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 [défi sgotp] Horloge! Dieu sinistre, effrayant, impassible | 6 octobre 1999 |

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Orion K. Moriarty
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MessageSujet: [défi sgotp] Horloge! Dieu sinistre, effrayant, impassible | 6 octobre 1999 |   Dim 13 Jan - 21:23

Spoiler:
 



Défi Secret Gate of the Past


mots à caser: rose fluo ~ doudou mâchouillé ~ pot-pourri à la banane ~ dystopie ~ St glinglin ~ Seriner.


8h du matin, à l’heure du petit déjeuner. Les gryffondors étaient attablés, certains réveillés, d’autres moins réceptifs aux conversations alentours. Les couvercles raclaient les bols, le pain grillé –légèrement trop grillé- certaines personnes, bien décidées à ficher le bazar dès le matin étaient repris par des préfets peu matinaux – fallait pas emmerde la Klay !- et, pour faire court, les gryffondors étaient vannés.
L’un d’entre eux, cependant, n’était pas dans son assiette. Et pour cause, il contemplait une chose bien trop effrayante pour être réelle, que quelqu’un avait trouvé drôle de pendre à un mur, juste en face de lui.
-Moriarty, arrête d’observer cette horloge comme si elle allait te bouffer, steuplait, tu me rends mal-à-l’aise ! Lâcha Romilda Vane avec sa douceur légendaire. Décidément, les filles ! A un moment, elles étaient les créatures les plus charmantes qui puisse exister, l’instant d’après, elles se transformaient en mégères, ou en concierges d’immeubles moldus.
-Roooh, lâche-lui la grappe, Romi ! Tu sais bien qu’il est trèèès sensible, notre Riri ! Dit Joren en se resservant en crêpes, un sourire bien trop enjoué pour être honnête sur le visage, tandis que son meilleur ami se redressait, le teint pâle.
-Mais de quoi tu parles, Joren ? Aller, raconte !
-Comment, Romilda ? Toi, reine des potins tu ne connais pas la terrible histoire de l’horloge ?
La septième année secoua la tête en signe de dénégation, suivie par quelques curieux : Joren avait ferré son public, ne restait qu’à raconter !
-Il était une fois, un petit garçon de 7 ans. Qui…
-Ouais, bon, Joren, j’pense pas que tout le monde ait besoin d’être au courant, hein… Grommela Orion en se levant d’un bond, les joues soudainement rouges. Il lança un regard à son meilleur ami qui signifiait clairement « Si tu racontes quoi que ce soit à qui que ce soit, je te priverais de mes pâtisseries jusqu’à ce que tu chope le scorbut en te nourrissant exclusivement de ragoût de lutin ! »
Sur-ce, il quitta la table sous les huées gentillettes de ses camarades. Soi-disant qu’il « était pas marrant », ce matin.

De toute façon, il savait pertinemment que Joren, même sous la torture – quoique, c’était sans doute extrême – ne dirait son secret à personne. Il avait dû faire mine de raconter pour l’embêter un peu. C’était ça, les bros. On pouvait leur raconter ses pires hontes, ses peurs, un soir, à 11 ans, on savait qu’il les emporterait dans la tombe. Orion, pas trop inquiet pour sa réputation, frappa l’épaule de son bro avec un petit sourire indulgent et quitta la grande salle. Il pensait était tiré d’affaire, malheureusement, un tic-tac insidieux résonna dans sa tête lorsqu’il dépassa l’horloge murale de la salle, et en un clin d’œil, il avait 7 ans à nouveau.

**


La pièce était sombre. Trop sombre. Et dans un lit trop blanc, Orion se tournait et se retournait. C’était le soir de son septième anniversaire, mais ses parents, invités à une conférence à l’université d’Oxford, l’avaient laissé aux bons soins de leur voisine, Mrs Pumkin. Même Galaxy, pourtant enceinte jusqu’aux yeux, avait tenu à quitter la maison, et le petit garçon avait regardé ses géniteurs partir en tenant à la main son doudou mâchouillé tandis que sa nounou d’un soir préparait la soupe. C’était la première fois, et ça serait la dernière qu’il dormirait chez sa voisine.
Orion n’était pas un enfant craintif. Avec des parents comme les siens, il avait frôlé la mort plus qu’il n’en avait conscience, et il en fallait beaucoup pour l’effrayer. Mais à 7 ans, comme la majorité des petits garçons, il jouissait d’une imagination débordante, qui transformait les cartons en châteaux, les poutres (héhéhé) en ponts, et la cuvette des toilettes en puits à souhaits. Malheureusement, il n’y avait pas grand-chose à faire chez Mme Pumkin, et Orion ne s’était pas encore découvert sa passion pour la cuisine. Il passa le début de sa soirée à soupirer en traînant des petites voitures de collection sur le tapis du salon, en s’imaginant qu’il prenait part à une course mortelle entre deux gangs. La maison était à l’image de sa propriétaire : pleine de souvenirs, et refermant une odeur très similaire à celle d’une pot-pourri à la banane, qui donnait la nausée à notre petit visiteur.
Sa voisine, âgée d’une soixantaine d’année – et des poussières qu’elle appelait « les années qui ne comptent pas », était le genre de personnes qui conservaient des boas en plume rose fluo dans leurs placards, et qui vous racontaient l’histoire de ce boa, même si vous n’aviez pas envie de les écouter. Et Orion, tout en mangeant sa soupe, osa demander l’impossible :
-Mais, Mrs Pumkin, vous connaissez pas des histoires qui parlent pas de boa ? Dit-il d’une petite voix en remuant une énième fois sa cuillère dans sa soupe de poisson.
-Plait-il, Orion ? Tu n’aimes pas quand je te raconte ma carrière de danseuse de cancan au cabaret ? Pourtant, j’étais une star, quand j’avais vingt ans ! Je pouvais faire un de ces grands écarts ! J’ai eu beaucoup de numéros de téléphone, si tu veux savoir ! Répondit coquettement la vieille femme avant de terminer son bol d’une traite. Mais tu voudrais que je te raconte quoi, moi ? Des histoires de princesses ? Avec de jolies licornes et de beaux princes ?
-Beurk, non ! Ca c’est pour les filles ! Protesta vigoureusement le mini-pouce.
-Bon, bon… Alors… Que dirais-tu d’une histoire qui fait peur ?
Un éclat réjoui brilla dans les yeux du petit Moriarty, et Amélia Pumkin sut qu’elle avait attisé son attention. Orion ne dit rien, se contenta de hocher la tête avec enthousiasme.
-Bien, alors finis ta soupe. Ensuite, tu te laveras les dents, et je te raconterais cette histoire avant que tu n’ailles dormir !
Orion vida son bol comme s’il avait contenu un coulis de framboise, et non pas une horrible soupe de poisson, courut à l’étage, se lava les canines en moins de trente secondes de brossage, et lorsque Mmrs Pumkin atteignit le premier étage, il était dans le lit de la chambre d’ami, peigné, en pyjama, plus sage qu’une image !
-Eh bien ! Tu as hâte d’entendre l’histoire ! Très bien. Ecoute-moi attentivement. Dit-elle en s’asseyant dans le grand fauteuil, à côté du lit. Je ne sais pas si cette histoire est vraie, mais on la racontait du temps de ma jeunesse, et crois-moi, petit, je n’ai jamais voulu vérifier ! On raconte qu’il existe des horloges qui ont leur propre conscience, et qui, en même temps qu’elles ne sonnent les heures et leurs composants, observent les gens. Elles ne sont pas nombreuses, et se cachent dans les maisons d’Angleterre, mais elles sont si capricieuses, que certains soirs, elles s’éveillent, et jugent les enfants selon leurs critères. Le sage et gentil dort avant minuit, le mauvais n’écoute rien et attend la St Glinglin. Or, dans ce monde de dystopie, les horloges ont des dents. Et, lorsque les mauvais enfants s’approchent d’elles, elles ouvrent grands leurs cadrans et dévorent les garnements ! Un jour, un garçon qui se croyait plus malin que les autres, d’une démarche assuré, s’approche et complote. Son horloge le repère, sourit et attend : cela fait 300 ans qu’elle n’a pas mangé d’enfants. Le jeunot marche doucement, doucement, marteau à la main. Il espère frapper l’horloge pour qu’elle ne sonne plus le lendemain. Mais l’horloge, prévoyante, laisse échapper un glas, et en deux temps trois mouvements, l’enfant n’est plus là ! Alors, qu’est-ce que tu en dis, Orion ?
Le petit Orion, sous ses couvertures, étaient bien plus pâle que de d’habitude. Mais brave (et fier- il fit comme si de rien n’était :
-Elle est courte, votre histoire !
-Tu aurais voulu que d’autres enfants se fassent dévorer ?
-NON ! J’veux dire.. C’est pas sympa pour eux !
La vieille femme rit, la main sur le cœur, et se leva finalement : il était suffisamment tard comme cela pour un garçon de 7 ans.
-Aller, Orion, il faut dormir, maintenant ! Et souviens-toi, si tu ne dors pas… Je crois que l’horloge de mon salon a une petite faim !
Sans rien répondre, le garçonnet la regarda quitter la pièce, avant de rouler sous ses couvertures, peu rassuré. C’est vrai que l’horloge du salon de Mrs Pumkin était vraiment très, très grande.

Quelques heures plus tard, Orion ne dormait toujours pas. Il était entrain d’imaginer combien d’enfants l’horloge avait dû manger dans sa vie. Une idée encore plus terrible lui vint rapidement : et si les enfants étaient toujours coincés dans le creux de l’horloge, et attendaient qu’on leur vienne en aide ? Il se redressa dans son lit, persuadé d’avoir raison ! Et même si sa mère passait son temps à lui seriner d’obéir aux adultes – sauf les louches qu’il ne connaissait pas et qui avaient des bonbons sur eux – il ne put abandonner ses frères d’armes ! Attrapant un plateau en cuivre que sa voisine avait probablement stocké là par manque de place, il quitta la chambre d’amis, la peur au ventre.
Il descendit les escaliers sur la pointe des pieds, entendant déjà le « tic-tac, tic-tac » incessant qui s’échappait du salon lui vriller les oreilles. Mais, malgré les tressautements de son estomac, il n’abandonna pas la mission : il devait sauver les prisonniers !
Il traversa le hall d’entrée minuscule, le plateau bien droit devant lui, et pénétra finalement dans la pièce, où l’immense horloge en chêne s’élevait contre le mur du fond, ses rouages menaçants roulant des mécaniques.
-En gu.. garde ! Créature du démon ! Tu ne… m’fais pas… peur… Du tout ! S’écria-t-il en brandissant son bouclier de fortune. Il se prenait pour un templier en pleine croisade, mais si ses genoux auraient pu s’entrechoquer , ils l’auraient fait !
Juste au moment où il entama un pas incertain vers le cadran, l’horloge sonna minuit, et le garçon hurla comme une jouvencelle, avant de se ruer à l’étage : pour lui, l’horloge avait senti sa présence, et il avait échappé à une mort certaine !

Orion déglutit, à peine rassuré par ce souvenir d’enfance. Il vivait à présent dans un monde rempli de hiboux, de troll, de lycanthropes et de vampires qui brillaient au soleil (mwarf) comment distinguer le vrai du faux ? Et comment garantir qu’il n’existait pas quelque part, une horloge tueuse ? Et bien oui, on ne le pouvait pas ! Et jusque-là, il craindrait l’attaque !

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Nightmare
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MessageSujet: Re: [défi sgotp] Horloge! Dieu sinistre, effrayant, impassible | 6 octobre 1999 |   Lun 14 Jan - 9:21

Défi Terminé & Validé
Orion remporte 12 Points pour Gryffondor
et 8 Gallions dans sa poche
et son accès à Secret Gates of The Past !
Pompom
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[défi sgotp] Horloge! Dieu sinistre, effrayant, impassible | 6 octobre 1999 |

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