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 [Clos] Comme une crêpe ... [19h30 ; 15.10.1999] | PV Aïden & Alan

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Alan M. Bird
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MessageSujet: [Clos] Comme une crêpe ... [19h30 ; 15.10.1999] | PV Aïden & Alan   Lun 3 Déc - 22:03

    A dix neuf heure trente, ce vendredi quinze octobre, Alan n'osait pas sortir de la salle commune des Serdaigle. Non ! Pardon. Il n'osait pas sortir … de son DORTOIR ! Oui, parce que l'aiglon avait un petit peu trop de monde à éviter, en ce moment … Joren ! Tout d'abord. Ouais, faire des trucs pas bien net enfermé dans une salle de bain avec un pote, c'était pas vraiment-vraiment le bon plan ! Alan rougit rien que d'y repenser. Il avait eu un comportement, ce soir là … un comportement ! De grosse chaudasse, Alan, mon chou, tu peux l'admettre, tu sais ! « Maiiiiiiis ! » De grosse grosse grosse chaudasse, même. A se jeter comme ça sur les lèvres du lion, à manquer de lui arracher ses fringues pour, HUM, faire des trucs … Quels trucs, alors ça, il ne savait toujours pas étant donné que … Stop, pas de spoiler sur un RP qui est à peine commencé Là ! (Et ouais !) Joren, donc. Alan devenait aussi rouge qu'un … feu rouge lorsqu'il voyait le blond apparaître dans son champs de vision. Clair et net, il ne pourrait plus JAMAIS le regarder en face ! Aïden, ensuite ! Ah bah ! C'était du beau, de rouler des galoches grosses comme ça à de presques inconnus dans le parc ! Enfin inconnu … ils étaient dans les mêmes cours et … OH BORDEL SA MERE EN STRING ! Ils étaient dans les même cours … Alan devint blanc, soudainement.

    Ils étaient – bordel de troll – dans les même cours. Ils allaient devoir se voir genre TOUS LES JOURS !! Peut être même être assez proche l'un de l'autre dans certains cours … Tant qu'aucun prof ne penserait à changer les binômes comme ça pour le fun et ne les mette ensemble ! (tiens donc What a Face) Heuresement que le week end arrivait à grands pas ! Oui, oui, voilà … Alan hocha la tête avec force et conviction, s'il vous plait ! Il ne sortirai pas de son dortoir du week end. Parfaitement ! Et il n'irait pas manger ce soir là – si mon chou, sinon je n'écrirais pas ce RP, tu vois ! « NON ! » Si. De toute manière, il avait pas faim ! SIII è_é Quel relou ce personnage !

    Alan nota mentalement de ne plus jamais embrasser PERSONNE. Surtout pas de mecs ! Ça faisait que des soucis, de toute manière ! Et il n'avait pas envie d'en avoir, de soucis, lui ! Toujours bien décidé à ne pas aller manger – il allait mourir de faim dans son lit, ui ui ui, parfaitement – l'aiglon se cala contre son oreiller, un bouquin à la main … ignorant son estomac qui commençait à hurler à mort qu'il avait LA DAAAAAAAAALLE SA MERE ! Le brun fronça les sourcils. NON ! Il ne bougerait pas ! Deux minutes. Quatre minutes. Rah ! Ça faisait très mal bobo au ventre ._. Huit minutes. Au bout de dix minutes, Alan envoya valser son bouquin – calme mon cœur, très calme – et sauta sur ses pieds. Epic Fail, il irait manger. Il descendrait jusqu'à la salle commune en regardant UNIQUEMENT le sol pour ne pas croiser le regard de Joren-le-canon-qu'il-avait-failli … Bref. Hum hum. Il frôlerait les murs et, sitôt arrivé en bas des grands escaliers, filerait dans la Grande Salle. IL TOURNERAIT LE DOS A LA TABLE DES POUFSOUFFLES ! Très, très très important ! Fort de toutes ces très bonnes résolutions – tu parles Charles – Alan quitta la pièce et gagna la sortie de la tour sans croiser un certain blond. BINGO ! Il croisa par contre Ethan, rougit mécaniquement et se fit la malle bien bien vite. Hu. Il avait presque trompé son copain. Deux fois. Bah … ça commençait mal, toussa, moi j'vous l'dis !

    Alan finit par gagner le hall sans encombres. Sans croiser aucun blond ! Enfin si, Orion. Bon il … ah merde. Il s'était presque fait son meilleur pote ._. L'aiglon lui adressa un sourire crispé et s'éclipsa. Cinq minutes plus tard il …

    … il s'étalait comme une crêpe sur le sol du hall, en bas du grand escalier. Il avait à peine fait trois pas dans le hall ! Merlin était contre lui, ce n'était pas possible autrement ! Ou alors … ou alors, c'est simplement ton lacet qui est défait, mon chou. Possible. Coup d’œil à son pied droit. Ah bah oui, tiens. Son lacet était défait et il avait trébuché comme une bouse de dragon. Oui, oui. Comme une bouse.

    Bon, la bouse ! Tu te lève ou tu dors là ? (tu prend corail ? What a Face)(mais non, corail n'est pas un nom de code pour un certain d'Alençon ! Et quoi, comment ça, « Aaaah, prendre comme ça  ! » Trop pas !) Bref. En plus …

    En plus mon pote, t'as la joue sur une chaussure. Moi, à ta place, je lèverai les yeux pour voir à qui elle appartient … What a Face
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Aïden O. D'Alençon
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MessageSujet: Re: [Clos] Comme une crêpe ... [19h30 ; 15.10.1999] | PV Aïden & Alan   Mar 4 Déc - 0:20


A gauche… A droite… Petite rotation anodine... Cling. Poc, bling.

Ah, ce que c’était apaisant. Aïden ferma les yeux cinq secondes, savourant la sensation délicieuse que lui prodiguait l’oreiller derrière sa tête. Oh, et le doux matelas de plume sous son dos et ses épaules aussi… Et puis, sous ses bras et ses jambes, complètement départis de la moindre énergie.
S’il avait pu mourir là, il l’aurait probablement fait. Ses cheveux détrempaient la taie du coussin, mais ce n’était qu’un détail… Il lui suffirait de l'étendre près de la cheminée et... Zzzz...

Au-dessus de sa tête tintaient les quelques gemmes et gravelles du mobile accroché à son baldaquin. Des tas de coquillages scintillants, tous provenant de ses voyages sur le Dirty Jenny, y flottaient eux-aussi. Le Poufsouffle papillonna des paupières, laissant ses prunelles dévaler les bouts de ficelle râpée, ces derniers retenant quelques morceaux de bois flotté ainsi que des pièces de nacre et de verre. Certains nœuds aggripaient des fractales marines assez splendides : des strombes, des cérithes, des clanculus puniceus (ou fraises des mer, miam!)…

Un peu hypnotisé par le ballet exécuté par les coquillages suspendus, Aïden manqua une nouvelle fois de sombrer dans le sommeil. Seulement voilà : il avait beau être dans la meilleure des positions… Il avait beau avoir une respiration calme, les muscles tranquilles et aussi peu d’envie qu’il était imaginable de se bouger de son pieu… Et bien demeuraient toujours les cris barbares poussés par son estomac. Putain, ça donnait tellement faim, la weed. C’était une vraie malédiction, ce truc. C’était comme réaliser soudainement qu’on avait un maelström à la place du bide et qu’aucune nourriture dans le monde ne saurait le combler… Et pourtant, on avait la candeur (et la nécessité) d’essayer, à s’en faire péter la chair de la bedaine.

Aïden rouvrit les yeux et secoua la tête, comme pour éclaircir plus rapidement sa vue. L’humidité semblait avoir quitté ses cheveux au détriment de l’étoffe, et il passa ses doigts dedans, avant de les ébouriffer avec pas mal de brusquerie dans l’unique but de se réveiller. Comater toute la soirée n’était peut-être pas la plus géniale des idées, car il savait qu’après avoir bouffé, il serait en forme comme jamais.
Il se redressa avec mollesse sur son lit, constatant sans grande peine le vide du dortoir : la plupart des élèves étaient déjà descendus pour se restaurer… En même temps on était vendredi soir, et il était déjà dix-neuf heures vingt-deux.
Il se frotta une nouvelle fois les yeux tout en inspirant longuement. Bon allez, une petite entrée spéciale « Monroe », la bouillabaisse de Hautefeuille qui méritait tout sauf cette appellation théoriquement synonyme de bon goût, et six ramequins de gelée de patacitrouille. Voilà qui devrait être un bon début, non ?

Il ramena ses jambes sur le rebord du lit et attrapa le verre d’eau qu’il avait posé sur sa table de nuit un peu plus tôt. En l’espace de deux secondes, ce dernier était vide. Oh, et il boirait aussi des litres et des litres et des LITRES de jus de citrouille. Grave, ouais. Pire. Tellement.

C’est avec cette forte résolution qu’il quitta enfin le matelas et se mit debout, prêt à affronter le monde. Son premier pas ressembla davantage à une légère vacille qu’à autre chose, mais peu importait. Il avait la foi ! La rage de vaincre, la motivation de descendre ; la détermination d’actionner les muscles de sa mâchoire dans la bravoure la plus authentique et de remonter par la suite, en VICTORIEUX REPUS.
Il rejoignit donc la salle-commune les mains dans les poches, scrutant les alentours pour repérer une éventuelle connaissance… Il n’y avait presque personne, à part un petit groupe de quatrième année et Edgar qui regardait le feu en griffonnant des notes appliquées sur un parchemin à l’apparence fine. Sûrement un poème à vous donner des pulsions suicidaires, encore.

Aïden ne fit pas de commentaire et quitta la pièce dans un bâillement muet. Dans les escaliers, il croisa Eleanor avec Flora Banks, de Serpentard. Il ne manqua pas de les saluer, ni de se retourner pour regarder le joli balancement de leurs hanches, manquant par la même occasion de se péter la gueule sur les marches. Se rattrapant de justesse à la rambarde, il finit enfin par atterrir dans le hall du rez-de-chaussée et reprit sa marche atonique pour atteindre la grande-salle. Martin, Owain et Kévin devaient être à la table… Avec un peu de chance, ils ne s'étaient pas ratés.

Il était en train de se demander s’il y avait également une chance qu’il croise l’autre petit Serdaigle de l’après-midi quand quelqu’un se mangea le sol, juste à ses pieds. La tête originellement tournée vers l’embrasure de la grande-salle, Aïden reporta son regard sur le pauvre malheureux qui venait de saluer les dalles au plus près. Eh ben tiens… Si ce n’était pas le petit moussaillon en personne ! Cheveux bruns en bataille, caractéristiques… Aplati comme une étoile de mer sur son rocher.

- Et bah alors, on s’emmêle les nageoires, p’tit-bleu ?, railla-t-il sans pitié.

Wow. Peut-être que c’était pas un superbe plan de rappeler ce surnom… ? Oh et puis quoi, les gens n’allaient pas se douter ! Et puis c’était bien plus marrant comme ça.
L’autre semblait cooooomplètement paumé… Alors délicatement, Aïden ôta son pied de la joue du pauvre aiglon et recula d’un pas avant de s’accroupir à sa hauteur.

- Peut-être que je t’ai refilé ma malédiction, murmura-t-il en lui toquant l’arrière de la tête du bout de l’index, comme pour vérifier que la bestiole était encore en vie. Tu sais, tout à l’heure.

Les gens autour devaient franchement se demander ce qu’ils foutaient, là, tous les deux : juste entre l’escalier et la porte de la grande-salle. Heureusement, il n’y avait presque pas de passages d’élèves, et ceux qui remontaient étaient principalement des petits de première ou deuxième année. Mélisandre lui lança d’ailleurs un regard particulièrement ahuri en passant, auquel Aïden répondit par un sourire un peu insolent.

- Tu ferais bien de te relever, la plèbe hésite à t’achever…, signala-t-il finalement en se redressant lui-même.

Il lui tendit le bras, comme pour donner une réciprocité au geste que le Serdaigle lui avait lui-même fourni plus tôt dans la journée, dans une situation à peu près similaire… Si l’on omettait sa suite. Ouais, parce qu’ils n’allaient pas se pécho en plein hall, fallait pas pousser mémé dans les oursins, là.
Mais fallait reconnaître que se croiser aussitôt, et de manière aussi brusque, ça relevait du caprice divin. Hahaha, et il n'allait pas laisser passer cette opportunité, si gracieusement offerte (10/10 pour l'atterrissage, au moins). Oh ouais, il allait l'emmerder un petit peu, foi de pirate...!





Dernière édition par Aïden O. D'Alençon le Mar 18 Déc - 4:08, édité 3 fois
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Alan M. Bird
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MessageSujet: Re: [Clos] Comme une crêpe ... [19h30 ; 15.10.1999] | PV Aïden & Alan   Mar 4 Déc - 1:12

    … Aïden. Bien sur – comme de par hasard. Alan ne soupira même pas – maintenant qu'il y pensait, c'était tellement évident. Le destin était contre lui ! Alors l'aiglon ferma les yeux et resta planté là – enfin, allongé là. Ouais, voilà. C'était fatiguant, toussa ! Toussa … toussa quoi ? Le roulage de pelles, toussa toussa ? Huhu ! En tout cas, c'était fatiguant, il était fatigué (nan, sérieux ?) et bouger était au delà de ses forces. Bordel … ça le faisait chier.

    « J'savais bien que j'aurai pas du venir manger … » Ouais, d'abord ! Il soupira. « Et j'ai pas de nageoires ! J'ai des jambes ! Je ne suis pas un hippocampes, comme certains se plaisent à le dire ! »

    Ouais ! Rah ! Aïden embrassait peut être divinement bien, Alan l'aimait pas ! D'abord ! Enfin, il aimait bien son physique, ses lèvres et sa langue. Quand même ! Le reste … Mais très vite, sa joue reposa sur la pierre froide, presque glaciale, du sol et Alan sursauta. « Mon rocheeeeeeeeeeer ! » Bawi, on lui enlevait son rocher, à cette pauvre étoile de mer avachie au sol ! C'était … c'était pas humain ! Parfaitement ! Et qu'est-ce qu'il avait, l'autre, à s'agenouiller ? Il voulait pas … le laisser mourir là ? En paix ? Owi Bulle Alan ne demandait rien de plus. Rester à s'éteindre là, tranquille – SEUL ! Dans ce cas là, mon pote … T'as pas choisi le bon coin ! C'est vrai quoi ! Vouloir mourir seul dans le hall de Poudlard, c'est … c'est un peu con, quand même !

    Et puis Aïden se remit à parler, sa voix douce et ironique déclenchant de larges frissons qui remontèrent rapidement le long du dos d'Alan. Gniaaaaa ! C'était une torture ! D'autant que des images plus qu'évocatrices lui revenaient à l'esprit, et le surnom qu'avait employé Aïden n'était peut être pas très bien venu … Petit-bleu ! C'était mignon et ça lui convenait plutôt bien, Alan ne pouvait pas le nier … Mais c'était aussi craquant – et surtout, surtout, ça rendait Aïden parfaitement graoutissime @.@ Et là … là, les ennuis commençaient. Par ce que le souvenir des lèvres du Poufsouffle sur les siennes, de sa langue jouant avec la sienne, de sa peau brûlante sous ses doigts qui parcouraient son dos était un petit peu trop récent – et voilà qu'il en venait à le toucher ! Oh ! Rien de répréhensible. Mais il suffit du doigt du blond sur l'arrière de son crâne – OUI, il était vivant, merci de t'en inquiéter, Aïden ! On sait tous que tu ne peux plus te passer d'Alan Là ! héhé – pour qu'un nouveau frisson traverse le bleu et bronze, qui choisit de jouer la carte de l'innocence.

    « Tout … tout à l'heure ? Mais … euh … euh … » Il allait mourir dans les minutes à venir. La joue toujours contre le sol, Alan s'interrompit – juste le temps qu'il fallait à Aïden pour lui proposer de se relever … Et lui tendre une main secourable qu'Alan s'empressa de saisir, après un très court instant d'hésitation.

    Bwaaaaaaah, la main d'Aïden dans la sienne ! NON ! MAL, c'était mal ! Il était en couple ! Il avait un copain ! Oui oui oui ! Tout à fait ! Il devait résister ! RESISTE ! Prouve que tu existes ! Alan rougit fortement, serrant inconsciemment la main de l'autre garçon dans la sienne après qu'il se fut relevé. Hum. Hum hum HUMM ! Alan, s'il te plait. Lâches cette main tout de suite ! Un court instant, il avisa leurs doigts à la limite d'être entrelacés – et ne fit que rougir d'avantage. Hu hu hu. Et … OH MERDE ! Cette sale gamine d'Alicia Holmes qui sortait de la Grande Salle ! Vite vite, Alan relâcha les doigts d'Aïden et s'éloigna d'au moins cinquante bons centimètres. Oui oui, de la distance ! Impossible de reprendre un minimum de contenance, cependant … Tant pis ! Aussi raide qu'un piquet, Alan hocha brièvement la tête.

    « Merci. Mais je ne vois pas du tout de quoi tu parles, pour tout à l'heure. Pas du tout ! »

    Bin voyons !
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Aïden O. D'Alençon
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MessageSujet: Re: [Clos] Comme une crêpe ... [19h30 ; 15.10.1999] | PV Aïden & Alan   Mar 4 Déc - 2:12

Quand le Petit-Bleu lui attrapa enfin la main pour accepter son aide, on aurait dit qu’il était à la limite de rendre l’âme. C’est vrai quoi, c’était quoi cette tronche, nom d’un poulpe assaisonné ?!
Comme si, à la seconde même de leur contact, tous les maux du monde étaient venus s’abattre sur ses frêles épaules, et qu’il était sur le point de se laisser bien volontiers écraser pour ne plus jamais, jamais, jamais, avoir à tendre la main à qui que ce soit à nouveau. Non mais sérieux, c’était une telle torture ? Qu’est-ce qu’elle avait sa main ? Rien. Par contre la sienne n’était pas super chaude, hein. Fallait croire que ça refroidissait le sang, de rester collé au sol.

Enfin bref, toujours est-il que ce n’était pas son expression qui allait décourager la verve un peu trop lapidaire d’Aïden. Ouais, le moussaillon était un petit peu mal barré… parce que sa réaction était typiquement du genre de celles que le jaune-et-ébène attendait avec la plus grande impatience. C’était ce genre de comportements, de mimiques et de petites trahisons des joues et des yeux qui finissaient toujours par encenser la petite étincelle perverse de notre cher Poufsouffle.
Une fois relevé, il lui sembla très nettement sentir les doigts d’Alan se refermer davantage sur les siens. Machinalement, Aïden lui adressa un rictus amusé, mais le petit Serdaigle avait les yeux justement fixés sur leurs deux paumes, et semblait proprement terrifié de les voir aussi proches.

Comme s’il s’était brûlé, il s’éloigna brusquement. Ses yeux suivaient quelque chose, ce qui poussa Aïden à se retourner. Une gamine qui passait. Bon sang, le Petit-Bleu était une sacrée flippette.

- Merci. Mais je ne vois pas du tout de quoi tu parles, pour tout à l'heure. Pas du tout !

C’est ça, prends-moi pour une truffe.
Il était parti se cacher comme un minuscule crabe sous son rocher, ouais. Zioup ! Mais puisqu’il voulait la jouer comme ça, ils allaient la jouer comme ça. Aïden sillonna lentement les alentours d’un regard neutre tout en reprenant la parole, s’assurant muettement que personne n’était en mesure de les entendre. Parce que non, il n’allait pas chuchoter… Et plus l’autre flippait, plus le jeu devenait intéressant.

- C’est chelou, ça… Je croyais que c’était ceux qui fumaient qui avaient des trous-noirs. Ou peut-être que tu t’es cogné trop fort en tombant ?

Par pure provocation, il avança d’un pas.

- ...Parce que moi je me souviens distinctement avoir foutu ma langue dans ta bouche, ajouta-t-il d'une voix narquoise.

Ouais, sérieux ! Bon certes, il avait été celui à lui dire qu’il fallait pas ébruiter l’affaire… Mais ne pas l’ébruiter aux autres ! Il n’allait quand même pas faire genre qu’il s’était rien passé avec lui aussi ?! Bon, Aïden n’était pas un grand romantique (c’est le MOINS que l’on puisse dire), mais fallait pas déconner : il roulait pas des pelles si facilement oubliables. Question de fierté, t’as vu !

Et puis, c’était sa première galoche avec un gars, mine de rien ! Il se demandait d’ailleurs avec qui il pouvait bien en parler. Ses potes n’étaient pas du genre à se montrer intolérants sur le sujet, mais il n’avait pas trop envie de faire de sa vie personnelle un journal people… Alors, valait mieux garder tout ça pour soi. Enfin, garder ça pour eux deux : parce qu'il avait aussi un peu son mot à dire, le petit truc bleu qui protestait et agitait vaillamment ses petits bras pour éluder tout le délire ! ⤌ Ceci est une métaphore
Ou peut-être en parler à Joren ? Ouais, peut-être… Histoire de provoquer l’apocalypse en cinq actes sans s’en douter.

Enfin bref, c’était pas le moment de penser à tout ça ! Parce que mine de rien, le Petit-Bleu lui faisait toujours face…






Dernière édition par Aïden O. D'Alençon le Jeu 6 Déc - 23:33, édité 1 fois
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Alan M. Bird
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MessageSujet: Re: [Clos] Comme une crêpe ... [19h30 ; 15.10.1999] | PV Aïden & Alan   Mar 4 Déc - 10:29

    Alan n'aimait pas ça. Le léger sourire en coin, franchement craquant, d'Aïden. Sa voix haute et franche. Il ne prenait même pas la peine de chuchoter, cet idiot ! Et en plus, il avait tout faux. Bien sur, qu'Alan se souvenait de tout ! Mais si il aurait véritablement tout oublié … ça aurait été parce qu'un canon lui avait atomisé le cerveau, ni plus ni moins ! Son regard se posa une nouvelle fois sur le visage d'Aïden et il fronça les sourcils. Mais qu'est ce que ce type était canon ! C'était autorisé, ça ? Hein ? HEIN ? Alan soupira. Non, il ne pensait pas. L'aiglon ne prit pas la peine de répondre. Cependant, face à lui, le Poufsouffle avança d'un pas – automatiquement, Alan recula et … et se retrouva bien vite dos au mur. BAM ! Il était coincé entre un mur et … Aïden. Epic Fail.

    Et la nouvelle répartie du blond-ce-canon ne put que le faire rougir un petit peu d'avantage. A quoi jouait-il ? Hein ? Parce que … parce que ce n'était PAS un jeu ! Et ce n'était rien de sérieux non plus – strictement rien ! Alan le savait et il était intimement convaincu qu'Aïden en avait parfaitement conscience lui aussi. Après tout, ne voulait-il pas pouvoir continuer à « se serrer des nanas » ? C'était les propres mots du blond. Alan fronça les sourcils – et tourna la tête dans tous les sens, afin d'être bien sur que personne n'avait rien entendu. Le hall était vide … pour le moment ! Parfait.

    « A quoi tu joues ? »

    C'était vrai ça, zut ! C'était pas possible de prendre simplement un petit peu de bon temps et de laisser ça tranquillement derrière sans ne plus jamais jamais jamais en parler ? Nan ? Raaaah, merde alors … Ouais mais aussi … « Pourquoi ma joueuse ne fait-elle pas un petit EFFORT ? » Parce qu'elle n'en a clairement pas envie, mon chéri. Et que cette situation est bien trop amusante pour la laisser derrière. Oui, oui, je sais … Allé, soupire si ça peut te faire plaisir !

    « Parce que je te préviens, ça n'a rien d'un jeu. » Ou comment laissé entendre que tout ça est pour Alan extrêmement sérieux. L'aiglon se rendit compte de la possible méprise que sa phrase pouvait entrainé et, légèrement rougissant, il se reprit. « C'était un simple … » et là, attention, je vous le donne en mille … « contrôle technique. » …

    MAIS BORDEL ALAN ! Bien, très bien ! Un contrôle technique ! Super ! Extrêmement gratifiant pour Aïden ! Et classe, avec ça ! Alan fit une légère moue.

    « Un contrôle technique relativement agréable, OK. »

    Qui était tout rouge ? Là ! Le pire était surement que, mise à part l'absence totale de forme dans ce discours franchement maladroit – et peu flatteur – tout cela était la stricte vérité. Alan n'avait pensé qu'à une chose, en embrassant maladroitement Aïden : vérifier l'effet que cela lui ferait, d'embrasser d'autres mecs. Et bien … Et bien, il avait eu sa réponse. Devait-il en conclure qu'il était gay ? Il n'avait pas encore très clairement réfléchis à la question, mais ça viendrait – quand il trouverait le courage d'y penser.

    Bref. Un contrôle technique. *la joueuse part se frapper le front contre un mur un peu plus loin* Alors pourquoi Aïden en faisait-il tout un plat, hein ? Se pouvait-il que … Alan eu un vague sourire – ce qui était très étrange, avec son visage rouge écarlate et le tremblant qui le secouait constamment. Fichu stress. Se pouvait-il qu'il lui ai fait plus d'effet que le Poufsouffle ne voulait bien l'admettre ? Alan s'avança à son tour d'un pas – merde, ça devient dangereux, là … *Ne pas craquer, joueuse, ne pas craquer* La distance entre leur deux corps était bien frêle, tout à coup, et le tremblement convulsif d'Alan s'accentua. Lorsqu'il prit la parole, il tremblait tellement, et bégayait légèrement, tant et si bien qu'il en devint presque ridicule.

    « Ou … ou … ou alors … » Oui, allé, lance-toi et dis-nous tout ça d'un coup, tu veux ? « ou alors c'est que … j'te fais plus d'effet que … que tu … tu veux le dire et … et …et … »

    Raaaaaaaaaaah ! Pourquoi avait-il l'impression soudaine de s'être ramassé, hein ? Pourquoi était-il incapable d'imiter Joren ou Ethan ? Pffff.

    La vie, c'était trop nul, de toute façon ._. Et voilà. A quelques centimètres à peine d'Aïden, Alan avait juste envie de craquer.

    Oui oui. Aller se mettre à pleurer un peu plu loin. Parce que c'était quand même la honte et qu'il sentait bien que cette discussion n'était pas finie.
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Aïden O. D'Alençon
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MessageSujet: Re: [Clos] Comme une crêpe ... [19h30 ; 15.10.1999] | PV Aïden & Alan   Mar 4 Déc - 12:53



Comment ça, à quoi il jouait ? C’était bien une question de fille, ça, franchement ! On se fichait bien de ce à quoi il jouait : l’important, c’était plutôt qu’ils y jouent tous les deux. Sauf que le Petit-Bleu n’y était en toute vraisemblance pas très enclin. Enfin, peu importait vraiment : ce genre de railleries malinoises attiraient rarement le consentement de ses interlocuteurs. Dommage !
C’est à cet instant qu’Alan choisit de préciser que la présente situation n’avait strictement rien d’un jeu, ce qui fit hausser les sourcils au Poufsouffle. Qu’est-ce qu’il voulait dire par là, le moussaillon ?
Un contrôle technique… ?

On aurait presque pu entendre l’esprit d’Aïden carburer comme un moteur de formule-un, essayant de contenir et son envie de pouffer de rire, et celle de plaquer l’aiglon contre le mur, histoire de lui faire bien comprendre qu’il n’était pas un mannequin de crash-test.
Légèrement agréable… ?

Ohohoho, le Petit-Bleu réclamait la potence.
Seulement voilà, Aïden avait beau jouer les bourreaux, il ne pouvait vraiment se permettre de plaquer l’autre petite crêpe contre un mur histoire de lui mettre la bouche et les cheveux en fouillis. Ben ouais, sérieusement, on était au beau milieu du HALL. Ce n’était pas envisageable. Et puis, mine de rien, il avait toujours la dalle avec toutes ces conneries !
Soudainement, toutefois, son estomac ne devint qu’une seconde priorité... Parce que ouais, le Petit-Bleu venait d’esquisser un pas vers lui. Aha ! Donc, finalement, le jeu, ce n’était pas si mal que ça, pas vrai ?

- Ou… ou … ou alors … ou alors c'est que…

Aïden l’écouta balbutier avec application, le forant du regard sans vraiment se soucier de savoir si oui ou non cela allait davantage entraver son adresse verbale.

- … J'te fais plus d'effet que… que tu… tu veux le dire et… et…et…

Halte, moussaillon : tu es sur une pente très, très glissante.
Et ça risquait de devenir dangereux pour lui, sans blague, car n’était vraiment pas pour déplaire à notre petit Poufsouffle !
Une nouvelle fois, Aïden parcourut les environs des yeux, préférant tout de même vérifier qu’aucun élève ne laisse trainer ses oreilles dans le coin. De loin, on n’aurait su dire ce qu’ils fabriquaient tous les deux. Peut-être qu’un œil aguerri, figé sur eux depuis trop longtemps, aurait compris de quoi il était question, mais Aïden en doutait très largement. Après tout, ils étaient juste en train de discuter de quelque chose en « privé », d’où leur proximité et la voix à peu près basse avec laquelle ils échangeaient… Le seul souci, c’était qu’on ne les avait jamais vus s’adresser la parole auparavant, mais ce n’était qu’un détail.

Bref, toutes ces certitudes confortèrent Aïden dans le fait qu’il pouvait se permettre de se pencher un peu plus vers lui, comme s’il souhaitait le mettre dans la confidence d’un secret bien gardé. Il rapprocha donc lentement sa bouche de son oreille, un sourire assez insupportable sur les lèvres. Une fois que l'espace entre eux fut totalement réduit à néant, il ne manqua pas de s’attarder un peu trop dans le silence… histoire de donner des frissons à l’autre crêpe. Ouais, son souffle dans son cou devait être franchement une sacrée torture. Du moins, il l'espérait.

- Trop perspicace pour ton propre bien, Petit-bleu.

Il ne fallait surtout pas rire, mais Merlin, c’était franchement dur de se retenir. La nervosité du Serdaigle était presque palpable, et son malaise probablement à son comble. Comment vouliez-vous qu’il montre un semblant de compassion ? C’était beaucoup trop amusant comme ça.

- D’ailleurs… Tu m’as tellement fait d’effet que je crois que j’en veux un peu plus, tu vois…

Quoi ? C’était pas du SADISME ! C’était juste histoire de l’emmerder, un peu… Ouais, c’est tout.

- … Et je suis sûr que protesteras pas longtemps.

Oui, parce que les couinements et les gémissements, ça comptait pas comme des protestations, pas vrai ? Comment ça, pervers ? Se projeter un petit peu dans l’avenir, ça n’a rien de pervers : c’est juste tout à fait humain.

Et puis, nonchalamment, il s’éloigna à nouveau et rétablit un intervalle raisonnable entre eux deux. Cette journée était foutrement bizarre, quand même. Mais Aïden avait une faculté d’adaptation assez terrifiante à ce genre de nouvelles brimades. Non, il n’était pas le moins du monde un enfoiré, non, non ! Que nenni, voyons. C’était juste que dès qu’il pouvait se trouver une distraction, il ne discutait pas des heures sur la marchandise. Et là, la marchandise était adorable, rougissante et quand bien même elle était de son sexe - fait qui n’était pourtant pas spécialement ANODIN - et bien, ça n’enlevait rien à son charme... C't'ait peut-être encore la weed qui parlait pour lui... A propos de weed !

- En attendant, j’ai super faim. Alors si tu veux bien m’excuser… On se retrouve à la sortie, pas vrai ?

Comme s’il allait lui laisser le choix, de toute façon. La bonne blague. En admettant que le Serdaigle n'était pas non plus une si grosse flippette (ouais, après tout, il venait de le provoquer !), il consentirait sûrement à aller manger comme si de rien n'était, n'est-ce pas ?
Et ensuite, il s’emploierait à lui enseigner une leçon : on ne s'en tirait pas aussi facilement, une fois qu'on l'avait encouragé dans ses conneries
Aïden lui adressa un grand sourire espiègle et tourna les talons pour pénétrer dans la grande-salle. Les mains dans les poches, il finit par se retourner brièvement :

- Ah, et bon appétit !




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Alan M. Bird
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MessageSujet: Re: [Clos] Comme une crêpe ... [19h30 ; 15.10.1999] | PV Aïden & Alan   Mar 4 Déc - 14:43

    Ô oui, le souffle d'Aïden contre le cou d'Alan était une torture – une Ô combien douce torture ! Alan avait fermé les yeux et se mordait étroitement les lèvres pour ne pas laisser échapper le moindre bruit suspect – merde, ça commence mal – et c'était presque une expression de supplice qui naissait sur son visage. Exactement … Et puis qu'il arrêtes de l'appeler Petit-Bleu ! C'était pas fair play … Et puis pourquoi était-il aussi canon, hein ? Alan ferma encore un petit peu plus étroitement les paupières. Ne pas le regarder, ne surtout pas le …

    Alan ouvrit grand les yeux, plus que surpris. Il en voulait plus … Et bin … et bin … Lui aussi. Parce que sur ses doigts, le souvenir de la peau brûlante du jaune et noir s'estompait déjà et que cette simple pensée était si agréable, si enivrante … Et le goût de ses lèvres était encore présent sur celles d'Alan, qui se passa sans s'en rendre compte la langue dessus. (What a Face) Oh que oui, il en voulait plus. Mais ce n'était pas permis et l'aiglon le savait parfaitement. Il ferma une nouvelle fois les yeux, tâchant de se reprendre. Non, il n'y aurai pas de « plus ». Point barre à la ligne. HEY ! Mais ce n'était pas une raison pour s'éloigner ! Non ! Reviens, Aïden ! Voyons ! Reste-là tout contre moi Bulle ! Et bordel ! Avait-il véritablement besoin de lui dire qu'il ne résisterais pas longtemps ? Est-ce que cela n'était pas foutrement évident ? Alan soupira. Il s'était mis dans un problème tellement, tellement délicieux qu'il n'était pas sur d'avoir très envie d'en sortir !

    Mais en attendant, Alan se contenta d'ouvrir à nouveau les paupières et de poser un regard languissant sur Aïden qui s'éloignait légèrement, un espiègle sur les lèvres. Il avait faim, hein ? Bwarf … Alan était canon, c'était normal ! *la joueuse s'assomme* L'aiglon rougit de plus belle face à ce sous entendu à peine dissimulé et il eut toute les peines du monde à suivre le Poufsouffle, une fois que celui-ci eu disparu, dans la Grande Salle – après avoir refait son lacet, bien sur. Alan repéra son poste Stewart sans trop de soucis et ce fut tel un robot – un robot parfaitement blanc – qu'il se faxa sur le banc, à côté de lui. Ses gestes étaient saccadés, son souffle aussi et il sentait encore la respiration d'Aïden dans son cou. Il fallu une demi seconde à Stewart pour remarquer que son ami ne tournait pas rond.

    « Olala … Alan, tu as ta tête des mauvais jours. »
    « ... »
    « Ah, oui, je vois. »
    « ... »

    Stewart hocha la tête. Alan n'avait jamais été très loquace, il le savait parfaitement. Mais quand même, là … là, c'était presque flippant.

    « Tu m'inquiètes, mec. Ça va ? »
    « très bien … »

    Tu parles. Alan ne décrocha pas un mot de plus du repas et finalement, Stewart ne parvint pas à savoir ce qu'il se tramait dans la tête de son pote. Ai-je besoin de préciser qu'Alan s'était installé de telle façon à ce qu'il puisse stalker les moindres faits et gestes de la table des Poufsouffle, notamment ceux d'un certain blond ? Non ? Ah, c'est bien ce que je pensais. Alors, bien sur, Alan ne fit que picorer, ce soir là. *la joueuse pleure parce qu'en fait, son perso est vraiment une vraie meuf, crotte* tentant d'échapper au jeu des regards qui se faisait, discret, entre lui et Aïden. Jusqu'au moment ou, n'y tenant plus, il se leva.

    « Alan ? Tu fais quoi ? »
    « Je remonte en haut. »
    « Mais … Tu n'as presque pas mangé ! »

    Alan marmonna un vague « pas faim » à la suite du quel Stewart haussa les épaules et quitta la Grande Salle. Si, il avait faim. Mais son estomac était étrangement noué et il ne parvenait pas à se changer les idées. Ça craignait. Ça craignait un max. Il avait posé son pied sur la première marche du Grand Escalier lorsque ce que lui avait dit Aïden lui revint à l'esprit.

    « On se retrouve à la sortie, pas vrai ? »

    Bug. Alan resta là, son deuxième pied posé sur le vide. Il … il plaisantait, n'est-ce pas ? Dans le doute, l'aiglon se retourna. Et … oh oh. Ce n'était pas une tête blonde bien connue, qui venait de se lever de la table des Poufsouffle, dans la Grande Salle ?

    « Merde. Merde ! MERDE ! »

    Ouais. Comme tu dis, mon chéri.
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Aïden O. D'Alençon
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MessageSujet: Re: [Clos] Comme une crêpe ... [19h30 ; 15.10.1999] | PV Aïden & Alan   Mar 4 Déc - 19:23



Munch, munch.
Aïden était passé directement au dessert. Parce qu’en fait, même s’il avait désespérément faim, rien n’y faisait : il ne pouvait pas avaler les autres saletés présentes sur la table. Alors certes, blablabla, Salacia, merci pour ce repas si humblement accordé, blablabla… Mais là, c’était pas le moment de le faire chier avec des grâces.
Il en était probablement à son quatrième bol de gelée à la patacitrouille et plongeait toujours aussi avidement sa petite cuillère dans la matière élastique orange… Martin le regardait faire, le menton appuyé sur la main, un sourire bêta sur les lèvres.

Quand il s’était assis à la table des Poufsouffle, il avait discrètement jeté un œil à la table des Serdaigle, histoire de s’assurer que le Petit-Bleu la rejoigne. Ce que le garnement avait fini par faire ! Hahaha ! Il en voulait pour ses gallions, le moussaillon. Ouais, et bah il n’allait pas être déçu.
Alan s’était assis à côté d’Ackerley et il était aussi blême qu’un verre de lait... Au début, Aïden se cantonna à ne surtout pas le regarder, car il était sûr que c'était ce qui le rendrait le plus nerveux. Mais lorsque son regard sillonna brièvement la grande-salle, il finit invariablement par atterrir en plein dans celui de l’aiglon. Et Merlin, ça devait faire une trotte que le gars le fixait, parce que le rouge lui monta aux joues avec une BRUSQUERIE.

Aïden détourna le regard, le sourire aux lèvres. Il attrapa nonchalamment son verre de jus de citrouille et le sirota calmement, sentant encore sans grande peine les yeux du Serdaigle posés sur lui.
C’est ainsi que débuta leur petit jeu de regards : c’était à qui surprendrait l’autre ; celui qui tiendrait le plus longtemps. Mais il fallait rester un minimum prudent, parce qu’il n’avait pas spécialement envie qu’on commence à lui poser des tas de questions. Donc, il continuait malgré tout à participer à la conversation se tenant à table, sans faire grand cas des passages entiers qu’il ratait.
Soudainement, il sentit une activité suspecte dans ses périphériques… Oui, bien sûr, c’est possible ! Même dans une salle bondée. Faut dire qu’il surveillait tellement Alan que ne pas remarquer son départ prématuré était tout bonnement impossible. Sans faire exprès, il donna un sacré coup de pied à son voisin d’en face et se redressa.
Ah ça, non, il n’allait pas lui échapper comme ça. Quelques jérémiades commencèrent à retentir à la table, mais Aïden n’y prêta pas grande attention et lâcha deux ou trois mots à Martin pour lui signifier qu’il avait quelque chose à faire.

Il quitta le banc et remonta rapidement l’allée entre les tables, priant Merlin pour ne PAS se casser la gueule. Ça aurait bien été le moment, franchement. L’autre avait déjà passé l’embrasure de la porte, alors il se pressa. Oh bordel de chiottes, quel dégonflé ! S’il le rattrapait, ce qui n’était vraiment pas sûr, il n’allait pas se priver de lui en faire le reproche !

AHA ! Le voilà ! Il était complètement pétrifié, dans les escaliers. Peut-être que tout cela n’était qu’une tactique ? Peut-être n’avait-il pas prévu de lui échapper, après tout ? Bon sang, peut-être qu’il était juste pressé de se faire trainer dans un recoin sombre, hein Alan !
En tout cas, trêve de méditation : Aïden pouvait enfin ralentir, et ce n’était pas du luxe car il sentait qu’une chute finirait par arriver dans la prochaine demi-heure… (oui, il avait un instinct pour ces choses là…). Il esquissa un sourire particulièrement carnassier à l’adresse d’Alan. Étape numéro un, ferrer la proie avec une apostrophe bien forte :

- Bird ! J’ai un problème, et j’pense qu’il n’y a que toi qui peut y remédier…

Quoi ? C’était pas faux ! Aïden n’était pas gay, théoriquement. Bon, il était peut-être en train de réaliser qu’il avait de sacrés penchants bi-sexuels, mais qu’importait ! Valait mieux se laisser porter par le courant, pas vrai ? C’est ce que sa mère disait toujours. « Mais ne tue personne, hein ! », ajoutait-elle souvent.
Il ne prévoyait pas de tuer Alan, donc tout allait pour le mieux !
Enfin bref, c’était vraiment pas le moment d’intellectualiser : le petit-bleu était canon, sans nul doute, et l’embrasser avait vraiment été au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer. Ouais, dans le genre, embrasser un mec pour déconner après avoir tisé, ouais, ouais, mais ça n’avait rien à voir. Là, il avait savouré le délire !

Étape numéro deux, doucement remonter la manivelle de la canne à pêche.
Aïden leva la paume et lui fit signe de venir avec son index, un rictus tout à fait innocent sur les lèvres, à présent.
Petit, petit, petiiiiit !


Dernière édition par Aïden O. D'Alençon le Jeu 6 Déc - 23:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Clos] Comme une crêpe ... [19h30 ; 15.10.1999] | PV Aïden & Alan   Mar 4 Déc - 20:28

    Oui, Alan était pressé de se faire trainer dans un recoin sombre – mais ça, fallait toujours courir pour qu'il l'avoue ! Non, il ne dirait rien. RIEN ! Il n'ouvrirait pas la bouche, pas une seule fois – ni pour parler ni pour … rien d'autre *la joueuse se pend mais bon, c'était quand même ultra tentant* Alors Aïden pouvait toujours s'avancer avec son air de malin collé au lèvres, l'aiglon ne bougerait pas. Il ne cillerait pas – oui, des fois, Alan prenait des décisions qu'il peinerait à tenir, comme ça … En attendant, l'aiglon ne pouvait ignorer ni son cœur qui battait la chamade dans sa poitrine ni le fait que le peu de couleurs qui lui restaient étaient en train de se faire doucement la malle. Le sourire carnassier d'Aïden n'était clairement pas pour lui déplaire … mais il y avait Ethan, dans la grande salle, et puis il y avait aussi cette peur blanche qui lui taraudait l'esprit, qui poussait sa respiration à s'emballer un petit peu plus … L'ignorer. Il n'avait rien de mieux à faire que de l'ignorer, ce mec qui avait apparemment décidé de causer sa perte.

    Son nom claqua dans l'air et il darda un regard qu'il voulu méprisant sur le Poufsouffle. Il n'obtient qu'un regard agacé – c'était cependant mieux que rien et Alan s'efforça de rester stoïque. « Cause toujours, tu m'intéresse pas, mec. Je me moque bien de toi. » Ouais, ouais. Genre. Quant à son problème … Alan fut satisfait d'entendre qu'au moins, si sa voix était blanche, elle ne tremblait pas.

    « Justement, d'Alençon. » Oui, il avait retenu son nom. Huhuhu … « C'est ton problème, ça. Pas le mien. »

    Et il croisa les bras, sans daigner bouger. N'exagérons rien ! C'était clair que le fait d'être quelques marches plus haut que le Poufsouffle lui donnait une certaine assurance qu'il n'aurait pas eu dans d'autres circonstances. Alors il décida qu'Aïden, son rictus tellement adorable et canontissime et son petit signe pour l'inviter à approcher pouvaient aller se faire voir.

    Il était inutile de s'approcher, de toute manière, Alan le savait parfaitement bien. Il avait bien vu le manège du blond pendant le repas et pressentait fortement qu'il n'aurait pas la paix pendant quelques jours. Inutile donc de laisser penser à Aïden qu'il avait gagné, que l'aiglon n'avait aucune volonté … car de toute façon, ce n'était pas le cas. N'est-ce pas ? Alan s'offrit même le luxe, extrêmement rare, de lui renvoyer son rictus. Parce qu'il avait prit sa décision – Aïden pouvait bien lui tourner autour autant qu'il voulait Alan ne flancherait pas – tant qu'il était au dessus de lui de deux marches, et tant que le Poufsouffle gardait ses distances ! Bah ouais, fallait pas déconner, quand même. Et puis le blond avait des jambes, il pouvait encore marcher ! Mais Alan ne comptait pas lui en donner l'idée non plus – il savait très bien que sa volonté flancherait dès que le Poufsouffle se rapprocherait, tout comme il savait que cela ne tarderait pas à venir. Sans compter qu'il avait cette putain d'envie sourde de le plaquer contre un mur, dans un recoin sombre et de l'embrasser tout son saoul.

    Mais non ! Bordel ! Il avait Ethan ! Il ne pouvait PAS faire ça. Et puis … à quelle occasion, hein ? Comme ça, pour le délire ? Après lui avoir dit qu'il ne s'agissait que d'un contrôle technique ?

    Ouais, non. Ça faisait mauvais genre Là ! Bref. Aïden, mon chéri, si tu veux lui parler de ton problème, à Alan, va falloir marcher tout seul comme un grand !
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Aïden O. D'Alençon
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MessageSujet: Re: [Clos] Comme une crêpe ... [19h30 ; 15.10.1999] | PV Aïden & Alan   Mar 4 Déc - 21:46



Mais bordel, c’était quoi ces regards jetés en biais vers la grande-salle. De quoi avait-il peur ? Il n’allait pas le bouffer ! Cherchait-il un appui auprès de la table professorale ? Peut-être… Mais ça paraissait peu probable. Avait-il peur qu’on les voie ensemble ? Ça, c’était encore moins fondé...
Après tout, personne ne savait qu’ils se connaissaient plus que de vue ; ils étaient juste en train de se parler, pas de lancer des sorts de magie noire… Puis même, Aïden n’avait pas une réputation assez sale pour qu’autrui craigne être associé à lui… Alors c’était quoi, le problème ?!
Ils ne faisaient rien de répréhensible... du moins pas pour l’instant. Pourtant, ça n’empêchait pas le p’tit bleu de lancer toujours plus de coups d’œil en direction de la salle des repas.
Chelou.

Mais ce n’était pas ça qui ennuyait vraiment Aïden. Non, ce qui l’ennuyait, c’était que l’autre le regardait comme s’il n’était qu’une vulgaire balane.

- Justement, d'Alençon. C'est ton problème, ça. Pas le mien.

Sale petit con. Le Poufsouffle sentit son sourire s'agrandir involontairement.
Et voilà qu’il croisait les bras, apparemment très satisfait de sa dernière froideur. Aïden haussa les sourcils d’un air circonspect, posant du même coup ses yeux sur les marches qui les séparaient.
Pourquoi était-il aussi lunatique ? Il n’y avait pas cinq minutes, il semblait sur le point de perdre conscience, et voilà à présent qu’il se dressait avec panache devant lui, lui conseillant très subtilement d’aller casser la coquille à d’autres gens.
Ce mec ne savait décidément pas ce qu’il voulait. C’était pas lui qui avait fait le premier pas, sans blague. C’était lui qui s’était jeté sur lui, tout à l’heure. Et puis, il croyait convaincre qui, avec son nouveau ton plein d’assurance et tout, et son sourire insolent ?

Aïden évalua d’un œil critique les marches : il détestait monter les escaliers du hall. Les marches de marbre étaient énormes et glissantes, et il détestait ça ! Combien de fois s’y était-il rétamé… ? Des dizaines ? Peut-être une bonne centaine de fois, depuis le début de sa scolarité. D’un autre côté, lui rabattre le clapet était vraiment trop tentant. Il n’allait tout de même pas le laisser s’en sortir comme ça.

Ouais, franchement, fallait pas le prendre pour une moule non plus. Il n'allait pas se laisser trouer les voiles comme ça... la seule chose, c'était qu'il était hors de question qu’il grimpe dans les escaliers. Alors, il s’approcha tout simplement de l’escalier, vérifia derrière lui que personne ne sortait à ce moment là de la grande-salle, et attrapa lestement le poignet du Serdaigle pour l’entrainer à sa suite. Fort heureusement, et cela tenait probablement du miracle, Alan eut l’esprit de se rattraper sur ses pieds et ne les fit pas tomber tous les deux, ce qui aurait été franchement relou. De toute manière, vu la manière méfiante et craintive dont le Serdaigle surveillait les alentours, il avait tout à gagner à ne pas faire d’esclandre et à obtempérer silencieusement. Et tout ça l'arrangeait bien.

Quelques secondes plus tard, Aïden le trainait dans les corridors à droite du grand escalier, s’éloignant de la grande-salle : Edgar Buttercup venait vraisemblablement de remonter des sous-sols Poufsouffle… il progressait lentement dans le couloir, désespérément plongé dans un ouvrage à la couverture morbide. Il ne leva même pas le nez de son bouquin quand les deux autres passèrent à côté de lui.

- Si c’est mon problème, ça devient ton problème aussi, signala Aïden d’une voix sournoise. Alors on règle ça, et après je te laisse en paix… Ça te va, p’tit-bleu ?

Allez, qu’il proteste un peu pour la forme s’il le désirait ! Tant qu’il lui laissait lui mordre les lèvres par la suite, il pouvait bien lui chanter un opéra entier, ça ne posait pas de problème. En tout cas, il fallait qu'ils se dépêchent...
Bientôt les couloirs seraient envahis de monde. Ils n’avaient pas beaucoup de temps devant eux avant qu’une horde d’élèves ne vienne s'engouffrer dans les couloirs. On était vendredi soir, après tout !
Mais fort heureusement, la porte que cherchait Aïden se profilait déjà plus loin dans le corridor. Ouais, celle du placard à balai...

A nous deux.





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[Clos] Comme une crêpe ... [19h30 ; 15.10.1999] | PV Aïden & Alan

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