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 'Til the words start slurring. - 16h, 13 octobre - PV Christopher L. Williams.

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Cassiel Thersandre
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MessageSujet: 'Til the words start slurring. - 16h, 13 octobre - PV Christopher L. Williams.   Dim 27 Jan - 0:35


Le pub était à l'image de ses client : miteux. Malgré la porte fermée, un courant d'air permanent traversait la pièce. Il agitait de lourds rideaux pourpres qui semblaient avoir été lacérés, laissant la lumière s'engouffrer par les plaies béantes du tissu. Il faisait se balancer des chandeliers massifs dont les chaînes se mettaient alors à grincer. Il soulevait la poussière des étagères vides et allait agacer les araignées qui s'étaient appropriées le lambris.
La clientèle n'était constituée que d'habitués. On ne venait pas ici pour le plaisir, on venait ici pour noyer sa vilenie ou la perpétuer. Des gueules cassées et patibulaires s'enchaînaient au comptoir avant de retourner murmurer sournoisement dans l'intimité des box.
Dans une de ces alcôves, Cassiel gribouillait frénétiquement sur une serviette de papier. Il semblait agité et ses lèvres bougeaient au rythme de grommellements indistincts. Son griffonnage semblait n'avoir aucun sens : des mots esquissés, d'autres biffés, des ébauches de dessins et de schémas. Ce foutoir créait une composition anarchique dont le déchiffrage promettait d'être harassant. Puis la fébrilité dont il avait été pris, l'abandonna et il jeta un regard laconique à la bouteille passablement entamée qui trônait sur la table. D'un mouvement preste, l'homme se resservit un verre.

Aujourd'hui son frère aurait eu trente-quatre ans. Sa grand-mère les aurait fait revêtir leurs plus belles robes et les aurait amené voir leurs parents à Sainte-Mangouste. Cassiel n'aurait pas décroché un mot regardant avec mépris ses géniteurs aux yeux livides, balbutiants des inepties. Le gamin qu'il était ne comprenait pas bien pourquoi à chacun de leurs anniversaires, on les amenait dans cette endroit aseptisé à l'odeur si caractéristique, puisque dés le lendemain, Milo Thersandre et sa femme ne se souviendraient probablement pas de leur visite. Il haïssait les voir. Ils le dégoûtait.
Puis, ils auraient repris un Portoloin, en direction du domaine défraîchi des Thersandre, perdu dans les landes. Son grand-père aurait alors fait dresser la table d'honneur et commandé aux elfes de maison un dîner de circonstance. Invariablement, le vieux aurait prononcé un discours sur les bienfaits de l'âge, évoquant ses réussites passées. Cassiel n'avait aucun rôle à jouer lors de cette journée réglée à la minute prés. Sa présence était certes requise mais son silence était aussi de mise. Personne ne voulait entendre les absurdités d'un gamin voué à rester dans l'ombre de l'héritier de droit. Venait ensuite les présents auxquels le cadet n'aurait pris part.
Cassiel se souvint que, quand il avait cinq ans, il avait été informé par une connaissance, qu'il était coutume d'offrir un cadeau à son frère le jour de son anniversaire. Le jour-dit, le garçon avait alors tendu à Alijah un dessin fort médiocre. Ce dernier le remercia et s'en désintéressa aussitôt. Orcus s'empara de l’œuvre et regarda son plus jeune petit-fils avec dédain, lui expliquant que ce n'était pas le moment pour les enfantillages même si c'était dans le seul domaine qu'il semblait exceller.
Bref, le 13 octobre n'était pas synonyme de liesse familiale. Cassiel eut un sourire sardonique.
La seule fois où il avait revu son grand-père depuis son départ de la ruine de pierres, ça avait été pour lui annoncer la mort d'Alijah. Le jeune homme se tenait devant le vieux, les yeux brillants d'insolence et de défi, la bouche tordue dans une expression de répugnance. Orcus s'était affalé dans son fauteuil, abattu. Puis le vieil homme avait levé des yeux pleins de haine sur Cassiel et avait craché :

"Ton frère est mort au champ d'honneur. Toi, tu es voué à mourir comme le rat que tu es. Les dieux sont cruels, ils se sont trompés d'enfant."

A ce souvenir, le corps de Cassiel fut secoué par un rire de profonde joie. Puis, il leva son verre :

"A Alijah, héritier de la noble famille Thersandre !"

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Christopher L. Williams
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MessageSujet: Re: 'Til the words start slurring. - 16h, 13 octobre - PV Christopher L. Williams.   Lun 18 Fév - 13:41


Christopher était passablement énervé. Cela lui venait probablement du fait qu’il était fatigué mais pour une fois, il n’avait pas passé sa journée à ne rien faire. L’après-midi, devant les aboiements répétés du chien, il avait franchement hésité entre lui balancer un « silencio » ou accomplir ce qu’il avait annoncé à tous, c’est-à-dire prendre sa vie en main. Il avait d’abord refusé puis annoncé pour enfin promettre qu’il le ferait…un jour ou l’autre.
Cette promesse arrachée par Kimberley, avait rassuré cette dernière qui avait enfin pu songer à un retour. S’envolant pour le Danemark, l’appartement redevint silencieux au grand désespoir du jeune homme. Chris savait que ce n’était que temporaire, mais cela faisait toujours mal quand elle partait. Il demeurait seul comme un con dans son appartement, attendant. Quoi ? Il n’aurait su le dire. Il se fichait éperdument de tout.
Sa grande sœur repartie, il n’avait plus à afficher un sourire lointain, il pouvait se laisser aller jusqu’à ce que les lieux deviennent un véritable champs de mine pour lui. Les bouteilles jonchaient le sol, les vêtements aussi…
Sa grande sœur chérie l’avait laissé la veille, au matin. Elle lui manquait déjà. Il avait besoin d’elle. Mais il savait que sa vie était ailleurs, elle avait des affaires à régler, délaissées à cause d’une énième visite à son frère, décidée dans l’urgence. Kim avait compris qu’il fallait passer à l’improviste si elle voulait voir le véritable univers dans lequel évoluait son frère. Eh bien, elle avait été servi. Prostré, dans la pénombre, il était avachi sur son lit des bouteilles vides, tout autour de celui-ci. Il en serrait d’ailleurs dans sa main lorsqu’elle le réveilla.

Evidemment, il avait entendu maintes remontrances malgré le mal de crâne qui lui vrillait la tête. Il est vrai que sa conduite était loin d’être exemplaire depuis…depuis que tout cela était arrivé. Cet « accident » l’avait profondément affecté et bien plus que la perte de la vue.

En bas, le chien reprit ses éternels aboiements. Chris grimaça.
Il avait cette bestiole en horreur mais qu’il le veuille ou non, elle faisait partie de sa vie maintenant. Etre responsable d’un autre être vivant, c’était important, non ? Déjà qu’il ne prenait pas soin de sa propre personne…Ses parents n’avaient pas pensé qu’il puisse à ce point le dédaigner, sinon il ne le lui sûrement pas offert.
Le jeune homme se leva enfin, se prépara à la hâte et descendit les escaliers. Il allait le faire, il allait changer…mais un autre jour. En passant devant l’enclos, il jeta négligemment des biscuits à la bête afin de le faire taire et passa devant sans même s’arrêter.

Il n’avait pas besoin de lui. Et puis, il y avait peu de chance que les pubs londoniens, même les plus miteux, accepte la compagnie de l’animal. A moins de payer un supplément, ce qui n’était guère dans ses intentions. Il ne manquerait plus qu’il dépense des gallions en plus pour lui ! Chris entra dans un des pub les plus miteux mais également les moins chers de la ville à l’instant même où éclatait de rire l’un des clients. Un rire plutôt sombre d’ailleurs. S’aidant discrètement de sa canne, il traversa la salle sans se cogner aux tables. L’endroit puait la médiocrité et pourtant, il en était presque devenu l’un des habitués. C’était le genre d’endroit où l’on venait pour oublier, peu importait le reste.

Il commanda une bouteille de whisky au comptoir et s’affala à l’une des tables, les plus reculée. Qu’importe le flacon, pourvu qu’il y ai l’ivresse de toute façon. On lui apporta la bouteille, qu’il entreprit de vider. Lentement. L’alcool lui brûla la gorge avec délice. Il n’avait pas mangé, l’enivrement serait plus rapide. A sa droite, l’un des clients leva un toast à la cantonade. Personne ne réagit à ce nom inconnu, lancé dans ce bar. Chris tourna la tête vers l’endroit d’où semblait lui venir la voix. Avec un sourire en coin il souleva à son tour son verre.

- Eh bien, laissez- moi vous accompagner monsieur… à quoi donc voulez-vous que nous levions notre verre ? A sa mémoire, sa santé ou à un évenement illustre qu’il aurait fait ?
Pardon, excusez mon intrusion.


Il se leva et s’assit à la table où il pensait que se trouvait l’inconnu. Un effleurement des doigts sur le bois rugueux l’informait sur l’environnement sans que son interlocuteur puisse le soupçonner. Il redressa la tête en sa direction. Ses yeux éteints se posèrent sur l’individu.

- Excusez mes manières cavalières mais le pub est encore peu rempli en cet après-midi…. Mon nom est Christopher Williams.

dit il en tendant la main droit devant lui.
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