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 ▬ Je prie chaque jour que Dieu fait, pour qu'arrive une révolution.

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Ryan A. Fowler
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MessageSujet: ▬ Je prie chaque jour que Dieu fait, pour qu'arrive une révolution.   Mer 14 Nov - 23:16






« Et je me suis vite rendue compte dès que j'ai su que c'était le moment, Que le monde était constitué de cette fraternité humaine
Quoi que cela puisse vouloir dire.
» 4 Non Blondes





    Le château de Poudlard brillait en ce début de soirée, comme à chaque fois que la nuit tombait sur les îles britanniques façon. Les tours étaient allumés et auraient pût briller comme un phare si la protection anti-moldu n'avait pas existé. Mais elle était là.
    Château immense, domaine immense et tout ça dissimulé aux yeux des moldus. C'était bien la magie n'est-ce pas ? Pouvoir berner les plus faibles à leur grès. Les sorciers ne voulaient pas s'afficher au grand jour, pourquoi ? L'opinion public dit que c'est parce qu'ils – les moldus – leur demanderaient de l'aide pour tout et rien et ils avaient peur d'être asservit pas les non-sorciers au final. Ok. Mais en ce jouant des moldus, on est en droit de ce demander qui manipule qui. Le secret magique...
    Ouais, c'est bizarre de penser à ce genre de chose en ce début de soirée, mais Ryan commençait à envier son ami Jasper. La lettre toute juste ouverte dans sa main, Ryan avait lut la lettre de son compère américain plusieurs fois avant d'en conclure qu'il se faisait la mal du monde sorcier. Le Poufsouffle regrettait sa décision, mais il le comprenait d'une certaine manière. Quand on est pas doué en magie, on n'a rien à faire dans le monde sorcier. Dans le monde moldu il y a un diction qui dit «  Si t'as pas de tête, sert toi de tes jambes ». Dans le monde moldu, si t'es pas doué en magie, bah, t'es juste dans la merde !
    En fait, il avait l'impression de faire une année à blanc. Il ne savait pas ce qu'il voulait faire. Il ne s'en souciait guère. Il n'était pas comme Arckeley qui avait dû éplucher une bonne vingtaine de fois toute la documentation de la bibliothèque pour être sûr de faire le bon choix dans son métier et son avenir. Il n'était pas comme Westchester, pas d'entreprise familiale qui pouvait l'accueillir.
    Pour lui, son avenir ne se limitait pas à son travail. A un travail. Il se connaissait, au final, avec ses ASPIC – ou pas – en poche, il irait sur le chemin de Traverse et trouverait un truc sur le tas. Mais avec les ASPIC qui approchaient, la charge de travail grandissante qui s'accumulait, les prof qui lui disait « Si cet matière ne vous intéresse pas plus que ça, pourquoi êtes-vous là ? Privilégiez celle qui vous serviront à l'avenir. » Sauf que bah, il savait pas ce qui allait lui servir ou non. Il était presuqe sûr d'une chose : c'est que la grande partie de ce qu'il avait apprit, n'allait pas lui servir et même pas du tout, parce qu'il envisageait d'aller bosser dans le monde moldu après ses études !
    Dans le bâtiment, les jardins, la restauration, il était prêt à bosser dans n'importe quoi tant qu'il pouvait subvenir à ses besoins, qu'il pourrait partir de chez ses parents, se prendre un appart' à lui et commencer à se gérer seul.Là, enfin, peut-être, qu'on arrêtera de lui dire ce qui est bien ou mal.

    Mais dans ces cas-là, pourquoi était-il encore là ? Pour ses gentils amis, évidemment. Pour passer encore quelques bon moment avec des personnes qui sont importantes. Certes. C'est pas forcément très pédagogique, mais c'est honnête. Sauf que même la population de Poudlard, il en avait un peu marre maintenant. Les Serpentard qui ne se décidaient pas rester dans leur salle commune, à dormir par terre et à se laver dans les toilettes du second, s'attardaient dans un lieu qui n'était pas le leur mais ou ils se sentaient plus à l'aise que lui. Et dont la situation avec certains étaient tendus, trop. Il y avait les prof aussi. Gracia qui était toujours là ou il fallait pas, qui lui faisait des tapes dans le dos et des grands sourires pour au final le pourrir encore plus, O'Brian qui gérait sa bande de dégénérée comme une baby-sitter incompétente, Monroe qui c'était un peu calmé mais qui ne lâchait guère Ryan... Des relous.
    Puis, les Poufsouffles. Il l'aimait sa maison, il y avait pas à chier. Il en était sûr et certains de ça. Sauf qu'avec ce qu'il venait de faire récemment, il avait l'impression de se mettre tout le monde à dos. Tout le monde à dos, mais aussi, il se tenait à l'écart. On ne le voyait plus beaucoup dans la salle commune ces temps-ci. Il ne faisait que la traverser pour sortir ou aller dans son dortoir. En fait, il avait reprit avec plus d'ardeur la guitare depuis une semaine. Il l'avait un peu trop délaissé depuis le début de cet année et il le regrettait. Mais il c'était bien reprit. A ses pauses, guitare, le soir, il grattait, bref, il jouait beaucoup, ça lui permettait de se changer les idées et de se calmer, car il était en ébullition constante, désagréable au possible. Mais ça allait mieux.
    Bien-sûr, il restait quelques amis fidèle avec qui parler, principalement Hestia et Stendhal. Il en voulait toujours à Martin, il gardait ses distances avec Neela pour pas raviver les rumeurs et les autres, bah, il avait pas trop besoin de compagnie et quand on l'abordait, vu qu'il ne parlait pas, on s'en lassait vite. Il n'avait pas le droit de se conduire comme ça avec eux, après tout, les Poufsouffles étaient la principale raison pour laquelle il était ici. Et comme il l'avait dit à Westchester une paire d'heure plus tôt, les Poufsouffle, c'est un peu sa famille et il la protège. Alors, oui, il avait déconné, mais il devait se rattraper, comment ? Il ne voyait pas trop ce qui pourrait lui faire très rapidement gagner des points... Parce qu'ils étaient pas rancunier les blaireaux, un coup d'éclat et l'ardoise serait effacé.

    Pff.... C'était beaucoup de réflexion quand même. Jamais une année à Poudlard n'avait démarré aussi forte. Amusante d'un côté avec pas mal de bon moment, mais il en payait aussi le prix de cet amusement. En gros, il était constamment sur un ascenseur émotionnel. Au plus ça montait, au plus il tombait de haut. Et il devait ramer pour redresser la barre. Alors, oui, il avait un coup de mou, mais ça ne durerait pas, n'est-ce pas ?

    Ouvrant son flight case, Ryan sortit sa guitare. Une Ibanez, en bois d'épicéa, qui tirait sur une couleur jaune foncé/ marron clair. Guitare qu'il c'était payé avec les sous qu'il c'était fait lors de son année de repos durant le règne de Voldemort.
    Assis sur le muret qui faisait le tour de la Cour Extérieur, il se cala contre un pilier en pierre et pinça quelques cordes. Il resserra quelques cordes. Dans le calme de la nuit qui semblait plus intense que d'habitude avec la nappe de froid qui c'était abattu sur la cour, trouver une corde qui sonnait fausse, c'était facile. Il fit ensuite quelques accords qu'il laissa raisonner dans la nuit froide. Heureusement qu'il avait penser à prendre ses mitaines, idéal pour jouer dans le froid. Enfin, pas idéal, mais plus confortable que de se geler toute la main. Il desserra aussi son écharpe de Poufsouffle, histoire qu'elle ne le gêne pas pour chanter. Il n'avait pas une voix sublime, il ne serait jamais chanteur, mais il chantait tout de même juste assez bien pour accompagner ses accords et ne pas avoir à rougir. En général, il ne chantait jamais dans des lieux publique, jouer ça ne le dérangeait pas, mais chanter, oui !
    Sauf que là, il n'y avait personne. Ils étaient tous au chaud et ils mangeaient. D'ailleurs, c'était compréhensible qu'ils soient au chaud l'épais nuage de vapeur qui sortait de sa bouche quand il respirait prouvait que l'été était définitivement mort dans le coin !

    Prenant son médiator, Ryan chauffa ses doigts avec quelques morceaux de musique différent. Parfois rapide, lent, en arpège... Pour enchaîner sur une musique qu'il avait pas joué depuis quelques temps mais qu'il trouvait assez approprié avec son humeur du moment.

    Il jouait le rythme un peu pus rapidement que la musique original, prolongeait certains accord, mettant son petit truc à lui dans cet reprise.

    … Je mets le pied dehors
    J'inspire profondément et je me sens planer
    Et je crie à pleins poumons
    Que se passe t-il ?

    Je fais des efforts, tout le temps dans cet institution
    Et je prie, oh mon dieu, ce que je peux prier
    Je prie chaque jour que Dieu fais
    Pour une révolution, Pour une révolution, Pour une révolution
    Et je dis …


    Il continua ainsi, chantant pas trop fort mais il avait l'impression de crier dans le silence de la nuit. Tant pis si quelqu'un l'entendait, il lui dirait gentiment de ce faire voir. Il reprenait le premier couplet lorsqu'il se rendit compte qu'en effet, il n'était pas seul.
    Il croisa le regard du nouveau venu, nul doute qu'il ne passerait pas son chemin. Il joua encore deux accord et arrêta tout, laissant la note se perdre d'elle même dans la nuit.

    Bonsoir. J'ai encore le droit d'être ici et je fais rien de mal.

    Alors, foutez moi la paix pour changer !
    Il détourna le regard et prit une grande inspiration. Si tu veux mal partir, change rien ! Il reporta son regard sur l'ex-légionnaire avec une expression du visage qui se voulait un peu plus avenante.

    Enfin, je veux dire … rien du tout ... rien, j'ai rien dis.

    Il posa la guitare dans le flight case avec soin et croisa les bras sur son ventre avant de replier les jambes par dessus, en position fœtale, le meilleur moyen qu'il y avait pour se tenir au chaud. Comme à son habitude, il tira le caillou bizarre de sa poche et le fit tourner dans ses mains, caché dans les plis de sa veste et de ses genoux. Un geste qui lui était devenu familier et qu'il faisait lorsqu'il était dans une position qui ne lui plaisait guère. Qu'est-ce que voulait Monroe ? En tout cas Ryan regardait ailleurs, au loin, vers la forêt interdite. Il avait prit soin de se tenir éloigné de son prof principale depuis leur dernier entrevu privé qui remonté à une semaine tout pile. Les souvenirs de leur dernières conversation étaient encore là. La seule fois ou ils s'étaient recroisés, c'est lorsque Monroe l'avait soigné de son accrochage avec Lewis. Mais ils n'avaient pas échangés beaucoup de mot. Depuis, plus rien de notable. Pourquoi avait-il la fâcheuse impression que la discussion n'allait pas lui plaire.
    Il voulait pas s'engueuler avec quelqu'un maintenant, il n'y arriverait pas. Et pas avec Monroe...



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Elrik H. Monroe
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MessageSujet: Re: ▬ Je prie chaque jour que Dieu fait, pour qu'arrive une révolution.   Mer 19 Déc - 7:28

    Elrik remercia le Créateur, ce soir-là, de leur avoir envoyé un nouvel élement au sein de l'équipe professorale. Cela lui faisait un tour de ronde en moins à effectuer en soirée. Et donc plus de temps pour vaquer à certaines autres occupations... Non pas que le soldat rechignât à la tâche, au profit de ses affaires personnelles. Non, non ! On aurait pu l'assomer avec davantage de rondes, même les lui donner toutes à faire en plus du reste, qu'il n'aurait pas bronché. Homme de devoir et de servitude avant tout, Elrik ne reniait ni son statut, ni ses prérogatives ! Et il ne voulait pas que ça change. Or voilà tout le problème, nombre de grains de sables se logeaient dans les rouages de sa vie monotone bien réglementée, depuis son retour à Poudlard. Une bonne chose, pensez-vous ? Le changement, le renouveau, il n'y a rien de mieux après tout ! C'est nécessaire ! Oui, pour tout le monde. Mais Elrik était de ceux terrifiés par les changements.

    Ce soir-là, il avait besoin de revenir à l'essentiel. De s'abandonner dans ses rituels. De trouver les réponses à ses questions, surtout. Et pour cela, une seule solution !!

    Lorsque les rangers de notre militaire piétinèrent à l'intérieur de la Grande Salle, il était l'heure du dîner. Lui comptait bouder son assiette. Un peu de jeûne ne lui ferait pas de mal ! Cependant, avant de quitter Poudlard, il devait s'assurer que ses Poufsouffle n'avaient besoin de rien. Ainsi le directeur des jaune & ébène se hâta de faire le tour de la table de sa maison.
    La plupart se trouvait là. Blaireaux & blaireautes occupés à ripailler en rigolant, les plus jeunes pendues aux lèvres d'un Martin holmes, jamais avare en blagues fantasques. En face, Edgar Buttercup essayait de lui dérober l'attention de l'auditoire, à grands renforts de poésie. Il ne s'avouait pas vaincu, bien que le challenge s'avèrerait difficile ! Heureusement qu'Eleanor était là pour sauver son honneur... Tout le monde ou presque - il en manquait à l'appel, Elrik l'avait vu, mais les plus grands ne dînaient pas forcément à l'heure pile - bref, autant que possible profitaient de la soirée. Ses élèves semblaient calmes, soudés, créant cette énergie humaine, capable d'anéantir tout désespoir, de vous revigorer même le plus abattu des soldats. La vision de cette tablée, de la danse de ces cravates dorées aussi brillante que la flamme de milles chandelles, conféra à Elrik un sentiment de satisfaction très inhabituel. Il ne pensait pas avoir déjà ressenti cela, même à leur place, en tant qu'élève des années auparavant. Son frère et lui restaient si farouchement prisonniers l'un de l'autre, dans leur monde, qu'ils s'empêchaient tous seuls de capter cette lumière. Douce époque, tant regretée... Rien ne pouvait être mieux sans Corwin. Il était temps qu'Elrik se le remette en tête. Mais l'heure n'était pas aux élans de nostalgie. Il fallait se recadrer. Cette avalanche de sentiments, d'où qu'ils proviennent, lui nuisaient !

    Il s'apprêtait à s'éloigner de la table sans un mot, lorsqu'on l'attrapa par la manche.
    « Rik ! Tu viens manger avec nous ?!
    - Pas ce soir Loki. » Les yeux d'Elrik avaient chuté sur la tête brune du jeune sorcier. Celui-ci braquait son attention curieuse, sur lui. Comme un minuscule craquement sonore peut déclencher une redoutble avalanche, l'homme sentit tout son être se chambouler depuis ses profondeurs, au simple son de cette voix juvénile suspendue à ses actions. L'affection palpable qu'elle véhiculait jusqu'à lui.. une force paisible, si redoutable à contrer. D'ailleurs, il en fut incapable. Et c'était bien ça qui lui faisait peur. Son coeur battant plus fort, face à ces petits riens, un mot, un geste, capable de tout changer. L'expression du garçon adopta un air déçu, clairement affiché. Sans réfléchir, Elrik ébouriffa la chevelure du jeune Thorn, en lui assurant qu'il reviendrait vite. Le gamin lui adressa un sourire timide, néanmoins rassuré. Alors l'homme tourna les talons, brusque, et décampa sans plus un regard pour le reste de la salle. Il était terrifié.

    L'air frais, au dehors, le calma assez vite, à son grand soulagement. Il s'arrêta un instant, sur le seuil des galeries ouvertes de la cour, se colla contre le mur en portant sa main à son cou. Une première prière accompagna ces bouffés d'oxygène glacé. Lorsqu'il eut le sentiment d'avoir suffisamment remis ses idées en place pour avancer sans se poser de question, Elrik lâcha les deux croix emprisonnées entre ses doigts, se détacha du mur et avança. Il focalisa son attention sur la lumière et la chaleur de la chapelle qu'il comptait rejoindre sous peu. Monroe s'autorisait un repère pour avancer, c'était celui-ci.

    Au bout de quelques pas sur ces pierres extérieures luisantes d'humidité, le Soldat vit l'image mentale de sa chapelle se brouiller, puis s'effacer. Une voix l'avait interpellé. Une voix connue à présent, mais flottant dans l'air comme il avait peu l'habitude de l'entendre. Il n'y avait pas âme qui vivent dans le coin, compte tenu de la température peu clémente, et la pluie menaçant de tomber. Il valait mieux se trouver à l'intérieur du château qu'ici, soumis à ce froid pénétrant. Pourtant, il devait bien être dans le coin, tout seul. Ryan Fowler. Voilà qui arrêta la marche du soldat. Cela retarderait sa soirée dédiée à ses considérations spirituelles, pas grave. Le devoir avant tout. Il fallait vérifier que tous allaient bien. Tous sans exception, même les plus agités. Surtout les plus agités, à vrai dire.

    Elrik n'eut pas beaucoup de chemin à faire pour tomber sur le jeune homme, assis sur le muret bordant la galerie sur laquelle ses pas s'alignaient. Il s'arrêta à un ou deux mètres de son élève, droit comme d'habitude, fermement campé sur ses pieds. Son visage n'exprimait rien du tout, tandis qu'il sondait le regard en face. Pas difficile de prendre la température... rien qu'à l'oreille, la voix de l'adolescent claquant dans l'air... on était bien dehors, à des heures impitoyables, en plein mois octobre. C'était un automne peu clément. Très peu.
    Rien de bien étonnant à cela.
    Elrik le regarda en silence reposer son instrument. Cette guitare ne le quittait pas dernièrement. Il s'y accrochait comme Elrik pouvait le faire avec le pommeau de son épée, pour se préserver et occuper son esprit. Une constation qui avait trouvé grâce aux yeux du directeur des poufsouffle. Celui-ci n'avait donc pas jugé utile de se manifester avec force derrière le septième année, depuis sa dernière gueulante. De toute façon, l'heure de colle, le savon passé, ça n'était les punitions les plus pénibles endurées par le gamin, suite à ses dernière ânerie en date. Elrik l'avait bien remarqué aussi. Le plus dur, c'était les reproches de ses camarades. Goûter un peu à la culpabilité ne lui faisait pas de mal, au jeune sorcier. Chacun devait se remettre à sa place à un moment donné, Elrik en savait un rayon là-dessus !
    Il remarquait en tout cas, comme tout cela le touchait. Et même si ça lui était pénible de voir un de ses soldats ennuyés, c'était encourageant.
    Encore des sentiments que le soldat aurait dû tenir éloigné de sa personne. Dans son cas, bordel de troll, rien n'était encourageant.
    « Je ne t'ai pas demandé d'arrêter de jouer, à ce que je sache. » répliqua Elrik avec calme. « Ni même de rentrer. » Il avait tenu à le lui signaler, sans s'énerver le moins du monde, car malgré l'accueil brutal, le ton du poufsouffle s'était radouci. Mais à le regarder de plus près, se recroqueviller sur son bout de mur avec cet air farouche, Elrik n'eut pas la volonté de tourner les talons pour partir. Monroe ne savait exactement dans quelle mesure c'était vrai, mais l'impression que sa présence était bien plus utile ici et maintenant, que là-bas à la chapelle, s'imposa à lui avec force.

    Passant sa main le long de sa nuque, sans prêter attention aux muscles noués de son corps, Elrik fit mine de se détendre un minimum avant d'avancer pour se poster devant le muret, à côté de Ryan. Resté debout, il se retourna pour laisser son regard trempé là où se noyait celui de son élève. La forêt, le néant... il n'aurait su le dire.

    « Je ne savais pas que tu priais. » souffla-t-il pour tout début de conversation. Peut-être qu'il y avait plus adapté pour engager le dialogue, plus chaleureux pour donner confiance. Or Elrik n'était pas un confesseur, bien qu'il dût conserver une image stable et disponible pour les jeunes sous sa responsabilité. La vérité : il n'était qu'un pécheur, comme les autres. Son élève ne le savait peut-être pas, mais ça n'avait pas d'importance. D'ailleurs, il ne lui avait rien demandé. Mais le boulot d'Elrik, c'était d'être là, pour eux. Aussi, il était là. Voilà tout ce qui comptait


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Dernière édition par Elrik H. Monroe le Sam 23 Mar - 11:26, édité 1 fois
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Ryan A. Fowler
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MessageSujet: Re: ▬ Je prie chaque jour que Dieu fait, pour qu'arrive une révolution.   Jeu 28 Fév - 13:51

    La musique. Une passion, quelque chose qui occultait tout le reste quand il s'y mettait à fond. Effaçant tout problème, tout souci, les notes pansaient ses maux. C'était son remède miracle anti-prise de tête. Mais c'était pas non plus la solution. Ecarter un problème, ne l'a jamais résolu.
    Mais en réalité Ryan n'avait pas de problème, il avait des remords, il se sentait coupable, il était pas bien dans ses baskets à cause de ce qu'il avait fait.
    D'habitude, il s'en sortait avec des pirouettes. Mais là, il c'était mit du monde à dos, avait fait du tort à d'autre, bref, il était allé trop loin dernièrement. Et dire qu'il s'en fichait, c'était un mensonge, un gros mensonge, auquel lui même ne pouvait croire.

    Alors, il grattait sans arrêt, histoire de se changer les idées. C'est là, dans ce froid de mi-octobre, à l'heure ou les gens pleins de bon sens sont au chaud, que Monroe, fit son apparition. Monroe, Elrik Monroe. Son Directeur de maison, nouvellement nommé pour sa dernière année. Qu'est-ce que Ryan avait à dire sur cet ex-légionnaire aux manières rigides ? Oui, c'était un casse-bonbon, un chieur de première sans la moindre délicatesse, sans le moindre humour. Avec mauvaise foi, il pourrait dire que ce mec, c'était un robot. Raide dans ses basket, toujours imperméable. Mais ce n'était pas le cas. Ryan le savait. Un robot ne mettrait pas autant de passion dans son boulot, pas autant de dévotion à s'occuper du problème de ses élèves. Puis il y avait aussi sa façon d'être avec le jeune Loki, dans la salle commune, ce côté paternel …
    En fait, Ryan appréciait ce grand type costaud, il avait un côté rassurant, c'était quelqu'un sur qui on pouvait compter. Ses manières de soldat, son côté taciturne, attirait la curiosité et forçait le respect. Mais ses qualités étaient aussi ses défauts. Sa dévotion envers son travail, sa manière de protéger ses élèves, c'était étouffant. Surtout pour Ryan qui aimait être tranquille. Et non avoir un papa de substitution sur le dos.
    Alors, pour le moment, c'était assez tendu entre l'élève et le prof.

    Il avait posé sa guitare comme s'il était en train de commettre un délit. Comme si le prof allait lui reprocher de jouer dehors à cet heure-ci. Paranoïaque ou habitué à faire des âneries, le septième année c'était aussitôt mit sur la défensive physiquement et oralement. Un ton agressif qu'il regretta aussitôt l'avoir utilisé ! Il respirait pas la conscience tranquille et ça se ressentait à deux kilomètres. Quoi de mieux pour provoquer l'intérêt de Monroe ?

    Le Poufsouffle ne releva pas les premières paroles du prof. Toujours à regarder au loin devant lui, une attitude boudeuse qu'il savait ridicule. Monroe rentra dans son champ de vision, se plaçant à côté de lui, mais toujours debout, droit comme un I, comme à son habitude.
    Lui, prier ? Là , il releva le regard vers Monroe. Est-ce qu'il se foutait de lui ou quoi ?
    Un, deux, trois...
    Ahhh, la chanson ! Okkkkk... Temps de réaction assez long pour le coup. Oui, il priait pour une révolution, un changement. C'était pas complètement faux. Un changement, mais de quoi ? De lui, des autres ? Il n'en avait que faire, il voulait que sa situation change, c'était vrai.

    Ouais... C'est peut-être la solution, prier. En tout cas, vous, vous semblez en être convaincu.

    Il avait récupéré sa bible avait-il entendu dire. Cool, ça lui faisait une belle jambe. Monroe avait du grandir dans une famille ennuyeuse, qui disait la bénédicité avant chaque repas, qui passait son Dimanche à l'église etc... Genre de famille BCBG. Et après, il c'était prit pour un soldat de dieu … Ryan était bien loin du compte, mais ça il ne pouvait pas le savoir.

    Le regard du jeune Poufsouffle se posa ensuite sur l'épée de Monroe. Une épée qu'il avait toujours à la ceinture, constamment. Ok, c'était le moyen qu'il utilisait pour se défendre. D'ailleurs, il n'avait pas de baguette ou du moins, il ne l'avait jamais vu s'en servir. Cracmol ? Pourquoi pas ? Mais il avait fait ses études à Poudlard, à sa connaissance, aucun cracmol n'avait étudié à Poudlard. Ou peut-être lui avait-on brisé avec interdiction de faire de la magie.... Ce qui aurait été étrange de l'accepter en tant que prof...
    Il hésita un instant mais comme Monroe semblait vouloir parler …

    J'ai une question... Qu'avez-vous fait de votre baguette ? Et pourquoi ne pas se servir de magie ? Je veux dire.... On ne vous a jamais vu utiliser la magie.

    C'était des questions qu'il savait être indiscrète. Mais tant pis. Quit à parler autant que ce soit intéressant. Il ne voulait pas discuter des derniers événements, de potion ou du quotidien en général. Il était plus dans la confession ce soir....
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Elrik H. Monroe
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MessageSujet: Re: ▬ Je prie chaque jour que Dieu fait, pour qu'arrive une révolution.   Sam 23 Mar - 14:06

    Ce n’était qu’une chanson, que des paroles en l’air. Elrik savait bien que Ryan ne priait pas. Du moins, cela lui semblait peu probable. Mais il avait bien fallu engager la conversation, et ce thème-là allait à Monroe. Surprenant, non ? Puis quelque part, dans chaque mot, même jeté à l’air libre sans arrière-pensée, il y avait une once de vérité. En tous cas, Rik voulait bien y croire. S’il ne comptait absolument pas faire du prosélytisme à Poudlard, ce qu'il souhaitait de source sûre, c’était que son élève aille bien. Alors, à ce qu’on disait : le dialogue, c’était une bonne méthode pour s’en assurer. Les pompes et les coups de rangers au train aussi, mais Ryan n’était pas totalement réceptif à cette façon de faire, pour les avoir déjà testés. Elrik voulait bien changer d’approche, pour une fois !
    Est-ce que cela fonctionnait ou non ? Ryan parlait. Bien. Step One : checked !
    Ah ! Que le monde des ados étaient compliqués ! Surtout pour un homme qui, sans le savoir, ne l’avait jamais vraiment quitté.

    Elrik posa donc sa voix, se concentrant sur son élève et sur tous les conseils que Minerva et ses collègues avaient pu lui donner : manière douce, ne pas braquer, écouter. Hum. Oui, ce serait dans ces cordes. Espérons ! Même si cela comportait des risques…

    « C’est ce qui marche pour moi, voilà tout. Ça ne sert à rien si tu n’y crois pas après. Je ne cherche pas à te convaincre. Mais à tout problème sa solution, donc te bile pas Gamin. » Far-pait ! ton neutre certes mais ce n’était pas compliqué de parler gentiment. C’eut été d’ailleurs très injuste de penser qu’Elrik n’était pas capable de s’intéresser à ses élèves, il ne voulait que leur bien, tous autant qu’ils étaient constituaient ses troupes ! Son handicape en relation sociales représentait juste un obstacle long et fastidieux à escalader.

    Le silence s’étira ensuite, laissant juste la place à la brise nocturne de murmurer quelques secrets, en un souffle, à leur oreille. Elrik se concentrait sur le point invisible fixé plutôt sur l’horizon. Mieux valait laisser le gamin continuer sur sa lancé, comme il en aurait envie, quand il en aurait envie. C’était quelque chose que le militaire avait appris notamment avec Loki. Ce môme-là était un sacré casse-tête, en tout cas l’avait été lors de ses premiers pas à l’orphelinat. Autant le petit que lui avaient dû mutuellement s’apprivoiser. Et sans le jeune Thorn, Elrik n’aurait jamais pu vraiment adapter – un minimum vital – son caractère d’ours mal léché aux autres jeunes. Qui peut le plus peut le moins, hein ? Un défi autant qu’une aubaine, Loki avait un caractère si semblable au sien… à celui de Corwin. Elrik sentit une étrange sueur froide lui chatouiller l’échine, le forçant à reporter son regard sur Ryan. Celui-ci haussait justement les yeux, de son épée. La question que le septième année lui posa aussitôt après manqua de le désarçonner. Pourtant autant Elrik resta stoïque, habitué après tout, à ce que ce sujet débarque sur le tapi dans les conversations de son entourage. Même si la dernière fois où on la lui avait pas posée remontait pas mal ! Ses frères d’armes s’étaient depuis des lustres habitués à le voir utiliser uniquement ses potions. A la Légion, on engageait les hommes décidés à se battre même s’ils n’étaient pas d’excellents sorciers sur tous les fronts. Chacun avait ses qualités magiques, ses forces, ses faiblesses et on s’en accommodait bien, parce que tous avaient le même but et se complétaient. Pas besoin de chercher à en savoir davantage. A l’orphelinat, personne n’avait osé, sûrement. Ou personne n’avait fait attention, plutôt.

    Restant un instant silencieux, Elrik leva ses prunelles brunes sur le visage de Ryan. Puis il se laissa aller à un sourire tranquille. Dans son esprit se rejouait en silence, en boucle le moment où il avait brisé sa baguette, longtemps, longtemps auparavant.
    « Oh c’est juste que tu n’as sûrement pas regardé au bon moment. » expliqua-t-il avec beaucoup de calme et de mesure. « J’utilise la magie de mes fioles. Cela me semble plus exact. J’aime ce qui est exact. Chacun ses points forts, ses points faibles. Et j’ai une baguette, comme tout le monde. » Oui mesdames et messieurs, Elrik a une baguette. COMME TOUT LE MONDE. Une baguette. Bien sûr ! « Tu veux la voir peut-être ? » La baguette, toujours.


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Ryan A. Fowler
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MessageSujet: Re: ▬ Je prie chaque jour que Dieu fait, pour qu'arrive une révolution.   Jeu 28 Mar - 13:24

    « A tout problème une solution ! » « C'est ce qui marche pour moi ! » Résoudre des problèmes serait donc une chose si simple pour monsieur Elrik Haziel Monroe ? Aller à confesse lorsque l'esprit du Malin est à votre porte et hop, plus de tracas ? Même pour Ryan qui n'était pas le garçon le plus futé qui soit, il trouvait cet explication un peu simpliste ! Mais après tout, il n'était pas croyant, il ne pensait pas que Dieu communique avec qui que ce soit ! A ses yeux, Dieu était le plus grand escroc du monde, des milliards d'adorateur et pas une seule preuve concrète qu'il existe !
    En tout cas, Monroe avait quand même trouvé le moyen de positiver, d'extérioriser ses sentiments négatifs et d'aller de l'avant ! Qu'avait-il vécu avant d'en arriver là ? Etait-ce ça la « sagesse » ? En tout cas Ryan aurait aimé trouvé une solution qui lui convienne ! Le truc le plu adapté qu'il avait trouvé pour échapper à cet frustration, son sentiment d'impuissance, c'était de cogner fort sur quelqu'un... Ou se faire cogner ! La douleur était étonnement salutaire …

    Que de penser profonde émanant de Ryan ! Autant dire que le jeune homme, s'interrogeait sérieusement, se remettait en question et tout ça... Sensation étrange pour l 'américain qui avait l'habitude de régler les problèmes par un « T'inquiète » !
    Monroe l'avait emmené à réfléchir, à se poser des questions en deux/ trois phrases ! Ryan garda le silence. Que répondre à ça, à son « Te bile pas » ? Il ne s'en était jamais fait, de bile, jusqu'à maintenant façon....
    Il préféra donc changer de sujet. Il reviendrait sur ses problèmes existentielle plus tard ! Et quoi de mieux que de ce lancer dans des questions plus personnels, que les questions qu'il pose actuellement à ses prof ? Après tout, Monroe, était un personnage qui l’intriguait, qu'il appréciait, autant qu'il le détestait, mais un personnage charismatique qui avait retenu l'attention du garçon ! Cet inflexibilité, ce contrôle de soi, cet rigueur personnel...

    D'ou la question sur la baguette de Monroe. C'était vrai, jamais il n'avait vu son prof utiliser de baguette. Oui, il utilisait des potions, il était plus à l'aise avec elles qu'avec une baguette, ok ! Sauf que les potions, ça ouvre moins de possibilité qu'une baguette ! La réponse ne le satisfaisait guère. Ryan n'était pas né de la dernière pluie et le coup du « tu n'as pas regardé au bon moment » il trouvait ça simpliste comme explication. Ouais, Monroe était assez simple dans ces explications.... Vague plus exactement. Toujours est-il qu'il n'avait jamais vu son prof utiliser sa baguette en cours, lorsqu'ils c'étaient fait attaquer par des corbeaux, au quotidien... Jamais ! Puis il avait jamais vu de baguette non plu. Ni sur son bureau, ni à sa ceinture, nul part ! Il c'était même demander si sa baguette n'était pas dans le pommeau de son épée !
    En tout cas, la perche que lui tendait Monroe, Ryan comptait bien la saisir !

    Ouais je veux bien la voir ! Non pas que je doute que vous en ayez une hein !

    En fait si, il en doutait. Puis, le fait que Monroe ai une baguette, ne voulait pas dire qu'il s'en servait ( Non, il n'y a pas de double sens là-dedans >< ) ! Peut-être Monroe était-il un cracmol, cela ne changerait rien pour Ryan, au contraire.




    HRP: C'est archi-nul et je m'en excuse UU


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MessageSujet: Re: ▬ Je prie chaque jour que Dieu fait, pour qu'arrive une révolution.   Sam 27 Avr - 20:58

    Engagé dans une pente savonneuse, le prof de potions, n’est-ce pas ? Oh oui. Pas plus pas moins que d’habitude, aurait-il répliqué, si on le lui avait demandé. Rester stoïque et maître de soi, c’était le plus important, même si le terrain sur lequel il mettait les pieds semblait instable. Instables et imprévisibles, ils étaient comme ça, ses nouveaux soldats ! Il fallait faire avec ! Elrik se tirerait bien de ces questions, comme il l’avait fait à chaque fois. Pas besoin de chercher midi à quatorze heures. Il n’était pas bon en magie, il n’était pas bon en magie. Point barre. Et cela devrait suffire à son élève. Après tout, c’était on ne peut plus vrai. Certes, c’était plus compliqué que ça… mais tout ça, hors de question de l’aborder. Encore une fois, c’était inutile de creuser plus profond sur le sujet.

    Alors comme ça, Ryan voulait la voir, sa baguette. Il le mettait à l’épreuve. Cela n’avait rien de vraiment surprenant. Elrik avait tendu la perche. Fort bien. Montrer patte blanche, pourquoi pas. Pour une fois… mine de rien, Rik désirait que ses troupes lui fassent confiance. S’il fallait en passer par là alors…
    Et oui ça tournait autour du pot dans l’esprit du légionnaire. En même temps, il s’était décollé du muret contre lequel le bas de son dos reposait, il avait fait quelques pas à gauche, à droite, était revenu au point de départ, avait croisé les bras, les avait décroisés, posé ses mains sur ses hanches, puis réajuster sa ceinture de fioles… Puis un soupire calma son manège, en franchissant d’un coup la barrière de ses lèvres.

    « Oh manquerait plus que ça, que tu doutes Fowler ! Tu veux pas que j’te déballe tout mon cv non plus ? Ce besoin inconditionnel des sorciers de se raccrocher à leur baguette… je comprends vraiment pas ! En quoi tripoter ce foutu bout de bois permet de se sentir fort ?! » Ah non, ça c’était certain… Elrik ne comprenait pas ! « Il y a tellement d’autres choix ! » Hum. No Comment.
    Là-dessus, Monroe se tut et fit mine de secouer la tête comme pour accentuer sa désapprobation quant à la question. Puis il porta sa main à l’arrière de son dos, niveau de sa ceinture. Entre les fioles, un petit étui de cuir. Elrik ne pouvait faire autrement que l’avoir sur lui. Pour empêcher les curieux de déceler l’arnaque (il l’avait, sa baguette ! qu’on ne l’enquiquine pas !) cependant il ne comptait pas dessus pour se protéger ni tenter l’utiliser normalement… bien sûr de temps à autre il faisait usage de l’artefact pour signer ses potions. La seule chose que ce satané objet de malheur acceptait de faire sans causer d’explosion ou d’autres complications fâcheuses. Sinon, cette baguette restait dans son étui, n’en bougeait pas, dissimulée au milieu du reste de son attirail. La cacher était facile du fait de sa courte taille. Cela avait souvent fait râler Corwin par le passé, sans doute parce que l’autre, la vraie baguette d’Elrik, avait été sensiblement plus grande. Avant d’être brisée en mille morceaux.

    D’un geste rapide, l’ex poufsouffle fit glisser la chose de sa prison jusque dans sa main. Il en éprouva de désagréable frisson. Comme à chaque fois. Il garda cependant son calme et sa maîtrise de lui-même, comme il en avait également l’habitude.
    « Tada. » Dans sa paume ouverte, tendue sous le nez de Ryan, la baguette vacillait. « Frêne… Serre de phénix. » Dire que le phénix renaissait de ses cendres. On ne pouvait pas en dire autant du propriétaire de la baguette. Quelle connerie !

    Quoique. Elrik détestait cet objet. Il arborait un air malin, à cet instant, qu’on lui connaissait peu. Un air malin, agacé, un rien ironique, comme celui servi à l’époque à son frère, quand ils s’asticotaient. Cette baguette ne lui allait vraiment pas. Il camoufla son malaise, comme il le faisait d’habitude. Ela lui déliait la langue…
    « Satisfait ? Tu veux aussi voir ma coupe du premier prix d’aiguise-méninge ? Ma première cravate de première année ? Devine, elle était jaune et noire ! » Il serra l’engin de malheurs dans sa main et laissa le bras. « On est dans le même camp Gamin, c’est tout ce qui importe. Bon ! Tu veux rester là à gratter ta guitare et à te complaire dans l’injustice de ta vie ou tu viens faire une ronde avec moi ?! Le parc dans le noir, ça te fait pas peur. T’aimes bien cavaler à la nuit tombée, non ? Allez pour une fois t’as le droit ! Autant causer en étant utile ! » Sa baguette toujours en main, il s’avança vers Ryan, passa son bras libre autour de ses épaules pour l’entraîner avec lui, puis lui chiffonna les cheveux avant de le relâcher. Le temps de toute cette petite causette, la nuit était bel et bien tombée sur le domaine de Poudlard. On n’y voyait guère dans le parc. Celui-ci s’étirait devant eux, plongé dans le noir. La brume se distinguait pourtant, parce qu’elle venait leur piquer l’épiderme sous leurs vêtements.

    Puis une lumière vive se permit de immiscer tout à coup entre eux. A l’extrémité de la baguette d’Elrik, des étincelles d’un orange agressif crépitaient.

_________________

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