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 Demain, le soleil brillera [Défi HI ; 14 octobre, vers 23h30]

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Abigail K. Dipaïs
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MessageSujet: Demain, le soleil brillera [Défi HI ; 14 octobre, vers 23h30]   Dim 3 Mar - 22:24


Défi Hogwart's Idole



A small musical note | Enfant de l'Homme, Phil Collins (Tarzan)

    La nuit est déjà tombée depuis bien longtemps quand tu sors du cours d’Astronomie, les nerfs en pelote. Ton sac se balance dans ton dos, tu l’as négligemment accroché à ton épaule. Tu souris, tu ricane, tu te moque des autres en descendant les escaliers de la Tour. Tu as le même air joyeux, énergique, que d’habitude, mais tu ne peux oublier ce petit pincement ou cœur. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est assez pour t’énerver, en ce moment, ce n’est pas compliqué. Tout ça à cause du devoir que Miss Sinistra vient de rendre. Le devoir. Celui où tu as eu Troll. Quand le professeur te l’as donné, tu as ignoré cette sensation de gêne, presque de honte, qui commençait à se rependre lentement à travers ton être. Tu as eu un petit sourire, fait comme si tu t’en fichais, presque comme si ça te faisais plaisir. Comme si tu ne t’étais pas sentie nulle. Pourtant, tu pensais que tu te débrouillais à peu près dans cette matière. Tu t’es trompée, apparemment. Et tu ne peux pas te mentir, ça te fais rager. Mais tu ne veux rien laisser paraître, tu ne veux pas qu’on pense qu’une simple note dans une matière stupide te mine à ce point. Tu ne veux pas qu’on pense que tu es faible.

    Une voix derrière toi t’apostrophes, tu te retournes. Kenneth. Avant même qu’il ait vraiment parlé, tu es déjà exaspéré. Petit crétin égocentrique, prétentieux.

    — Eh, Abby, c’est vrai que tu as eu Troll ? Hahaha, t’es nuuuuuule ! Moi j’ai eu un Acceptable ! Moi je suis pas un crétin, au moins !
    — La ferme, Kenneth, tu grommèle, ta soi-disant bonne humeur envolée.
    Il continue de parler pendant quelques minutes, tu sens la limite d’approcher. Il a intérêt à vite se taire, car bientôt, tu ne pourras plus te retenir.
    — Moi, ça m’étonne même pas de la part d’une fille qui sais même pas ce que c’est qu’un Niffleur !
    C’est la phrase de trop. Tu te retournes vers lui, tu exploses.
    — LA FERME KENNETH !
    TA GUEULE ! TA GUEULE, TA GUEULE, BORDEL !

    Tu as hurlé. Bien plus fort que d’habitude. Ça lui fait plaisir, à ce petit con, de t’envoyer ton ignorance à la figure ? Eh bien pas à toi. Tu ignores les regards que te lancent les autres élèves, ceux étonnées de Faith ou Wendy. Tu cherches Lukas des yeux, avant de t’apercevoir qu’il n’est pas là. Il est déjà parti. Sans même t’attendre. Depuis cette discussion que Joren a surprise dans la salle commune, parce que tu as parlé trop fort, vous êtes en froid. Ça te fait mal, même si tu ne l’avouerais jamais. On risquerait de croire que tu es une chochotte. Déjà qu’on te prend pour une idiote. Mais tu sais, Abby, tout le pouvoir d’être fort, et la sagesse d’être sage, c’est compliqué à avoir. Un jour, tu auras tout ça en toi.Pas encore. Et pour l’instant, toi qui veux toujours tout, tout de suite, tu ne peux le supporter. Tu n’aimes pas te sentir idiote, faible. Ordinaire.

    Lukas n’est pas là. S’en est trop, beaucoup trop, pour une même journée. Entre ta note, Kenneth, les insultes de Westchester, et maintenant ça, tu n’en peux plus. Ta sœur te prend par le bras, elle veut te parler. Tu te dégages rudement, et accélère, laissant les autres derrière. Tu veux être seule. Au lieu de prendre la direction la salle commune, tu descends dans le hall. Tu n’en a rien de te faire prendre, e toutes façons, qu’est-ce que ça changerait ?

    Tu regardes par les fenêtres. Les étoiles n’arrivent pas à t’apaiser. Tu as envie de tout envoyer balader, de partir loin du château, loin des études, et loin de Lukas qui te fait la tête. Tu te dis que tu trouv'ras dans ton long voyage, les réponses que tu cherchais. Toutes les réponses, tout ce que tu ignores, que tu voudrais savoir. Pourquoi ci, pourquoi ça. Tu veux progresser. Gravir la montagne de ce que tu ignores. Car si tu gravis la montagne, tu atteins son sommet. Des réponses, tu veux des réponses. A tout. Toutes les questions que tu te posais dès ta première année, et auxquelles jamais personne n’a jamais pris le temps de t’apporter des réponses. Pourquoi la baguette choisit son sorcier, pourquoi Harry Potter a survécu au sortilège de mort, pourquoi les filles sont-elles plus bizarres que les garçons ? Cette dernière question te fait penser à Lukas, et tu t’énerves. Tu grogne, et donne un grand coup de pied dans le mur.

    Tu as mal, tu étouffe un cri de douleur. Tu as tapé un peu plus fort que prévu. Trop fort. Une larme se fraye un chemin entre tes paupières serrées, avant de rouler lentement sur ta joue. Puis une deuxième, une troisième. A la quatrième, tu t’essuie rageusement les yeux. Tu ne vas pas te mettre à pleurer comme une gamine, non ? Pleurer, c’est pour les faibles. Tu n’en fais pas partie, surtout pas.

    — Bordel de TROLL !
    FAIS CHIER !

    Crier te calme un peu. Juste un peu. Tu tentes d’oublier ton meilleur ami, de simplement regarder le ciel noir et les étoiles, comme quand tu étais petite.
    Enfant de l’homme, regarde au ciel. Regarde les étoiles, cesse de te morfondre. Respire, et regarde la nuit. Elle est belle, non ? Pas un nuage. Juste le silence et la lune. En te calmant, en élevant ton esprit, tu verras, tout ira mieux. Toujours. Peut-être demain, peut-être dans une semaine, mais tout finira par s’arranger. Tu verras. Tu atteindras l’arc en ciel, et reprendra le cours de ta vie. Il suffit d’être patiente, Abigail. De faire en sorte que le moindre petit problème ne prenne des proportions gigantesques. Il faut grandir, enfant de l’homme. Grandit, et tu deviendras un homme. Un adulte. A quatorze ans, tu ne l’es pas encore, mais il serait peut-être temps d’arrêter de te comporter comme une gamine, non ?

    Tu soupires, te frotte les yeux pour être sûre que de nouvelles larmes ne viendront pas s’en échapper traitreusement. Pourquoi ne retournes tu pas dans la salle commune, alors que tes amis pourraient te remonter le moral ? Tu ne sais pas, tu n’as pas envie. Tu te sens seule. Tu as l’impression d’être perdue, qu’il n’y a personne pour guider ton chemin, ni pour prendre ta main. Tu te détestes de penser ça, mais sans celui qui as toujours – ou presque – été à tes côtés depuis que tu as découvert ce monde qui n’est pas le tient, ça ne vaut même pas le coup de rester ici. Putain, tu te détestes, tu le détestes, tu veux que tout redeviennes comme avant, quand vous étiez encore les meilleurs amis du monde. Quand vous rigoliez de tout, de rien, mangiez de bonbon en fusionnant avec un canapé, exploitiez le préfet des Serdaigle… Quand tout aller bien. C’est ton meilleur ami, et il te manque. Voilà, tu te l’avoues, enfin. Et tu grandis. Tu veux que tout s’arrange. Neuf jours, neufs putain de jours que vous vous parlez à peine. Tu désespères. Mais si la foi en toi résonne , si tu crois encore à votre amitié, tu verras que tout finira par se régler. Cette dispute te mine, te rend triste, mais elle te remet un peu les pieds sur terre mine de rien. Elle te fait grandir. Et un jour, d’un enfant, tu feras un Homme. Tu pourras tout affronter, pour toujours.

    Pourquoi ça doit faire si mal, justement, de grandir ? Pourquoi tu dois faire cette amère expérience en te faisant prendre quelque chose qui t’est cher ? Découvrir en donnant, et donner en découvrant, c’est pas ça le deal normalement ? Alors pourquoi on doit te prendre ton ami pour te pousser hors de l’enfance ?

    De toute façon, chez les sorciers, c’est toujours comme ça. On t’a donné une baguette, on t’as fait découvrir un château merveilleux, puis on te les as enlevé un an après. Parce que c’était la guerre. Ça aurait pu être pure, bien sûr… On aurait pu faire pire bien sûr. On aurait t’enlever ta sœur, ta mère… Tu as eu de la chance, en fait. Ce monde t’as bien plus offert qu’il ne t’a pris, tu dois le reconnaitre.
    Tu repenses à ce que t’as dit Kenneth. "Une fille pas capable de reconnaitre un Niffleur", ou un truc du genre. Crétin. Il ne se rend pas compte, que tout ça, ce n’est pas ton monde ? Que les hippogriffes, les strangulots, et tout le reste, tu ne comprends pas toujours ce que c’est ? Tu ne viens pas d’ici, et ça se voit. Tu trouveras ta place au cœur des tiens, c’est ce qu’on t’avait promis pourtant. Mensonge. Non, tu chasses cette idée. Tu es bornée, mais pas idiote. C’est la faute de ce débile de Kenneth, c’est tout. Lukas, lui, ne t’as jamais rien dit de ce genre. Tu en reviens toujours au même point. Ce monde, c’est le tient, maintenant.

    D’un seul coup, tu envoies tout balader. Les idées noires, tu n’aimes pas ça. Au moins une qualité qu’on peut te reconnaitre. Tu es tenace, et tu ne te laisses pas abattre. Pas longtemps en tout cas. A un moment, tu finis toujours par t’arrêter, par te relever, toute seule.
    La seule vérité dans tout ça, c’est que Kenneth est un idiot qui t’as énervé. Le reste n’est pas encore écrit. Lukas ne peux pas te faire la tête éternellement, non ? Il n’a pas le droit, pas lui. Tu espères très fort, parce qu’il te manque vraiment. Tu essayes de croire encore un peu à votre amitié, de croire que toutes les visions, les idées, les rêves que tu as faits où vous vous réconciliez sont vrais. Que les plus secrets de tes désirs vont bientôt t'appartenir. Que tout finira par s’arranger. Tu veux y croire, parce que sinon, rien ne vaut le coup.

    Tu t’autorises à adresser un sourire à la nuit. Tu essuie tes joues encore humides avec détermination. Abigail Kendra Dipaïs ne doit pas se laisser abattre, n’est-ce pas ? Tu es forte, inébranlable. Enfin, tu aimes le croire en tout cas. Tu te trouves quand même un peu ridicule, à passer de la colère à la tristesse, des larmes au « Eh eh ho, tout va bien dans le meilleur des mondes ! ». Mais après tout, quelle importance ? Bientôt pour tous tu s'ras un Homme. Bientôt, tu seras de nouveau amie avec Lukas. Ça ne peut pas se passer autrement, n’est-ce pas ? Tu y crois, et c’est tout ce qui compte.

    Le visage serein, tu regardes les étoiles. Demain, le soleil brillera. Et tout ira mieux.


    1658 mots sans les paroles
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Fate
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MessageSujet: Re: Demain, le soleil brillera [Défi HI ; 14 octobre, vers 23h30]   Lun 4 Mar - 8:17

Défi Terminé & Validé
Abigail remporte 22 Points pour Gryffondor
et 10 Gallions pour sa poche !
fifou
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Voir le profil de l'utilisateur http://ashesofchaos.forumperso.com
 

Demain, le soleil brillera [Défi HI ; 14 octobre, vers 23h30]

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