que tu crois ! Je me suis déjà laissé pousser la barbe ! Et crois le ou non, ça me va assez bien ! »

Il parlait en effet de ce collier qu’il avait laissé apparaître le long de sa mâchoire à l’âge de 22 ans. Bien sûr, il est facile de l’imaginer ainsi, la chemise à moitié ouverte laissant apparaître son torse poilu et la gourmette au poignet. On parlera alors d’une erreur de parcours mais Beniet n’était pas du même avis. Il en avait attiré des filles ainsi, en 1990 !
Alors qu’il repensait à se laisser pousser la barbe (ou au moins la moustache), la belle blonde le tira de ses pensées. Comment ça ? Qui était Loras ? Mais il parlait de lui-même voyons ! Ce n’était pas assez clair ! Lançant un regard mi-surpris, mi-énervé, par si peu de tact, il but une gorgée de sa bière qu’il déposa à côté de lui. Non mais ! Cette fille était complètement chtarbée ! C’était de lui dont il parlait ! Luiiii !

Portant alors son regard sur le plafond pour oublier le fait qu’il avait essayé d’agir en gentleman et que ça ne lui avait pas réussi, il sentit soudain à poids lui peser sur l’estomac. Non ! Pas la digestion de son sandwich au strangulot ! Non ! Plutôt quelqu’un qui semblait le prendre pour oreiller. Il releva la tête, juste au moment où Léo buvait à grandes gorgées dans SA bière…et lui en renversait au passage sur sa chemise.
Bien ! D’abord le pantalon, PUIS la chemise ! Il allait rentrer totalement nu chez lui tout à l’heure, s’il avait bien compris. Ses yeux, cependant, loin d’en vouloir à la jeune femme, se posèrent sur les doigts de celle-ci qui commençaient à jouer avec les boutons de sa chemise. Un peu perdu (rappelons qu’il n’est PAS DU TOUT VENU POUR CA !), il lui lança un regard d’incompréhension et croisa l’œil malicieux de la jeune femme. Un œil bleu magnifique soit dit en passant qui fit battre son cœur légèrement plus vite.
N’ayant pas du tout envie de se perdre dans celui-ci, il reposa son regard sur sa chemise qui se faisait lentement déboutonner.

« Hum…ouais, je crois que c’est tout à fait possible. Par contre, il va falloir que je l’enlève un instant, histoire qu’elle sèche avant que je parte ! »

Il avait dit cela alors que sa chemise se retrouvait alors complètement déboutonnée.
Se relevant légèrement, il saisit la bière que la jeune femme tenait entre ses mains, la posa à côté de lui et, lentement (parce qu’il était toujours un peu confus, le petit !) passa sa main sur le visage de Léo. Il aurait bien voulu balancer un truc du genre « qui es tu belle Léo ? » « Pourquoi est-ce que j’ai soudain envie de toi alors que tu te fringues avec les habits de l’Abbé Pierre ? » mais ne fit rien, conscient qu’il allait encore faire une connerie. Enfin si ! Il fit quelque chose ! Il approcha lentement ses lèvres, laissant sa main descendre le long du cou de la jeune femme, et emprisonna enfin celles de la blondinette. Sans vraiment comprendre pourquoi ni comment cela s’était produit, il se redressa un peu plus, laissa ses mains saisir le visage de la douce Léo et se perdit quelques instants dans ce baiser étrange. Etrange ? Oui, parce que, mine de rien, elle embrassait drôlement bien et parce que, mine de rien, ce baiser, il en rêvait depuis une semaine.
Ses mains descendirent enfin le long du corps de la jeune femme, l’une l’attirant un peu plus à lui et l’autre se posant sur l’un de ses seins (si on peut appeler cela ainsi !) qu’il n’avait eu que l’occasion de voir.
Rien dire, ne rien dire, sous peine de tout gacher et de se voir jeter à la porte, un coup de pied aux fesses. Laissant sa langue servir à autre chose, il entreprit alors d’enlever ce stupide jogging qui lui servait de tenue. S’acharnant quelques instants contre l’élastique, il allongea sa compagne sur la couverture et découvrit enfin ces ravissantes petites gambettes que pour l’instant il n’avait pas eu l’occasion de voir.

« Et bien ! mon pantalon vaut bien un tel spectacle ! »

Benedict ? Ta gueule ! C’est ce qu’il fit en replongeant sur les lèvres de Léo, histoire que la jeune femme ne décide pas soudainement que les préliminaires étaient terminés et qu’il fallait qu’elle termine son ménage. Devenant soudain plus entreprenant et les mains toujours baladeuses, il passa ses mains sous son t-shirt fluo horrible et le souleva enfin délicatement afin qu’il disparaisse pour de bon. Voila ! ça c’était fait !
Pouvant enfin toucher ce corps qu’il avait imaginé depuis une semaine (non ! Il ne l’a QUE imaginé ! Esprits pervers !), sa passion pour la jeune femme devint de plus en plus forte.

« On est toujours des connaissances, maintenant ? »

Benedict ? On t’avait pas dit de la fermer ?
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Léopoldine C. d'Alençon
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MessageSujet: Re: [Clos] Jamais moins d'une semaine [PV Léopoldine] le 15/10/1999, fin d'après midi   Mar 4 Déc - 18:39

Lui aller bien ? La barbe ? Elle n’y croyait pas ! En fait, elle voulait voir, histoire d’en avoir le cœur net. Parce que Benie n’avait pas l’air d’un homme à barbe… Peut-être à moustache… Non. Son menton dénué de poils, voilà qui était mieux, d’ailleurs, c’était drôle qu’un homme aussi bien rasé du visage ait les jambes aussi poilues ! C’était à la limite du surnaturel, là ! Et elle avait une vue très claire de ses gambettes depuis qu’il avait ôté son pantalon, alors ce n’était pas un effet d’optique !
Elle ne répliqua pas – de toute façon, ce type était un gros gamin, il allait se vexer si elle continuait à le titiller- et préféra sourire d’un air entendu, du genre « Mais oui, mais, c’est ça », tout en mordillant le goulot de sa bière, un tic qu’elle tenait de son père.
Forcément, l’anglais fut piqué au vif par sa réponse, et son rire légèrement trompeur refit surface : qu’il était facile à asticoter ! Tout le contraire de son frère qui ne répondait à ses piques que par des « hm » ou des « très bien, je vais aller m’en jeter un maintenant ». Antoine était tellement pas marrant ! Au moins, avec Benedict, elle s’amusait… Même si c’était tordu de comparer un amant potentiel à son frère. Très tordu, même… Oublions donc ça !
Comme pour continuer la plaisanterie, elle lui tapota gentiment la tête, comme elle le faisait parfois avec Cap. Ebouriffer les cheveux des gens lui donnait un tel sentiment de supériorité… D’ailleurs, du temps où elle vivait encore dans la demeure familiale, ses sœurs passaient leur temps à se recoiffer, et Antoine la fuyait comme la peste !

Il fallait reconnaître que Monsieur Sans-pantalon avait quelque chose d’attachant… Il lui donnait envie de lui gratter le vendre et de lui apprendre des tours… Non, c’était méchant. Mais en définitive, Benedict Gordon s’était avéré moins lourdingue qu’elle ne l’aurait cru… Bien que le fait de sonner chez les demoiselles sans prévenir, demoiselle qu’on avait en plus, rencontré qu’une fois, ça sentait quand même un peu trop le booty call ! Or, Léo n’avait pas encore déterminé si son booty voulait bien répondre à l’appel. Comprenez, ce n’est pas après avoir du ménage, ayant plein de poussière partout qu’on se sentait la plus désirable, ni la plus désirable de se sentir désirer… Vous pigez ?
Et même si faire tourner ce Benie en bourrique était hautement divertissant, fallait prendre son temps, fallait d’abord qu’ils aient une p’tite conversation, woh !

Oui, enfin, c’est là que l’incident « bière+chemise » eut lieu… Et donc, bah, ça sonna le début de la fin pour la conversation. De toute façon, Léo n’était pas ce qu’on appelait une pipelette !
MAIS ELLE ETAIT TOTALEMENT INNONCENTE !
Bon, certes, c’était elle qui avait piqué la bière de Benie et en avait renversé sur sa chemise blanche qui avait dû lui coûter dans les… 160 gallions ? (en promo), mais le coup des boutons, c’était un terrible accident !
Elle voulait avant tout le provoquer, s’amuser un peu… Sauf que ces chemises hors de prix étaient vraiment faciles déboutonner… Trop facile… Peut-être son squatteur (qui devenait un habitué !) avait des problèmes aux doigts qui l’empêchaient de boutonner sa chemise, alors les boutons étaient plus petits que leurs trous ? Tout ça pour dire qu’elle avait à peine passé ses doigts sur ces boutons qu’ils se détachèrent… Elle jeta un coup d’œil étonné à Benie –qu’il n’intercepta pas- du genre « c’est une chemise pour péchot ? T’as peur que les filles te l’arrachent parce qu’elle coûte cher ? » mais cet étonnement ne fut en comparaison de ce qui suivit après…

Bon, ok, pas si confondue que cela, la française, tandis que Benedict se redressa doucement. Mince, il avait le regard flou… Il s’approchait d’elle…. 3. 2. 1. (parteeeeeez !), leurs lèvres se rencontraient enfin. Des lèvres plutôt avides, d’ailleurs, mais ce n’était pas déplaisant, rien de tout cela n’était déplaisant. Un peu inattendu, certes, mais c’était ce qui faisait le charme de la situation, supposait la jeune héritière qui POUR UNE FOIS, la fermait et se laissait faire.

En tout cas, c’était un petit rapide, cet anglais ! En deux minutes chrono, elle était sur le dos, au sol, lui la surplombait de tous ses poils toute sa hauteur, un air passionné qu’elle ne lui avait encore jamais vu animant ses traits.
Il ponctua son entreprise d’une petite remarque qui la fit rire nerveusement. Nerveusement ? Voilà qui était fort impromptu, mais, c’était la première fois qu’elle était à même d’avoir conscience qu’elle allait faire l’amour depuis Phil ! Rien à voir avec Maekar ou même Caine Skellig, ou tous les hommes avec qui elle avait pu partager un lit depuis la mort de son amour. Alors oui, elle appréhendait légèrement toute l’affaire, mais les assauts rapides de Benedict contre ses vêtements, et ses lèvres qui ne lâchaient pas les siennes et qui la plongeaient dans une douce asphyxie l’empêchaient de trop réfléchir : elle préférait se concentrer sur les sensations.

Benedict avait pris les choses en main (sans mauvais jeu de mots) mais elle, n’avait rien fait de plus pour le moment. Ses bras s’étaient fermement enroulés autour du cou de son assaillant, puis avaient lâché pris pour se laisser tomber sur la couverture, leur lit improvisé (j’ai découvert émerveilléééééééée… Dalida, non !), un petit sourire en coin sur le visage, parce que, décidément, cet anglais était trop bavard !
-Et bien, je dirais que…

Mais alors qu’elle cherchait ses mots, sa main droite courant le long du bras de Benedict, une boule de plume bleu vif passa par la fenêtre et vint vigoureusement voleter autour de la tête de l’anglais. D’un geste expert, la française se redressa d’un bond, attrapa le volatile et lui fit les gros yeux : Gavy, on ne dérange pas les gens quand ils sont sur le point de donner leur corps à des fins expérimentales !
-Désolée, Gavroche n’aime pas les étrangers. (putain, c’est Pocahontas, quoi ! OO)
Elle se laissa tomber en avant, prenant à son tour le dessus, à califourchon sur le pauvre homme. Elle avait bien l’intention de le pousser à prendre son temps, un peu parce qu’elle n’aimait pas rentrer dans la catégorie des filles « vite faites, bien faites », comme disait son petit cousin Dunstan, mais aussi parce qu’elle voulait un peu de douceur dans son monde de brut (ou pas, mais elle s’en donnait l’illusion !)
-Eh bien, monsieur est un rapide, à ce que je vois ! Susurra-t-elle en se penchant vers lui, un sourire aguicheur aux lèvres. Tu n’en pouvais tellement plus ? Ca manque de self-control, tout ça!
Sa main glissa gentiment sur le torse de son invité, sûre d’elle, mesurée, jusqu’à ce qu’elle ne se penche et ne dépose un nouveau baiser sur les lèvres rugueuse de l’anglais. Non, elle n’utiliserait pas le fouet ce soir !
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Benedict A. Gordon
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MessageSujet: Re: [Clos] Jamais moins d'une semaine [PV Léopoldine] le 15/10/1999, fin d'après midi   Sam 15 Déc - 19:13

Voila. Il venait enfin d’attraper la charmante Léo dans ses filets (comme Martin et son attaque « catcher Sasha »), chose à laquelle il ne s’était pas spécialement attendu. En même temps, la française le faisait un peu tourner en bourrique. Vas-y que je te balance quelques petites œillades en coin, vas-y que je repousse sans douceur tes semblants de techniques de drague et vas-y que je m’allonge sur ton torse, que je renverse de la bière, comme par HASARD, sur ta chemise ! Il n’avait donc pas vraiment su comment interpréter ce geste, qu’il avait pris pour une invitation à la pêche ! Pêche : pécho quoi ! Pêche à la crevette bourrine qui buvait de la bière comme d’autres boivent du thé ! Crevette aux fringues remarquablement mal agencées auxquelles il faudrait tout de même décerner un prix !

Bref, Benedict n’avait pas du tout pris son geste pour un accident et encore moins le coup des boutons de sa chemise. Non, pour lui, elle avait lancé la première pierre et elle devait être punie, comme il se devait. Il l’avait donc embrassée et, la passion prenant petit à petit le dessus, s’était laissé entrainer, presque à l’aveuglette, ou plus comme un Beniet complètement torché, sans plus réfléchir que cela, sans penser que c’était peut-être mal ce qu’il faisait. Peut-être trop rapide. Ouvrir les yeux pour voir si sa camarade de jeu était consentante ? (la joueuse a envie de dire que c’est Léo, donc elle est toujours consentante, maiiiis elle va se taire xD) Pourquoi faire ! Il était parti sur sa lancée et il aurait très bien pu la violer qu’il ne s’en serait pas rendu compte !
Cependant, une chose assez imprévisible se produit. Non, Léo ne lui asséna pas une gauche bien placer sur sa face de beau gosse et non, il n’avait pas soudain plus envie d’elle. Comme un signe du divin, une étrange créature se mit à tourner autour du couple et de leur lit de fortune, empêchant ainsi Benedict de se concentrer su sa proie. Bordel ! C’était quoi ce truc ? Un hospice divin envoyé par les dieux romains pour lui dire qu’il était en train de faire une trèèès grosse erreur ? Ou un abruti de pigeon qui s’était perdu dans la nature, entrant par la fenêtre ouverte (oui, il fait encore beau à Londres, à cette période de l’année ! Et puis, on s’en fout, les deux ont trouvé de quoi se réchauffer xD) comme dans un moulin.

Beniet s’éloigna donc de Léo légèrement, occupant ses mains à d’autres choses comme chasser le volatile qui gênait tout particulièrement sa vue. Bientôt, cependant, celui-ci arriva entre les mains de Léo et le jeune anglais comprit alors que l’animal lui appartenait.
Regardant l’animal avec un regard mauvais, il se rasséréna soudainement, conscient que s’il n’aimait pas le volatile, Léo risquait de mal le prendre et de le jeter dehors. Un léger sourire hypocrite se dessina donc sur ses lèvres et il avança deux doigts vers la bestiole, histoire de lui caresser le menton. Aller, gentille bébête.

« Mais…je ne suis plus un étranger »

Lança t-il d’une voix mielleuse en détournant son regard de l’oiseau pour fixer sa conquête. Mauvaise idée ! Très mauvaise idée ! Parce que, comme John Smith, le dénommé Gavroche s’en prit à son doigt, le croquant avec gourmandise. Benedict livra ainsi à Léo sa plus magnifique grimace, agitant le doigt avec énergie. Voila. Comment perdre le peu de sex-appeal que l’on a en cinq secondes !
Alors qu’il suçait à présent son doigt pincé, et que l’oiseau était hors d’état de nuire, il se sentit soudain basculer, tombant à présent sur le dos et sur la couverture. Bah ! Que venait-il de lui arriver ? Léo se tenait à présent au-dessus de lui, et il comprit enfin.

Soulevant légèrement les épaules, il répondit sur un ton légèrement défensif.

« Euh…c’est pas ça. C’est juste que…j’ai senti le feeling et je l’ai suivi. C’est comme quand un train passe et qu’on se dit… »

Mais voila que ses lèvres étaient de nouveau enfermées dans celle de Léo, lui faisant soudainement oublier toute sa belle philosophie. Oui, y aller calmement, prendre son temps, apprécier un peu cette chose étrange qui semblait s’éveiller lentement en lui. Cette chaleur nouvelle qui n’appartenait pas aux coups d’un soir, tirés vite-fait mal-fait, à l’arrière d’une voiture moldue, complètement bourré. Non, apprécier. Sentant de nouveau ses idées s’évaporer, l’anglais ferma les yeux, afin de ressentir un peu plus ce sentiment nouveau qui semblait bouillir dans ses veines. Ô ! Douce Léo ! Il aurait pu écrire un hymne à cette main posée sur torse poilue et à ces lèvres qu’il n’aurait jamais imaginé si douces.

Se redressant légèrement, ses mains passèrent alors dans les cheveux de la jeune femme, avant de descendre le long de son dos, la serrant un peu plus fort contre lui. C’est fou ! Il l’avait imaginé plus réticente, plus brutale. Dans ses bras, elle semblait tellement petite, tellement menue qu’il aurait pu l’enserrer plusieurs fois. Il la serrait fort, tellement fort, et laissait ses mains vaquer tranquillement à la recherche de ce corps encore trop inconnu. D’accord, un dos restait un dos, et un cul restait un cul, mais il fallait quand même s’adapter. Il en avait connu tellement, le malheureux ! Bref, il l’enserrait dans ses bras, se donnant à peine la possibilité de respirer.

« Léo, je n’ai jamais… »

Il avait enfin décollé ses lèvres des siennes, et la regardait à présent, fixant, quelques peu perdu, ses yeux bleus qu’il n’avait pas réellement pris la peine d’admirer.
Fallait-il réellement lui dire ? Non, il n’était pas puceau (et ENCORE HEUREUX !) mais il se sentait drôlement bien avec elle. Et il voulait qu’elle le sache. Comme ça ! Parce que quand on a des idées stupides, on a envie que tout le monde soit au courant ! Beniet eut cependant l’intelligence de réfléchir et se dit que s’il devait déclarer une chose aussi…étrange à Léo, autant le faire après. Ouais, après ! Ce serait mieux !

« Non, oublie… »

Souffla t-il en souriant légèrement et en laissant ses lèvres descendre le long du cou de la jeune femme, goûtant un peu plus au goût pêche (comme son survet immonde !) de Léo. C’était vachement plus appétissant quand même qu’un gout de crevette non ?

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Léopoldine C. d'Alençon
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MessageSujet: Re: [Clos] Jamais moins d'une semaine [PV Léopoldine] le 15/10/1999, fin d'après midi   Lun 17 Déc - 21:50

-N’approche pas ton doigt comme ç…
Trop tard, Gavroche venait de saigner d’un méchant coup de bec l’index de Benedict, qui agitait son doigt ensanglanté comme un enfant. Le perroquet, peu satisfait d’un tel traitement lui piqua la main du bout du bec, mais elle ne le lâcha pas pour autant : elle attendait qu’il se calme, histoire qu’il n’aille pas crever les yeux de son invité : elle observait l’anglais qui suçait sa plaie, les sourcils froncés. Qu’il avait l’air gauche, en cet instant, presque nu, la main blessée ; il avait tout l’air d’un enfant qui se serait brûlé en jouant avec une chandelle.
Mais il la faisait rire : il avait fait ça pour se faire bien voir ou par pure amitié envers le volatile ? Mystère que Léo ne prendrait pas la peine de résoudre : elle ne s’embarrassait des détails que lorsqu’ils en valaient la peine, or, savoir si oui ou non, Gordon aimait Gavroche ne relevait pas de l’affaire d’Etat.
Le torse de Benie, oui. D’un geste prompt, elle relâcha la bête, qui s’envola d’un air scandalisée vers l’une des piles de livres qui les entouraient, non sans avoir pincé le poignet de sa maîtresse, qui se frottait à présent le poignet affichant une grimace très similaire à celle que Benedict lui avait offerte quelques instants plus tôt. Une belle équipe de bras cassés !
-Ca t’apprendra, glissa Léo en se laissant tomber sur lui, le forçant à se laisser aller sous son poids. Elle aimait avoir les devants, comme elle ne supportait pas que sa mère lui dicte sa conduite. Sa soif de liberté transparaissait au travers de son comportement, et à califourchon sur l’anglais, elle entendait une nouvelle fois mener la danse, tandis que le pauvre homme cherchait une explication –une excuse ?- à son assaut. Léo eut un nouveau sourire espiègle. C’était un trait qu’elle appréciait, chez Benedict : sa simplicité, mais aussi son choix de mots toujours si éloquent.
Un train, elle n’était vêtue, en tout et pour tout, que d’une culotte, et lui la comparait à un train que l’on devait prendre… Fin, délicat, tellement absurde. Mais cela tombait bien, car la jeune pirate ne cherchait rien de logique dans les bras du Gordon. Elle avait abandonné la simple idée de logique lorsqu’elle avait posé le pied en Angleterre ! Autant de thé en une journée, il fallait avoir des problèmes de vessie colossaux !
Plutôt que répondre, elle préféra emprisonner une nouvelle fois les lèvres de Benedict, avec plus de passion, pour que son souffle se mêle au sien. Les mots semblaient étrangement déplacés, dans cette atmosphère de silence.

Lèvres sur lèvres, peau sur peau, Léo ne pensait à rien, elle laissait son corps parler et penser pour elle, emportée dans une ivresse qu’elle n’avait pas connu depuis longtemps, celle de la maladresse. Ses gestes n’étaient pas aussi assurés qu’ils auraient dû. Elle laissait ses mains caresser, se rattraper à la peau de Benedict dans une pantomime ridicule, ses lèvres cherchaient les siennes avec douceur et impatience à la fois, son ventre se contractait, tantôt se collait à celui de Benedict, tantôt s’en détachait pour mieux revenir. Et voilà qu’elle prenait conscience des mains de l’anglais, qui elles aussi, cherchaient son corps, le couvrait de caresses… Par instant, elle reprenait son souffle, venait coller sa joue contre celle de Benie, pour mieux retrouver ses lèvres ensuite… Leur baiser ne dura pas bien longtemps avant une nouvelle interruption, interruption qui manqua de la faire s’étouffer définitivement ! Quoi ? Il n’avait jamais quoi ? Léopoldine n’était pas une spécialiste des défloraisons… Elle avait appris à boire à un mousse, sur la Fierté des d’Alençon, frégate sur laquelle elle avait navigué une année durant, mais c’était tout, elle laissait les premières fois aux âmes plus charitables, et si Benedict tenait à lui avouer sa virginité –fait plutôt inquiétant, lui qui se targuait d’attirer les femmes comme les mouches- il était préférable qu’il s’abstienne. Ainsi filait la pensée de la française, pendue au cou de son amant à venir, jusqu’à ce qu’il se rétracte et revienne sur ses paroles. Oublier, Léo en serait capable, c’était une chose dont elle était fière, sa capacité à faire une crois sur les moments de gênes, de doute et de peur. Elle préféra donc murmurer un petit :
-Comme tu veux, avant de passer ses mains dans le dos de l’anglais pour faire tomber une fois pour toute sa chemise. Ils étaient sur un pied d’égalité, leurs sous-vêtements formant la dernière barrière les séparant du plaisir de se connaître plus intimement. Dans un geste moins tendre que les précédents, toujours prise entre deux feux, celui de la passion et celui de l’appréhension, la française passa ses doigts sur ces épaules qu’elle découvrait, cette nuque qu’elle voulait embrasser. Elle les promena sur les bras de Benedict, sur son torse, ses yeux, indifférents à la pérégrination de ses mains, plongeaient dans ceux de l’anglais, posant milles questions, pétillants d’une nouvelle histoire qu’ils écrivaient à quatre mains.
-Viens-là, chantonna-t-elle en approcha t ses lèvres du cou de Benie, un sourire mie-lubrique, mie-timide sur ces dernières. Elle embrassa son cou du bout des lèvres, sans précipitations, tandis que ses mains, plus aventureuses, tiraient sur le caleçon, objet de pudeur devenu frustration, afin de l’en défaire.
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Benedict A. Gordon
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MessageSujet: Re: [Clos] Jamais moins d'une semaine [PV Léopoldine] le 15/10/1999, fin d'après midi   Ven 4 Jan - 12:50

Enfermé dans les bras de la française, Benedict se laissa faire. Il avait remarqué, de toute façon, que Léo était du genre…comment dire…directrice ? Meneuse ? Commandante ? *et encore Beniet, tu n’as pas vu la Tally* Bref, qu’il fallait la laisser mener les opérations, pour l’instant. Ses lèvres sur les siennes, il appréciait avec le plus de douceur possible le goût légèrement humide de la bièreaubeurre, encore présente. Qu’elles étaient douces, quand même, ses lèvres ! Et qu’elle était douce tout court, Léo ! Oui, parce que pendant qu’il s’escrimait à donner un semblant de cohérence à leur baiser passionné mais maladroit, ses mains se baladaient doucement sur sa peau pâle et douce. Il laissait frôler de temps en temps sa main sur ses hanches, son dos, ses seins, rangeait derrière l’oreille de la jeune femme, une mèche blonde de ses cheveux, caressait du bout des doigts cette joue légèrement creusée par le travail sûrement. Bref, il y allait slowly. Elle avait voulu y aller doucement ? Il allait prendre tout son temps. Enfin…pas trop quand même.

Leur baiser était passionné et semblait être comme la mer. Non, ils ne se dévoraient pas les lèvres jusqu’à s’en sucer ce sang salé et ferreux. Mais leurs lèvres se plongeaient l’une sur l’autre, l’une dans l’autre, avec violence, se détachaient alors, comme la marée se retire, et revenait, avec toujours plus de puissance pour regagner une chaleur, comme les vagues regagnent le sable chaud. Beniet, tout comme la française, se sentait donc noyé sous ce…tsunami (continuons dans la métaphore filée) de baisées et chaque bouffée d’air frais, bien que ne le ramenant pas toujours à la réalité, l’aidaient à respirer, à reprendre son souffle.
Après ces quelques expériences, notre jeune homme de trente ans en était donc venu à la conclusion suivante : Léo était une sirène, l’entrainant, par ses charmes, dans les abysses profonds de l’océan. Mais bon, Benedict se laissait faire –parce qu’il était un soumis *SBAM*- et acceptait sans rechigner son sort.

Lorsqu’il prononça sa phrase qui semblait plus intelligible dans sa tête qu’en vrai, il s’en voulut alors avec violence. Et Léo qui semblait ne pas avoir compris ce que son charabia avait voulu dire. Tout ce qu’il avait voulu…énoncer, c’est qu’il se sentait bien avec elle. Que là, maintenant, sur cette couverture et à côté de ces gans couverts de javel, il ne voulait être nul par ailleurs. Mais sa bêtise l’ayant emporté, il n’avait réussi qu’à formulé une phrase inintelligible, et sans beaucoup de sens. Enfin si, du sens, elle en avait, sa phrase. Et il ne s’en rendit compte qu’un peu trop tard, lorsque Léo sembla se reculer légèrement. Pourquoi évitait-elle ses bais…NON ! Ah nooon ! Ce n’était pas ce qu’il avait voulu dire !! Mais pas du tout ! Il avait décidé de passer l’éponge sur cet évènement plus que troublant, et totalement…euh…faux mais décida de le faire après, une fois qu’il aurait goûté totalement à la jeune française.

Il sentit que Léo avait décidé d’en faire de même alors qu’elle retirait de ses épaules, avec une délicatesse assez nouvelle pour notre pauvre anglais, sa chemise plus si blanche que ça. L’observant faire, il analysa également ses yeux, incroyablement bleus et doux. Passion ? Benedict brûlait d’une passion toute nouvelle pour la belle blondinette. Se laissant de nouveau faire, il laissa son caleçon entre les mains expertes de Léo. Caressant le dos de la jeune femme et ne voulant pas paraître trop impatient, il embrassa ses lèvres avec une tendresse inédite, laissant, par la même occasion, courir une main sur sa joue. Et, enfin, délicatement, il retira cette culotte en coton, seul morceau de tissu sur la peau douce de la jeune femme.

Ils étaient à présent totalement nus, comme de magnifiques vers à soie –ou vers de terre, mais c’est moins reluisant- et s’entremêlaient dans une danse encore chaste, Benedict couvrant le corps de la jeune femme de légers baisers tendres. Se retrouvant enfin au dessus de la belle Léo, il en profita pour l’embrasser avec toute la tendresse dont il était capable (c'est-à-dire, pas grand-chose !). Et, après une légère hésitation, tout en fixant la blondinette de ses yeux bleus, et les lèvres toujours collées aux siennes, il la pénétra enfin doucement, sentant cette chaleur monter lentement en lui.

Ses gestes étaient tout d’abord assez lents, enfin, il n’avait pas encore passé la cinquième si c’est ce que vous vouliez savoir. C’est que le Benedict était plutôt du genre Diesel, comme la voiture de sa môman. Lâchant enfin les lèvres de Léo, il se concentra un peu plus sur les gestes rythmés de son bassin, serrant cependant toujours la jeune femme dans ses bras.

« Au fait, ce que je voulais dire tout à l’heure c’est que…je ne suis pas…puceau »

Merci ! ça c’était de l’information ! Surtout que le moment était magnifiquement bien choisi. Le jeune homme se demanda alors, parce que le moment était toujours BIEN choisi, s’il n’aurait pas du mettre une de ces stupidités moldus que l’on appelle le préservatif (bonjouuur ! La joueuse a oublié d’en parler et à la flemme de changer son poste) mais se dit qu’en bonne sorcière, ou en sorcière de niveau passable, Léo avait du penser à se jeter un sort pour ne pas qu’elle tombe enceinte (bonjour, Beniet perd quelques neurones de plus quand il fait l’amour !) ou qu’elle est des maladies étranges venues d’Amérique, là ! Dans tous les cas, lui se savait parfaitement sain, propre, sans maladie et capable de choisir où, quand et avec qui il faisait des enfants. Bref, Beniet savait se maitriser. Beniet était parfait.

Accélérant un peu plus la cadence, ses mains posaient délicatement sur ses seins (enfin, les écrasant plutôt sous son poids de cachalot) notre anglais laissa échapper de ses lèvres quelques gémissements. Non ! Il fallait qu’il tienne ! Il avait une réputation de champion à tenir ! Et puis, il pourrait se vanter ensuite auprès de Mme Paneseck (le jeu de mot n’est pas voulu) de son nouveau record –la vieille bique qui l’avait dépucelé il…bwaaarf, trop d’années pour qu’il puisse s’en souvenir (oui, il est vieux, merci de le rappeler !) était restée en contact avec lui pour voir ses progrès en la matière, lui qui n’avait réussi à tenir à peine trente secondes lorsqu’elle l’avait pris sous son sein-. Tiens, vas-y, prends toi ça dans tes dents, Madame Paneseck ! Quoiqu’imaginer Madame Paneseck sans dent à ce moment-là, n’était vraiment pas une bonne idée. Il décida donc de retourner à la belle créature aux joggings en peau de pêche retournée bizarres et de l’embrasser une nouvelle fois sur le front, alors qu’il donnait un nouveau coup de rein bien placé.
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Léopoldine C. d'Alençon
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MessageSujet: Re: [Clos] Jamais moins d'une semaine [PV Léopoldine] le 15/10/1999, fin d'après midi   Lun 14 Jan - 21:15

Les lèvres de Benedict sur sa peau, ses mains qui caressaient son dos, son ventre et sa poitrine, plongeaient peu à peu Léo dans une douce torpeur. Alors non, la française ne comptais pas piquer un somme, là, à demi nue contre son invité, mais elle se sentait bien. Tout simplement. Elle se laissait faire, ses mouvements, d’abord désordonnés, s’accordant avec ceux de Benie, ses lèvres mordant, embrassant le cou, le menton, la bouche de son soupirant. Et son cœur, battant plus vite qu’une locomotive sous la caresse, emplissait sa poitrine d’une chaleur pleine d’appréhension, d’impatience et de luxure.
Coucher avec un homme qu’elle ne connaissait que depuis une semaine. Qu’y avait-il d’inhabituel à cela, pour une fille comme Léo ? Elle avait toujours agi comme bon lui semblait, en se fichant de ce que les autres pouvaient ressentir, et elle entendait bien profiter des bras et du corps de l’anglais aussi longtemps qu’elle le pourrait. Elle n’écouta d’abord pas cette note alarmiste qui résonna dans son buste, répétant sans cesse qu’il pouvait peut-être y avoir quelque chose de plus, chez lui, quelque chose de sérieux, d’intime. Non. Léo balaya cette idée d’une main de fer. Aucun sentiment, aucune entrave à sa liberté n’étaient possibles. Et tandis que Benedict ôtait sa culotte, et qu’ils se retrouvaient tous deux dans la beauté de leur création, - on pouvait leur reprocher beaucoup de choses, Grégoire et Fiona avaient fait du bon travail, comme les parents de son amant – elle noya ses idées noires dans une nouvelle étreinte, plus proche, encore, de la félicité.

Elle ne voulait pas de complication, mais sans doute s’inquiétait-elle pour rien, tant les choses paraissaient simples, alors que l’anglais embrassait son cou et ses lèvres… Elle souriait, confiante en ses capacités, ne doutant pas de celles de son partenaires, cherchant à exciter en lui un désir ardent qu’elle avait atteint. Elle voulait Benie, et elle le voulait tout de suite. Elle l’avait accueilli chez elle, lui avait offert une bière et taché son pantalon, elle voulait consommer !
Et avec une attention toute particulière et pleine de douceur, il réalisa finalement son souhait. Leurs corps, reliés enfin de la façon la plus bestiale qui soit, se tendirent. Une véritable machinerie se mit en place, pour accompagner leur étreinte : bras, jambes, ventres, visages, chaque coup de reins anglais était accompagné d’un baiser ou d’une caresse français, et Léo songea distraitement à combien de guerres on aurait pu éviter, avec une simple orgie bien préparée.
Elle se saoulait de cette étreinte, plus électrique et satisfaisante qu’un whisky pur-feu. Dans un mouvement de hanche, elle gémit, son souffle n’étant plus que l’expression d’un plaisir non feint. Même si elle était encore verte en années, elle ne s’était jamais sentie aussi femme que lorsqu’elle se trouvait dans le même couche qu’un homme, et leur différence d’âge, même si elle n’avait jamais vraiment compté, ne la dérangeait pas du tout.
Benedict choisit ce moment précis, quand ils s’adonnaient complètement au plaisir depuis plusieurs minutes, pour lui confier, qu’il n’était plus vierge… Léopoldine, en droit d’espérer une telle chose, rit et l’embrassa, sans répondre. Cet homme était vraiment… Un imbécile heureux. Et quelque part entre la volupté et l’horreur, la française vit apparaître le visage tant aimé, tant craint, tant haïs de Philipe. Le seul homme qu’elle aurait jamais pu prétendre aimer.

Pourquoi pensait-elle à lui maintenant ? Peut-être parce que Benedict avait cet air familier, confiant et bienveillant, quand il lui faisait l’amour. La jeune fille ne pouvait s’expliquer autrement cette apparition terrifiante qui lui retourna l’esprit. En un battement de cil, tout plaisir l’avait quittée. Ne restait qu’une urgence terrible, cette envie de sauter par la fenêtre ou de courir un 100 mètres pour s’échapper de son appartement. Bientôt, les baisers de Benedict la suffoquèrent, son poids de sa chair contre son corps la paniqua. Ses mains, qui avaient caressé sa peau se rétractèrent, ses lèvres se révulsèrent, et elle voulut le repousser.
-Benedict, arrête…
Mais l’anglais n’entendit pas.
-Arrête, je te dis ! Cria-t-elle en le repoussant plus fermement, juste assez pour pouvoir ramper sur le côté, ses bras enroulant ses jambes. La panique l’avait saisie comme la tempête s’emparait d’un bateau. Elle tremblait de tous ses membres, regardait droit devant elle, indifférente à l’air froid qui lui mordait subitement les jambes. Elle avait eu beau s’éloigner de son amant, la suffocation de s’était pas calmé, elle avait l’impression que ses poumons aspiraient tout son air, elle alla s’étouffer. Dans un instinct de survie, elle agrippa le bras de l’anglais, sa main libre sur son cœur. Elle avait l’impression de mourir, là, en plein coït.

Désolée, choupi, c'est affreusement court @___@ pis Léo joue la drama queen!
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Benedict A. Gordon
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MessageSujet: Re: [Clos] Jamais moins d'une semaine [PV Léopoldine] le 15/10/1999, fin d'après midi   Mar 5 Fév - 11:36

Les mouvements de rein s’enchainaient et Benedict, comme emporté dans un tourbillon de volupté, oubliait petit à petit le décor alentour. Ils étaient nus. Sur une couverture. En plein milieu d’un salon/salle à manger/cuisine. Heureusement que l’homme n’était pas difficile (huhu). Léo, quant à elle, semblait apprécier autant que lui la chose. Elle répondait à ses baisers, l’entourait de ses deux longs bras de porcelaine et commençait à gémir de plaisir. Il l’aurait bien serrée un peu plus fort, si cela avait été possible, il aurait bien recouvert son corps de ses baisers, s’il n’était pas occupé à autre chose.

En tout cas, tout semblait parfait. Léo se mit à rire après sa remarque, encourageant un peu plus Benedict dans son entreprise, pas peu fier de son statut d’imbécile. Après tout, le jour où il recevrait un trophée pour son palmarès à conquêtes, il rendrait sûrement hommage à son humour décapant qui lui aura permis d’attirer autant de femmes dans son lit. Il rigola donc avec la française, pas peu heureux de sa confidence et accepta avec tendresse le baiser qu’elle posa sur ses lèvres. Au moins, elle savait. Elle savait qu’il n’était pas puceau. Peut-être fallait il aussi qu’il la prévienne qu’il n’était pas non plus homo. Après tout, mieux valait coucher avec un homme du même bord que soit non ? Et il était d’ailleurs mieux d’en être certain !

Si vous vous demandez si Benedict se posait réellement la question en plein coït, la réponse est oui. Il revient cependant à la réalité, sentant doucement une chaleur monter en lui, le faisant gémir à son tour. En serrant sa compagne un peu plus fort dans ses bras, l’animal se mit à accélérer la cadence, sachant pertinemment que Léo allait de toute façon ressentir le même plaisir que lui. Lançait à fond les ballons –enfin pas trop non plus- c’est concentré dans son entreprise qu’il omit les quelques mots que la française venait de dire. Ne pas lâcher le bout. Il fallait tenir. Tenir. Encore quelques bonnes minutes. Il ne voulait pas être un mauvais coup. Non. Il fallait qu’il lui prouve qu’il n’était pas un mauvais coup. Arrête. Arrête ? Quoi ? Hein ?

Sans trop comprendre, shooté à la volupté, Benedict sentit le corps de son amante se dérober et lui filer entre les doigts. Elle s’était enfuie, loin de lui, comme ça (narmol !). Recroquevillée sur elle-même, nue comme un ver, les bras serrant fort ses deux genoux pâles, elle tremblait à présent. Dérouté, le pauvre Beniet ? Ne lui en parlait même pas. Il avait rien fait en plus ! Il ne l’avait pas violé (parce qu’on est d’accord, elle était consentante !) (paye ta référence au Palmashow xD), n’avait pas, par mégarde, balancé un gros « I’M GAYYYY » en plein moment d’extase (paye ta deuxième référence à « How I met your mother ») ou n’avait pas fait un geste de travers genre la main dans les cheveux qui selon lui, faisait too much (et paye ta troisième référence à Gossip Girl !). Bref, Beniet n’avait rien fait, il en était persuadé. D’ailleurs, il lui avait semblé que tout s’était passé assez bien entre eux deux. Rien n’aurait pu amener à une telle réaction, surtout de la part de Léo. Léo ! La fille qui n’avait pas froid aux yeux –après « the Girl who waited » et « the girl who learn », bonjour, je suis toujours fan de Doctor Who !- et qui semblait incroyablement sûre d’elle. Cette même fille était enroulée sur elle-même, comme un animal sauvage ayant oublié les douces caresses que lui donnait son maître quelques secondes auparavant.

Le pauvre Beniet se sentait tout penaud et complètement stupide. Oui, parce que si elle était repliée sur elle-même, lui, encore tout hébété, n’avait pas bougé d’un millimètre, toujours aussi nu qu’avant. Il se redressa cependant et fixa avec incompréhension la jeune femme qui semblait peiner à reprendre son souffle. Il ne comprenait pas. Il ne comprenait vraiment pas. Passant une main lasse sur son visage, il se demandait quoi faire. Il ne pouvait pas la serrer dans ses bras, quand même. D’accord, il connaissait une grande partie de son corps depuis plus d'un quart d’heure maintenant mais il se sentait trop étranger pour pouvoir s’approcher d’elle à nouveau. Fallait-il qu’il parte ? Nan ! Il n’allait quand même pas l’abandonner alors qu’elle semblait être assez traumatisée pour commettre l’irréparable, se nourrir de crème glacée et prendre 30 kilos sauter du haut de sa fenêtre par exemple. Et après, il en serait responsable. Benedict resta donc là, la tête baissée, à compter les poils de son torse qui eux, ne faisaient que se battre en duel –oui, ça changeait de toute la légion qui se trouvait sur ses jambes-.

Soudain, une main froide attrapa violemment la sienne et l’homme releva la tête, complètement surpris, comme un maitre qui apprend que finalement son chien ne va pas mourir après avoir bouffé du plastique. Elle n’avait peut-être pas pas envie de le revoir, après tout ! Un léger sourire apparut alors sur les lèvres de l’anglais qui, doucement, avança d’une fesse sur la couverture, en direction de la bête fauve qu’il fixait avec crainte. Il pouvait s’enfuir de nouveau, l’animal. Tenant toujours sa main, ou la main toujours tenue, vue la poigne de la jeune femme, il avança de nouveau jusqu’à frôler la hanche de Léo. Hum hum. Voila, ça c’était fait. Maintenant, que fallait-il faire ? Ils étaient assis, l’un à côté de l’autre, comme deux clampins, les yeux de l’un fixant avec une curiosité toute nouvelle le plafond de l’autre.

« Hum…tout va bien ? »

Silence de mort. Une mouche qui vole. Une respiration de chien dans la chambre d’à côté.

« Tu…hum…j’ai fait quelque chose de pas bien ? Parce que je te jure que c’était pas voulu, sinon ! C’est la main, dans les cheveux c’est ça ? Je savais que c’était de trop ! »

Il regarda sa main l’air réprimant. Oui. Définitivement. La main dans les cheveux, c’était pour les débutants.


Désolée pour le temps d'attente, choupi @__@
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Léopoldine C. d'Alençon
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MessageSujet: Re: [Clos] Jamais moins d'une semaine [PV Léopoldine] le 15/10/1999, fin d'après midi   Jeu 7 Fév - 22:00

Reprendre son souffle, inspirer, expirer, et surtout, ne pas penser. Léopodine avait fermé les yeux, se concentrant sur son cœur qui déchirait presque sa cage thoracique tant il lui faisait mal. Elle avait oublié où elle se trouvait et ce qu’elle était en train de faire. Elle avait oublié jusqu’à la présence de l’anglais doux et gentil à côté d’elle. Elle ne pouvait penser à autre chose qu’à ce terrible souvenir qui lui retournait le ventre. Comme une litanie infâme qu’elle était incapable d’oublier. Philipe. Phil, premier amour, amant, précepteur et mort. Mort, mort, mort ! Elle martelait ce mot comme un sort, tandis que des larmes de panique parachevait de discréditer son image de femme forte.
Léo avait beau jouer les françaises sauvages, se pavaner avec ses remarques caustiques et meubler son quotidien de tâches triviales, elle trompait peut-être son monde, mais la vérité était là, plus crue que jamais : elle allait mal. Elle n’était pas parvenue à oublier, et son amour funeste la brûlait de toute part.
Peut-être en avait-elle trop vu, pour vingt petites années ? On en voyait peu, des pisseuses à peine sorties des couches de leurs mères qui enchaînaient les psychodrames : en moins d’un an, elle avait été la maîtresse d’un homme marié, et l’avait vu mourir. Elle avait bu plus que n’importe quel saoulard de Paris, et portait ses fardeaux comme une femme ayant vécu la guerre. Elle avait défié l’autorité parentale et quitté son pays natal alors que la plupart des jeunots de vingt ans vivaient encore chez papa-maman, ou découvraient à peine les joies de la vie adulte.
Elle récoltait ce qu’elle avait semé : nue, morte de honte et suffocante, à côté d’un inconnu. Et l’image d’un visage souriant mais menaçant qui occupait son esprit. C’était triste de voir qu’après un an, elle ne parvenait toujours pas à oublier. La présence de Phil s’était ancrée dans ses veines comme un poison, et la détruisait un peu plus chaque fois qu’elle avait l’impression d’avancer. Comme une vengeance sournoise du destin. Vengeance qu’elle méritait amplement, puisque c’était par sa faute seule que Phil était mort. Oui, elle avait tué son amant et amour. Le simple fait qu’elle ait continué à fréquenter des hommes était inconscient !

Et justement, celui qui se trouvait fort hébété, à côté d’elle, elle l’avait maintenant complètement oublié. Pourtant, il avait été drôle, charmant, le parfait gentleman, mais Léo était désormais ailleurs, quelque part entre les souvenirs âcres et la réalité, et toute dynamique sexuelle n’était plus qu’un souvenir dérangeant.
Elle se calma peu à peu, sa respiration erratique reprenant un cours normal tandis qu’elle se forçait à respirer plus régulièrement. Le sang lui battait les tempes, et elle avait encore mal au cœur. Presque prise de nausées, elle se refusait encore à regarder Benedict en fasse. Il n’aurait jamais dû voir ça. La découvrir si misérable. Maintenant que la panique s’estompait, Léo se rendait compte de l’étrange de la situation, et les paroles maladroites de son compagnon n’arrangèrent rien à l’affaire : la soirée était gâchée, et la française ne ressentait rien, si ce n’était la honte de s’être trahie et d’avoir révélé à l’anglais la partie d’elle-même qu’elle désirait le plus garder secrète. Ce n’était pas quelque chose qu’on rattrapait par une pirouette, elle en prenait conscience. Et cela sonna la fin de leur « entretien ». Mieux valait être honnête : ils ne se connaissaient pas, et n’auraient jamais dû coucher ensemble, de toute façon.
-Non, tu n’as rien fait de mal… C’est autre chose. Dit-elle finalement après un silence pesant. Elle parla d’une voix claire et posée, plus douce que de d’habitude, ne souhaitant pas blesser son amant d’un quart d’heure. Cependant, elle allait être franche, pour leur bien à tous les deux :
-Je crois que tu devrais partir.
Elle regardait fixement devant elle. Elle se demanda brièvement si c’était ce genre de honte que ressentaient les hommes sujets aux fameuses « pannes » qui faisaient tant rire les femmes. Elle avait clairement senti sa libido s’évaporer, son excitation retombée, et le froid d’un glaçon s’immiscer en elle. Tant pis si l’anglais était blessé, en fin de compte, c’était son amour propre qui en souffrait le plus. Pas de cigarettes de l’après pour eux, ni de confidences sur l’oreiller : Léo n’aspirait plus qu’à la solitude, et même si elle avait approché la félicité en compagnie de Gordon, elle ne souhaitait plus le revoir : elle ne ressentirait plus que de la honte en le regardant, elle en était sûre.

Elle attendit donc qu’il s’en aille, patiente, indifférente au froid. Ce ne fut que lorsqu’il eut passé la porte d’entrée qu’elle se leva et se dirigea vers la salle de bains. Là, elle se fit couler un bain dans la baignoire à l’émail usée, et plongea dans l’eau. Aucune pensée suicidaire ne lui vint à l’esprit : elle n’était pas tant désespérée. Se furent les paroles d’une vieille chanson qui lui vinrent à l’esprit, cependant, la tirant de sa torpeur :
-No one compares to you, I’m scared that you, won’t be waiting on the other side…
Son petit filet de voix se brisa sur la dernière note, et elle fut secouée d’un sanglot terrible. Elle pleurait pour la première fois en un an..

Fini pour moi ! Ne t’en fais pas, choupi, ils vont se revoir :ace: Merci pour ce rp en tout cas ! Un jour, ils concluront xD
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Benedict A. Gordon
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MessageSujet: Re: [Clos] Jamais moins d'une semaine [PV Léopoldine] le 15/10/1999, fin d'après midi   Ven 22 Fév - 11:17

Benedict ne savait plus quoi faire. Il était là, à attendre, fixant avec intensité la demoiselle qu’il semblait découvrir pour la première fois. Qu’était donc devenue la belle créature qu’il avait suivi sans comprendre pourquoi à deux heures du matin, il y avait une semaine ? Celle qui l’avait entrainé chez elle après leur course poursuite effrénée ? Celle qui lui avait offert un café infect entourée de ses chers animaux de compagnie, la mine espiègle presque insolente ? Il en avait rêvé pendant près d’une semaine, pensant à ses formes quasi inexistantes qui, loin de le laisser indifférent, lui avait donné envie d’en découvrir un peu plus.

Il avait tout eu d’elle, ou presque. Il avait retrouvé ce petit air espiègle, ce ton autoritaire, avait découvert son corps pâle et avait embrassé ses lèvres. Ils avaient commencé cette danse sensuelle de l’amour qui avait eu l’effet, le temps d’un instant, d’effrayer le trentenaire. Il avait caressé son visage, l’avait couvert de baisers et tout cela avec une tendresse assez nouvelle. Il avait même cru entendre son cœur s’emballer légèrement dans sa poitrine et avait prié intérieurement pour qu’il en soit de même pour la blondinette.

Mais voila. Cela ne semblait pas si réciproque que ça. Elle avait pris peur et s’était enfuie, loin de lui. Comment pouvait-on avoir peur de lui ? Il n’avait rien fait, ne lui avait pas donné de fessés déplacées et ne l’avait pas traitée de gourgandine pendant ses coups de reins. Alors…qu’est-ce qu’il avait fait ? Il ne comprenait pas.

Ce n’était pas lui ? Ah ! Cool ! Il était rassuré. Un léger sourire se dessina sur les lèvres de Benedict qui prit ses mots pour une invitation à l’approcher de nouveau et à la serrer dans ses bras. Il n’en eut cependant pas le temps. Sa main toujours dans la sienne, il posa sur celle de la demoiselle ses lèvres encore chaudes de ses baisers avec le plus de délicatesse possible, essayant, par ce simple geste, de lui faire comprendre que tout irait bien. Il serait bien resté là, pendant des heures, à essayé de déchiffrer ces yeux bleus électriques qu’il ne pouvait qu’entrevoir. Il serait bien resté là, nu, frissonnant légèrement en sentant sur son corps filer quelques brises d’air frais.

Ce ne fut cependant pas le cas. Avec étonnement, le jeune homme entendit la voix de Léo qui sonna comme un coup de fouet. Partir ? Maintenant ? Et la laisser ? Elle ne voulait plus de lui ? Il pouvait la calmer, la couvrir de chaleur, embrasser ses lèvres, caresser son visage. Il pouvait…Partir ? Il ne comprenait pas. Il ne voulait pas. Il la regarda donc, la bouche ouverte, malgré lui, les lèvres toujours posées sur les phalanges à présent fraiches de la jeune femme. Etait-ce ce qu’elle voulait réellement ? Qu’il parte ?
Benedict scruta une nouvelle fois le regard de Léo qu’il n’arrivait pas à croiser. Elle semblait avoir perdu toute chaleur humaine et franchement, il ne comprenait pas. Pourquoi ?

Ne trouvant pas de réponse, il se résigna. De toute façon, sa présence n’était plus tant appréciée. Il se leva donc, la mâchoire serrée, abandonnant cette main qu’il avait tenue. Etait-il énervé ? Oui, un peu, il devait l’admettre. Sans jeter un coup d’œil sur la jeune femme, il reprit donc la chemise qui avait été balancée quelque part dans la pièce, la reboutonna, et partit à la recherche de son pantalon qu’il enfila ensuite. Il ne ressemblait à rien, comme ça, avec de la lessive sur le derrière et des tâches de bière sur son col ? Il s’en fichait. Il se fichait de tout, à vrai dire. Tout l’énervait. Pas le fait qu’il n’ait pas pu finir de tirer son coup, pas sa réaction, à lui, parfois immature, mais ces yeux bleus qui n’osaient même plus fixer les siens. Il avait envie de saisir Léo, de la forcer à le regarder, de l’embrasser avec passion, avec rage, avec haine. Pourquoi agissait-elle ainsi ? ça le mettait dans tous ses états.

La veste dans la main, il regarda une dernière fois la jeune femme, toujours nue sur leur couverture. Et rien. Toujours pas un regard. Rien. Enervé, il se dirigea vers la porte qu’il claqua avec brutalité.

Une fois dans la rue, le vent frais l’étonna presque mais il n’y prêta pas attention. Il marchait, sans trop savoir où, sans trop savoir pourquoi. Le col remonté, les cheveux en bataille et le regard perdu dans le vide, il comptait plus les dalles qui se découvraient sous ses pieds que ses pas, sensés le ramener chez lui –la différence entre errer et marcher !-. Qu’avait-il fait ? Cette question résonnait en boucle dans sa tête. La belle Léo, la douce Léo, qui lui avait ouvert sa porte et la lui avait claqué au nez, comme s’il n’avait été qu’un vulgaire vendeur de poudre à cheminette aux allures frauduleuses. La belle Léo. La douce Léo. Son souvenir, son léger parfum enivrait encore son esprit. Il sortit une cigarette de son étui fourré dans sa poche et l’alluma. La douce Léo. La belle Léo. Respirant enfin l’air libre alors qu’il tirait sur sa clope, un léger sourire mélancolique apparut sur son visage. Cette fille lui avait fait tourner la tête. Comme cette belle blonde qu’il portait à ses lèvres et qu’il ne pouvait embrasser que quelques minutes seulement.


RP CLOS
Merci choupiii ! Ce RP était tip top cooool ! love crazy
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MessageSujet: Re: [Clos] Jamais moins d'une semaine [PV Léopoldine] le 15/10/1999, fin d'après midi   

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[Clos] Jamais moins d'une semaine [PV Léopoldine] le 15/10/1999, fin d'après midi

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