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 Bonjour, petite fille, tu veux un bonbon au miel ? [Défi Secret ; OS]

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Zéphyr L. Baker
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MessageSujet: Bonjour, petite fille, tu veux un bonbon au miel ? [Défi Secret ; OS]   Ven 18 Jan - 23:17

Secret Gates of the Past


Le souvenir le plus effrayant !
Nombre Pair : Enfance
Peluche Judy la Licorne - Catatonie foudroyante - Sabrer le champagne - Puits aux Souhaits - Cent-sept Ans - Sénescence.

    Un silence de mort se déployait dans la chambre de Zéphyr, seulement entrecoupé par sa lente respiration et, de temps à autre, un craquement sinistre provenant de la poutre rongée aux mites qui soutenait son plafond. La jeune femme attendait le sommeil, étalée dans son lit comme un ours polaire sur sa banquise, les yeux rivés droit devant elle, noyant ses prunelles dans une obscurité noire et épaisse comme de l’encre de Chine. La maison était silencieuse, trop silencieuse... Medrawt et Nigel étaient de sortie, et ne pas entendre l’un faire les cent pas dans sa chambre et l’autre s’entraîner à jeter des sortilèges dans l’autre avait quelque chose de... pesant. Zéphyr aimait la solitude, pourtant. Elle aimait être seule, pouvoir se promener chez elle les fesses à l’air si cela lui chantait, ne pas vérifier dix fois que la porte de la salle de bain était bien fermée lorsqu’elle s’amusait à se dandiner sur place devant son miroir (avant de soupirer face à son déhanché digne d’un balai tétraplégique), ne pas avoir la désagréable surprise de retrouver des bouteilles de lait VIDES dans le frigo ou pouvoir laisser ses longs cheveux dorés dans la douche sans crainte de s’attirer des reproches. Elle aimait être seule, et pourtant, depuis qu’elle vivait ici, chaque instant passé en tête-à-tête avec elle-même pesait plus lourd.

    Peut-être était-ce parce que ses parents lui manquaient. Elle avait vécu dix-huit ans à leur crochet, mais c’était comme si elle était restée avec eux cent sept ans. Ne pas entendre sa mère lui demander si elle avait passé une bonne nuit, ou ne pas sentir les baisers de son père dans les cheveux le soir, lorsqu’il venait border son lit, lui manquait, même si elle aurait préféré embrasser une goule plutôt que de l’admettre.
    Ou peut-être était-ce à cause d’Adam...
    Le poing de Zéphyr se serra tout seul, à la pensée du jeune homme. Il lui manquait, aujourd’hui encore. L’entendre susurrer des mots en néerlandais dans le creux de son oreille, sentir la caresse de ses doigts contre son cou, et son corps brûlant qui épousait les formes du sien... Elle se mordit la lèvre, se traita d’idiote, et pria pour que le jeune homme soit mort d’une catatonie foudroyante. C’était tout ce qu’il méritait. Elle devait tourner la page... un bref instant, sans savoir pourquoi, elle pensa à ce crétin congénital qui s’était jeté à ses pieds chez madame piedoddu, et un mince sourire affleura jusqu’à ses lèvres. Mmmouais. Nan.

    Toujours était-il qu’elle se sentait seule, et que l’époque bénie où elle courait chez elle en jupette bleue dans le salon de thé de ses parents lui manquait. Que n’aurait-elle pas donné, parfois, pour mettre la main sur un retourneur de temps et faire défiler les secondes à l’envers... une sénescence inversée...
    Des souvenirs défilèrent dans son esprit, et, comme si une aiguille invisible s’était pointée sur l’un d’eux, des images plus précises vinrent éclore dans sa tête.

    ~

    « Zéphyr, mon Ange, qu’est-ce que tu fais ? »
    La petite fille aux couettes blondes, assise dans un coin du salon de thé bariolé de ses parents (Baker House, l’antre du kitsch), leva un regard brillant sur sa mère. Elle tenait dans sa main gauche le corps d’une poupée de plastique, et, dans sa main droite, la tête ronde, aux yeux de verre, du jouet.
    « Oooh, Zéphyr, tu as encore cassé ta poupée ! Andreaaaas, viens ici ! Tu as du scotch ? Ta fille a encore arraché la tête de sa poupée ! »
    « ENCORE ? Mais Fifi, mon coeur, pourquoi est-ce que tu démembres tous tes jouets ? Tu ne peux pas la coiffer et la laver, comme toutes les petites filles ? »
    « Non, elle ne peut pas, Andreas, parce que ta fille a compris que son rôle dans la société n’est pas de devenir une bonne mère qui ne sait faire que changer des couches et passer la serpillère ! C’est la seule explication possible au fait qu’elle arrache les yeux de ses peluches et les bras de ses poupées ! Elle a décidé de se rebeller contre le système ! J’en suis sûre ! »
    « Certes, tu as peut-être raison... et même sûrement ! Pour une enfant de sept ans, elle est très intelligente ! Comme son père ! Il faut sabrer le champagne pour fêter ça ! »

    Pendant que ses parents parlaient au-dessus de sa tête (et cherchaient une énième excuse pour sortir une bouteille de champagne et inviter tout le voisinage à boire l'apéro), la petite Zéphyr s’amusait à faire rouler la tête de sa poupée par terre. Elle aimait bien sa poupée ; ce n’était pas une vulgaire Judy la licorne, ça, non ! De toute façon, elle n’aimait pas les licornes, c’était rose et le truc sur leur front était suspect.
    Elle observa le visage rond et souriant de sa poupée rouler, rouler, rouler... jusqu’à une paire de bottes, contre laquelle elle finit par s’écraser. Pas compliquée, la fillette se lança à sa poursuite, récupéra le jouet, leva les yeux vers la paire de bottes... et déglutit difficilement. Parce que, rattachée aux bottes, il y avait des jambes, et rattaché aux jambes, il y avait... un homme. Il avait des yeux injectés de sang, profondément enfoncés dans leurs orbites, une grande barbe rousse, et ses mains étaient pleines de fissures et d’ampoules. Il baissa les yeux vers elle ; elle tenta de soutenir son regard, mais quelque chose dans les yeux de l’homme était tout simplement... terrifiant.

    « Bonjour, petite fille. Tu veux un bonbon au miel ? » finit-il pas demander, d’une voix étonnamment douce.
    « AAAAAAAAH !!!! »

    La petite fille, apeurée, se mit à courir dans tout le salon de thé, trébuchant sur les pieds des clients, et finit par renverser une table. BAM !! Une assiette en porcelaine s’écrasa par terre, et des litres de thé ne tardèrent pas à s’étendre le long du carrelage, en un curieux entrelacs aux arômes de rose et de jasmin. Affolée par le bruit, et par la voix de l’homme qu’elle entendait encore résonner contre ses tympans, Zéphyr se mit à pleurer, le visage cramoisi, le coeur battant à tout rompre contre sa poitrine.

    « Ooooh ! Fifi, mon Ange, calme-toi... » finit par lui murmurer la voix de sa mère, tandis que ses bras s’enroulaient autour d’elle. « C’est Mr Blanco qui t’a mise dans cet état-là ? Mais c’est un homme très gentil, voyons ! » « Il... il m’a proposé un bonboooon ! » sanglota Zéphyr dans les bras de sa mère. « ET SA BARBE FAIT TROP PEUR ! J’SUIS SÛRE IL CACHE DES TRUCS DEDANS ! BOUHOUHOUUUUU !!! »
    L’enfant terrifiée ressentit une profonde colère en entendant ses parents pouffer de rire, au-dessus de sa tête.

    ~

    La souvenir vola soudainement en éclats, et, dans l’obscurité de sa chambre, Zéphyr eut un rictus amer. Oui, être une enfant était bien beau, mais... qu’est-ce qu’elle avait pu être stupide, petite fille ! Effrayée par une barbe ! Heureusement qu’elle avait grandi ! Même si elle avait eu à disposition un Puits aux souhaits, plutôt danser avec troll que de redevenir cette petite fille apeurée et empotée de son enfance !
    Forte de cette idée, Zéphyr ferma les yeux, se retourna dans son lit inconfortable et, le visage niché contre son oreiller, chercha le sommeil. Il fallait qu’elle se lève tôt, le lendemain, elle voulait faire le magasins à la recherche d’une nouvelle boule de cristal, parce que même si elle aimait la construction magique, les arts divinatoires commençaient à lui manquer...
    Là-dessus, elle s’endormit.

    Il n’empêchait que depuis, elle esquivait soigneusement les hommes barbus qui lui proposaient des bonbons au miel.
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Nightmare
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MessageSujet: Re: Bonjour, petite fille, tu veux un bonbon au miel ? [Défi Secret ; OS]   Mar 22 Jan - 8:41

Défi Terminé & Validé
Zéphyr remporte 22 Gallions !
et son accès Secret Gates of The Past !
Pompom
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Bonjour, petite fille, tu veux un bonbon au miel ? [Défi Secret ; OS]

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