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 [Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]

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Leopold G. Applewhite
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MessageSujet: [Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]   Mar 1 Jan - 21:21


" It's time "


Je l'ai fait, maman. Es-tu fière de ton fils qui retourne à Poudlard ? "Fonce, les obstacles sont faits pour être surmontés", me répétais-tu sans cesse. Si tu me vois d'où tu es, tu dois comprendre à quel point les hommes sont cruels, ils ne me laissent aucun répit et je suis à leurs yeux une proie parmi tant d'autres. Mais je résiste, maman, et je n'abandonne pas. Ainsi, j'ai convaincu McGonagall et je reviens là où je t'ai vengé. J'ai peur. Peur des autres. Ils sont à l'affût du moindre divertissement et je suis pour eux le nouveau sujet de conversation. Mais je marche la tête haute et je les ignore. Je suis excité. Je me sens bien entre ces murs qui n'ont pas vieilli. Ils me réconfortent et me protègent. C'est une prison dorée : le monde extérieur semble ne plus exister et mon imagination déborde déjà. Tant de sujets à découvrir, si tu savais ! Des jeunes, des vieux, des incertains, des peureux, des habiles, des fourbes et tant d'autres pathologies, tous réunis dans un seul et même endroit, se mouvant sous mes yeux, s'agitant comme des bêtes dans une cage. Je crois que tu n'apprécies pas mon occupation. Mais c'est la seule raison qui me pousse à m'accomplir. Si nous vivons pour réaliser une oeuvre, je suis né pour écrire sur les autres et pour les découvrir, les comprendre et les maîtriser. Et alors, je suis protégé : personne ne peut m'atteindre ou bien ce n'est qu'illusion. Comme toujours, je ne t'oublie pas.

Leo


-Incendio.

Le parchemin prit feu et les premiers morceaux enflammés commencèrent à rejoindre l'herbe humide. Bientôt, le papier fut totalement dissoût dans un nuage gris, une fumée à l'odeur marquée qui s'envolait au-delà des arbres, semblant lutter contre le vent qui se levait pour rejoindre le ciel maussade. Elisabeth avait reçu le message. Depuis sa mort, Leopold avait fait de cette écriture postume un moyen de communication qu'il jugeait efficace avec l'au-delà. Parfois, il pensait recevoir des réponses grâce à des signes, des petits imprévus dans sa vie ou des rêves brûmeux.

Pompadour vint se blottir contre les jambes de son maître, signe d'un mauvais temps à venir. Les premières gouttes d'automne se mirent en effet à tomber et, après avoir pris le chat persan dans ses bras, l'écrivain ouvrit le parapluie qu'il tenait dans sa main, ses pieds ne décollant pas du sol. Il semblait figé, le regard fixé vers le ciel, cet horizon si lointain et si mystérieux. Devant lui s'étendait la forêt interdite. Leopold finit par rejoindre le château, assailli par les quelques élèves qui cherchaient à s'abriter. Le bibliothécaire était arrivé la veille et avait dormi sur place, ayant installé dans un recoin isolé et dissimulé derrière une pile de livres une chambre de fortune, constituée d'un lit, de coussins et d'une table de toilette envahie par toute une sorte de produits de beauté. Qu'importe, il ne dormirait pas ici souvent et ses nuits ne pourraient qu'être agréables au milieu de tous ces livres. Depuis la veille, la bibliothèque était fermée, à la grande surprise des élèves les plus rigoureux. Le nouvel arrivant avait en effet estimé que le lieu méritait un peu d'attention. La reconstruction de l'école ne passait-elle pas par un environnement sain et apaisant ? Le bibliothécaire avait passé sa journée à balayer, frotter, essuyer, dépoussiérer et ranger, ne s'accordant de répit que lorsque tout brillait, des chaises aux étagères et des fenêtres aux poignées de porte. Il avait ainsi laissé de côté sa frustration, celle qui l'avait envahie quand il avait su que ses sections de prédilection avaient disparu. Plus tôt dans la matinée, il avait fait venir sa gouvernante à Pré-au-Lard afin que celle-ci lui apporte de sa bibliothèque personnelle plusieurs ouvrages de Défense contre les forces du mal et de Soins aux créatures magiques, ainsi que quelques uns de ses propres livres, qu'il s'agisse de romans ou de manuels. Il ne fallait pas que la situation de l'école nuise à la transmission de la culture. De plus, il avait écrit de nombreuses pages dans l'un de ses carnets depuis son arrivée ici. C'était une vie nouvelle, il y avait tant à dire, tant à imaginer et, surtout, tant de sujets à explorer.

Le couloir de la bibliothèque était désert mais il était dit qu'elle ouvrait ses portes après le déjeuner. Leopold avait été absent du repas, peut-être redoutait-il que l'on vienne lui proposer de faire la cuisine, et préférait se rendre utile dans son domaine, du moins pour ses premiers jours à l'école. La pendule sonnait une heure moins dix. La bibliothèque était aussi silencieuse qu'un tombeau et entre les rayons et les tables allait et venait dans une étrange lenteur le nouveau, passant un doigt léger sur les surfaces boisées à l'affût du moindre grain de poussière. Aucun livre ne penchait, tous restaient figés dans le même alignement et une odeur de vieille page régnait dans toute la pièce. La gouvernante de Leopold avait aussi apporté quelques coussins à poser sur une dizaine de chaises, un service à thé digne des plus grandes maisons. La bibliothèque prenait des airs de salon parisien du XVIII° siècle. Du bureau s'échappait une odeur de thé vert à la menthe qui reposait dans une théière en argent. Tout était prêt. Assis à son bureau, Leopold buvait quelques gorgées de thé, la soucoupe dans une main, la tasse dans l'autre, se tenant parfaitement droit. Il aligna ses crayons, vérifia que son carnet était perpendiculaire à la table et qu'il n'y avait aucune tâche sur son encrier. Enfin, il attrapa un petit miroir de poche afin de s'assurer qu'il était parfait : aucune mèche ne devait dépasser, aucun pli ne devait se montrer et sa peau devait être tout à fait lisse. Du bout de ses doigts, il se saisit de sa baguette longue et noire, après avoir déposé sa tasse, et la pointa vers la porte, non sans hésitation. Et ce qui se produisit fut tout à fait déroutant : après avoir passé une main délicate sans ses cheveux, Leopold afficha une toute autre mine. Son visage se décrispa, ses mains ne tremblèrent plus et un air tout à fait décontracté quoique hautain et d'une rare froideur se dessina. Le jeu des apparences était lancé, la duperie commençait et l'imaginaire de l'écrivain n'attendait plus que ses nouveaux cobayes. Il était temps.


[HRP : Re-bienvenue ! La bibliothèque est ouverte après un jour de fermeture. Je laisse 3-4 réponses, peut-être plus s'il y a du monde, avant de poster à mon tour.]


Dernière édition par Leopold G. Applewhite le Sam 16 Fév - 22:41, édité 1 fois
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Galaad A. Westchester
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MessageSujet: Re: [Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]   Mar 1 Jan - 23:04

Pas de panique. Pas de panique. Il n’avait aucune raison de paniquer, tout allait bien se passer. Ce n’était QUE le nouveau bibliothécaire après tout, pas Merlin en personne ! C’était un membre du personnel comme les autres, il n’avait pas à se mettre dans des états pas possibles. Pas de panique, Galaad ! Ce n’était QUE Léopold Applewhite, son idole depuis gamin, son dieu vivant qui en plus était incroyablement beau, classe et voire même *hum* sexy ? Par ses aïeuls, il l’avait aperçu au déjeuner ce midi, il était tellement parfaitement parfait *_* Bref, Galaad était comme une adolescente fan de Tokio Hotel dans la queue pour un concert à Bercy qui aurait dormi devant la salle pour être sûre d’avoir une place tout devant dans la fosse et pouvoir balancer sa petite culotte à la tronche du chanteur aussi sexy qu’un phasme. Sauf que Galaad portait des caleçons. Mais bon il aurait presque été prêt à le balancer. Presque. Nom d’une goule unijambiste c’était LEOPOLD APPLEWHITE qui allait lui servir de bibliothécaire ! Il allait être dans la même pièce que lui à chaque fois qu’il irait à la bibliothèque autrement dit : tout le temps. Alors OUI il avait le droit de PANIQUER ! Il n’avait même pas osé aller à la bibliothèque durant la matinée tant il était perturbé. Rendez-vous compte ?!

Galaad avait complètement oublié Joren, Watson qui lui enlevait des points parce qu’il portait du cuir de dragon, les Poufsouffle et toutes les merdes à Poudlard. Il ne pensait qu’à une seule chose : son idole qui était sans doute assise dans la bibliothèque. Est-ce qu’il allait se souvenir de lui ? Il l’avait vu quand il avait quatorze ans, il avait encore son livre dédicacé à la couverture presque déchirée tant il l’avait lu et relu. Non, il devait avoir oublié... D’ailleurs il avait aussi un livre dédicacé que son frère lui avait offert mais... Galaad n’avait pas confiance. Il avait fourré le livre au fond de sa malle sans oser le toucher. On ne savait jamais, peut-être que c’était un faux, qu’il contenait un maléfice è.é Non, il n’avait pas confiance en son frère, ça n’était pas POSSIBLE qu’il lui ait envoyé un livre dédicace de Léopold Applewhite. D’ailleurs comment savait-il que c’était son auteur préféré ? Si ça se trouvait, il avait confondu avec Diane Turner, l’auteur à l’eau de rose très en vogue qu’il haïssait plus que tout. Medrawt aurait donc pris Applewhite pour Turner, et aurait envoyé un livre dédicacé en espérant le faire chier, mais comme il ne connaissait pas ses goûts il s’était planté. Bref, le Serpentard ne comprenait pas pourquoi son crétin de frère lui avait envoyé ce « cadeau ». Il avait commandé son propre exemplaire de Miroir magique au mur et comptait bien le faire dédicacé lui-même pour être certain qu’il n’y ait pas d’embrouille. En espérant que Mr. Applewhite ne se rappelle pas avoir déjà dédicacé un livre pour lui, surtout si c’était par Medrawt qui avait dû faire très mauvaise impression. S’il savait...

Engoncé comme jamais dans son uniforme, Galaad pénétra discrètement dans la bibliothèque. Il avait le cœur qui battait à cent-cinquante milles à l’heure et les mains moites. C’était complètement dingue. Il s’approcha lentement du bureau du bibliothécaire et l’observa à la dérobée. Merlin, il était tellement parfait. Allait-il vraiment oser aller le voir ? Non. Le jeune homme alla s’installer à une table pas trop éloignée et sortit ses affaires de cours. Il avait quand même posé son exemplaire du nouveau livre d’Applewhite sur le coin de la table en espérant qu’il lui insufflerait le courage qu’il lui manquait. Il resta cinq bonnes minutes à observer son manuel d’Histoire de la Magie d’un air absent avant de se décider à se lever. Il prit Miroir magique au mur dans une main, sa baguette dans l’autre, son courage dans la troisième et s’en alla vers le bureau du bibliothécaire. Il allait défaillir mon sachet de sec !, non : pas de panique. L’air plus coincé que jamais, il releva fièrement le menton, l’air totalement indifférent alors qu’intérieurement il dansait la samba. Il se planta devant le bureau, son livre dans le dos.

- Bonjour, Monsieur Applewhite. Je ne pouvais m’empêcher de venir vous souhaiter la bienvenue au château. Je suis pour ma part très heureux d’avoir enfin affaire à un bibliothécaire compétent. Merde il avait oublié de se présenter ! *flagellation mentale* Faisons comme si c’était normal. Mais j’ne me suis pas présenté, je suis Galaad Westchester en septième année à Serpentard. Petit blanc. J’ai lu tous vos ouvrages, notamment Miroir magique au mur qui est... à mes yeux - si vous me permettez - votre meilleur livre.

Blablabla... On se calme Galy ! On pense à prendre sa respiration et on parle un peu moins vite.
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Cleo S. Parker
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MessageSujet: Re: [Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]   Mer 2 Jan - 19:14

La sonnerie venait de sonner. Les élèves de Cléo s’enfuirent après avoir été enfermés pendant deux longues heures, avec une vitalité que la jeune professeure ne leur connaissait pas, Sasha Goyle en tête. La blondinette se mit alors à sourire dans le vide et à croiser, l’air légèrement satisfaite, ses bras contre sa poitrine. Ces deux heures avaient été éprouvantes mais elle avait commencé à prendre l’habitude de ne plus s’énerver comme un troll en colère lorsque des élèves dissipés et apparemment très fatigués s’endormaient pendant son cours. Elle essayait toujours, bien évidemment, de les motiver, en haussant parfois la voix, en passant des images, illustrant ses propos, mais elle devait admettre que les élèves de Poudlard étaient légèrement limités en ce qui concernait la concentration à longue durée. Oui, c’était différent de Beauxbâtons, mais il fallait qu’en bonne professeure, elle s’y habitue.

Cléo compta les copies que les élèves avaient rendues en début de cours et fut satisfaite d’apprendre qu’aucun n’avait essayé de la duper. Elle les embarqua sous son bras, saisit son vieux cartable en cuir et sortit enfin de sa salle/chambre à coucher.

Elle ne se pressa cependant pas, comme ses élèves, vers la Grande Salle. Elle adopta une démarche assez lente et décida d’aller dans la direction opposée, dans la salle du Professeur Gracia. Pourquoi ? Tout simplement parce que sa curiosité pour les runes avait grandi depuis son arrivée dans l’école, pour une raison inconnue, et qu’elle avait, tout bonnement, emprunté un livre sur sa matière, de manière très chaste, bien entendu. Elle le lui rendait à présent et espérait mentalement pouvoir un jour s’entrainer et mettre en pratique ce qu’elle avait appris. Bref, en montant, c’est avec une certaine déception qu’elle se trouva face à une porte fermée. Zut ! Elle ne pourrait pas rendre à cet « agréable » Professeur Gracia son livre. De toute façon, ils se retrouveraient dans la Grande Salle ! Avec un léger sourire, la blondinette remit le livre dans son cartable, et redescendit les escaliers avec son calme plus ou moins habituel.

Son regard fut néanmoins attiré, alors qu’elle arrivait au quatrième étage, par une foule de petits curieux qui se pressaient devant les portes de la bibliothèque. Curieuse, elle s’approcha de la salle. Elle avait entendu dire, en effet, qu’un nouveau bibliothécaire avait fait son apparition dans l’école et qu’il connaissait la France. Il était apparemment arrivé la veille mais Cléo, perdue dans l’écriture de lettres d’amour passionnées à l’intention de son bel italien, avait presque oublié de manger, se contentant des restes dans les cuisines un peu plus tard.

Elle s’approcha donc de la bibliothèque, curieuse de savoir quel était ce nouvel arrivant. Peut-être le connaissait-elle ? On ne savait jamais... Entrant enfin, son cartable à la main, un large sourire vint couvrir ses lèvres. Le lieu avait changé, pour sur ! Et il était devenu tellement…magnifique ! Elle se croyait de retour en France, dans un de ces salons parisiens qu’elle avait eu l’habitude de fréquenter, il fut un temps. Tout y était, les couleurs, les meubles…elle avait même l’impression de sentir cette douce chaleur française, mélangeant à la fois les vapeurs d’un thé et les saveurs de la lavande. Elle s’arrêta au milieu du lieu ; oubliant un instant la raison première de sa venue. Elle retrouva cependant bien vite le fil de ses pensées, alors qu’une élève de quatrième année, sûrement une serdaigle, lui passait sous le nez, un sourire poli aux lèvres. Oui, elle était toujours à Poudlard. Mais qu’importe ! Elle venait de se rendre compte que l’école pouvait être moins rustique qu’auparavant. Un peu de beauté dans ce monde de brutes ! Enfin !

Cherchant une nouvelle tête dans tout ce décor somptueux, ses yeux bleus aperçurent enfin l’homme qu’elle devait féliciter. Celui-ci, grand, brun, l’allure élancée et les yeux bleus, lui sembla tout de suite agréable. Agréable à regarder, tout d’abord, mais également pourvu d’une sensibilité que les anglais ne semblaient pas avoir. Le voyant fortement occupé avec Monsieur Westchester, un élève intelligent, qu’elle appréciait pour son intérêt dans sa matière, elle décida de faire les tours des rayons, histoire de revenir un peu plus tard, lorsque leur conversation serait terminée. Elle observa ainsi d’un peu plus près la propreté de la cheminée, le rangement des livres poussiéreux et la collection de ceux d’histoire de la Magie. Bon, aucun des ouvrages ne lui paraissait inconnu mais elle vérifiait juste qu’il ne manquait pas les essentiels à toute bonne bibliothèque. Elle retourna enfin auprès du bibliothécaire qui semblait en avoir enfin fini avec le jeune Westchester.

« Enfin une bibliothèque digne de ce nom ! J’aime beaucoup ce que vous en avez fait. Elle ressemble un peu à cette citrouille que l’on aurait transformée en carrosse. »

Bon. Cléo n’était pas doué pour lancer les conversations. Et alors ? Un sourire ampli de respect se dessina sur ses belles lèvres roses et elle tendit enfin sa main en direction du nouvel arrivant.

« Bonjour, je suis la professeure d’histoire de la Magie, Mademoiselle Cléo Sidony Parker. Je suis arrivée il y a peu de temps également à Poudlard. Désolée, je n’ai pas pu faire votre connaissance hier soir, lors du repas, j’étais…occupée. Vous êtes bien venu hier soir, n’est-ce pas ? Je me perds souvent dans les jours ! »

Léger rire un peu stupide que le nouveau bibliothécaire ne devait pas interpréter comme un trouble de la personnalité.

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Alan M. Bird
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MessageSujet: Re: [Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]   Mer 2 Jan - 20:14

    Un … deux, trois et … Alan se pencha sur sa malle, farfouillant parmi les nombreux ouvrages qui étaient rangé là. Les trois quarts lui appartenait, en féru de lecture qu'il était, mais certain étaient à la bibliothèque et étant donné que celle-ci avait été fermé la veille, l'aiglon avait un jour de retard sur sa date de rendu. Gnu ! Ça ne le faisait pas, ça ! Pas du tout ! Alan espérait sincèrement que le nouveau bibliothécaire ne lui en tiendrai pas rigueur. Ah ! Quatre. Le brun mit soigneusement les quatre ouvrages – de Divination, bien sur – dans son sac à dos avant d'y glisser quelques rouleaux de parchemin, de l'encre et une plume d'un beau noir bleuté – un cadeau de sa mère au quel l'aiglon tenait particulièrement. Il avait déjeuné en vitesse avant de remonter à toute vitesse dans le dortoir afin de prendre le nécessaire pour travailler un petit peu d'avantage sur son prochain cours de Divination, une poignée d'heure plus tard. Non pas qu'Alan en eu véritablement besoin ! Certes, l'aiglon avait quelque lacunes, mais dans l'ensemble, il maîtrisait plutôt bien ce début de programme. Il vérifia qu'il n'avait rien oublié avant de filer.

    En arrivant dans le couloir du quatrième étage ou se trouvait la bibliothèque, Alan repéra brièvement Galaad Westchester, bien vite suivit de sa cousine. Cléo ! L'aiglon accéléra le pas, désirant vraiment déposer un bisous sur sa joue avant d'aller travailler. Dingue de voir à quel point il avait au final passé bien peu de temps avec elle, depuis son arrivée à Poudlard. Alors qu'il recherchait le réconfort d'un proche ! Alan soupira – parfois, il était un petit peu stupide. Mais ce n'était pas ce genre de considération qui le ferait arriver plus rapidement dans le bibliothèque, aussi se dépêcha-t-il de hâter encore un petit peu d'avantage le pas – avant de s'arrêter net en entrant.

    Ça avait changé ! C'était le moins que l'on puisse dire. Le ménage avait été fait – l'endroit semblait tout de suite plus lumineux, plus chaleureux. Alan eut un sourire – voilà qui faisait plaisir à voir. Sans faire véritablement attention à Galaad Westchester, en grande discussion avec le nouveau bibliothécaire, l'aiglon s'approcha d'une étagère qu'il n'avait pas vu avant – quelques romans aux quels il se promit de jeter un œil, des ouvrages de Soin aux Créatures magiques et de Défense Contre les Forces du Mal … Gnu. C'était bien, mais voilà qu'Alan n'avait plus aucune excuse pour laisser de côté cette matière qu'il n'aimait pas vraiment. Il soupira légèrement avant de se souvenir que ce poids dans son sac, c'était les quatre ouvrages qu'il venait rendre – avec un tout, tout, tout petit jour de retard. Il les sortis rapidement de son sac et attendit patiemment que sa cousine ai fini de parler avec Monsieur Applewhite avant de s'avancer vers lui, légèrement intimidé – comme toujours, en somme.

    « Euh … bonjour. Je …  » Qu'était-on censé dire à un nouveau professeur frainchement arrivé, hein ? Lui souhaiter la bienvenue ? Alan se demanda brièvement si ce n'était pas impoli – celui là à quelques petits soucis, je lui en parlerai, un jour … « On t'as pas sonné, joueuse ! ». Se présenter ? Humm … Bonne idée. Alan opta pour. « Je m'appelle Alan Bird euh … je suis à Serdaigle, en cinquième année. » murmura-t-il, rougissant légèrement. Respire mon chéri, le monsieur ne va pas te manger. « Humm … j'avais ces livres à rendre, euh … hier, normalement … Mais la bibliothèque était fermé alors euh … je les rends un petit peu en retard ? » Non non, ce n'est pas la peine de poser la question, Alan. On en a déjà parlé, tu te souviens ? « Désolé ._. »

    Alan les tendit au bibliothécaire avant de reprendre la parole, d'une voix toujours pas franchement assuré.

    « En tout cas, euh … j'aime beaucoup la façon dont vous avez aménagé la bibliothèque. »

    Piouf @______@ Alan avait parlé pour sa journée, ça y était !
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Leopold G. Applewhite
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MessageSujet: Re: [Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]   Ven 4 Jan - 22:21

" Au diable, le nouveau ! "


C'était l'heure H, la fosse aux serpents étaient ouvertes et les premiers ne tardèrent pas à y entrer. Leopold se sentait agressé alors que personne ne lui avait encore adressé la parole. Il savait qu'il était devenu un sujet de conversation de couloir, une proie à dévorer pour certains ou à charmer pour d'autres, afin de s'attirer quelques bienfaits. Il était accoutumé à ce jeu du chat et de la souris depuis son enfance. Il avait été le fils d'Elisabeth Applewhite, l'élève asocial, le solitaire, l'anglais venu à Paris, l'historien, le fou, puis à nouveau le fils d'Elisabeth. Aujourd'hui, il était le nouveau, la chair fraîche, le sujet de distraction. Le souvenir de sa scolarité moldue ne semblait plus si éloignée. La figure du petit nouveau jaillissait dans son esprit, celui qui s'était assis sans bruit et qui était devenu le centre d'intérêt d'une classe entière, celui qu'on avait embêté, celui qu'on n'avait pas compris et qu'on tentait d'éviter ou de séquestrer tant sa solitude paraissait dérangeante. Mais Leopold exercait sur eux un pouvoir insoupçonné : il les connaissait tous, savait quels étaient leurs secrets, leurs vices et leurs craintes et chacun d'eux disposait de quelques lignes dans l'un de ses innombrables carnets. Le bibliothécaire déposa une main bienveillante sur le carnet qui gisait non loin de lui et ce simple toucher lui donna confiance et réconfort. Que les rapaces s'envolent, désormais ! Sa plume était aiguisée.

Sa première action fut de sortir le volume épais où figuraient les emprunts des élèves. Son arrivée était certes récente mais il comptait bien faire respecter l'ordre et la discipline dans ce lieu qui lui était si cher. Nombreuses étaient les personnes ayant reproché à Leopold son surplus d'autorité car on estimait qu'il était trop exigeant et que les choses devaient tourner rond pour qu'elles soient acceptables. "Ne te marie jamais", "Tes enfants seront des chiens, je ne vois pas d'autres solutions", "Quand tu auras enfin sorti ce balai de ton derrière, tu te décideras peut-être à te détendre". Leopold avait entendu tous les reproches. Entendu seulement, jamais accepté.

Le premier élève à accoster le nouveau bibliothécaire était de Serpentard et son allure était plutôt déroutante, trop sérieuse et trop soignée pour être sincère. Soit. Il était poli, courtois et ne tarissait pas d'éloges sur Leopold. Ce dernier ne fit pas grand cas de cette approche et répondit seulement par un signe de tête et par un sourire timide qu'il tâchait de rendre le plus sincère possible. Ce n'est que lorsque le jeune homme se présenta que l'attention du bibliothécaire s'égaya. Un Westchester, vraiment ? Et il ne fallut qu'un vague retour en arrière pour que le prénom Galaad évoque quelque chose à Leopold. Devant lui se trouvait le frère de Medrawt. Leopold ne put empêcher une certaine pensée amusante l'envahir : si le dénommé Galaad connaissait la nature du lien qui l'unissait à Medrawt, il aurait certainement évité de se présenter devant le bureau. En réalité, Leopold se délectait de cette nouvelle rencontre. Lui qui écrivait toujours quelques lignes au moins sur son entourage pouvait entrer dans le jeu délicieux de la comparaison entre les deux frères. Lequel serait le plus proche de l'autre ? Lequel révèlerait des similitudes ? Des différences ? L'intimité que l'écrivain partageait avec Medrawt était toute autre et il allait en découvrir, au fil du temps, un autre genre : celle de la famille.

- Votre frère a donc été un bon facteur quand il m'a demandé de vous le dédicacer. Ravi que cette lecture vous ait plu.

Leopold s'était enfin décidé à parler. Son ton était froid, sec et direct : après tout, il ne parlait que lorsque c'était nécessaire et il ne s'encombrait pas de phrases inutiles. Précis, concis. Toutefois, il s'agissait de se montrer un peu moins asocial qu'à l'accoutumée, alors le bibliothécaire tâcha de se montrer un minimum intéressé, même si cet état d'esprit ne durerait qu'un temps.

- C'est étonnant qu'un garçon de votre âge ait apprécié une lecture que l'on juge parfois trop pessimiste. Le vice des hommes n'échappe donc à personne.

La dernière phrase fut semblable à un murmure presque inaudible. Peut-être Galaad n'avait-il rien entendu. Le bibliothécaire, après avoir tracé de nouvelles colonnes dans le volume des emprunts, laissant son interlocuteur dans une situation gênante tant elle était silencieuse, vint se saisir d'un ouvrage à la couverture en cuir. Le bal. C'était l'un des premiers livres publiés par Leopold et il avait été écrit à Paris, dans son petit appartement de l'île de la Cité. Il traitait du jeu des faux-semblants, celui dans lequel nous vivons tous. Comment les hommes trompent les autres et finissent par se tromper eux-mêmes. Comment, aussi, le masque que nous voulons éviter devient nécessaire et non négociable. L'écrivain y avait développé l'histoire de ces deux hommes qui s'aimaient. Mais de qui étaient-ils amoureux sinon du masque que portait l'autre ? Après avoir repéré où le jeune homme était installé, Leopold lui tendit l'ouvrage sans même le regarder et sans même prononcer un mot. C'était sa façon à lui de lui prêter, de lui préconiser cette lecture et de le laisser émettre un avis. Au travail, Mr Westchester.

Sitôt l'entretien terminé avec le jeune élève, une silhouette féminine d'un autre âge vint à son tour au bureau. Leopold ne l'écouta pas lorsqu'elle s'adressa à lui et il ne retint que deux mots : "citrouille" et "carrosse". Sauf qu'il n'était pas là pour parler Cendrillon, même s'il estimait que les contes de fée étaient de véritables bijoux tant ceux-ci permettaient de croire, dans un monde où l'espoir n'est rien. Bref, il fallut tout de même un peu de galanterie, car voilà qu'on présentait à Leopold une main amicale, qu'il serra seulement quelques secondes après. Et il croyait en avoir fini : faux ! La voila qui repartait dans un semblant de discussion, le genre de discours que l'on tient devant un nouveau, car il est nouveau, que l'on n'est plus nouveau et que l'on veut faire comme si on n'avait jamais été nouveau.

Le nouveau, le nouveau, tu aimes ce mot, Leopold ? On ne l'aime pas le nouveau : il est fourbe, on ne le connait pas, il empiette sur nous : au diable le nouveau ! Souviens-toi du nouveau que tu as été : finalement, tu ne changes pas.

Ca y'est. Leopold sentait que des sueurs froides l'envahissaient. Il se sentait menacé. Il lui fallait se ressaisir ! Et ce n'était pas cette femme qui le déstabilisait, au contraire, elle lui était totalement transparente. D'ailleurs, c'est à peine s'il l'avait regardé. Il s'était contenté de noter chez elle quelques banalités qui semblaient suffir pour l'analyser. Belle blonde timide, bien éduquée certes, souffrant d'un cruel besoin d'affection ou d'une ignorance totale en la matière. Naïve renommée. Leopold afficha tout de même un sourire et s'était levé afin de lui serrer la main : il fallait tout de même rester gentleman.

- Merci pour votre accueil. J'espère vous croiser prochainement dans la bibliothèque, j'aime que l'on s'intéresse aux livres. Et j'aime beaucoup les historiens. Si vous avez besoin de quelqu'un en matière d'histoire, vous savez où me trouver. Au revoir.

Notons que la dernière question de Miss Parker avait été totalement évitée. Leopold lui faisait comprendre d'une manière douce et détournée que si elle voulait disposer d'une once ou deux de considération, elle avait intérêt à être intéressée par son domaine. Leopold n'oublia pas qu'il avait affaire à une enseignante d'histoire, ce domaine qu'il chérissait tant et dont il était devenu expert. Peut-être cette nouvelle rencontre lui permettrait de ne pas oublier sa passion première.

L'heure était décidemment aux présentations, comme un nouvel arrivant fit son apparition. Un Serdaigle ! Le bibliothécaire s'arrêta quelques secondes sur le blason du nouveau venu, ce blason qu'il avait tant aimé porter. Le jeune homme était de toute évidence du genre timide, à la manière du gamin qui a fait une bêtise et que l'on a forcé d'aller avouer à la victime. Sur le bureau, Leopold frappait sa plume, doucement au départ, puis à des intervalles beaucoup plus rapprochées, si bien que ce "toc toc" se répétait très vite. Le dénommé Alan Bird mettait bien trop de temps à parler, et Leopold n'aimait pas perdre son temps. Surtout pour une affaire aussi ridicule. Leopold se saisit des livres que Bird lui avait tendu et les mis dans un coin en rayant le nom de l'élève du volume.

- Franchement...

Paf ! Le volume venait de se refermer dans un grand fracas. Se passant une main sur le visage, Leopold semblait totalement dépassé, voire affligé.

- Vous devez vraiment être martyrisé, jeune homme. C'est mon premier jour et j'ai autre chose à faire que de condamner un jour de retard. Ah, et merci du compliment. Vous aimez la divination ? Suivez-moi.

Le bibliothécaire se leva d'un coup, toujours aussi droit, le visage éternellement neutre et fermé, ses souliers en cuir claquant sur le sol. Bird n'avait pas vraiment le choix. Il était entraîné dans un rayon tout entier dédié à l'art de la divination, matière qu'il n'avait pas suivi à Poudlard. Il fit signe à l'élève de tendre ses mains devant lui, sans dire un mot, et une poignée de secondes plus tard, Bird portait deux épais ouvrages, l'un d'Inigo Imago, sur les rêves, l'autre de Cassandra Vablatsky, sur le futur. Leopold gardait un bon souvenir de ces lectures. Une fois que cette recherche fut faite, il laissa le jeune Serdaigle seul, sans rien dire. Il avait fait son travail, non ?
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Galaad A. Westchester
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MessageSujet: Re: [Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]   Sam 5 Jan - 0:33

Oh Merlin, il avait parlé à Léopold Applewhite *_* Maintenant il pouvait mourir en paix... Ou pas, parce que s’il mourrait il ne pourrait jamais lire les prochains livres de son auteur préféré è.é ça aurait été très dommage, vous imaginez ?! Non, non, il devait vivre encore un peu. Pour mieux se suicider lorsque son bien-aimé rendrait l’âme /SBAF/ Non, on se calme. Monsieur Applewhite n’était pas son bien-aimé, ni l’amour de sa vie, ni son âme-sœur ni quoi que ce soit de sexuel. C’était un homme comme les autres. Juste incroyablement doué, intelligent, merveilleux et beau *_* Mais tout cela était purement artistique bien sûr. Parce que Galaad n’était pas gay, non, non, non. Il fourrait sa langue dans le gosier de Joren Sways, mais ça ne voulait absolument rien dire. Quoi qu’en dise Oscar U.U Il ne roucoulait pas, nom d’un gnome de jardin. Il... En fait il ne savait pas trop ce qu’il faisait. Ça n’était pas bien important d’ailleurs.

Et goule, il se souvenait de Medrawt --’ Donc il était bon pour ne pas se faire dédicacer son livre. Faisons comme si c’était l’exemplaire déjà dédicacé qu’il tenait dans son dos d’ailleurs... Rha quelle bouse de dragon. Il ne pouvait quand même pas dire à monsieur Applewhite qu’il ne voulait pas du livre de son frère potentiellement ensorcelé è.é Paraître naturel. Autrement dit « coincé ».

- En effet... J’ai reçu ce livre de la part de mon frère qui s’est étrangement souvenu de mes goûts littéraires.

Galaad ne répondit pas à la seconde phrase de Léopold, bien trop occupé à calmer les battements de son coeur de pucelle. L’homme venait-il de lui faire un compliment ? Était-il en train de dire qu’il était très mature pour apprécier ses livres et qu’il ne voyait pas souvent des jeunes gens comme lui ? Donc qu’il était exceptionnel à ses yeux ? *________* Hum... Pendant que Galaad se faisait des films tout seul dans sa tête de groupie, il ne vit pas arriver sa prof d’histoire de la magie. En plus le nouveau bibliothécaire venait de lui tendre un livre et le Serpentard le récupéra comme s’il s’agissait du Saint-Graal. Il caressa la couverture machinalement. Le Bal par Léopold Applewhite. Par Morgane, il ne l’avait jamais lu lui @______@ Hanlalala... Et il l’avait touchéééééééé... Hum. Pas de panique. Gardons notre calme. Heureusement que Galaad était habitué à intérioriser ses émotions et à jouer les congélateurs ambulants sinon il aurait été en train de couiner telle une fan de One Direction face aux cinq choucroutes qui leur servaient de chanteurs Entre nous si j’avais eu 14 ans, j’aurais été amoureuse d’Ultimate Choucroute @.@

Décidément, Galaad adorait Monsieur Applewhite, il était tellement classe, tellement élégant et respectueux *_* En même temps, il aurait pu roter comme un troll, le Serpentard aurait trouvé une forme de poésie là-dedans --’ Fangirlisme, quand tu nous tiens... Ou Fanboylisme plutôt d’ailleurs, parce qu’on l’oublie souvent, mais Galaad a un service trois-pièces dans le pantalon.

Mais voilà qu’alors qu’il gnignisait tranquillement sur le livre plein d’empreintes digitales de son idole avec même peut-être quelques morceaux d’ADN, la prof d’histoire de la magie et Bird virent le déranger dans sa non-conversation avec Monsieur Applewhite è.é Ils n’avaient pas vu qu’il était occupé avec lui ?! Comment ça il était possessif, mais tellement pas ! Vaille que vaille, il n’allait certainement pas laisser passer cela ! Il attendit patiemment que le bibliothécaire revienne à sa place et recommença à jouer au relou de service.

- Je vous remercie, Monsieur Applewhite. Oh les jolies joues roses ! Contrôle toi un peu, Galy ou tu vas finir par mouiller ta culotte ton caleçon ! Je... Je vais vous laisser travailler, mais j’espère que nous pourrons parler prochainement, je... je pense que vous serez de bon conseil en matière de littérature.

Élocution : zéro. Bien donc maintenant il pouvait aller se pendre dans un coin. Le jeune homme salua son dieu vivant de la tête et s’éclipsa pour s’asseoir à sa table qui était vraiment très bien placée. Il pouvait entendre tout ce qui se disait au bureau /o/
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Iseult C. Westchester
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MessageSujet: Re: [Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]   Sam 5 Jan - 0:41

Iseult était R.A.V.I.E, il y avait enfin un nouveau bibliothécaire ! Donc enfin quelqu'un capable de la renseigner convenablement, finie les heures à chercher le bon livre ! En plus, Léopold Applewhite. C'était un auteur si elle se souvenait bien. Oui elle avait déja du lire quelques uns de ses ouvrages. Bon, elle n'en était pas devenue une groupie comme son cousin... Mais elle avait bien aimé son style. Son dernier livre était vraiment pas mal. Elle l'avait lu pendant les vacances.

Elle entra donc dans la bibliothèque et fut heureuse de constater le nettoyage et le rangement que le nouveau membre de Poudlard avait accompli. C'était bien mieux, ça ne faisait aucun doute.

Il y avait déja deux élèves présents et leur nouvelle professeur d'Histoire de la magie. Tiens quand on parle du loup... On en voit la queue (What a Face) Galaad était là, bon rien d'étonnant, il avait lui aussi un sacré côté rat de bibliothèque. Bon, c'était rare qu'ils se parlent même quand ils étaient tous deux dans la bibliothèque mais... Elle savait qu'il faisait partie des habitués également.

Et Alan, donc un élève de sa maison, une année en dessous d'elle. (Gnooo, pas fait de lien avec Alan pour l'instant, donc on va pas en ajouter plus Canard ) Il y avait toujours eu une majorité de Serdaigle dans cette partie du château, c'était une espèce de tradition inéxorable. Chose qu'Iseult n'avait aucun mal à comprendre, puisqu'elle aimait beaucoup lire et se perdre dans diverses histoires. Ce qui était étonnant, c'est que ce loisir ne soit pas plus répandu dans les autres maisons...

Mais elle n'était pas là pour lire une histoire quelconque, elle avait du travail. Mais avant de s'asseoir... Saluer Mr. Applewhite, tout de même. Parce que s'installer à une table, dérouler un parchemin et commencer à écrire sans même dire bonjour au nouveau membre du personnel, ç'aurait quand même était vraiment malpoli. Et elle ne l'était pas. En plus, elle avait besoin d'un renseignement.

Elle s'approcha donc de son bureau dans le but de lui souhaiter la bienvenue, elle l'avait vu déposer un livre sur la table de Galaad et amener Alan à une étagère. Divination, sa bête noire. En tout cas, ça n'était pas elle que le bibliothécaire amènerait là-bas. Jamais !

Galaad retourna lui dire quelques mots, elle n'écouta pas. On ne se mêle pas des conversations des autres après tout, ça ne se fait pas. Et elle put enfin, après le départ de son cousin, faire sa présentation convenablement.

"Bonjour Mr. Applewhite, je m'appelle Iseult Westchester, je suis en 6ème année à Serdaigle, ravie de vous rencontrer, vous risquez de me voir régulièrement ici. Je suis souvent là pour boucler un devoir ou même pour me détendre en lisant un livre plus distrayant. Actuellement, je recherche un livre d'arithmancie suffisamment avancé. La dernière fois, je n'ai trouvé que des livres de base en cherchant par moi-même... Alors si cela ne vous dérange pas, je ne serais pas contre un peu d'aide."

Polie, rapide, concis, parfaite introduction. Pas la peine d'en faire des tonnes. Il valait mieux faire court et agréable que long et agaçant pour l'interlocuteur.

"Ah, et j'aime beaucoup votre dernier livre."

Ni vu, ni connu, je glisse un compliment. Toujours démarrer une relation en bons termes. Sa mère lui avait bien appris les bases de la socialisation.

"Et je vous félicite d'avoir arrangé la bibliothèque... Elle en avait bien besoin."

Bon, arrêtez les compliments, STOP, on n'a dit pas groupie Là ! Gentille, bien elevée, mais pas fangirl.


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Cleo S. Parker
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MessageSujet: Re: [Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]   Sam 5 Jan - 11:51

Cléo, les mains accrochées à son cartable en cuir, attendit sagement son cour avec toute la patience dont elle était pourvue. Après tout, elle avait l’habitude de faire la connaissance de « nouveaux » et elle avait, depuis sa jeunesse, toujours essayé d’être une bouée de secours confortable aux petites têtes perdues, développant ainsi plus ou moins par la suite une certaine forme d’amitié. Ce passage était donc obligatoire. Saluer le « nouveau », lui montrer qu’il pouvait plus ou moins compter sur elle s’il avait besoin d’une lanterne à sa boussole, ou d’une main sur son épaule, ou d’une…bref, elle avait oublié l’expression. Tout ce qu’il fallait retenir c’est que…elle était là. Bon, un peu moins présente, bien évidemment, depuis qu’elle avait rencontré l’amour de sa vie, le grand, le fort, le beau Rafaël Luchini ! Rien que d’y penser, elle se mettait à suer des mains et à rougir. Aaah ! Rafaël ! Son amour ! La prunelle de ses yeux ! La cerise de ses lèvres ! Le drap de son lit ! Rafaël !

Sur ces douces pensées, elle se présenta donc, écoutant de manière assez distraite également la réponse du jeune homme dont elle croisait assez rarement le regard. Il venait cependant de se lever pour serrer cette main qu’elle lui tendait depuis environ trente secondes, quand même, et elle eut un léger sourire respectueux. Bon. Il semblait gentil. Bien qu’un peu étrange, il fallait le noter. Son visage s’éclaira cependant en apprenant qu’il aimait beaucoup l’histoire de la Magie. C’était vrai ! Mais…Elle ADORAIT elle aussi l’histoire de la Magie ! Elle était sur le point de le lui dire lorsque son ventre se mit méchamment à gargouiller. Et flute ! Cela ressemblait fort à l’appel de la table et du ragout de lutins.

Ne le laissant pas vraiment finir, bien trop occupée à son estomac, elle retendit son visage lumineux vers le nouveau bibliothécaire et lui adressa un sourire désolé.

« Et bien, monsieur, j’espère vous revoir bientôt dans ces vieux murs. Donc…à bientôt ! »

Nouveau sourire de poupée de porcelaine. Notre professeure d’histoire de la Magie tourna rapidement les talons pour se trouver nez-à-nez avec…Alaaaan ! Son cousin ! La prunelle de ses yeux dans l’enceinte de Poudlard. Ses lèvres dessinèrent rapidement un sourire émerveillé –bienvenu à Disneyland !- et c’est avec une tenue très mal maitrisée qu’elle posa une main légère sur l’épaule de son cousin qu’elle n’avait pas vu entrer. En même temps, peu de gens savait qu’ils avaient un quelconque patrimoine génétique commun. Cléo Sidony Parker ne voulait donc pas que…bref à cet âge…que…on l’imagine cougar –même si cela ne risquait pas d’arriver, vu les tendances sexuelles de son cousin-. Une avalanche de bisous, de câlins, de…pleins de chose n’aurait fait que les mettre dans un état critique. Mais bon, ils ne pouvaient pas non plus faire comme s’ils n’existaient pas l’un pour l’autre, non plus. Bref, la situation était awkward

« Alors, cette semaine ? Tout se passe bien ? Les cours, ? Les amis ? …les amours ? »

Cléo ou commentrendresoncousinmalàlaise.com. Elle ne gênait pas du tout, en plus, l’autre blondasse. C’est que Monsieur Bird avait des livres en retard à rendre. Se rendant compte, au bout de quelques secondes, qu’elle gênait un petit peu, elle s’excusa en exécutant sa plus belle grimace de naïveté et de désolement.

« Ah ! Tu viens pour… » doigt vers les livres « D’accord, et bien je… » doigt vers la porte « vais manger. On se revoit bientôt, hein ? »

Ça avait été presque une supplication. Elle ne passait pas assez de temps avec son cousin depuis son arrivée et elle avait l’impression que les lettres qu’ils s’envoyaient les rapprochaient beaucoup plus que leurs quelques petites entrevues en chair et en os.
Elle s’enfuit donc, cartable à la main, en pensant à son petit Alan d’amour. Ah Alan ! Il en avait des choses à lui raconter, elle en était persuadée !

Descendant les escaliers avec la légèreté d’une gazelle, c’est avec peine qu’elle essaya de se souvenir du visage du bibliothécaire et de leur petite entrevue. Comment était-il déjà ? Ah oui, il avait des yeux bleus. De magnifiques yeux bleus !

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Leopold G. Applewhite
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MessageSujet: Re: [Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]   Ven 11 Jan - 15:39

I was waiting for so long
For a miracle to come
Everyone told me to be strong
Hold on and don't shed a tear



Le bibliothécaire était enfin tranquille. Le jeune Westchester était retourné à sa place, sa collègue blonde s'en était allée et il avait abandonné le Serdaigle dans les rayons sur la divination. Il pouvait donc retourner à ses occupations, à savoir son cahier des emprunts qu'il mettait soigneusement à jour. Pas n'importe comment, d'ailleurs. Lui qui aimait que les choses soient bien faites et qu'il n'y ait aucune bavure s'était saisi d'une petite règle et d'un crayon et c'était avec une véritable partimonie qu'il traçait les colonnes et qu'il écrivait la date du jour à l'aide d'une plume d'autruche. Lui qui avait craint devoir briser le silence de la bibliothèque pour y mettre un peu d'ordre était rassuré : les élèves présents étaient étonnement calmes et Leopold savourait cette ambiance qu'il avait tant apprécié lors de ses études en ces murs. Des livres, des parchemins, des plumes, de l'encre et une sensation de solitude et d'apaisement. Mais le devoir l'appelait.

Ce fut au tour d'une autre Serdaigle de venir le déranger. Une Westchester. Lui qui n'avait jusque là connu qu'un seul membre de la famille, et pas le plus désagréable à regarder, d'une manière des plus intimes, venaient de faire la connaissance de deux nouveaux membres. Qui était-elle par rapport à Medrawt, Leopold l'ignorait et il était surtout agacé par le temps que mettait la jeune fille pour finir ses phrases. S'il avait été malpoli, il lui aurait demandé de se taire et d'en venir immédiatement au fait plutôt que de lui raconter sa vie, mais il préféra mentir et faire mine de l'écouter. Quoiqu'il ne la regardait même pas. La seule information qu'il retint fut la mention d'un livre d'arithmancie que l'étudiante aurait voulu trouver. Pas toute seule car si les jeunes savaient être autonomes, cela se saurait. Une poignée de secondes s'écoula avant que Leopold finisse par réagir. Il se leva d'un trait et se dirigea au fond de la bibliothèque, supposant que la demoiselle avait eu l'idée de le suivre. Bigre, après la divination, il était obligé de s'aventurer dans l'arithmancie. Pourquoi les élèves ne s'intéressaient pas aux matières réellement importantes ? Quoique son esprit d'historien le détournait trop de certaines disciplines pour comprendre qu'on leur attache un quelconque intérêt. Il n'avait jamais aimé les chiffres, ni les prédictions.

- Il va falloir être un peu plus précise. Numérologie et grammaire et Nouvelle théorie de la numérologie sont de bons outils mais visiblement, vous cherchez quelque chose de plus poussé. Je vous conseille tout de même de vous rendre à la section histoire, les travaux sur les pythagoriciens pourraient vous intéresser.

Le silence fut brisé. Un encrier venait de tomber et l'élève maladroit avait renversé sa chaise afin d'éviter d'être tâché. Laissant la jeune Westchester, Leopold arriva d'un pas vif sur les lieux du drâme et aussitôt une sensation de malaise vint l'envahir. Une grosse tâche bleue s'étendait sur le parquet, s'agrandissant au fur et à mesure que le liquide coulait de ce qu'il restait du réceptacle en verre. Surmontant ses sueurs froides, le bibliothécaire parvint à libérer un mot de sa bouche tremblante, tandis que son regard ne quittait pas le sol.

- Dehors.

Les poings serrés, il ne bougeait pas. Autour de lui, les élèves avaient cessé leurs activités, le regard porté vers l'homme aux yeux secs et au visage étrangement pâle. Il ne fallait pas qu'il se baisse, il ne fallait pas qu'il se mette à nettoyer, il ne fallait pas qu'il dégaine sa baguette. Au dirait que Mr Applewhite a des ennuis ? Une petite tâche de rien du tout ? C'est fini, fini. Tu te souviens ?

- Nettoyez-moi ça.

Sans rien dire de plus, le bibliothécaire retourna à son bureau, ouvrant la fenêtre qui se trouvait derrière lui pour s'y accouder. Il commençait à se sentir mal mais la brise d'octobre ne suffit pas à le calmer. Cette sensation, il la connaissait. Beaucoup trop. C'était dans sa chambre blanche, sur son lit blanc aux draps blanc devant la porte blanche qu'elle lui était apparue. Les docteurs lui avaient retiré tout moyen d'écrire, estimant qu'il n'était pas en état et que cela ne l'aiderait pas à finir son traitement. Les infirmières, à l'heure du déjeuner, lui demandaient souvent : "Vous voyez, pas besoin d'écrire pour se sentir bien. Vous allez bien, n'est-ce pas ?". Et il y avait cette tâche. Puis cette poussière. Puis ce pied cassé. Puis ce lit mal fait. Puis ce pli sur sa taie d'oreiller. Tout devait être impeccable. Depuis, tout brillait, rien chez lui ne trahissait sa manie du détail et de la propreté. Etait-il anormal ? On essayait trop de lui faire comprendre sa différence. Qu'importe, à Poudlard, il devrait se dominer, face à de jeunes fauves aux dents aiguisés.

Hush, now...
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Roxane A. Hunter
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MessageSujet: Re: [Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]   Ven 18 Jan - 1:22

La bibliothèque, si ce n'était pas dans la bibliothèque de leur salle commune, il fallait absolument que ce soit à la bibliothèque. Si son père avait raison sur ce livre, cela lui permettrait enfin de comprendre l'ampleur du conflit entre les gobelins et Godric Gryffondor.

Jusque là, les livres qu'elle avait lu s'apparentait plus à des hommages, tel l'Odyssée, pour se transformer ensuite en une propagande grotesque pour le monde sorcier. Bien entendu, cela arrangeait tout le monde de savoir que les sorciers étaient les gentils et les autres créatures les méchantes. Même quand il s'agissait des moldus, les sorciers préféraient se croire meilleur ou bien plus évolués que leurs confrères. Mais la réalité n'était pas noire ou blanche, son spectre de couleurs était bien plus varié et même si en tant qu'humaine elle savait qu'elle n'était pas tout à fait objective envers les gens de sa race, elle tentait tout de même d'aller plus loin que les préjugés omniprésent dans l'éducation des sorciers.

Il était difficile en histoire d'obtenir, une vérité, on avait souvent les points de vue de différentes personnes que les historiens essayaient par la suite de regrouper, mais il suffisait de prendre seulement certains témoignages et votre livre ne serait qu'une version des faits, il ne serait qu'un point de vue n'ayant pas été confronté à d'autre, or le premier imbécile pouvait vous pondre ce genre de lire. C'était malheureusement souvent le cas dans les livres, on aimait bien faire croire aux enfants que tout était de telle manière ou de telle manière, sauf que les historiens n'étaient jamais sûr de rien, il y avait toujours une remise en cause des documents ainsi que des témoignages mais surtout des théories.

Les interprétations de tels évènements, les causes, les effets, les fautes étaient la plus grande source de débats chez les historiens. Or à Poudlard, ils n'entendaient qu'une partie de l'histoire pour ne pas embrouiller les élèves, ils avaient si peu de temps et tant à voir. C'est pour cela que Roxane lisait beaucoup de livres sur l'Histoire pour être sûr de ne manquer aucun détail et par la suite forger sa propre opinion sur le problème. Malheureusement, elle avait tendance à être perfectionniste et cette volonté d'aller au bout des choses lui prenait du temps, la pénalisant pour les examens ou même parfois en cours, mais il suffisait de la lancer sur un sujet qu'elle maîtrisait pour voir à quel point elle avait planché.

Sa grand-mère avait ajouté une note en bas de page indiquant de quel livre il s'agissait donc elle s'était précipité dans la petite bibliothèque des Serdaigles mais elle ne l'avait pas trouvé ce qui l'amenait là à parcourir à grands pas les couloirs pour se rendre à la bibliothèque.

En entrant elle remarqua tout de suite les changements, fait remarquable, la bibliothèque était propre et il lui semblait qu'elle avait été réaménagé. Donc à part si l'un des professeurs essayait de se remettre d'un évènements en se plongeant dans le travail ou était soudainement devenu maniaque, cela ne pouvait seulement dire qu'un véritable bibliothécaire avait fait son apparition. Elle ne tenta pas de se lancer à la recherche du fameux volume, la bibliothèque était assez grande pour receler mille ans d'Histoire et si il y avait bien un nouveau bibliothécaire, il devait sûrement savoir si le volume en question était disponible, bientôt disponible, dans les mains d'un élève ou si elle devait l'acheter.

- Nettoyez-moi ça.

Apparemment elle était arrivé au mauvais moment, un homme, qu'elle ne connaissait pas mais qui ne pouvait être autre que le nouveau membre de Poudlard, semblait passablement énervé car malgré la maîtrise de sa voix son corps le trahissait. Ce qui fut confirmé quand il retourna vers un bureau et ouvrit la fenêtre en inspirant un bon coup.

Roxane hésitait, l'attitude du bibliothécaire la faisait hésiter, elle n'aimait pas déranger et tout dans le nouveau semblait crier de ne pas l'approcher, rien que le fait qu'il soit à la fenêtre mais elle avait vraiment besoin de ce livre et chaque seconde qui passait pouvait être un moment où quelqu'un empruntait le livre (pas du tout parano, nooooon) ou un moment où elle aurait pu commander le livre. Elle pesa le pour et le contre puis arriva à la conclusion, qu'elle l'aborderait quand il aurait fini de prendre l'air frais, bien entendu sans sauter sur lui.

Il prit un certain temps mais il retourna finalement à son bureau. Roxane sortit à se moment là pour l'accoster.

« Excusez moi, il me semble que vous êtes le nouveau bibliothécaire et j'ai besoin de votre aide. J'ai entendu grand bien d'un livre, il s'agit de  Gryffondor et ses mythes écrit par Lee Molinda mais je ne sais pas si la bibliothèque le possède.»

Roxane s'arrêta puis préféra se présenter vu sa particularité.

« En tant que nouveau membre de Poudlard, peut-être que vos collègues vous ont déjà entretenu à mon sujet. Je suis Roxane Hunter et j'ai la particularité d'être narcoleptique donc si jamais vous me trouvez étendu dans un couloir ou dans la bibliothèque c'est normal, si vous ne savez pas quoi faire vous pouvez reléguer la responsabilité à mon directeur de maison ou me laisser à l'infirmerie. Bien que les chances que vous tombiez sur moi sont minces je préférais vous évitez toute mauvaise surprise et en profiter pour vous demander pardon par avance de la gêne occasionnée. »

Bon, pour une personne qui était dans un état de tension, se retrouver devant un cas comme le sien ne l'aiderait peut-être pas mais c'était dit.
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Candice Pauson
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MessageSujet: Re: [Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]   Sam 26 Jan - 12:04

« Rdv bibli pour taf. » Des fois, Sasha faisait preuve d’un tel esprit de concision que c’en devenait des fois difficile de la suivre. Bon, d’accord, s’envoyer des mots en histoire de la magie n’est peut-être pas une bonne idée, surtout quand les sujets de discussion tournent autour de blagues vaseuses, de garçons et de ‘j’ai la dalle, j’pourrais manger un géant’ ou encore de ‘chuis fatiguée’. D’ailleurs une telle proposition écrite de la part de sa consoeur l’avait surprise, mais après réflexion et un regard noir de la prof’, il était en effet plus sage de se mettre à étudier … Et quoi de mieux qu’une petite escapade en bibliothèque après le repas pour se la jouer élève studieuse !

Pénétrant donc dans l’antre de la sagesse et du travail acharné après un repas sympathique accompagné d’une offrande douteuse de chocolats de la part d’Alicia – elle s’en occuperait plus tard -, la septième année parcourut les allées avec circonspection. Elle faillitpresque rentrer dans un troisième année si petit qu’elle ne l’avait pas vu, et évita de justesse un troupeau de premières années visiblement surexcités – enfin, surexcités sauce intello : ils chuchotaient très très bas et très très vite -. Qu’est-ce qui se tramait encore ici ?

« Sasha ? » souffla t-elle à une rouquine, qui, se retournant, n’était visiblement pas elle. « Pssst, Goyle … » chuchota t-elle dans une autre rangée. Pas là. « Oh mais quelle lâcheuse, si elle vient pas ça va vraiment ch— … Hum, pardon. » s’excusa t-elle à un élève qui la foudroyait du regard alors qu’elle venait de malencontreusement renverser une pile de livres qui lui appartenait par terre. Bon, filer droit et faire comme si de rien n’était … Après tout, en attendant sa chère camarade, elle pouvait bien aller se renseigner au rat de bibliothèque en chef !

Candice devait d’ailleurs être la seule à n’avoir pas entendu parler de l’arrivée du célèbre Léopold Applewhite, grand écrivain devant l’éternel dont la réputation n’était plus à faire … aux yeux des mordus de littérature et de ses nombreux fans. Dont la rouge et or ne faisait guère partie. Pas qu’elle n’aimait pas, hein, mais comprenez là qu’elle avait d’autres hobbys en tête que la lecture, et qu’on ne lui avait jamais vraiment parlé des bouquins de ce grand homme de lettres.

Trottinant un peu plus sagement jusqu’au bureau du bibliothécaire, elle trouva l’homme à son bureau, déjà occupé par Roxane. Pas commode le gentilhomme, autant dans le geste que dans le verbe. C’était assez représentatif et logique quand on savait la fonction qu’il occupait, après tout. Les bibliothécaires étaient rarement de grands fétârds déconneurs et bruyants. Candice se mordit la lèvre, étouffant un petit rire alors qu’elle s’imaginait à sa place. La Gryffondor adressa un rapide salut accompagné d’un bref sourire à la Serdaigle – elle ne la connaissait pas plus que ça, mais ça devait pas être une mauvaise fille -, avant d’attendre que cette dernière soit servie et reparte avec son dû. Ce que c’est long, n’empêche, de poireauter entre quatre murs poussiéreux sentant le cuir relié et le parchemin humide.

Lorsque ce fut son tour, la blondinette sortit de ses pensées – elle avait du se déconnecter pendant une paire de minutes parce que Roxane avait même disparu de son champ de vision !

« ‘Jour ! Vous n’auriez pas le livre … Euh, ah voilà. Je cherche le Précis de Potion … sur les antidotes à base de, euh … poudre de corne de bicorne, par McMounty. » Oui, elle avait gribouillé ça dans sa paume de main et déchiffrait donc le fameux objet de convoitise. Oui, il lui arrivait souvent d’utiliser ses mimines comme pense-bête. Et oui, ça lui était déjà arrivé de se retrouver par accident avec un message du type ‘Pas oublier de rendre bouquins’ ou ‘Ecrire à maman’ sur le front parce qu’elle avait distraitement passé l’heure de cours à se tenir la tête. Ca avait son charme, n’est-ce pas ?

Après un tout petit silence qui ne dura à peine que quelques secondes, les yeux de la blondinette pétillèrent de nouveau alors qu’elle se souvenait avec une aisance déconcertante et totalement différente d’un autre bouquin dont elle avait particulièrement besoin et envie.

« Ah et aussi il me faudrait savoir si le dernier livre de Kennilworthy Whisp sur l’historique des grands joueurs américains de Quidditch du siècle dernier est disponible. S’il vous plaît. » ajouta t-elle avec un sourire à l’attention du maître des ces lieux. Hé, autant allier l’utile à l’agréable ! Cependant, vu l’allure du nouveau bibliothécaire, Candice doutait qu’il puisse l’aiguiller avec précision. Elle l’imaginait mal sur un balai, et plutôt fourré dans des tonnes d’encyclopédies poussiéreuses. Cela dit, sa tête lui disait quelque chose. Elle avait déjà du le voir dans les journaux, ou quelque part … Oui, il était connu, elle le sentait intuitivement … Ca expliquerait toute cette foultitude d’élèves et ce calme presque anormal – jusqu’à son arrivée -. Ses yeux s’étaient un brin plissés, tandis qu’elle regardait avec attention le visage d’Applewhite.
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Sasha J. Goyle
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MessageSujet: Re: [Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]   Dim 27 Jan - 23:20

En retard ! En retard ! Elle était mortellement en retard ! Candice allait la tuer, l’attacher sur un pilonne et lui faire manger des racines de mandragores bouillies jusqu’à la fin de sa courte vie. En retard ! En retard ! Elle était en retard !
Sasha montait les marches à une vitesse déconcertante, fonçant tel un taureau dans des vagues d’élèves tranquillement assis en plein milieu des marches. Bougez-vous ! La tornade Sasha passait ! Elle avait pris son temps dans la Grande Salle et avait mangé son ragout de lutins avec un appétit assez impressionnant, se resservant bien trois ou quatre fois de la délicieuse mixture. Une lettre, aussi, lui avait fait oublier ses priorités. Une lettre que l’on ne reçoit qu’une seule fois dans sa vie. Sa grande sœur venait de lui demander d’être sa demoiselle d’honneur. Elle avait d’abord hésité, se rappelant avec une extrême précision ce qu’il s’était déjà passé quelques années auparavant lors d’un évènement similaire mais avait fini par accepter, un large sourire aux lèvres. Rapidement, et sans vraiment se préoccuper de l’heure, elle avait cherché une plume au fond de son sac ainsi qu’un morceau de parchemin et s’était mise à rédiger sa réponse, en faisant attention avant tout aux fautes d’orthographe. Après s’être relue deux ou trois fois et avoir donné son mot à Jack pour qu’elle lui corrige les étourderies restantes, son regard vert scanna la salle à la recherche d’un hibou qui aurait manqué le départ. Un grand sourire illumina son visage après en avoir trouvé un, encore vif, semblait-il et n’appartenant apparemment à personne. Elle ne voulait pas que sa lettre se retrouve en Amérique, non plus ! De manière assez délicate, elle attira la bestiole vers elle et lui accrocha la lettre à la patte. Après quelques recommandations et deux gallions savamment glissés dans la petite bourse accrochée à l’animal, Sasha vit l’oiseau s’envoler enfin. Aaah ! Elle était tellement heureuse pour sa sœur. D’accord, elle aurait préféré qu’il s’agisse de Medrawt –la petite ne s’est toujours pas remise de leur séparation qui date, il faut le dire- mais Nathan n’avait pas l’air méchant. Il était même incroyablement gentil. Son regard se perdit dans le ciel encore bleu, visible à travers les vitres des fenêtres, et elle se rassit bientôt sur son ancien banc de rouge&or…avant de se lever en catastrophe. Bordel de troll ! Elle avait complètement oublié ! Candice ! La bibliothèque ! Le devoir ! L’heure ! Elle allait se faire tuer !

Bref, elle était donc en train de courir, son sac en bandoulière suivant sur son épaule comme il pouvait, et arriva enfin au bon étage, devant la belle grande salle qu’elle n’avait pas assez souvent honoré de sa présence. Se faufilant parmi le flot d’élèves qui se précipitait dans la bibliothèque, elle réussit finalement à s’en extirper et, plus calme mais le cœur battant toujours la chamade, elle chercha une grande blonde, de préférence avec une massue au bout des doigts.
La rouquine, l’air légèrement inquiet, parcourut les nombreux rayons de la bibliothèque, cherchant à quelques tables les yeux bleus assassins de son amie. Elle allait se faire tuer ! Elle était sûrement partie, lasse de l’attendre et allait lui faire payer son retard lorsqu’elle rentrerait ce soir dans leur salle commune.

Sasha trainait des pieds et passa une main nerveuse dans ses cheveux orangés. Aaah ! Si elle avait pu hurler un bon coup le prénom de son ami, peut-être qu’elle l’aurait trouvée plus vite. Sortant enfin de son rayon, les deux mains enfoncées dans les poches de son uniforme, elle finit par se rendre à l’évidence. Candice était partie.

Un coup d’œil vers le bureau du bibliothécaire lui fit revoir sa conclusion hâtive. Mais, cette fille, avec ces cheveux, elle ressemblait drôlement à son amie ! S’approchant bientôt du petit couple que formaient l’élève et le nouveau professeur, elle toucha légèrement l’épaule de la rouge&or, d’un doigt incertain. Enfin, lorsque Candice fut face à elle, la rouquine poussa un bruyant soupir de soulagement.

« Ah ! Merci Merlin ! J’ai cru que tu étais partie ! je suis vraiment super super super super super super super super super super…super désolée pour mon retard ! J’ai reçu une lettre de ma sœur, donc je me suis sentie obligée de lui répondre, et puis j’étais avec Jack et… »

Ses pupilles vertes venaient de se poser sur le bureau du bibliothécaire, puis sur les mains de l’homme qui se tenait derrière ce bureau, puis sur cette mâchoire qui semblait légèrement tendue PUIS sur ces yeux bleus qui la fusillaient littéralement.

« Oh euh…bonjour ? Vous n’êtes pas Monsieur Frost ? » A l’évidence, non ! « Je suis désolée mais en fait, je vous explique ! Je devais travailler avec Candice –Candice, c’est elle, Candice Pauson- mais le truc c’est que j’ai complètement oublié de regarder l’heure parce que… »

Ennuyer ce nouveau bibliothécaire ? Sasha ne s’en rendit pas compte immédiatement. Lorsque cela devint évident, elle passa une main gênée dans ses mèches rousses.

« Donc, vous êtes le…bibliothécaire, c’est cela ? Comment vous vous app… »

Un regard sur le bureau du nouveau venu lui éclaira les neurones. Ah oui ! Elle avait entendu parler de lui…peut-être. Elle fit claquer ses doigts de manière synchronisée.

« Ah oui ! Applewhite ! Vous êtes écrivain, c’est cela ? Et bien, moi, je suis Sasha, Sasha Jewel Goyle ! Mais ne m’appelez pas Jewel, ça craint ! »

Ce regard.il lui faisait presque peur ! Elle saisit finalement le bras de Candice.

« Bon…et bien…nous allons…travailler » Ce regard ! « En silence…bien sûr…en silence ! »


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Dunstan C. Pryde
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MessageSujet: Re: [Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]   Lun 28 Jan - 8:42

    Passage éclair @_@ dsl ! dsl d'avance pr le comportement de mon perso et bien sûr qu'on peut l'enguirlander après xD un msg à sa directrice de maison ou autre est toujours possible of course !

    « Et la sorcière se PENCHA EN AVANT SUR LE CHAUDRON FUMANT....
    - Dunstaaaaaaan......
    - blablabla... pendant que le lyc... Lycanthrope blablabla enchaîné au mur frémissait en attendant l'heure fatidique où la lune baignerait la nuit et son corps NU de ses rayons vengeurs ! blablabla la Transformation imminente décuplait sa force blablabla pouvait pas attendre plus longtemps et brisa ses chaînes dans un râle bestial terrifiant et se JETA SUR LA SORCIERE et blablabla ET BORDEL MAIS CARREMENT IL LA PREND LA COMME CA SUR LE CHAUDRON ..... c'est écrit NOIR SUR BLANC ! Les crocs les griffes la queue carrément il lui fourre tout ET TOI TU LIS CA ?!
    - Dunstaaaaaaan pitiééééé TAIS-TOI ! »

    Bonjour, les Pryde sont en visite familiale à la bibliothèque.

    La porte venait de claquer derrière Dunstan. Et ce ne fut pas la seule chose à claquer. La paume de la main du sixième année s'abattit sur le sommet du crâne de sa petite soeur. Celle-ci commençait à pleurnicher. D'autant qu'il continua son mouvement en la saisissant à la nuque pour la secouer de gauche à droite.
    « Aïiiiiie ! Lâche-moiiiiiiiii ! » Dunstan fronçait les sourcils, et fermant dans son autre main le livre chipé à sa soeur deux minutes plus tôt dans le hall. Dunstan avait croisé Malone, ainsi assise en train de lire dans le grand escalier, tandis qu'il se rendait déjeuner tranquillement. Pour la faire chier, bien sûr, il lui avait chourré son bouquin ! Ah s'il avait su !
    « C'est toi qui te tais p'tite Dé-ver-gon-dée ! » Mot compliqué de Cordélia casé ! Hop gratis !
    Chez les enfants Skellig, par conséquent chez ces Pryde-là, il y avait une règle particulière apprise très tôt : fais ce que je dis, pas ce que je fais.
    « Pour un jeune homme qui... qui... qui FAIS DES CHOSES TRES SALES avec notre bonne dans la lingerie je trouve que tu n'as rien à redire sur mes lectures Dunstan Calderon Roban Pryde ! Je ... je t'ai VU avec Jemima !
    - MOI J'AI PAS SIX ANS ! Et je fais ce que je veux Mini-Grognasse, J'suis un homme ! Tu vas en faire quoi de tes charmantes lectures, les mettre en pratique avec le premier asticot venu ? GENRE QUI QUE J'AILLE LUI PETER LA GUEULE ? C'est qui ? C'est Thorne ? C'est Chatterton ?! J'TE L'INTERDIT ! J'vais rendre ton truc de merde et le Blibliothécaire va m'entendre ! »

    A ces mots, Dunstan relâcha sa petite soeur pour continuer d'avancer, droit au but. Elle manqua de s'affaler par terre, mais habituée à ces traitements, retrouva son équilibre. D'ailleurs, Malone ne se démonta pas pour autant et trottina derrière son frère. Elle avait beau être acharnée, lui aussi et il se moquait bien de briser le calme des lieux. Tout ce qui comptait : l'état de colère fulgurant lui ayant comprimé les boyaux lorsqu'il avait découvert la nature des lectures de sa petite soeur. Allez savoir pourquoi, ça l'avait agacé au plus haut point. Il avait ressenti le besoin d'agir, immédiatement ! De faire quelque chose. Même d'insensé. Selon les excuses vaseuses criées par la voix stridente de Malone, le livre dégueulasse venait de la bibliothèque. Et bah Dunstan allait le rendre fissa ! Il n'avait pas remarqué ni le changement de bibliothécaire, ni rien du tout. Il passait trop peu de temps dans ces lieux pour noter ce genre de choses flagrantes.
    Ainsi les deux Pryde avançaient juqu'au bureau de l'enseignant présent, pas très discrets, hélas - Dunstan s'en moquait totalement. Son état de fureur était tel qu'il ne remarqua même pas Galaad qui travaillait non loin, ni même Bird qu'il aurait pris un malin plaisir à humilier, ni même l'identité des personnes qu'il bouscula sans gène aucune pour arriver devant le bureau. Il poussa donc - gentiment, hum - Candice, Sasha et s'imposa en première ligne de mire du nouveau bibliothécaire. Malone se glissa près de son frère et le tira par la manche de son pull.
    « Arrête Dunstan ! Je vais le dire à papa !
    - Et moi j'vais le dire à maman, et on sait des deux qui qui gagne ! Maintenant tais-toi Fillette ! » lui ordonna-t-il d'un ton qui n'admettait aucune résistance. Dunstan en savait quelque chose, vu qu'on lui parlait à lui-même de cette façon, chez eux, sur les îles. Caine lui disait ces mots tendres si souvent. Hu ! « Vous ! » commença-t-il en pointant le bouquin dans la direction de l'adulte présent, avant de balancer cet exemplaire de Chaudronne-moi la Lune signé Thalia Castle - romancière spécialiste des écrits à l'eau de rose - sur le bois du bureau. « La prochaine fois que vous filerez un bouquin aussi crade à une gamine de sept ans, et que cette gamine sera MA petite soeur, ça va franchement chier ! J'ai le bras - et tout un tas de trucs - vachment long et le Kraken n'a qu'une parole ! Alors faites gaffes ! C'est inadmettable d'autoriser des mini greluches à lire des conneries pareilles ! Après elle va finir comme.... Bah comme elle ! » Oh bonjour Candice, tu vas bien ? Dunstan acheva sa phrase en pointant la gryffondor du doigt. Puis il rangea son index brun de terre - parce qu'il avait toujours les mains sales - dans sa poche. Malone pleurnichait à côté et essayait de se cacher dans la cape de Sasha Goyle. Dunstan, furibond, se retourna en attrapant la petite Pryde par l'épaule d'une poigne ferme. « On n'a pas fini de causer toi et moi, ramène-toi Malone. Salut les Bigleux et les Pisseuses ! Sash' ! Bonne journée !! J'aurai vachement pipeléter avec toi mais j'ai du dressage qui m'attend ! » Après avoir adressé un hochement de tête à Miss Goyle, et lancer un regard de défi brûlant à Miss Pauson, Pryde dégagea de ce lieu puant un peu trop les neurones et le parchemin !!! Et la dévergondation ! Non mais !

_________________


Nous vaincrons lentement, mais sûrement !
- le club des escargots

Plus que 4/7 ! o/
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Leopold G. Applewhite
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MessageSujet: Re: [Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]   Mar 29 Jan - 21:40

- Are you like a crazy person?
- I'm quite sure they will say so.


C’était parti pour être une journée difficile quoique surmontable. Mais le vent a tourné et a tout changé. De plus en plus, Leopold se rendait compte de son handicap social : était-il trop tôt pour oser s’aventurer de la sorte au milieu de la foule et ce tous les jours ? Il n’en avait pas la moindre idée. Il avait changé, pourtant, mais autrui était resté le même : perfide et cruel. Et comme toujours, le monde se retournait contre lui, le laissant seul, envers et contre tous.

Leopold avait pris une grande bouffée d’air frais qui, malheureusement, ne fut pas suffisante pour l’apaiser, quoiqu’elle parvint à ralentir la crise dans laquelle il avait manqué sombrer. Il devait se contenir, ne serait-ce que par orgueil, devant des élèves qui n’attendaient qu’un peu de divertissement. Revenu à son bureau, le bibliothécaire préféra s’adonner à l’occupation qui lui prenait souvent des heures, à savoir un peu de ménage et de rangement. Il dégaina un spray et aspergea la surface boisée de son bureau avant de passer un coup de torchon qu’il plia ensuite soigneusement avant de le ranger. Une fois le nettoyage fait, il s’empara d’un mètre dont le crissement, à mesure qu’il le déroulait, attirait l’attention des moins assidus. Tout devait être aligné et aucun crayon ne devait en dépasser un autre, tandis que les piles de parchemins devaient rester parfaitement empilées. Mais quelqu’un en voulait à la maniaquerie. Une voix féminine sortit Leopold de ses occupations. Le mètre était tendu droit devant lui tandis que son visage semblait appuyé sur le bureau afin de ne pas passer à côté de la moindre imperfection. Seulement, les yeux levés vers la jeune Serdaigle, il avait l’air ridicule d’un enfant pris en flagrant délit. Aussitôt, il se dressa droit sur son fauteuil, les poings serrés et appuyés fermement sur le bureau. La jeune fille demandait au bibliothécaire de bien vouloir la renseigner sur un livre.

- Bonjour, déjà.

Pourquoi les élèves n’allaient jamais chercher avant de passer par la case bureau et en plus faisait preuve d’une parfaite impolitesse la plupart du temps ? Bref, Leopold s’était levé, prêt à partir à la recherche de l’ouvrage au milieu des vingtaines d’étagères mais la dénommée Hunter partait dans un monologue. Voilà qu’il avait affaire à une narcoleptique ! Il était incapable d’assumer ses propres problèmes mentaux, alors ceux des autres, c’était sûrement pire, quoiqu’il n’avait jamais eu affaire à ce genre de situation. Il se contenta d’un hochement de tête pour répondre à l’élève et ne perdit pas de vue ce pourquoi elle était venue le contacter.

Il s’était engouffré entre les rayons, espérant que la Serdaigle le suivait. Les doigts du bibliothécaire effleuraient avec une grâce mêlée d’une lenteur la couverture des ouvrages parfois anciens, parfois moins, mais abritant tous un savoir ne demandant qu’à être étudié. Un murmure s’échappait de la bouche du bibliothécaire comme s’il s’adressait aux livres, comme s’il avait voulu qu’ils l’aident dans ses recherches. Cinq minutes plus tard, comme pris d’une grande frénésie, il attrapa un livre à la couverture de cuir.

- Gryffondor et ses mythes. J’imagine que vous voulez l’emprunter.

De retour à son bureau, Leopold se saisit d’une plume d’autruche et griffonna le nom et la maison de miss Hunter sur le volume des emprunts. Il l’informa du temps d’emprunt, à savoir quinze jours et fut à nouveau interpellé, ne prenant même pas le temps de dire au revoir à l’élève de Serdaigle. C’était désormais une Gryffondor qui elle aussi ne brillait pas par l’emploi de la politesse. Le bibliothécaire ne put s’empêcher de se frotter les yeux alors que l’élève parlait toujours. Tant d’indélicatesse, c’était trop. Il se levait d’une traite, se dirigeant à nouveau vers les rayons mais s’arrêta net car, apparemment, une lumière était apparue dans son esprit. Leopold revint s’asseoir sur son fauteuil, les mains vides bien entendu et reprit son ménage, regardant à peine l’élève.

- Pour les potions, c’est le dernier rayon à gauche. Le Quiddich, troisième rayon à droite. Mais j’imagine que ça ira.

Décidemment, les élèves considéraient les bibliothécaires comme de vulgaires robots, de vulgaires facteurs allant réceptionner un livre pour ensuite le fournir au demandeur. Non, ce n’était pas l’idée qu’il s’en faisait. Il était là pour aider les élèves au travail, pour leur fournir des informations complémentaires, pour les renseigner plus efficacement sur la nature d’un livre et son contenu. Il pensait alors en avoir fini avec la Gryffondor mais une de ses collègues arriva comme une furie, ignorante elle aussi des rudiments de la politesse et du savoir-vivre. Le visage du bibliothécaire restait étrangement neutre mais d’une rare froideur. Oui, il était irrité. Très irrité. Son regard semblait percer la carapace des deux jeunes filles, comme s’il avait essayé de déceler leurs secrets, le plus profond de leur être et de leur âme. Dans son esprit, les informations fusaient. Il avait recueilli quelques gestes, quelques paroles et quelques intonations pour se faire une idée de leur personnalité. C’était ainsi pour chacune de ses rencontres.

- En silence, oui. Ce sera mieux.

Mais ce n’était pas le pire. Un jeune homme, fort charmant mais bien trop impoli, arriva dans la bibliothèque avec une rare indiscrétion, une fillette derrière lui. Devant lui, le Serpentard vint se dresser. Leopold, quant à lui, n’avait pas bougé d’un sourcil, les mains jointes devant lui. Il ne risquait pas de se laisser abattre par un petit freluquet. En plus d’être l’élève le plus insolent que Leopold avait vu en une journée, il parlait aussi mal qu’un vulgaire paysan. Pire : ses mains étaient dans un état de saleté alarmant. Alors que le bibliothécaire s’était remis à écrire, sa voix se fit entendre, froide et caverneuse.

- On dit « qui est-ce qui gagne », et non pas « c’est qui qui gagne ». Quant à vous, jeune fille, la prochaine fois que vous voudrez emprunterez ce genre de livre, je vous demanderai de bien vouloir passer par ce bureau, comme tout le monde.

Puis il laissa l’élève et sa jeune sœur s’éloigner, avant de s’adresser à nouveau au Serpentard. Il ne voulait plus avoir affaire à ce genre d’individu dans le lieu qu’il chérissait tant. La bibliothèque devait conserver son calme et son ambiance studieuse. Et personne ne devait troubler la quiétude de monsieur Applewhite.

- Au fait, « Dunstan », vous êtes exclu de la bibliothèque jusqu’à la fin de l’année scolaire. Bonne journée.

Ca y'est, il avait assez parlé pour la journée, lui qui avait parfois passé des semaines à ne pas prononcer la moindre parole. Dieu, que cette journée était longue, que les élèves étaient mauvais ! Et ce n’était que le début.


[HRP : à vous de me dire si on en finit là !]
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Candice Pauson
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MessageSujet: Re: [Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]   Dim 10 Fév - 21:55

Spoiler:
 


Mh, il était spécial, ce Applewhite. Très spécial. Certes, on ne juge pas un livre uniquement à sa couverture – hem hem – mais pour le coup, il avait l’air plus tendu qu’une corde à linge. Le pauvre, si ça continuait il allait se rouler en boule par terre et pleurer sous l’émotion. Laquelle, c’était un mystère, mais en tout cas, il n’inspirait rien de très positif à ses yeux.

Pourtant à peine parti, il revint plus vite que l’éclair de Feu et ... les mains vides. C’est une blague ? Un poisson d’avril super en avance ? Oh, alors il avait des talents comiques extrêmement bien cachés. Mais non. Il se rassit, noblement, comme si son bureau lui avait tout à coup parlé et exhorté qu’on le nettoie avec une précaution et une minutie dignes d’un maniaque, avec un petit chiffon en soie sauvage. Et le voilà qu’il lui balançait l’air de rien les endroits où chercher. Par tous les gnomes, Candice savait TRES BIEN où chercher ! Sauf que les étagères du rayon des Potions n’avaient pas de fin à ses yeux, et que s’il était payé pour occuper ce poste, c’était bien justement pour l’aiguiller un poil plus précisément ! Et en plus de ça, il l’ignorait royalement. Lui parlait sans la regarder. Oh, un peu de respect, tocard, et dis-moi tout ça en face ! Non mais sérieusement, il comptait vraiment jouer au plus malin avec elle ? Mais qu’est-ce qu’elle avait encore fait pour s’attirer les foudres d’un nouveau membre du personnel en si peu de temps ? Si ça se trouve, Gracia avait déjà touché deux mots à cet huluberlu pour l’emmerder ... La moutarde montait, montait tranquillement à son nez alors que ne bougeant pas d’un pouce, elle se racla la gorge bruyamment et sans aucune gêne, le regardant fixement.

« Non, ça ne va pas aller, Monsieur. Parce que le truc c’est que ... » Alors que sa voix promettait de chuchoter de moins en moins alors que les mots s’écoulaient paisiblement hors de sa bouche, une interruption vint sauver Candice de sa future impertinence.

Goyle ! Eh bien dis donc, c’était pas trop tôt ! Lui décochant un regard qui signifiait d’ailleurs toute sa pensée quant à sa ponctualité, la septième année ne put s’empêcher de sourire avec amusement en l’entendant se confondre en excuses. C’était pas si grave, au fond. C’était même rien du tout. Et au moins ça l’avait radouci.

« Ah .. Non mais c’est rien Sasha, écoute, là je vais juste — » Pas le temps de finir sa première phrase, la rouquine incendiaire entamait déjà une vive discussion avec Mr Snowman – ça lui allait comme un gant dis donc ! -. Le choc des cultures allait commencer. Et plus Sasha parlait, plus Applewhite avait l’air de s’emmurer dans un mutisme effrayant. Un peu comme ces tornades qui font trembler le sol avant de tout envoyer valser avec violence.

Intérieurement, la blondinette espérait juste que le nouveau les envoie gentiment paître ailleurs pour qu’elles cessent de s’embourber. Canalise-toi, Sasha, doucement, ne parle pas si vite, et voilà qu’elle était en train de les présenter à un bibliothécaire : mais elle était persuadée qu’il s’en foutait complètement, ce type, qu’elles s’appelaient Sasha et Candice ! Si elles s’étaient prénommées Rosamund et Gilberte, ça aurait été le même tarif. D’ailleurs elle aurait préféré qu’il ignore son prénom, histoire d’éviter les acharnements à titre personnel. Tout ce qu’elle voulait, c’était deux pauvres malheureux ouvrages, deux semaines d’emprunt et une table au plus loin de ce bureau qui empestait l’auto-suffisance et la surestime de soi pour piailler joyeusement sur ses drilles.

Non, Candice n’avait pas vraiment confiance, pour le coup. Elle était même plutôt méfiante. Interrompant sa camarade, elle tenta de continuer. « Je n’avais pas fini, Monsieur. Je disais donc, justement, vous voyez, le truc c’est que si je vous demande ces deux livres c’est par... »

Et voilà que ça braillait à nouveau. Et qu’au sol résonnaient des pas lourds, suivis de petits claquements plus légers. Et ça montait, ça montait, et ça pleurnichait, même. La tempête vint les frapper de plein fouet, les écartant sans remords. Wow. WOW. Qui venait de la bousculer comme la première des furies en chaleur pour avoir un autographe de cet hautain personnage ? Prête à lâcher les chiens sur l’abruti en question, il ne lui fut cependant presque pas surprenant pour la Gryffondor de se retrouver aux côtés de Dunstan Pryde et de sa petite sœur, Malone, qui au vu de son visage baigné de larmes, n’en menait pas large. Une langue de feu venait presque de traverser l’intégralité de ses entrailles pour lui asséner un bon coup de poing . Il ne manquait plus que lui pour qu’elle explose en pleine bibliothèque, tiens ! Le regardant baragouiner dans un anglais aussi correct qu’à l’accoutumée et beugler sa colère sur une histoire de livre coquin laissé à portée des plus jeunes, Candice faillit faire aigrement remarquer que si c’était une excuse pour se cacher d’emprunter des livres de Castle, c’était vraiment foireux et odieux pour sa sœur. Mais elle ne put s’empêcher de se taire, laissant les choses monter, s’envenimer, et s’empirer. Là encore, le duel était de taille : Pryde versus Applewhite, ça allait être mémorable.

Et là-dessus, le voilà qui vient la mêler à ses affaires à deux noises. QUOI ?! Non mais d’ il se permettait de la taxer de liseuse de romans à l’eau de rose et d’autres choses beaucoup moins aimables ? S’il ne savait pas tenir sa petite sœur, c’était une chose, mais qu’il lui foute la paix, bigre. Elle n’avait rien demandé, elle.

Sifflante à la manière d’un serpent, sa voix n’était qu’un murmure sourd et acide à l’adresse du sixième année. « Alors toi ... » Il ne perdait rien pour attendre. Il voulait sa gifle devant tout le monde, c’est ça ? L’espace d’un instant, ses lèvres lui brûlèrent de grogner une réplique sortie tout droit d’un dessin animé que Max’ l’avait forcée à regarder avec lui. « On ne montre pas les gens de son sale gros doigt vert ! » Mais comme ni le bibliothécaire, ni Pryde n’avaient assez d’humour et de mérite pour entendre une telle envolée lyrique, elle se contenta de suivre d’un regard franchement haineux sans mot dire la silhouette de Dunstan. Alors que la porte claquait, un soupir filtra de sa mâchoire désespérément crispée.

« Bien fait pour sa gueule. » Très charitable, comme toujours, quand il s’agissait de lui. Se retournant pour faire face au maître excédé de ces lieux, Candice posa ses deux mains allègrement sur le bureau qui était jusqu’alors tout propre – oh ben ça c’est dommage mon petit chou, il va falloir tout re-nettoyer ! -, adressant un large sourire profondément hypocrite. Et crispé.

« Eh bien bonne journée, Monsieur Applewhite. Et merci pour votre aide ô combien utile et précieuse. » Douce, incroyablement calme et exaspérément souriante. Mince alors, ce n’était quand même pas qu’elle était en train de se payer sa tête, si ? On a la rancune tenace ma petite Candice ? On est pas très contente, n’est-ce pas ? Non mais merde alors, si même quand on essaie de se cultiver un peu, on se fait moucher le nez par un homme dont le dédain n’avait d’égal que sa propension à ressembler à un glaçon, ce n’était même plus la peine de se donner la peine de faire des efforts. Tous ces tics comportementaux qui agitaient Léopold lui rappelaient quelqu’un, tiens ... Et ce n’était pas pour l’aider à s’apaiser et à travailler dans un silence cérémonial.

A l’adresse de Sasha, alors qu’elles s’éloignaient toutes deux du bureau pour disparaître du champ de vision de l’écrivain, la rouge et or lui fit partager son point de vue sur ce qui venait de se passer. « Tu savais, toi, que Pryde lisait du Castle ? »
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Oscar S. Ashworth
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MessageSujet: Re: [Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]   Jeu 14 Fév - 22:30

Oscar était impatient de pouvoir retourner enfin la bibliothèque .Lorsque qu'il entra dans l'immense pièce , telle n'en fut pas sa surprise quand il découvrit sa chère biblii propre et rangée, fleurant bon la cire pour parquet de chez la mère Grattesec . Satisfait il huma l'atmosphère paisible qui s'offrait à lui . Soudain Dunstan Pride le bouscula se dirigeant droit vers les portes de sorties . Le sixième année entendit deux premières années chuchotaient sur son passage " la honte ,t'imagines ,VIRER de la bibliothèque, pour l'ANNEE". Sans doute deux futures serdaigles ... Il passa derrière les deux jeunes rebelles de gryffondor (à savoir Sasha Goyle et Candice Pauson ) tout en les saluant d'un courtois

Mesdemoiselles !

pour se frayer un chemin et atteindre le bureau du bibliothècaire . Ainsi c'était donc vrai , il s'agissait donc bien du célèbre écrivain Léopold Appelwite, le choucou de Galaad. Son meilleur ami avait lu une bonne dizaine de fois ses ouvrages, Ash ne serait même pas surppris si on lui apprenait que le serpentard dormait avec ! Il scruta le visage du nouvau venu , il était lisse,les yeux froid , les paupières lourdes,le nez droit ,une petite bouche charnue, bref un visage issue du Classicisme Sévère Grec...Hum sans doute quelqu'un d'ordonnée. Le garçon remarqua le mètre qui dormait sous les crayons et les plumes du remplaçant de la lugubre Madame Pince. Il ne put s'empêcher de sourire en pensant que cet énergumène s'entendrait très bien avec sa soeur ainée Brittany pour ce genre de chose

-Bonjour Monsieur Applewite, Oscar Ashworth ,sixième année .Vous me verrez souvent ... Voilà les livres. C'est pour un retour...

dit-il en les sortant de son sac . Oz ne précisa pas sa maison . C'est vrai quoi il est pas aveugle le mec , il sait où sont les écussons sur un uniforme non ? Bon est ce que tout est là ? Histoire de l'art magique par Batilda Tourdesac, Renaissance sorcière , L'art dans les Sortillèges ...oui c'est bon .

-Au fait, je vous félicite pour Dunstan, ce n'est qu'un garnement , je doute même qu'il sache lire...

crut-il bon d'ajouter, avant de s'éclipser à la recherche de Galaad . Il passa au passage près du pupitre d'Iseult et ne put s'empêcher de lui adresser un sourire niais. Heureusement que son meilleur amie était hors de vision de ce spectacle. Le cadet Ashworth déposa ses affaires à coté de son meilleur ami et ne tarda pas à constater que le vert et argent affichait le même sourire béa que lui quelques secondes plus tot .

-Galaad ,si je n’étais pas sain de corps et d’esprit ,je penserais que tu es amoureux de Monsieur Applewite !

Plaisanta –t-il en chuchotant.

Car à la bibliothèque silence oblige . D’autant plus que le nouveau bibliothècaire avait l’air très stricte, le jeune sorcier avait en effet entendu les deux mêmes premières années échanger à propos d’un de leur acolyte mis dehors pour un encrier renverser. Le nouveau était sans doute inflexible tout comme la mégère qu’il remplaçait … Il faudrait donc maintenir son attention quant à son attitude dans ce qu’Ash appelait parfois « l’Antre Sacrée ». Sans plus de cérémonie il sortit ses affaires et se mit aussitôt au travail .
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Leopold G. Applewhite
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MessageSujet: Re: [Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]   Sam 16 Fév - 22:41

Wanna leave that way



A ce stade de la journée et, surtout, après cet enchevêtrement de situations dérangeantes, Leopold ne répondait plus de rien. La jeune Gryffondor qui semblait dérangée par le snobisme du bibliothécaire ne vint même pas alerter ce dernier. Pour l’instant, il y avait bien plus important à traiter, comme cette poussière qui venait de s’accumuler sur un recoin du bureau, comme ce livre qui n’était pas aligné à ses voisins, comme ce crayon qui dépassait de la plume à côté de laquelle il reposait. Alors elle pouvait parler, elle pouvait le narguer, il s’occuperait de son cas plus tard.

Un jeune homme se présenta à son tour et Leopold commençait sérieusement à bouillonner de l’intérieur : pourquoi les élèves se sentaient-ils obligés d’étaler leur carte d’identité et leur curriculum vitae devant le nouveau venu ? Qui étaient-ils pour lui sinon de simples ombres venant chercher un livre ou en ramener un, sans exiger rien de plus ? Leopold attrapa les livres du dénommé Ashworth et raya son nom de la liste des emprunts, sans même faire attention aux compliments du Serdaigle sur le renvoi de Dunstan Pryde. Car, bien entendu, se présenter ne suffisait plus, il fallait aussi se faire bien voir. Quel temps perdu !

L’horloge n’allait plus tarder à indiquer l’heure du dîner, au plus grand plaisir du bibliothécaire. Sa seule envie : rentrer chez lui, fermer sa porte à clé, écrire dans un bain moussant, écrire dans un drap doux. Cette première journée avait été trop éprouvante et Leopold avait surestimé ses capacités. Il y parviendrait, certes, mais son adaptation à ce milieu hostile ne serait pas chose aisée. Alors que l’atmosphère de la bibliothèque semblait s’apaiser, l’écrivain se leva pour se perdre dans les rayons, en tira le livre de McMounty puis, plus loin, celui de Kennilworthy Whisp et les déposa –quoique ce geste ressemblait plus à un vulgaire lancer- sur la table où semblait travailler la Gryffondor qui était venue l’importuner quelques minutes auparavant. Nulle sympathie, nulle compassion, seulement le désir de ne plus être dérangé. Et c’était sa manière à lui de s’assurer qu’elle partirait bientôt, ayant trouvé ce qu’elle désirait. Il revint à son bureau, dans la grâce qui le caractérisait, sans jamais se défaire de ce regard perdu, vide, dépourvu de la moindre existence.

C’est fini, fini. La journée sera bientôt terminée. Ils sont pareils, tous se ressemblent et j’aurai vite fait d’écrire quelques lignes sur lui. Ils sont tellement plats… Comment les analyser ? Tout est dit, ce ne sont que de jeunes puceaux en quête d’une once ou deux de notoriété, de considération. Parfois, ils veulent se prouver des futilités, des foutaises. Je n’ai pour eux aucune sympathie et je n’aurai de cesse de leur trouver des défauts. Dire qu’ils grandiront… Si jeunes et si mauvais.

La fin de la journée arriva enfin, bien trop tard, aussi lentement que l'attente d'un bambin le soir de Noël, quand la famille dort mais que toutes les pensées enfantines sont tournées vers le lever du soleil, quand il sera légitime de se lever et de retrouver le sapin. A la pensée du retour, Leopold se sentit envahi d'un enthousiasme soudain. Les élèves partaient, attirés peut-être par les saveurs qu’allait leur offrir la Grande Salle. Leopold ne se rendrait pas au dîner, ce qu’il ne ferait que très rarement d’ailleurs. Toutefois, mêlée à cette euphorie qui l'envahissait, une nausée se fit ressentir au plus profond de son être. Il se sentait mal, souffrait intérieurement, comme si tous ses démons ne demandaient qu'à être libérés, comme si tout ce qu'il avait accumulé pendant la journée était devenu trop encombrant. La souffrance, cette souffrance qu'il ne connaissait que de trop, toujours présente, rarement absente, ou alors jamais trop longtemps.


[HRP : court, mais c'est pour conclure. Merci à tous !]
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[Clos] A new day has come [13/10/1999, 13h]

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