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 Tout envoyer en l'air [17/10/1999 après le déjeuner]

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Lou A. Sparrow
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MessageSujet: Tout envoyer en l'air [17/10/1999 après le déjeuner]   Jeu 21 Mar - 22:10

    *Espèce de SOMBRE CRÉTIN ! PAUVRE GNIOUF ! TRIPLE ABRUTI !*

    Telles étaient les délicates pensées qui se répercutaient en écho dans la tête de Lou Sparrow, plantée comme un navet à côté de l’entrée de la grande salle, les bras fermement croisés sur la poitrine, bouillonnante d’impatience. Ses yeux détaillaient soigneusement chaque élève qui sortait de la pièce après un déjeuner copieux, pleins d’espoirs, mais finissaient toujours par s’embrumer de déception.

    *Allez, dépêche-toi de manger ta saleté de hamburger au strangulot ET VIENS TE BATTRE CONTRE TA COPINE PAS CONTENTE, ORION MORIARTY !*

    Cela faisait vingt minutes qu’elle attendait, droite dans ses chaussons-grenouilles, la bouche figée en une moue boudeuse, qu’Orion sorte du déjeuner. Elle-même avait passé sa matinée à le fuir, cloîtrée dans la grande salle avec quelques compagnons de fortune inespérés (à savoir Amaranth Mini-Arcker et Dunstan Pryde), mais elle avait dû finir par se rendre à l’évidence : ils étaient dans le même château, ils avaient des cours en commun, et ils dormaient à quelques mètres d’écart tous les soirs : elle ne pourrait pas le fuir éternellement. Alors au lieu de jouer les pleutres, elle avait décidé de l’affronter, histoire de prendre un peu le taureau par les cornes !

    Si l’on pouvait comparer Orion Moriarty, Gryffondor dégingandé et curieusement maigre au regard de tous les gâteaux qu’il faisait, à cet animal symbole du muscle, de la force et de la virilité.

    Alors elle avait pris une décision majeure : retrouver Orion Moriarty, face à face ! De toute façon, de quoi pouvait-elle avoir peur ? Elle le connaissait par coeur, elle avait même partagé un peu de salive avec lui ! Elle allait lui parler, lui dire ce qu’elle avait sur le coeur, et éclaircir un peu ce qu’il s’était passé la veille, lors du baiser que lui avait administré Alan devant toute la salle commune ! Qu’il intègre enfin dans sa petite tête qu’elle n’était ni une traînée ni une traîtresse, et que l’idée qu’il puisse s’imaginer cela la faisait sortir de ses gonds et lui donnait envie de lui arracher les yeux à la petite cuillère et de faire des noeuds avec ses boyaux ! L’impatience faisait frémir son sang dans ses veines, et elle se mit à sautiller d’un pied sur l’autre pour prendre son mal en patience, jouant avec le cordon de son pyjama (elle ne s’était pas changée depuis son réveil, trop obnubilée par ses histoires d’adolescente pour y songer, et se promenait donc en pyjama depuis plusieurs heures).

    « Allez, ramène tes fesses ici, espèce de cervelle de vera... Orion ! »

    C’était lui ! Sa silhouette venait de s’encastrer dans son champ de vision, et ses yeux avaient rencontré les siens sans qu’elle n’ait pu s’y préparer. Elle ressentit immédiatement un curieux soubresaut au coeur, et perdit momentanément le fil de ses paroles. Allez Lou, concentration ! Un-deux, un-deux ! Voilà ! Maintenant, garde les épaules hautes et dis lui ce que tu as à lui dire !

    « Je t’attendais. C’était bon ? ... Tu as de la sauce sur la joue. »

    Elle pointa du doigt une substance non identifiée sur le visage de son camarade, et se mordit l’intérieur des joues. Elle mourait d’envie de lui sauter dessus, d’effacer cela avec ses lèvres, et de rire contre son cou, mais quelque chose la retenait. L’amertume de la veille qui continuait de lui nouer la gorge, mêlé à un rouage mal huilé dans la mécanique de ses sentiments...

    « Je n’ai pas eu l’occasion de te voir depuis hier. Il faut qu’on parle » ajouta-t-elle, et elle eut un bref instant l’impression d’être l’une de ces héroïnes débiles de série débile qui passait parfois sur la télévision qui trônait au milieu de son salon. Hmfp.
    Elle planta ses grands yeux verts dans ceux d’Orion, hésita, et se remit à sautiller d’un pied sur l’autre, ne sachant par où commencer et sentant ses joues cuire doucement. « Ce n’est pas ce que tu penses, je n’ai rien demandé pour qu’Alan m’embrasse, tout ceci était un regrettable accident ! Je ne suis pas une idiote, si j'avais voulu faire des trucs en douce dans ton dos, tu imagines bien qu'on aurait fait ça dans un endroit plus calme, comme une salle vide ou un placard !! Et puis tu n'avais pas à me regarder comme ça, comme si j'étais pleine de boutons partout ! En plus j'avais mis de la crème sur la figure pour avoir une peau douce et que tu me trouves jolie. Et je ne vois même pas pourquoi j’ai besoin de me justifier ! Crois-moi, c’est tout ! Pour une fois dans ta vie, ne fais pas le crétin et aie confiance en moi, Orion !!! On sort ensemble, non ? » Sa voix était légèrement partie dans les aigus, et les élèves qui sortaient de la grande salle lui jetèrent un regard surpris, comme s’ils s’attendaient à voir un canari émerger de sa cavité buccale. « Parce que m-moi, j’ai confiance en toi !! »
    Nonobstant une certaine Gryffondor de 7ème année, bien sûr...

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Orion K. Moriarty
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MessageSujet: Re: Tout envoyer en l'air [17/10/1999 après le déjeuner]   Dim 31 Mar - 20:49

Vlan ! Tchack ! Tchack ! Takatakata ! Cling ! Bam ! Fuzz! Crounch! Cling!
A la table des gryffondors, un groupe d’élèves attablés se tenait bien silencieux. Tout le monde semblait préoccupé, et personne n’avait l’air d’humeur à se confier ! On avait Joren qui s’amusait à noyer une oreille de strangulot sous une nappe de sauce à l’ail d'un air morose, Candice qui jetait des petits coups d’œil à Orion comme s'il était prêt à exploser, Léandre qui lançait des regards indifférents vers la table des professeurs en mastiquant sans même y penser, Ethan qui s’étouffait avec un morceau de pain, Sasha qui regardait du côté des poufsouffles d’un air démoralisé, et notre Moriarty coupant avec un peu trop d’entrain ce qui avait tout l’air d’une cheville mal cuite dépassant de son hamburger. Depuis le début de la journée, il ne parlait que pour être désagréable, si bien qu’il avait découragé tout le monde, même Joren, qui savait pourtant s’y prendre avec lui. Le septième année ne décrochait pas ses yeux de son assiette, son couteau attaquant le pain et la viande sans pitié aucune.
En clair, il avait besoin d’extérioriser sa frustration : tout le monde à cette table le prenait pour un cocu de première, le dindon de la farce, l’abruti de mari qui avait laissé sa femme fauter ! Certes, Lou et lui n’étaient ni mariés ni proches de l’être, mais tout de même, il ne s’était pas attendu à ce qu’elle se laisse embrasser par Alan Bird devant tout le monde. Il était encore à cran, ressassant sans discontinuer l’image de ce baiser complètement surréaliste, et c’était pour le moment son hamburger qui payait les pots cassés.
Certes, Orion n’avait pas totalement perdu l’esprit, même si ses manières de psychopathes chantonnaient le contraire. Il se doutait que Lou n’y était pour rien, qu’Alan avait manifestement dû croire que puisqu’il avait pu avoir Joren et Ethan, il pouvait avoir sa préfète, et avait pensé avec son slip plutôt qu’avec sa tête, mais ce n’était pas simplement pour le baiser qu’il en voulait à sa petite amie.
Elle n’avait pas repoussé Alan, et ça, ça le mettait vraiment de sale humeur. Ca pouvait arriver, de subir un baiser involontaire, c’était rare, mais ça arrivait ! D’ailleurs, Orion vivait ça avec sa grand-mère paternelle tous les étés, parce qu’elle confondait sa bouche avec sa joue, et lui collait toujours deux bises sonores sur les lèvres. Mais quand ça arrivait entre deux adolescents, il était sûr que tout le monde réagissait pareil : on aimait, on se laissait faire, on n’aimait pas, on se dégageait. Et Lou, qui était sa copine depuis bientôt un mois, n’avait que cette option de libre !!! Elle aurait dû pousser Alan, lui crier dessus, pas rester plantée-là.

Ce qui n’arrangeait rien à l’affaire, c’est que depuis qu’ils s’étaient fait pincer par le directeur des Serdaigles, Gracia, Lou ne le laissait presque plus l’approcher. Orion se heurtait à un mur dès qu’il essayait de la prendre dans ses bras ou de l’embrasser, et pour un adolescent de 17 ans, cela commençait à bien faire. Oui, le temps était aux explications, malheureusement, il avait eu beau chercher Lou du coin de l’œil pendant la matinée, il ne l’avait vue nulle part, et s’était laissé traîner jusqu’au déjeuner par Léandre et Joren.
Une fois son repas fini, le jeune homme repoussa son assiette sans douceur, et se leva d’un bond. A la question de son meilleur ami « Mec, tu vas où ? » il répondit simplement, en fourrant ses mains dans ses poches :
-Me perdre quelque part. Ou me pendre, j’sais pas encore.
Sans attendre de réponse, il avait quitté la table des rouges et ors, et s’était dirigé d’un pas lourd vers les portes de la Grande Salle. Mais il ralentit allègrement la cadence lorsqu’il avisa le minois de sa copine, qui faisait le pied de grue devant l’entrée. Aussitôt, il sortit les mains de ses poches, et ralentit, sachant qu’une confrontation était à prévoir, qu’il s’arrête ou qu’il continue sa route.
Mademoiselle Sparrow ne perdit pas de temps et attaqua de front, le ton d’abord incertain, puis plus sûr de lui. Tout aurait pu s’arranger, si son manque de délicatesse n’avait pas piqué notre charmant gryffondor à vif. Ni une ni deux, Orion répondit d’un ton brusque :
-Pour une fois dans ma vie ? Alors tu penses que je suis un crétin maintenant ? Tu préférerais sortir avec un cerveau, sans doute. Comme Alan Bird !
C’était petit, et il le savait, mais il était encore trop énervé pour réagir correctement et avec sa mesure habituelle. Sa bile était prête à se déverser, quoi qu’il puisse faire. Cependant, un coup d’œil sur la droite lui appris que Hortensia Peach les observait comme certains se postaient devant un écran de télévision à l’heure du film. Super, ça sentait les ragots. Sans la ménager, il se tourna vers la serdaigle et cracha :
-C’est bon, on te dérange pas trop, Peach, tu veux nous enregistrer pendant que t’y es ?
La jeune fille passa une main dans sa tignasse rousse et prit le temps de remettre ses lunettes en place avant de répondre :
-Ne te zêne pas pour moi, Z’Orion ! De toute fazon, z’est même pas intérezant, vos z’histoires !
Elle s’éloigna ensuite, les oreilles toujours traînantes, le Moriarty en était sûr. Tant pis, il avait encore trop de choses sur le cœur. Il entraîna Lou un peu plus loin, hors du chemin qui menait à l’escalier principal, et reprit, loin de s’être calmé :
-J’peux savoir pour t’as eu la réaction d’un poulpe ? T’as aucune volonté ou quoi ? Tu pouvais pas le pousser et lui rappeler que tu voyais quelqu’un ? Comment tu veux que je te fasse confiance quand t’es incapable de te défendre toute seule contre les pervers ? Et heureusement que tu me fais confiance, je n’embrasse personne, moi, même pas toi !
Il reprit son souffle, sourcils froncés et les lèvres serrées par l’énervement. Il avait l’impression d’être déjà essoufflé alors qu’ils venaient à peine de commencer la dispute.


Dernière édition par Orion K. Moriarty le Dim 5 Mai - 16:55, édité 1 fois
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Alan M. Bird
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MessageSujet: Re: Tout envoyer en l'air [17/10/1999 après le déjeuner]   Lun 1 Avr - 21:44

    Je ne fais que passer, ne faites pas attention @_@

    Dimanche 17 octobre | Grande Salle de Poudlard | Déjeuner

    « Excuse-moi … Je peux m'assoir ici, s'il te plait ? »

    Sam releva vivement la tête, jeta un regard perçant à Alan. Et puis, il hocha la tête, sans rien dire pour autant. Alan se contenta d'un sourire. Samuel était gentil. Il ne le connaissait pas encore beaucoup mais espérait vraiment pouvoir le côtoyer d'avantage. En plus, il jouait de l'harmonica et ça, c'était coul. Mais aujourd'hui, Alan n'avait pas vraiment la tête à l'harmonica. Ni à quoi que se soit, d'ailleurs. Il s'était volontairement placé le plus loin possible de Lou et tournait le dos à la table des Gryffondor. Hors de question de croiser le regard d'Ethan – il n'en avait ni l'envie, ni le courage. Sentir ses coups d’œils assassins dans son dos lui suffisait amplement. Il ne voulait pas non plus voir Joren – enfin, il aurait bien voulu, mais c'était tout sauf une bonne idée et ça, Alan le savait très bien. Quant à Orion … L'aiglon avait bien trop peur de sa réaction, bien trop peur de lui, en fait ! Pour être honnête, il avait même hésité à venir mangé – mais un grognement peu satisfait s'était échappé de son estomac et en fin de compte, Alan n'avait pas eu le choix : il devait aller nourrir son ventre.

    Heureusement, Sam était adorable ! Lui n'avait rien dit, par rapport à la veille. Ni jugement, ni regard désapprobateur, ni … rien, en fait. Il fallait dire que ce garçon ne parlait jamais beaucoup. Sur le coup, Alan avait presque pensé que le quatrième année lui répondrait non. Il avait l'air fatigué, légèrement blasé – pourquoi, Alan n'en savait rien – mais il ne l'avait pas envoyé bouler. Alan voulu lui demander comment il allait, n'en trouva cependant pas le courage. Plus tard … dans l'après midi, ou un autre jour, peut être.

    Il lui fallu pas mal de temps pour se décider à toucher à son hamburger. Le réduire en miette semblait être une activité tellement plus passionnante, et puis maintenant qu'il était là, le garçon n'avait plus très faim … A côté de lui, Sam avala une bouchée et Alan l'imita – un réflexe, sans doute. A ce rythme là, c'était facile, de terminer son assiette … mais pas les frites. Ça non, vraiment. Ça ne lui disait rien. Il leur lança un regard vaguement dégouté, marmonna un « Merci. » quelque peu décousu à l'attention de Sam et se leva. Il allait … il allait regagner son dortoir et aller dormir. Tenter d'oublier ce qui s'était passé l'avant veille au soir et la lettre de sa maman … Oui, voilà. Son programme était tout tracé.

    … ou pas. Son programme, Alan manqua bien de le modifier très rapidement, en voyant qui étaient les deux personnes qui semblaient en pleine discussion juste devant les portes de la Grande Salle. Peut être qu'il pouvait retourner finir ses frites, finalement, non ? Parce que franchement, passer devant Lou et Orion était au dessus de ses forces. Il hésita, amorça un demi tour … Sam n'avait pas bougé, peut être qu'il pourrait essayer de lui parler d'harmonica ? Oui, mais il n'avait pas envie de frites, ni de parler d'harmonica avec Sam – ni avec personne. Il voulait aller s'enfoncer sous sa couette et disparaître, voilà @_@ Peut être qu'en passant très vite … Et puis il ne pouvait pas hésiter plus longtemps ! On allait croire qu'il les écoutait et … Roh, la la ! Pourquoi il n'y avait pas d'autres sorties, dans cette salle ? Le garçon prit sa décision rapidement. Il inspira un grand coup, dévia légèrement pour ne pas passer trop près d'eux et …

    « … rappeler que tu voyais quelqu’un ? » Gloups. Méga gloups, même. Alan avala de travers, se força à passer au plus vite, sans les regarder. Fixer le sol, oui, voilà … « … toute seule contre les pervers ? Et … »

    Quoi ? Pour le coup, le garçon s'arrêta un instant. Un infiiime instant ! Il hésita à reposer son pied par terre, juste pour dire que … dire quoi ? Qu'il n'était pas un pervers ? C'était inutile. Orion était énervé et Alan pouvait le comprendre. Pour s'excuser ? Ce n'était pas le moment. File mon grand, file … ça sera mieux. Alan fila.

    Avec une désagréable sensation de brûlure au creux de l'estomac.
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Lou A. Sparrow
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MessageSujet: Re: Tout envoyer en l'air [17/10/1999 après le déjeuner]   Mer 17 Avr - 17:44

    Lou avait envie de taper la tête d’Orion contre les murs.

    Et en même temps, elle avait envie qu’il se taise, qu’il la prenne dans ses bras et qu’il l’embrasse fiévreusement, comme ce soir où ils avaient finis sur le dallage froid du château, les bras et les jambes enchevêtrées, les lèvres scellées et les corps bouillonnants sous le tissu qui les recouvrait, la raison vacillante et la conscience sur orbite...
    Elle ne savait plus ce qu’elle voulait, et la rage et l’amertume lui remontait le long de la gorge en un douloureux fiel. Tu préférerais sortir avec un cerveau, sans doute. Comme Alan Bird ! Etait-il donc si long à la comprenette ? Ne pouvait-il donc pas connecter deux neurones entre eux, et réaliser que la seule créature barbue à dix kilomètres à la ronde qui la faisait chavirer comme un paquebot troué, c'était lui, Orion Kaléidoscope « Pauvre Gniouf » Moriarty, et personne d’autre ? Que le baiser entre Alan et elle n’avait été ni romantique, ni sincère, ni rien du tout, si ce n’était un peu sauvage et visqueux ? Elle observa Orion envoyer paître Hortensia Peach (visiblement fascinée par leur échange) sans rien dire, trop outrée pour dénouer sa langue.

    Mais lorsque les mots vinrent se bousculer sur ses lèvres, ce ne fut que pour écorcher un peu plus toute cette innocence teintée d’émerveillement qui les avait unis durant plusieurs semaines, et qui commençait doucement à se défaire, telle une écharpe mal tricotée.

    « Si je préférais sortir avec un cerveau, ça ferait depuis belle lurette que je t’aurais quitté, stupide bignouf ! Et tu n’avais pas à parler à Hortensia comme ça, elle ne t’a rien fait ! »

    Même quand elle traversait de durs problèmes de couple (Victor et Nikki pouvaient aller se rhabiller !), la préfète des Serdaigle gardait une partie de son énergie pour défendre becs et ongles son clan bleu&bronze ! Ce qui n’était probablement pas la meilleure position à adopter, mais Lou avait mis depuis bien longtemps son tact et sa délicatesse dans un placard fermé à triple tour, à l’aide d’un cadenas en acier massif dépourvu de clef !
    Ses yeux assassins quittèrent un bref instant le visage d’Orion, le temps qu’elle reprenne son souffle pour une nouvelle salve de piaillements furieux, et elle intercepta alors la vision d’un Alan Bird qui passait non loin de là en rasant les murs. Elle n'osa pas fixer son regard sur lui, mais en revoyant le jeune homme qui l’avait embrassé une dizaine d’heures plus tôt, elle sentit son visage la brûler désagréablement, et elle eut du mal à planter de nouveau ses prunelles brûlantes dans celles, tout aussi pleines de rancoeur, de son petit ami, pour reprendre leur dispute. La brève vision de son ami l'avait plus embarrassée qu'elle n'avait pu se l'imaginer... Comme si un petit lutin invisible s'était amusé à donner un coup de pied à son plexus, en ricanant d'un air narquois, pointant du doigt la culpabilité mêlée de colère qui lui enserrait le coeur à la pensée de leur bref rapprochement buccal de la veille.
    Son visage arborait une teinte semblable à celle d’un souafle et sa voix vacillait comme un grelot lorsqu’elle lança, serrant ses petits poings noueux comme si elle s'apprêtait à les abattre sur le torse du Gryffondor :

    « Alan n’est pas un pervers ! Il m’a... prise par surprise, c’est tout ! Tu aurais voulu quoi, que je lui lance mon poing dans la figure ? Désolée, mais moi, je n’attaque pas mes amis comme ça ! J’essaie de réfléchir, de me maîtriser ! »

    Sortant de la bouche d’une adolescente qui bondissait sur place en crachant sa colère et son acrimonie sur l’énergumène censé être son cher et tendre sans réfléchir une seconde aux conséquences de ses actes, ces paroles se paraient d’une bien singulière sonorité. Mais Lou n'ayant pas capacité de se voir à la 3ème personne, elle continua sur sa lancée, les joues toujours aussi cramoisies :

    « Et je ne t’interdis pas de m’embrasser ! C’est juste que... on est à l’école ! On ne va pas s’embrasser tout le temps, en plus on va finir par mourir desséché si on le faisait ! Et à ce que je sache, la salive ne nourrit pas. »

    Un jour, Lou serait une grande politicienne, pourvue d’arguments en béton armé. Mais pas aujourd'hui, allez savoir pourquoi !

    « Et puis qu’est-ce que j’en sais, que tu n’embrasses personne ? Je te vois bien, avec... elle ! A rire et à vous faire des câlins ! Je sais ce qui se dit dans les couloirs, je ne suis pas une dinde décérébrée ! Je... je... je ne suis pas aveugle ! En plus, le docteur a dit que j'avais une très bonne vue. Et puis... et puis... »

    Son et puis si ça se trouve, tu te moques de moi, avec cette pintade qui se dit ta meilleure amie ! Et puis d'abord, c'est moi ta meilleure amie, même si je suis aussi ta petite amie ! Je vois bien que tu ne ris pas avec elle comme tu ris avec moi, qu'il y a quelque chose ! Et puis je veux un gros câlin, moi aussi s’étouffa dans sa gorge et elle resta là, haïssant les larmes de rage qui commençaient à lui brûler les paupières.
    Pour sa défense, ce jour là, Dame Nature n’était pas de son côté !

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Orion K. Moriarty
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MessageSujet: Re: Tout envoyer en l'air [17/10/1999 après le déjeuner]   Dim 5 Mai - 17:03

Il essayait vraiment. Vraiment, il essayait. Mais essayer de se contrôler face à une fille comme Lou, si douée pour marcher sur les plates-bandes des autres se révélait plus compliqué qu’il n’aurait su l’imaginer.
Il ne s’était jamais vu comme le genre de gars qui ferait une scène en public, ni qui serait jaloux au point d’avoir des envies de rififi dans les couloirs, et pourtant, il était bien là, non loin de l’entrée de la grande salle, à argumenter, les sourcils froncés. En temps normal, il aurait sûrement repris contenance, n’aurait pas crié comme un poissonnier, mais rien de tout ceci n’était normal, et plus il ouvrait la bouche, plus le flot de ses pensées filait comme le zéphyr, sans se soucier de tout le mal qu’il ferait à Lou ou à lui-même, il était tout simplement trop énervé pour y songer.
Et comme il s’en serait douté, sa copine ne faisait rien pour calmer le jeu. Il avait souvent trouvé Lou adorable, et il avait fermé les yeux plus d’une fois, mais à présent, ses penchants opiniâtres ne l’amusait guère, et il semblait que tous les défauts qu’il avait voulu taire chez elle lui sautaient maintenant aux yeux. Plus elle le blessait, plus il voulait la blesser, et ce qui avait tout l’air d’une simple prise de bec entre adolescents biberonnés à la romance était en fait une vraie déconvenue pour notre gryffondor.
-Ah oui ? Eh bien peut-être que oui, j’suis un bignouf stupide, mais je suis aussi le seul qui te supporte ! Et arrête de défendre cette fille, son uniforme bleu ne lui donne pas l’immunité !
Ah ça, il ne supportait pas que Lou fasse une affaire personnelle de tout ce qu’on disait sur ses camarades de serdaigles ! Dieu seul savait à quel point ils pouvaient se montrer insupportables, et le point d’honneur qu’elle mettait à les défendre était d’autant plus ridicule qu’il savait qu’elle n’en supportait même pas la moitié. Et puis, on parlait de Tortensinator, donc pas de n’importe laquelle des emplumées, et même pour un garçon comme Moriarty, qui n’était pas ce que pouvait appeler un médisant, elle restait une garce mal dans sa peau, comme on en voyait à tous les coins de couloirs de l’école, et certainement pas la chose fragile pour laquelle Lou voulait la faire passer.
-Elle peut très bien le faire toute seule, elle survivra.
Après tout, ce n’était pas la première fois qu’on s’en prenait à Hortensia Peach, et ça ne serait certainement pas la dernière !

Ils en étaient arrivés au point où tout ce que pourrait dire l’autre serait pris comme une attaque. Mais ça, ni Lou ni Orion ne le comprenaient, tant ils voulaient en découdre, ici et maintenant.
Et puis, pour le septième année, aucune des excuses de sa belle ne tenait la route. C’était quoi, cette histoire de réfléchir ? Depuis quand une fille prenait une minute de réflexion lorsqu’elle se faisait embrasser sans raison ? Non, l’idée que Lou puisse penser à raisonner lorsque Bird avait tenté de fourrer sa langue dans sa bouche n’était pas valable.
-Excuse-moi, mais tu crois que si Joren m’embrassait, je resterai là sans bouger ? C’est mon meilleur ami, je ferai n’importe quoi pour lui, mais qu’il essaye de me galocher et je lui en fous une ! Certes, il ne le ferait sûrement pas, simplement parce que justement, Joren était la personne qui comptait le plus pour lui, au jour d’aujourd’hui, et qu’il ne se montrerait jamais aussi cavalier, mais en ce qui concernait sa petite amie, Moriarty n’était pas prêt à faire de même, ou à voir les choses de la même façon !
-Et si, c’est un pervers ! Il a de gros soucis, si tu veux mon avis, et tu ferais mieux de ne pas t’approcher de lui. Au moins, mes amis n'ont jamais essayé de me bécoter, eux! Comme tu aurais réagi si ta graaande amie Hortensia t’avait embrassé ? Sans doute beaucoup moins bien, alors ne me racontes pas de salades !
De toute façon, à part Dunstan Pryde, qui aurait bien réagi ?

La conversation s’envenimait, il le sentait bien, mais il était incapable d’arrondir les angles. Pas quand ça le touchait personnellement. D’ailleurs, il commençait à se dire que chaque fois qu’il avait tenté de jouer les moralisateur auprès de ses amis en pleine dispute, il avait été un parfaite imbécile, car rien ne pouvait calmer les nerfs de personne, dans le feu de l’action, pas même les siens, d’habitude si dociles. Et fort heureusement, il ne remarqua pas le serdaigle sur leur droite, qui les observa un temps. L'aurait-il fait que tout ceci aurait tourné à la violence, et aurait coûté des points à sa maison et à sa maîtrise de lui-même.
-Arrête, Lou ! Arrête de te mentir ! Ca ne te dérangeait pas de m’embrasser devant tout le monde, avant ! Alors parce que ton foutu directeur s’est permis de s’occuper de ce qui ne le regardait pas, t’as peur. C’est tout. Au moins, admet le ! Et peut-être que moi, j’ai envie de t’embrasser tout le temps, et que tout le monde sache qu’on est ensemble. Ca aurait peut-être rafraîchi la mémoire de ce connard, et il aurait réfléchit à deux fois avant de te bécoter !
Il souffla un grand coup. Il pensait tout ce qu’il venait de dire. Que Lou avait peur de se faire taper sur les doigts par Gracia si elle l’embrassait, et que lui, avait envie de l’embrasser. Tout le temps. C’était sans doute pour ça qu’il avait si mal pris cette histoire de baiser avec Alan. Parce que…
-Tu n’as pas bronché ! Il s’est approché de toi avec sa langue bien pendu et toi tu n’as rien fait. Moi, quand je te prends par la taille, j’ai l’impression d’être un poulpe, vu comme tu déguerpis ! Tu crois que c’est juste, Lou ?
Non mais c’est vrai, à la fin ! Il avait même demandé à Joren si son parfum sentait trop fort, la première fois !

Mais la dernière accusation de Lou était celle à laquelle il ne s’attendait pas. Pas du tout. Ce qui expliqua le fard monumental qu’il piqua. Oh, il comprit très bien à qui elle faisait allusion, et ça ne lui plaisait pas. Car pour autant qu’il aimait jouer les petits amis modèles, il savait qu’elle venait de décocher une flèche droit dans son talon d’Achille.
-Quoi ?
Dans un premier temps, il fut tellement abasourdi qu’il ne trouva rien à répliquer. Puis, les mots, peut-être pas légitimes, mais portés par sa colère, surgirent dans un flot effréné, qu'il prit malgré tout soin de déverser en sourdine, songeant à l'éventualité terrible que l'intéressée ne débarque à l'improviste.
-Non mais tu débloques !!? Candice est ma meilleure amie ! Je devrais faire quoi ? Arrêter de lui parler ?
Sans doute.
-Eh bien non, Lou ! Non ! Je la connais depuis ma première année, et je ne LUI FAIS PAS DE CÂLINS ! Alors comme ça, tu écoutes ce que les commères aigries balancent dans les couloirs, mais quand il faut me faire confiance à moi, il n’y a plus personne ? Ce n’est pas elle que je bécote.
Mais fut un temps…
-Et elle ne pense pas à me bécoter une seule seconde.
Faux, mais comment pouvait-il le savoir?
-Pas plus que je ne pense à l’embrasser, figure toi !
Faux.
-Alors s’il te plait, ne tente pas de renverser la situation, parce que tu ne me trouveras jamais en train de le faire. C'est toi qu'on embrasse.

Un silence tomba, dur. Les mots faisaient parfois bien plus de mal que les gestes, Orion en prenait conscience. En revanche, ce qu’il ne percevait pas, c’était combien son comportement était dangereux. Il n’avait pas le sentiment de mentir, et pourtant, Candice était associée à de telles images dans son esprit, que c’était tout comme.
Une chose était sûre, les élèves qui passaient autour d’eux leur lançaient des regards intrigués ou avides. Pour la première fois, le couple Sparrow-Moriarty ne se conduisait plus comme une paire de niais incorrigibles, et comme toujours, dans ce genre de situation, les plus mauvaises langues s’en délecteraient.
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Lou A. Sparrow
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MessageSujet: Re: Tout envoyer en l'air [17/10/1999 après le déjeuner]   Lun 6 Mai - 22:50

    Les émotions transperçaient Lou comme des poignards, au rythme des paroles d’Orion. Certains étaient glacés, longs et effilés, et se fichaient droit dans son coeur en déversant un goût amer dans sa bouche. Mais je suis aussi le seul qui te supporte ~ Comment tu aurais réagi si ta graaaande amie Hortensia t’avait embrassé ? (En lui mettant un grand coup de poing dans le nez et en lui faisant avaler ses lunettes trop grandes, probablement, avant de la livrer en pâture à une armée de centaures affamés, ou à Neela Doherty, ça revenait au même). Alors ne me raconte pas de salades ! ~ Ces paroles-là lui faisaient mal comme des coups de poignards. Mais d’autres paroles lui assenaient des coups plus doux, plus soyeux, qui pénétraient dans son corps fluet avec une résonance presque rassurante.  Et peut-être que moi, j’ai envie de t’embrasser tout le temps, et que tout le monde sache qu’on est ensemble. ~
    Elle avait envie de lui crier dessus, et de le serrer dans ses bras de toutes ses forces en s’excusant. Il l’entraînait dans un véritable manège d’émotions et de sentiments, et cela lui donnait envie de crier et de pleurer.
    Mais comme elle détestait pleurer, il ne lui restait plus que la première solution...

    « De toute façon, si Joren essayait de t’embrasser, JE LUI ENFONCERAI DES FOURCHETTES DANS LE VENTRE ! ET ARRÊTE DE TRAITER ALAN DE PERVERS, IL NE L’EST PAS PLUS QUE TOI !!! ET TU CROIS QUOI, QUE ÇA ME FAIT PLAISIR, DE NE PAS POUVOIR T’EMBRASSER TOUT LE TEMPS, PEUT-ÊTRE ???? JE N’Y PEUX RIEN SI JE NE PEUX PAS ! JE SUIS PRÉFÈTE, JE DOIS OBÉIR À MR GRACIA, QUE ÇA ME PLAISE OU PAS !!! TU N’IMAGINES PAS À QUEL POINT C’EST DUR, DE TOUJOURS DEVOIR ÊTRE IRRÉPROCHABLE !!! DE DEVOIR MONTRER LE BON EXEMPLE À TOUT LE MONDE, EN TOUTE CIRCONSTANCE ! Je pensais que tu comprendrais, que tu acceptais de garder ta langue dans ta bouche pour m’aider à ne pas perdre mon insigne, mais en fait non, TU T’EN TAMPONNES L’OREILLE AVEC UN AQUARIUM ! »

    Quelque chose de chaud et d’humide avait roulé sur sa joue au fil de ses paroles assassines, mais elle l’essuya d’un geste rageur, manquant de s’auto-casser le nez. Elle était devenue écarlate à force de crier, et présentait désormais de fortes similitudes avec un homard doté de longs cheveux bruns et d’un uniforme d’écolière, mais elle s’en moquait. Elle voulait juste qu’Orion comprenne, qu’il cesse de l’assaillir de reproches. Elle voulait qu’ils redeviennent comme avant. Amis, amoureux, elle s’en moquait. Elle ne voulait pas que le gouffre entre eux ne s’étende encore, elle ne voulait pas perdre la complicité qui les unissait, pour rien au monde, et surtout pas une stupide histoire de baiser volé....
    Ce fut le moment qu’il choisit pour défendre becs et ongles Candice, sa chère Candice, sa garce de “meilleure amie” aussi belle et drôle qu’insupportable. Sa foutue Candice, tout juste bonne à ce qu’on la remplisse de fluides divers pour la faire taire, la Serdaigle n’en doutait pas une seule seconde. (La joueuse s’excuse, elle ne maîtrise pas les pensées très imagées de Lou !)

    Le silence qui suivit la défense acharnée d’Orion à propos de Candice était épais et gluant, comme de la gélatine. Lou sentait les regards curieux des autres élèves passer de lui à elle, emplis d'une avidité soigneusement camouflée, et elle inspira profondément pour ne pas se remettre à glapir comme une poule au Salon de l’agriculture. Il ne fallait pas qu'elle perde (à nouveau) son calme, il ne le fallait pas... Elle sentait parfaitement qu’elle était sur la corde raide, comme une funambule, et que le moindre courant d’air la précipiterait dans les tréfonds. Mais la chute ne valait-elle pas le coup ?

    « Je ne t’interdis pas de lui parler, pardonne-moi, je ne savais que regarder la poitrine d’une fille était un synonyme » dit-elle lentement, plantant ses yeux dans ceux de son petit ami, avec l’impression que c’était une autre qui parlait à sa place, une créature diabolique qui avait pris son apparence et sa voix, mais avait décidé de jeter au placard toute la guimauve habituelle qui lui tenait lieu d’hémisphère gauche. « Et je ne savais pas que la prendre dans tes bras, puisque parait-il c’est ce que vous faîtes -oui, Lou avait beau avoir plutôt confiance en Orion, elle croyait les “commères aigries”, comme disait le Gryffondor, qui déblatéraient sur les bruits de couloir, puisqu’elle-même l’avait déjà fait ! Mais ça, il n’était pas obligé de le savoir-, n’était pas lui faire un câlin. Dans ce cas-là, je peux le faire avec... Dunstan, par exemple, tu ne m’en voudras pas. » Pourquoi Dunstan ? Parce que c’était un brun aux yeux bleus assez musclé, le plus à même de titiller la jalousie du Gryffondor ! Et parce qu'elle ne voulait pas réutiliser Alan, elle avait peur qu'Orion finisse par vraiment lui casser une clavicule. « D’ailleurs, je vais aller lui "parler" tout de suite, puisqu'apparemment il n'y a pas de problème. Méfie-toi quand même, puisque apparemment il n'y a que moi qu'on embrasse, même si j'ai des doutes. Tu m’excuseras... »

    Et là-dessus, la préfète fit mine de faire volte-face, tout en surveillant attentivement la réaction d’Orion, du coin de l’oeil. Son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine, consciente qu’elle s’amusait peut-être un peu trop avec le feu, pour clouer le bec d’Orion à propos de sa relation avec Candice, alors que sa propre relation avec lui n'était pas vraiment au beau fixe. (Si vous non plus vous n'avez pas compris cette phrase digne du triangle Bella/Edward/Jacob, tapez dans vos mains !)
    Et à trop jouer avec le feu...

_________________
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Can you tell a green field
From a cold steel rail ?
A smile from a veil ?
Do you think you can tell ?...

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Tout envoyer en l'air [17/10/1999 après le déjeuner]

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