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 [Clos] Take a chance [PV : Galaad] [13/10/1999, 20h]

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Leopold G. Applewhite
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MessageSujet: [Clos] Take a chance [PV : Galaad] [13/10/1999, 20h]   Sam 5 Jan - 23:19


La peur des autres


La bibliothèque venait tout juste de fermer ses portes, se vidant des derniers élèves qui étaient restés travailler jusqu'à tard. Leopold ne s'était pas présenté au dîner car sa journée avait été bien remplie : les rencontres s'étaient enchaînées et il n'avait pas eu à attendre très longtemps avant d'exercer pleinement son métier. Il était désormais le bibliothécaire de Poudlard et tirait de cette première journée une impression plutôt neutre. En fait, il s'était attendu à bien pire et, intérieurement, il se réjouissait des rencontres qu'il n'allait pas tarder à inscrire sur un carnet sitôt rentré au manoir. Mais des pensées bien plus sombres attendaient le bon moment pour venir embrumer son esprit. Il sentait qu'au fond de lui quelque chose ne tournait pas rond, alors il préféra s'occuper en rangeant la salle, en faisant un brin de ménage et en nettoyant les poignées de porte. Puis il fut l'heure de partir. Le lendemain, il reviendrait chargé de livres et d'affaires diverses pour un séjour plus long au sein de l'école.

Le couloir du quatrième étage était désert et seul le claquement de ses souliers en cuir se faisait entendre entre les murs de pierre. Leopold était seul. Rien à explorer, personne à analyser, aucun son à écouter, sinon celui de ses propres pas.

Dis moi, Leo, pourquoi aimes-tu être si seul ? Pourquoi n'aimes-tu pas les autres ? Ils t'ont pourtant ménagé aujourd'hui. Tu es vil, Leo, tu n'aimes que toi. Tu crois avoir trouvé la meilleure façon d'exister et de t'accomplir mais tu ne sais pas vivre avec toi-même, tu ne peux pas te supporter, car tu as peur. Peur de ce que les autres ont fait de toi, peur de ce que la vie a engendré chez toi. Tu ne t'en tireras pas Leopold. Tu as peur des autres mais tu as besoin d'eux : sans ta plume, sans sujets à explorer, tu n'es rien, pas même un grain de sable. Le néant absolu. Ta pauvre mère aurait tant aimé te voir parler aux autres mais tu n'as toujours écouté que ta petite personne, Leopold. Tu ne peux décemment pas rester seul, quoique tu en dises. Car tu ne seras jamais seul. Regarde le sol : ils ont été des dizaines à le piétiner, aujourd'hui. La trace de leurs pas est encore fraîche, tu le sais, n'est-ce pas ? Ils sont autour de toi, ils ne te lâcheront jamais. Sauras-tu les éviter ? Sauras-tu les chasser ?

Un hoquet se fit entendre. Leopold se mit à courir aussi vite qu'il le pouvait jusqu'aux toilettes les plus proches, désertes elles aussi, fort heureusement. S'enfermant dans une cabine, il se mit à vomir, comme s'il cherchait à se vider de tout ce qu'il avait accumulé en cette journée difficile. Le masque, les faux-semblants, les phrases toutes faites et les sourires hypocrites. Tout disparaissait dans une vulgaire cuvette. Le retour à Poudlard et l'exercice d'un nouveau métier n'avaient pas été difficiles. Le retour dans la société, lui, ne s'était pas fait sans crainte et frayeurs. Leopold devrait se confronter à cette foule d'élèves et d'enseignants pendant une année entière et cela faisait des années qu'un tel exercice n'avait pas eu à être subi. Une fois sorti de sa cabine, Leopold dénoua grossièrement son noeud de cravate et resta figé devant un miroir trônant au-dessus d'un lavabo. Un lavabo sale. Beaucoup trop sale. Attrapant du papier qui traînait par là, Leopold se mit à frotter. A frotter de toutes ses forces une tâche énorme à ses yeux, invisible à l'oeil nu. Il chassait son comportement, il détruisait le souvenir des hommes perfides, il effaçait toute trace de sa faiblesse. Jusqu'au moment où ses yeux se posèrent à nouveau sur le miroir. Son visage semblait apeuré mais cette simple vision lui fit prendre conscience qu'il fallait endosser son masque : en ces murs, il ne pouvait se laisser aller. Jamais il ne devrait laisser tomber son masque, sa protection, même s'il se trouvait seul. Le bal était ouvert, les costumes ne pouvaient plus être enlevés car le risque d'être réduit à une nudité sordide et humiliante était trop grand. Leopold travaillait depuis son enfance à l'étude du genre humain et ses connaissances en la matière étaient des plus élargies, mais ce ne serait jamais assez. Alors il ne pouvait faillir. Ce qui se produisit fut étonnant : en une poignée de secondes seulement, le visage de Leopold devint d'une rare neutralité et il sembla même qu'un sourire vint se dessiner sur ses lèvres fines. Il était temps de partir.

Leopold arriva dans le hall de l'école, chargé d'un sac et d'une petite valise contenant plusieurs livres qu'il comptait étudier afin de les présenter plus tard aux élèves. Son teint était livide mais son visage toujours aussi neutre. Il avait renoué sa cravate, affichant ainsi la perfection qui ne le quittait jamais. Quelques élèves sortaient de la Grande Salle, le dîner devant se terminer dans peu de temps. Bien qu'il marchait droit et que sa tenue était tout à fait élégante, le bibliothécaire était plongé dans les pensées tumultueuses qui l'avaient rendu malade quelques secondes plus tôt, si bien qu'il faillit tomber après avoir glissé sur une marche. La valise lui échappa des mains et alla choir sur les pavés du hall, laissant s'échapper les quelques livres qu'elle contenait. Leopold aurait pu s'énerver, jurer, frapper dans la valise, mais il n'en fut rien. Il se contenta de ramasser les livres qui traînaient là, sans rien dire, sans même lever un sourcil, ignorant que l'on pouvait se moquer de lui, ignorant même l'impolitesse de ceux qui ne prenaient pas le temps de s'arrêter pour l'aider. Il venait de tomber dans l'une de ses nombreuses absences. Si son corps se mouvait, son esprit était perdu, perdu dans un néant que personne ne pouvait soupçonner, ses yeux regardant le sol sans même le voir. Seul, il était seul.


Dernière édition par Leopold G. Applewhite le Lun 28 Jan - 17:48, édité 1 fois
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Galaad A. Westchester
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MessageSujet: Re: [Clos] Take a chance [PV : Galaad] [13/10/1999, 20h]   Lun 7 Jan - 21:36

Après avoir travaillé tout l’après-midi, avoir pris à peine un quart d’heure pour dîner avant de repartir se plonger dans ses livres de cours, Galaad avait la tête comme une citrouille. Voilà quelques temps qu’il n’avait pu se donner à fond à ce point, il en aurait presque perdu l’habitude. Presque. Le jeune homme appréciait vraiment étudier. Quand il avait affaire à des sujets intéressants --’ Parce que malheureusement ça n’arrivait pas tous les jours. Mais la peur de se faire enguirlander par son père ou PIRE sa mère, était bien trop forte pour qu’il choisisse de se tourner les pouces. Il se faisait violence pour travailler et répondre aux attentes des sa famille. Même si entre nous, il passait quand même pas mal de temps à buller, à faire des gribouillis sur sa feuille, à manger des sucettes à la pomme, à écrire des petits « J + G = <3 », à penser à Joren, à s’imaginer 10 milliards de scénarios sur la manière dont il allait se faire pardonner, ce genre de trucs d’ado débile mental plus ou moins amoureux. Encore heureux, il était libre de ses pensées et pouvait laisser son esprit vagabonder sans risquer de se faire rayer de l’arbre généalogique Westchester. Oh et il avait aussi passé 50% de son temps à mater observer le nouveau bibliothécaire. Il aurait bien été l’aborder, seulement il n’avait rien à lui dire. Il avait décidé de garder le livre qu’il lui avait confié pour le week-end, ça lui ferait de la lecture le soir. Du coup Galaad n’avait pas été emmerder son idole, restant sagement à sa table.

C’était stupide parce qu’il avait des centaines de questions ses livres, ses projets, sa vie, sa couleur préférée *_* Mais il n’osait pas aller vers cet homme qui l’impressionnait vraiment beaucoup. Trop peur de passer pour un débile, pour une groupie (même s’il était clair qu’il en était une). Alors il se contentait de rêver de discussions littéraires enflammées. Mais la bibliothèque devait fermer. Galaad salua poliment l’homme de sa vie d’un signe de tête et sortit dans le couloir où il croisa sa petite sœur. Il s’arrêta donc pour savoir si elle allait bien, l’embrassa sur le front avant qu’elle ne décide de monter à la tour Serdaigle. Resté seul, Galaad commença à descendre les escaliers, l’esprit ailleurs. Arrivé dans le hall, il remarqua immédiatement Monsieur Applewhite en train de ramasser des livres. C’était l’occasion de faire bonne impression *_* Galaad n’attendit pas une seconde et s’avança vers l’homme pour se baisser et ramasser quelques ouvrages. Merlin, il en avait les mains moites, ça n’était vraiment pas possible --’ Il allait falloir qu’il se calme parce que sinon il n’était pas prêt d’avoir ses ASPIC !

- Laissez-moi vous aider, Monsieur Applewhite, déclara le jeune homme sans parvenir à contrôler le léger tremblement de sa voix. Au moins il n’est pas comme la joueuse qui oublie carrément son prénom devant Raphaël --’ Vous ne restez pas au château ce soir ? demanda-t-il un peu rapidement avant de réaliser qu’il était peut-être impoli. Non pas que vous ayez à vous justifier, bien sûr. Je... Pardonnez-moi. Vous avez peut-être besoin d’aide ? proposa-t-il en tendant ses livres au bibliothécaire.
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Leopold G. Applewhite
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MessageSujet: Re: [Clos] Take a chance [PV : Galaad] [13/10/1999, 20h]   Jeu 10 Jan - 16:47

Calme toi Leo, calme toi.



Autour de Leopold, le néant. Il ramassait des choses sans distinguer qu'il s'agissait de ses propres livres. Quant aux personnes qui passaient par là, il ne les remarquait même pas. L'école elle-même n'existait plus. Ce genre d'absence arrivait régulièrement chez Leopold, bien qu'il essayât de contrôler ce désagrement lorsque la situation n'était pas des plus adaptées, mais la journée avait été beaucoup trop éprouvante pour espérer une once ou deux de lutte contre son propre esprit. A chaque absence, le visage clair et les cheveux blonds de sa mère lui apparaissaient. Elle appellait cela "ses petits moments" et, bien qu'attentive à ce phénomène déroutant, le regardait comme un phénomène touchant. Une fois revenu à la réalité, c'était toujours la même question : "comment était ton rêve ?". Mais tout cela n'avait rien d'un rêve.

Une voix, celle d'un jeune homme, finit par surprendre Leopold qui ne put retenir un sursaut. C'était le Westchester rencontré à la bibliothèque qui s'était baissé pour ramasser les quelques livres tombés au sol. Il fallut une poignée de secondes au bibliothécaire pour qu'il comprenne ce que lui disait l'étudiant. Ses réponses étaient aussi embrouillées que son esprit.

- Oui... oui, merci. Non, pas la peine. Je reviendrai demain. Oui, merci. Demain.

Puis ce fut comme si un électrochoc se produisit. Désormais revenu à la raison, Leopold comprit qu'il se trouvait là dans une posture inconfortable, surtout face à un élève. Il se releva d'un bond, attrapa son sac et sa petite valise. Il passa une main nerveuse sur son costume afin de laisser s'envoler la poussière qui s'était incrustée, puis il arrangea une mèche de ses cheveux. Une fois tourné vers Westchester, il lui adressa un signe de tête pour lui faire comprendre que son aide était la bienvenue en tant que porteur, une sangle de la valise s'étant défaite. Il s'en occuperait plus tard, ce qui lui importait pour l'instant était de s'enfermer chez lui, dans cette rue chic de Londres, entre les arbres et les petites allées, là où se trouvait le manoir. En attendant, il fallait reprendre le dessus et ne pas laisser croire l'étudiant que son bibliothécaire était complétement détraqué. Quoiqu'une telle pensée était justifiée de sa part. Surtout qu'un petit détail avait alarmé l'écrivain.

- Vous êtes toujours tout seul ou je me trompe ?

Soit Leopold venait de rencontrer un autre adepte de la solitude, comme lui, ce qui faisait de lui un sujet de choix, un personnage fort intéressant à analyser et, surtout, une proie de choix qui devrait figurer dans l'un des carnets de l'écrivain. Peut-être avait-il tord, cependant. Mais c'était sa façon d'en connaître un peu plus sur ceux qui l'entouraient et de les analyser plus aisément. Si le regard était d'une rare utilité quant à la compréhension d'autrui, user de la parole pouvait parfois apporter quelques complétements bienvenus.

- Si vous voulez bien porter ces livres jusqu'au portail, j'en serai ravi. Merci de faire attention au livre de Wilbert Eskivdur.

Oui, c'était plus qu'un ordre qu'autre chose. Le bibliothécaire se mit alors à marcher pour quitter le hall tandis qu'une idée lui trottait dans la tête. C'était l'occasion rêvée d'en savoir un peu plus sur deux personnes en même temps, deux frères qui plus est. L'esprit inquisiteur de Leopold n'échappait à personne : même ceux que l'on aurait pu considérer comme ses proches n'étaient pas à l'abris de quelque analyse. Sa mère lui avait répété que c'était mal de trop se méfier et que, parfois, il fallait chasser ses craintes et se risquer à donner sa confiance. Avait-elle tord, Leo ? Tu en es persuadé. Souviens-toi de la cour de l'école, souviens-toi de la maison familiale, souviens-toi de Paris. Ils étaient gentils avec toi ? Balivernes ! C'est ta peau qu'ils voulaient, Leopold. Mais dis voir, où est ta plume ? Où sont tes papiers ? Ce n'est pas le frère de n'importe qui à tes côtés ! Amant de l'un, idole de l'autre : tu n'es tout de même pas si vaniteux, Leo ? Depuis quand as-tu besoin d'un peu d'attention ?

Quelques clignements d'yeux plus tard et une main essuyant une sueur froide sur le front, Leopold parvint à afficher à nouveau une mine assez renfermée : une mine normale, chez lui. Et tant pis si ses paroles étaient confuses.

- C'est drôle, vous ne ressemblez pas beaucoup à votre frère. Vous aimez lire j'espère ?
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Galaad A. Westchester
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MessageSujet: Re: [Clos] Take a chance [PV : Galaad] [13/10/1999, 20h]   Ven 11 Jan - 19:31

Monsieur Applewhite semblait... ailleurs. Il ne le regardait pas, comme perdu dans ses pensées. Allait-il bien ? Avait-il un problème ? Galaad fronça les sourcils, prêt à élever la voix pour sortir l’homme de sa torpeur. Mais enfin il tourna la tête vers lui, lui répondant enfin et de façon plutôt décousue. Néanmoins le Serpentard ne fit aucune remarque, se contentant de continuer à ramasser les nombreux ouvrages encore éparpillés sur le sol. Au moins, il assurait revenir demain. Galaad était rassuré, ça aurait été bête que les crétins qui servaient d’élèves à Poudlard aient fait fuir l’écrivain en une journée... Même si Galaad n’aurait pas été étonné. Il fallait être fou pour vouloir vivre à Poudlard. Ou y être obligé, comme le professeur d’Etude des Runes.

- Je vous en prie, c’est normal.

Galaad s’était relevé, les bras plein de livres. Il ne savait pas trop quoi en faire. Devait-il les rendre à Monsieur Applewhite ou les garder ? Sa valise semblait quelque peu abîmée. Il pouvait proposer de la réparer d’un petit sortilège ? Mais ça ne serait peut-être pas très poli, comme s’il sous-entendait que le sorcier n’était pas capable de le faire lui même. Mieux valait suivre l’homme dans son raisonnement. S’il ne voulait pas réparer sa valise magiquement, ça n’était pas son problème. Et il y avait pire dans la vie que de porter les livres d’un grand écrivain, certains tueraient pour avoir ce privilège ! Galaad ferma donc gentiment sa gueule et acquiesça silencieusement lorsque le sorcier lui demande de porter ses livres jusqu’au portail. Évidemment qu’il allait faire attention, il connaissait la valeur des livres. Par contre la question du bibliothécaire le déstabilisa. S’il était toujours tout seul ?

Oui, il était souvent seul, surtout lorsqu’il s’agissait de travailler. Il n’aimait pas être dérangé. Parfois il travaillait avec Oscar aussi, ou Bethney. Le jeune homme ne savait pas si cette question tenait de la constatation ou du reproche. Il fronça les sourcils, ne sachant comment prendre cette question. Si Monsieur Applewhite avait été n’importe qui, Galaad aurait certainement levé les yeux au ciel, lâché les livres sur le sol et s’en serait retourné d’où il venait, tête haute. Mais Monsieur Applewhite n’était pas n’importe qui.

- Qu’entendez-vous par « toujours tout seul » ? Aujourd’hui vous m’avez vu travailler seul à la bibliothèque. Effectivement je déteste être dérangé quand je travaille. Pourquoi en déduire que c’est toujours le cas ? Vous n’êtes là que depuis aujourd’hui. répondit-il d’un ton un peu plus sec qu’il ne l’aurait voulu.

Est-ce que ça se voyait comme un furoncle au milieu de la figure qu’il était un solitaire ? Galaad commençait à en douter. C’était faux en plus, il y avait Oscar et puis Bethney, et sa sœur. Et puis il mangeait souvent avec Roderick, Llewelyn, Odin, Dunstan et les autres. Il avait même une petite amie !

Le jeune homme suivait son aîné sans mot dire. Il était quelque peu refroidi par cette question gênante. Et voilà que maintenant le sorcier enchaînait sur son frère. Il le mettait à l’épreuve ou quoi ? Pourquoi aborder en moins de deux minutes les deux sujets qui le mettaient le plus mal à l’aise ? Galaad afficha un air détaché, celui-là même que ses parents arboraient en permanence.

- Effectivement, nous ne nous ressemblons guère. Oui j’apprécie beaucoup lire et c’est une des nombreuses choses qui nous différencie d’ailleurs.
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Leopold G. Applewhite
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MessageSujet: Re: [Clos] Take a chance [PV : Galaad] [13/10/1999, 20h]   Jeu 17 Jan - 17:26

" Don't look at me like that "



Leopold avait visé juste en testant son jeune porteur : il ne se laissait pas marcher sur les pieds, un vrai Westchester finalement. Il faisait preuve d'un certain aplomb et cela jouait en sa faveur : Leopold avait toujours accordé sa considération pourtant si rare aux personnes qui se montraient un minimum fortes de caractère sans être méprisables pour autant. Autrement dit, il s'agissait là d'un mélange difficile à trouver dans le genre humain. L'écrivain l'avait remarqué lors de ses nombreuses observations : les hommes étaient souvent plongés dans un nouvel état de nature, celui de la décadence et de la guerre de chacun contre chacun. Aucun d'entre eux n'avait compris qu'il fallait être maître de soi-même pour se défaire d'un ennemi trop gênant. Et puis, comment imaginer un dialogue avec une brute ne cessant d'aboyer ? Le jeune Westchester venait alors de marquer un bon point.

- Vous avez raison, je ne suis là que depuis aujourd'hui. Mais il faut bien que je me fasse une idée de ceux qui m'entourent.

S'il savait ! Le jeune Galaad était en présence du pire observateur qui soit. Il en était persuadé : bientôt, plus rien ne lui échapperait. Aucun secret à enfouir, aucune fausseté à afficher. Et le Serpentard était devenu son nouvel objet d'étude, pour l'instant. D'ailleurs, s'il n'avait pas tord sur le fait qu'il ne ressemblait pas à son frère physiquement, Leopold aurait pu le contredire quant au goût de Medrawt pour l'écriture. Certes, Medrawt n'était pas du genre à se promener avec une pile d'encyclopédies entre ses bras, pour autant il aimait que Leopold lui lise ses propres oeuvres, la tête sur ses genoux, allongés tous deux sur un lit ou un sofa. Mais il était préférable que le nouveau bibliothécaire évite d'exposer sa vie privée, surtout celle-ci. Alors il préféra répondre par un bref sourire car tenter d'en savoir plus et mettre le jeune homme une nouvelle fois mal à l'aise finirait par le braquer et la mission que s'était fixé Leopold aurait été un échec. Alors il préféra jouer sur deux tableaux : d'une part il se montrerait moins curieux, d'autre part il tâcherait de faire de cette nouvelle rencontre un atout pour s'installer d'une manière paisible à Poudlard.

- Peut-être pourriez-vous m'aider. Vous l'ignorez sûrement mais je suis un passionné de créatures magiques. J'espère que vous aussi. J'aurai voulu en savoir un peu plus sur l'activité des centaures, ces derniers temps ainsi que sur la présence éventuelle d'une licorne. J'imagine que vous en parlez en soins aux créatures magiques ?

Le bibliothécaire resta fort vague quand à ce qu'il voulait du Serpentard. Ce qu'il voulait, c'était que l'étudiant le tienne informé des informations qu'il aurait pu entendre au détour d'un couloir ou lors d'un cours de soins aux créatures magiques. Mc Gonagall l'avait prévenu, il aurait à Poudlard un travail monstrueux, alors il avait bien besoin d'un fournisseur pour l'aider à finaliser ses projets personnels.

- Mais sinon, je me débrouillerai.

Evasif, mélancolique et totalement déboussolé : il était difficile de suivre le raisonnement de l'écrivain et surtout d'y apporter des réponses. Même la fraîcheur automnale qui venait se coller sur la peau des deux compères venant de franchir les portes ne parvint pas à le détendre. Il était épuisé et surtout sa plume lui manquait. Pouvait-on l'en blâmer ?
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Galaad A. Westchester
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MessageSujet: Re: [Clos] Take a chance [PV : Galaad] [13/10/1999, 20h]   Dim 20 Jan - 18:01

Hum il voulait se faire une idée de ceux qui l’entouraient ? Galaad eut une regard méfiant, il n’aimait pas les personnes trop observatrices, celles qui se mêlaient de ce qui ne les regardaient pas ou qui s’intéressaient un peu trop à lui. Mais bon, c’était Léopold Applewhite quoi... Alors il allait faire un effort et arrêter d’être parano. Tout le monde n’avait pas envie de savoir ce qu’il faisait de sa vie, ce qu’il pensait ou quoi, le monde ne tournait pas autour de lui, même si ça lui aurait fait très plaisir. Bref, il s’égarait. Néanmoins le jeune homme n’appréciait pas vraiment d’être catégorisé « solitaire » dès le début, ça faisait un peu trop « asocial ». Il était asocial, il fallait avoir de la bouse de dragon dans les yeux pour ne pas le remarquer. Mais pas en quatre heures quoi, c’était vexant --’

Par contre, avait-il rêvé ou il lui avait souris ? Léopold Applewhite lui avait souris ?! Genre un sourire ! Bon un petit sourire, mais un sourire quand même ! Merlin, Morgane, Mordred... Galaad sentit son cœur faire des youplalaboum dans tous les sens. Non, il devait absolument cacher son côté fangirl et ne pas se mettre à hurler, malgré le rose qui colorait soudainement ses joues. Hop, on regarde ailleurs le temps de se reprendre. Comment s’appelait-il déjà ? Ah oui, Galaad Westchester. Date de naissance, 14 février 1982. Tout allait bien. En tout cas, le Serpentard ne se sentait pas très à l’aise, le regard du bibliothécaire le gênait. Ne pouvait-il pas arrêter de regarder ailleurs ?

Galaad resta silencieux, suivant l’homme en portant ses livres, la tête haute. Il avait ce port de tête droit et fier, signe de son éducation aristocrate et du noble sang qui coulait dans ses veines. Medrawt aussi pouvait avoir cette attitude, sans même s’en rendre compte. Après tout, ils avaient été à même école, pendant onze ans ils n’avaient eu que leurs parents pour modèles. Galaad était, certes, la cristallisation des désirs de leur mère, mais il y avait des habitudes communes, des attitudes, des mimiques.

Le jeune homme écoutait Monsieur Applewhite parler, il avait vraiment une belle voix @.@ S’il avait été chanteur, sans nul doute que Galaad aurait acheté tous les albums et aurait placardé des posters de lui dans sa chambre ! Mais heureusement pour le monde entier, Léopold n’était pas chanteur. Par contre, il lui parlait chinois. Soins des Créa-quoi ? Plutôt crever que de pratiquer cette discipline de paysans. Il ne s’appelait pas « Skellig », il n’avait rien à faire avec des trucs à quatre pattes (What a Face), déjà il avait Curly et c’était bien suffisant. Comment un sorcier aussi intéressant pouvait-il être un « passionné de créatures magiques » ? Galaad s'abstient de tout commentaire, mais il n’en pensait pas moins. Il ne manquait plus que Monsieur Applewhite lui dise qu’il aimait faire des potions et cramer des trucs cool pour qu’il n’ait plus qu’à se jeter par la fenêtre.

- Je suis navré, je n’ai pas pris cette option. Je pratique l’Etude des Runes et l’Arithmancie à haut niveau, je n’ai guère le temps pour autre chose.

Et l’Etude des Moldus aussi, mais ça c’était parce que Papa lui avait demandé pour améliorer son image U.U

- Je ne peux que vous conseiller de prendre contact avec Monsieur De Hautefeuille, notre professeur des Soins des Créatures Magiques, il sera apte à vous renseigner.

Merlin, ils se les caillaient dans ce parc ! Galaad frissonna, prenant sur lui pour ne pas sautiller sur place en piaillant « j’ai froid, j’ai froid, j’ai froid ! » comme la joueuse le faisait bien trop souvent ces derniers temps.
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Leopold G. Applewhite
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MessageSujet: Re: [Clos] Take a chance [PV : Galaad] [13/10/1999, 20h]   Jeu 24 Jan - 18:18

" Alors, ça ne va pas si mal ?



La conversation semblait sur le point de se clore alors que les deux silhouettes avançant dans la brume automnale arrivaient près du portail. Le jeune Westchester avait décliné d'une manière tout à fait polie la proposition du bibliothécaire. Qu'importe, ce dernier était accoutumé à se débrouiller tout seul. Et l'évocation de Alexandre De Hautefeuille lui rappela qu'il avait une ancienne connaissance au sein de l'école. Leopold ne rebondit même pas sur l'évocation de l'étude des runes et de l'arithmancie, matières qu'il avait toujours eu en horreur. S'accorder les mérites de l'écrivain n'était pas chose aisée, plusieurs critères devaient être remplis. Mais le Serpentard pouvait se réjouir de la conversation qu'il avait eu avec l'auteur : Leopold aurait su l'envoyer poliment sur les roses si sa présence lui avait déplu, bien qu'il se réjouissait d'en terminer là, car il ne supportait pas être en présence d'autrui pendant un temps trop long. De plus, il avait désespérement besoin de rentrer au manoir, sans quoi il menaçait de se trouver mal.

Le portail n'était plus très loin et bientôt Leopold pourrait transplaner. Il s'arrêta net, déposa à ses côtés sa valise cabossée et dégaina de sa veste sa longue baguette noire, si légère qu'il paraissait la toucher à peine, comme s'il s'était contenté de l'effleurer du bout des doigts. Pourtant, quoiqu'il arrive, il ne la quitterait jamais. Sans même lui faire face, il donna congé à son porteur.

- Posez ça là, ça ira.

Il partit, sans rien ajouter. Sa silhouette ne tarda pas à se fondre dans le brouillard et seule son écharpe s'agitait derrière lui, jusqu'à disparaître entièrement. Une poignée de secondes plus tard, il était devant un portail tout autre, imposant lui aussi, gardé étroitement par deux statues. L'allée principale était faiblement éclairée. Les fenêtres de la cuisine, ouvertes, dégageaient l'odeur d'un magret de canard et de loin on entendait les bruits des casseroles qui s'entrechoquaient. Leopold avançait sur le gravier jusqu'à s'arrêter totalement, droit comme un i, les yeux levés au ciel.

Je l'ai fait. Me demandera-t-on plus ? Sans doute. J'ai résisté à leurs assauts, à leurs regards. Ils sont si nombreux, il me faudra des mois pour les analyser tous, un par un. Personne ne doit m'échapper. Les pages ne manquent pas, rien ne s'oppose à ma volonté et j'exercerai sur eux ce même pouvoir, le mien. Qu'en as-tu pensé, maman ? Me trouves-tu assez fort ? Ils ne m'auront pas, personne ne m'a jamais eu. Je résisterai. Je suis épuisé.

Il arriva enfin au hall du manoir où il faisait bon, où le portail d'Elisabeth semblait l'accueillir d'un large sourire. La gouvernante fit son entrée, timidement, comme toujours.

- Etant donné l'heure, j'ai préféré me charger de votre diner. Ca ira ? A demain, monsieur.
- Je monte.

Leopold se mit à son bureau qu'il n'éclaira que d'un chandelier. Quand il se décida à lever la tête, deux heures du matin venaient de sonner à l'horloge de l'entrée. Le diner était froid, rien n'était rangé et la fatigue commençait sérieusement à l'envahir. Il irait se coucher. Mais il lui fallait terminer le récit de cette incroyable journée, coûte que coûte.


[HRP : merci Very Happy Dis moi si on en finit là ^^]
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Galaad A. Westchester
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MessageSujet: Re: [Clos] Take a chance [PV : Galaad] [13/10/1999, 20h]   Lun 28 Jan - 13:28

Galaad ne savait comment se comporter avec le bibliothécaire, il était quelque peu déstabilisant. En un sens, il était un peu déçu. Il avait tellement idéalisé l’auteur que maintenant qu’il l’avait en face de lui, il lui semblait monstrueusement banal. Les Créatures Magiques... Avait-il une tête de paysan qui s’occupait des bestiaux ? Il n’était pas un Skellig, il était un aristocrate, un lettré, un homme de sciences ! Il maniait les runes et les chiffres avec une grande habilité, il n’avait pas besoin de s’intéresser aux animaux. Et pourquoi pas aux Moldus tant qu’on y était --’ Tiens d’ailleurs il suivait l’Etude des Moldus.... Il aurait dû prendre Soin des Créatures Magiques, c’était plus élevé dans l’échelle animale. Au moins ils avaient des pouvoirs magiques, pas comme ces stupides Moldus.

La façon dont Monsieur Applewhite le congédia était tout simplement grotesque et blessante. Galaad plissa le nez d’un air légèrement méprisant, sans vraiment comprendre ce qui lui valait une telle animosité. Il n’était certainement pas du genre à insister et à s’imposer, aussi se contenta-t-il de poser les livres là où le sorcier l’avait demandé. Il s’inclina respectueusement comme sa mère l’avait appris à le faire. Heureusement qu’elle ne le voyait pas baisser la tête face à un homme d’un rang inférieur au sien d’ailleurs, mais c’était une toute autre histoire. Galaad souhaitait simplement signifier son profond respect.

- Je vous souhaite une bonne soirée et espère vous revoir bientôt à la bibliothèque, Monsieur Applewhite. murmura le Serpentard en tentant de ne pas s’offusquer du dédain que lui portait l’homme.

Quelques secondes plus tard, l’écrivain avait disparu, laissant Galaad seul devant le portail de Poudlard. L’adolescent laissa échapper un sifflement, fourrant ses mains dans ses poches. C’était bien sa veine. Il ne savait pas comment analyser la petite conversation qu’il venait d’avoir avec monsieur Applewhite. Était-ce positif ou non ? Il n’en avait pas la moindre idée. Pourtant il était toujours un peu groupie de lui, c’était très étrange. Cet homme était bizarre, cela ne faisait aucun doute. Il y avait un petit quelque chose de dérangeant dans son attitude.

Le jeune homme retourna lentement vers le château, tout sauf enthousiaste à l’idée de retrouver ses camarades qui le gonflaient déjà. Au moins, les Serpentard avaient de nouveau leur salle commune, c’était déjà ça. Ils n’avaient plus à supporter la présence de tous les Poufsouffle, un point plus que positif.

L’air était frais, Galaad rajusta sa cape autour de son cou. Si seulement le lac avait encore été là, il aurait pu aller se promener autour, mettre les pieds dans l’eau ou quelque chose comme ça. En plus... Gnbmllpfmngfv... Il avait envie de voir Joren. Rhaaaaaaaa ça n’allait pas recommencer. Pourquoi il y pensait tout le temps comme ça ? C’était malsain d’être aussi obsédé. Enfin quand il disait « obsédé », ça n’était pas dans le sens euh... Hum. Enfin pas comme ça quoi, il n’était pas... Bref, peu importe. D’ailleurs en parlant du loup...

Oh Salazar, il était dans le hall avec Arcker, Moriarty et McAllister. Galaad se cacha derrière une colonne, attendant simplement que les Gryffondor s’en aillent. Il entendait la voix de Joren, son rire. Merlin... Le jeune homme se sentit rougir, à l’abris dans sa cachette. Mais déjà les voix s’éloignaient. Quand est-ce que tout cela allait finir, quand est-ce qu’il allait se sortir Joren de la tête ? Il fallait qu’il se concentre sur autre chose. Tiens, il allait peut-être pouvoir commencer le roman que lui avait donné Monsieur Applewhite. Ou relire un de ses préférés.
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[Clos] Take a chance [PV : Galaad] [13/10/1999, 20h]

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