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 Brace yourselves, Wynter is coming | le 9 octobre 1999, 22h |

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Léopoldine C. d'Alençon
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MessageSujet: Brace yourselves, Wynter is coming | le 9 octobre 1999, 22h |   Jeu 7 Fév - 23:01

Il était 20h, lorsque Léo rentra de son service aux Trois Balais. On pouvait dire que son service s’était bien passé, compte tenu des généreux pourboires qu’on lui avait laissés et des conversations à peu intelligible qu’elle avait eues avec son collègue Daren. Peut-être n’était-ce qu’une illusion, mais il lui semblait qu’il avait fait de beaux progrès en anglais courant. Elle se demandait parfois comme réagirait sa mère en apprenant qu’elle côtoyait régulièrement un cracmol ! Si jamais Fiona l’apprenait, bien entendu ! Pour sa part, Daren aurait bien pu être fou, il était ce qu’il était : un allemand complètement à côté de ses pompes. Mais qu’elle appréciait, quand il ne mettait pas en danger son travail. Travail qu’elle accomplissait avec toujours moins d’entrain. La routine n’était manifestement pas pour elle, mais il fallait bien vivre, surtout qu’une énième mauvaise nouvelle avait achevé de lui pourrir sa semaine ! Une certaine conversation, la veille dans le hall de la banque des sorciers anglais, qui n’avait rien eu de chaleureux :

-Comment ça, « gelés » ?
-Je suis désolé, Miss d’Alençon, mais il semble que vos parents vous aient interdit l’accès à votre compte jusqu’à nouvel ordre. Avait répondu le gobelin d’un air faussement aimable. Pour lui, cette pimbêche blonde aux cheveux mal arrangés n’était rien d’autre qu’une perte de temps, autant limiter les amabilités !
-C’est impossible. J’ai ma clé, je suis majeure. Vérifiez encore. Avait craché Léopoldine. Elle n’était pas habituée à ne pas avoir ce qu’elle voulait tout de suite, or, elle avait besoin d’argent pour payer son loyer, sa paie misérable et ses pourboires réunis ne permettant pas de couvrir tous les frais du Chaudron Baveur.
-Nous avons déjà fait cela trois fois. Je suggère que vous parliez à votre mère avant de me le redemander. Maintenant, excusez-moi, j’ai à faire. Avait lancé l’employé de Gringotts d’un air mauvais avant de lui tourner le dos.
Léopoldine avait alors réalisé que sa mère, non contente de la forcer à assister à de stupides réunions mondaines, avait également décidé de bloqué son accès aux comptes d’Alençon. Elle lui avait coupé les vivres, purement et simplement, et cela ne voulait dire qu’une chose pour la française : la vraie vie commençait, tous les inconvénients en prime.

C’était pourquoi elle avait trimé toute la journée, à nettoyer les tables, prendre les commandes, servir, faire asseoir les clients, leur adresser de faux sourires polis… Pour quelques gallions en plus, elle avait remisé son air maussade et lasse, consciente qu’elle avait maintenant besoin de travailler pour vivre.
Passant la porte de sa chambrette, elle laissa tomber sa sacoche dans un lourd bruit de ferraille : elle avait volé des cuillers en passant chez Mme Pieddodu avant la fermeture : elle trouverait bien quelqu’un désireux de les acheter, après tout, il y avait bien une personne sur Terre assez stupide pour collectionner des cuillers en cuivre ornées de cœurs et de cupidons d’une mièvrerie à faire peur. Fatiguée comme jamais, elle alla se laver avant d’enfiler son pyjama le plus infâme. Son programme était simple : manger un petit quelque chose et lire. Après tout, ce n’était pas comme si elle avait autre chose à faire.
Elle venait d’engloutir une portion de purée de citrouille en boîte quand un « crac ! » sonore retentit à côté d’elle. La jeune française sursauta, répandant au passage une belle cuillérée de purée orange sur ses vêtements, et pesta comme un âne en voyant la silhouette filiforme et insupportable de son frère, Antoine d’Alençon, qui la salua à peine avant de lui agripper le bras d’autorité.
-Crevette, j’ai besoin de toi.
Le ton autoritaire, qui n’allait pas du tout à son aîné intrigua la jeune femme, qui posa sa conserve et se leva de son canapé d’occasion : Antoine lui demandait rarement des services. Le français n’attendit pas de réponse de sa part avant de poursuivre, en ajustant son imperméable beige qui lui donnait de faux airs de détective privé. Elle remarqua alors qu’il tenait un lourd sac de voyage en toile, et était habillé bien trop chaudement pour la saison.
-Tu pars en voyage, peut-être ?
-J’ai un client en bas : Seth Wynter. Je devais le rencontrer ce soir pour lui acheter un objet de collection, mais je viens de recevoir une lettre : on m’attend pour une vente aux enchères en Norvège, le genre de deal qu’on ne peut pas refuser.
Bien qu’elle eut compris où il voulait en venir, la sœur ne résista guère à l’envie de le faire mariner.
-Et bien annule, non ? S’il est en bas, pourquoi tu n’es pas allé le voir ? Demanda-t-elle d’un ton volontairement stupide
-Ne fais pas l’idiote, Léo, je n’ai pas le temps. Je ne sais pas comment le contacter, et personnellement, je ne sais pas s’il est fiable à 100%. Si j'annule, il ira chez la concurrence. Alors va en bas et conclus l’affaire, tu s’ras gentille.
L’impatience qui perçait dans la voix de son frère acheva de convaincre Léopoldine, qui leva les yeux au ciel et hocha la tête avec suffisance :
-Ca va, ça va, j’ai compris.
Sans encore la remercier, Antoine posa son sac et la pressa en direction de la salle de bains, comme une matrone espagnole :
-Aller, aller, va te préparer. Pas besoin de faire des efforts, il ne sait pas qui nous sommes. Il s’attend à voir un roturier, alors n’en fais pas trop. Il prit un air songeur et ajouta ensuite : Mais mets un décolleté. Quelque chose me dit que ça devrait le distraire pendant la négociation.
Léo leva les yeux au ciel, extirpant un tee-shirt trop grand de sa penderie improvisée : Antoine devait savoir, pourtant, qu’elle avait en tout et pour toi quatre tee-shirt, tous usés et de deux tailles plus grands qu’il n’aurait fallu ! Pas vraiment des tenues aguicheuses pour le sexe opposé !
-Et il ressemble à quoi, ton Wynter ? Demanda-t-elle en se brossant les dents.
-Grand, brun, le genre bourru, je pense. On devait se retrouver près du bar. Interdiction de me ruiner ce contrat, Léo !
Et dans un nouveau craquement sinistre, le frère disparut, alors que la sœur se hâtait en direction du couloir. Il avait intérêt à lui donner minimum 50% du deal !
Comme prévu, le bar était bondé, mais elle parvint malgré tout à s’approcher du comptoir. Le gérant regardant dans sa direction, elle en profitant pour commander un whisky pur feu, avant de scanner les environs à la recherche d’un homme correspondant à la description plus que sommaire de son frère. Ce qui fut tellement aisé que cela en devint difficile : les hommes bruns bourrus ne manquaient pas, dans les bars, passées les 21h. Mais un seul d’entre eux avait un sac posé sur le siège à côté de lui, et elle le repéra sans mal, de l’autre côté du bar.
Affichant une mine qui se voulait professionnelle, malgré ses vingt ans tous frais, la blonde attrapa son verre et se fraya un chemin à travers les clients, avant de finalement l’approcher.
-Bonsoir, ce siège est pris ? Demanda-t-elle de sa voix la plus suave avec un sourire aimable mais méfiant.
Elle comptait mener la conversation et attaquer directement. Ce Seth Wynter allait devoir négocier dur !
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Brace yourselves, Wynter is coming | le 9 octobre 1999, 22h |

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