Accueil  FAQ  Rechercher  Membres  Groupes  S'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 If you dare ... [Aïden]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Candice Pauson
Come Try Us
Come Try Us


Messages : 551


Feuille de personnage
Gallions: 573
Points de Magie: 185

MessageSujet: If you dare ... [Aïden]   Jeu 13 Juin - 21:40

IF YOU DARE ...
aïden & candice
© Never-Utopia (Sparrow-style)

Ce mardi soir là, la discussion était terriblement animée à la table des rouges et or – encore plus que d’habitude, ce qui était pour ainsi dire équivalent au son d’un bon brouhaha bien fatigant -. Romilda Vane venait en effet de lancer les hostilités en clamant d’une voix qui suintait l’excitation et le potin. « Redwyn a pété un plomb y paraît. Vous aviez su qu’elle avait embrassé Bird à pleine bouche ?! » Concert de glapissements féminins généralisé.
« Birdy-Bird, encore lui ? » s’étonna sa voisine. En ce moment, le Serdaigle les faisait toutes tomber, décidément. « J’en crois pas un traître mot, Romilda. Bethney Redwyn, galocher un mec ? Impossible. »
« Mais si, c’est vrai ! Alors que ce matin-même, elle a dit à cet imbécile de Pritchard ... Tiens-toi bien ... qu’elle voulait sortir avec lui !! Franchement celle-là elle cache bien son jeu, elle fait la nonne mais derrière ... » commenta la reine des commères en chef d’un ton empli de méfiance et de réflexion. La doctoresse en bruits et rumeurs avait parlé.
« Pritchard ?! T’es pas sérieuse ! Graham Pritchard ? Le pote de Pryde, là, le préfet à deux noises, on parle bien de lui ?! » s’étouffa à moitié Candice en avalant son jus de citrouille de travers, avant de partir dans un fou rire assez incontrôlable.
« Ouais. Même qu’après c’est à moitié parti en sucette parce que les trois, là, ils étaient limite prêts à se battre ! » La septième année aux cheveux blonds haussa les sourcils. Alors comme ça, Pryde et Pritchard se mettaient sur la tronche pour savoir qui aurait les faveurs de Redwyn ? Eh bien eh bien ... Voilà qui était intéressant et anormal à la fois. « Ouais, j’ai tout vu, et purée d’Troll, c’était vraiment n’importe quoi ! » s’exclama Ellaria, que ces futilités d’adolescents avaient apparemment un peu choqués et blasés en même temps. Toutes ces chamailleries pour des histoires d’amoureux ! Candice, quant à elle, essuya la commissure de ses lèvres, apaisant son hilarité pour se décider à quitter la tablée et rejoindre tranquillement la salle commune. Bouquiner un peu avant d’aller en cours, ou alors traîner dans les pattes d’une amie, ou faire une sieste ... Elle aviserait au moment venu.
« Ah, ces Serpentards, je vous jure ... Bon, à tout à l’heure en astronomie les filles ! » leur lança t-elle d’un ton joyeux avant de quitter la tablée pour remonter l’allée principale de la salle de repas et retourner vaquer à ses activités. La jeune fille se sentait un peu plus apaisée, les épaules légèrement allégées ; elle avait d’ailleurs même l’ombre d’un sourire flottant sur ses lèvres.
 
Oubliée, la colère de la veille au soir après sa discussion avec Gracia. Oublié, ce moment stupide de fatigue et d’abandon de soi il y avait seulement deux heures à peine dans le potager. S’être laissée aller seulement cinq petites minutes toute seule lui avait un peu lavé le cœur de ses peines actuelles, et Candice se sentait à nouveau d’aplomb pour finir la semaine. De toute manière, elle n’avait pas le choix. Et quelle meilleure stratégie que de se gausser des malheurs d’autrui pour se changer les idées ? Les mésaventures de Bethney la faisaient encore intérieurement rire alors qu’elle sortit de la Grande Salle.
 
Là, sûrement un hasard parfait, son regard tomba sur une silhouette masculine familière qui lui tournait involontairement le dos. Visiblement des plus occupés, le jeune mâle en question avait l’air d’être aux prises avec deux charmants spécimens féminins, plutôt bien apprêtés et conditionnés. Les iris de la Gryffondor se plurent à détailler quelques instants la situation pour mieux l’appréhender de loin : Aïden d’Alençon, Poufsouffle de sixième année de son état, était cordialement en train de conclure avec non pas une, mais deux filles au même moment ! L’occase était trop belle ! Et tout ça avec l’air le plus décontract’ du monde – enfin, c’est ce qu’elle devinait à sa dégaine de dos -. Et les deux concernées, des quatrième ou cinquième années à vue de nez – l’une à Poufsouffle et l’autre à Serdaigle – semblaient largement apprécier et répondre à la parade nuptiale. Y en a qui s’emmerdaient pas trop, à Poudlard ..., songea avec amusement la blondinette avant de s’avancer, le plus naturellement du monde, vers le petit trio impromptu.
 
Candice n’avait aucun grief retenu contre Aïden. Pour être même particulièrement honnête, le jeune homme la faisait bien trop souvent rire et avait toujours été un camarade sympathique à ses yeux. Leur amitié ne pouvait cependant pas être qualifiée de basique quand on savait que généralement, les noms de d’Alençon et Pauson revenaient bien trop souvent dans la même phrase accompagnés du terme « retenue ». Peut-être, mais rien n’était jamais sûr, à cause des innombrables défis, plus ou moins culottés, qu’ils se balançaient irrésistiblement l’un à l’autre quand ils en avaient la possibilité. Ah ça, des heures à récurer les chaudrons de la salle de potions ou à dépoussiérer les vieux portraits de la galerie, ils en avaient passées ! Et ça forgeait de bons liens bien solides, indéfectibles même. C’est dans l’adversité qu’on sait se serrer les coudes, hé !
 
Aussi la rouge et or avait choisi de venir taquiner son ‘collègue’ en même temps qu’elle le saluait, et ce de la manière la plus candicienne qui fut. « Ca aloooooors, mais c’est ce cher d’Alençon ! Encore occupé de draguer les minettes ? C’est ta p’tite copine qui va être contente, tiens ! » clama l’arrivante d’un ton joyeux, se plaçant à côté du blondinet qu’elle tapota de l’épaule avant de couler un regard vers les deux femelles déjà « sur le coup ».
 
Femelles – ou plutôt, demoiselles, pardon – qui n’eurent pas l’air de goûter à la blague. Soudainement refroidies, les deux élèves de se confondre en excuses soudainement mal arrangées, prétextant des devoirs et d’autres doléances qui n’attendaient pas pour filer vers le grand escalier. Dis donc, c’est qu’elles prenaient vite la poudre d’escampette les deux donzelles ! Ca lui rappelait les fois où Candice s’était aussi amusée à faire capoter les plans foireux de Léandre ... Elle se mordit la lèvre pour ne pas éclater de rire trop fort avant de se retourner vers Aïden, quittant du regard ses deux ex-interlocutrices.
 
« Désolée, mais c’était trop tentant. Et puis bon honnêtement elles étaient pas canon. Si tu comptais te faire accompagner au bal par l’une de ces filles-là, c’est que t’as sérieusement revu à la baisse tes critères de sélection ! » plaisanta la septième année avant de demander, le plus faussement sérieusement du monde. « Allez. Sans rancune ? »


Dernière édition par Candice Pauson le Mar 18 Juin - 13:12, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Aïden O. D'Alençon
We Never Surrender
We Never Surrender


Messages : 221


Feuille de personnage
Gallions: 221
Points de Magie: 59

MessageSujet: Re: If you dare ... [Aïden]   Ven 14 Juin - 0:49


    Spoiler:
     

    - … Et là, un truc de ouf : un immense requin se pointe et me barre la route. Genre, avec l’aileron qui traverse la surface de la flotte : le truc qui t’annonce que tu vas pas tarder à rendre l’âme.

    Les deux sorcières étaient en haleine. Il fallait dire que l’histoire était assez fascinante.

    - ... Franchement, à ce moment là tu te dis que t’es cuit parce que si y’en a un, y’a pas de raison qu’il y en ait pas deux, voire trois. Ou plus encore...

    Elles approuvèrent avec énergie, apparemment entièrement d’accord, bien qu’elles ne puissent décemment pas prétendre à la moindre connaissance de la navigation et de la faune marines.
    C’était ça qui était plaisant : elles étaient obligés de le croire sur parole. Ah, la toute puissance. Un met des plus délectables.

    - Et alors, il s’est passé quoi, du coup ?, s’enquit celle de droite dont Aïden avait malheureusement oublié le prénom.

    C’était dommage, parce qu’il la trouvait plus mignonne que celle de gauche… Enfin, il n’était pas bien difficile, non plus.

    - Le requin se pointait à toute allure, donc j’ai fait mon max pour sortir ma baguette parce qu’elle était toujours coincée dans les mailles du filet… Et puis au moment où le requin ouvrait grand sa gueule pour me choper une jambe, je l’ai pointée vers lui et-
    - La magie, ça marche sous l’eau ?, l’interrompit celle de gauche, Harriet se remémorait Aïden.
    - Bien sûr, assura ce dernier avec un rictus madré.
    - Du coup, t’as fait quoi ?, le pressa l’autre inconnue, faisant taire son amie d’un regard.
    - Je l’ai transformé en crevette.

    Il conserva un air tout à fait sérieux, sans laisser naître le rire traître qui ne demandait qu’à sortir de sa bouche. Les deux filles se concertèrent d’un air impressionné éloquent. Aïden lutta de plus belle et pinça légèrement ses lèvres, histoire de ne pas les laisser comprendre qu’il se foutait ouvertement de leurs gueules.

    - C’est dingue, lança Harriet. Tu ne trouves pas, Sophina ?

    SOPHINA, c’était ça ! Putain, bénie sois-tu, Harriet.

    - C’est clair, confirma la prénommée Sophina en adressant une œillade appuyée au Poufsouffle.

    Elle finit par balancer sa chevelure derrière ses épaules avec l’habileté que confère l’habitude. Il la regarda faire, un sourire au coin des lèvres.

    - Tu as toujours de formidables histoires à raconter, d’Alençon. Gray nous a même dit que tu avais vécu des aventures avec des sirènes… C’est vrai… ?

    Aïden se mordit la langue pour ne pas ricaner : James était vraiment un copilote de talent.

    - Ouais, je te raconterai la prochaine fois, promit-il en omettant un peu de regarder Harriet, ce qui valut à Sophina un regard aigre de la part de cette dernière.
    - Tu as une cavalière pour le bal de la fin du mois… ?, s’enquit-elle soudain.

    Sophina sembla ne pas apprécier cette question provocante et était sur le point de renchérir, quand le trio fut interrompu.

    - Ça aloooooors, mais c’est ce cher d’Alençon !

    Ah, cette voix. Aïden se retourna, pourtant déjà presque certain de l’identité du gêneur. Ou plutôt de la gêneuse. En effet, Candice Pauson avançait dans le corridor pour rejoindre leur niveau, un sourire radieux sur les lèvres et les yeux pétillants de malice. Il devinait qu’elle n’avait pas fini son invective à la manière sournoise et victorieuse qu’elle avait de le regarder. Il était malheureusement trop tard pour enrayer sa fourberie… Candice posa fièrement sa main sur son épaule, comme sur le point de faire une confidence.

    - … Encore occupé de draguer les minettes ? C’est ta p’tite copine qui va être contente, tiens !

    Échec et mat. Aïden se détourna lentement de la Gryffondor pour accorder son regard aux autres jeunes filles : les deux lui adressaient un regard désapprobateur et quelque peu outré. Dans le fond de leurs prunelles, cela dit, il pouvait clairement lire une pointe d’hostilité à l’égard de la nouvelle venue.
    Elles finirent par prendre congé, plutôt amères à l’égard du déroulement des choses.

    Aïden se retourna vers la Gryffondor, toujours en train de les regarder partir. C’était presque comme si elle leur faisait coucou pour leur dire au revoir… Le Poufsouffle esquissa un sourire à la fois réellement amusé, et proprement désespéré.

    - On ne pouvait pas me laisser en avoir une, pour une fois ?

    Ce n’était pas la première fois qu’on lui plombait ses plans. La dernière fois, Neela avait pris un malin plaisir à faire déguerpir sa proie précédente. A part ça… Jack avait fui ; Sasha menaçait de lui couper les extrémités ; et Roxane ne pouvait pas l’encadrer. Ouais, Aïden avait un sérieux souci avec la gente féminine, sans déconner.
    C’était comme une vaste ligue créée pour l’empêcher de serrer des meufs.

    - Désolée, mais c’était trop tentant. Et puis bon honnêtement elles étaient pas canon.

    Aïden haussa sarcastiquement un sourcil sans perdre son sourire.

    - Si tu comptais te faire accompagner au bal par l’une de ces filles-là, c’est que t’as sérieusement revu à la baisse tes critères de sélection !

    Cette fois, il leva clairement les yeux au ciel en laissant échapper un petit rire.

    - Allez. Sans rancune ?
    - Bah voyons, rétorqua-t-il d’une voix claire. Si tu crois que tu vas t’en sortir aussi facilement… Tu sais ce qui se passe quand tu viens me chercher des noises, Pauson…

    Oui, ils en faisaient en fait conscience commune. A chaque fois, leurs jeux dégénéraient et il n’y avait pas de raison que cette fois-ci soit différente. C’était de la course à la retenue pure et simple, sans déconner…

    - Mais si tu es si prompte à me ruiner mes coups, j’ose penser que c’est parce que tu as assuré tes jolis arrières…, lança-t-il avec un sourire narquois. Ou alors, c’est peut-être parce que tu es simplement jalouse…, murmura-t-il la voix plus basse, feignant de dispenser un secret bien gardé.

    Il ne fallait pas rêver, cela dit.

    - Mais parlons peu, parlons bien. T’as vraiment le sang froid pour t’attaquer comme ça à ma formidable personne, l’avertit-il d’un ton faussement nonchalant. Voyons si tu l’auras au point d’oser faire ce que je te propose...

    Aïden esquissa un sourire proprement machiavélique et se pencha un peu plus vers elle.

    - Cap de faire croire à Buttercup que tu veux l’inviter au bal ?

    Avant qu’elle ne puisse dire quoi que ce soit, il désigna du menton les environs loin d’être déserts.

    - Devant tout le monde. D’une voix bien forte et bien claire, précisa-t-il avec un soin très savouré.

    Il finit par arborer une expression un peu navrée, bien éloignée de ses intentions.

    - A moins, bien sûr… Que tu n’aies pas les tripes, Pauson.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Candice Pauson
Come Try Us
Come Try Us


Messages : 551


Feuille de personnage
Gallions: 573
Points de Magie: 185

MessageSujet: Re: If you dare ... [Aïden]   Lun 17 Juin - 23:10

« Tu as tout faux mon petit Blaireau. » lui répondit-elle avec une sagesse adorable, avant de considérer son offre ... et de se demander quelle réponse serait la plus adaptée entre un grand éclat de rire bien bruyant et un non de la tête catégorique.
 
Mais la phrase qu’il ne fallait pas dire fut lancée, et le pire, c’était que le blondinet savait pertinemment que c’était le genre de choses qui la faisait marcher à tous les coups dans toutes ses combines foireuses. Le défi. Elle ne savait pas résister à ça, pas plus qu’à la provocation pure et simple de lui sous-entendre qu’elle n’était qu’une planquée. Mettez en doute sa témérité et le tour est joué !
 
Aussi se redressa t-elle un tantinet avant de jouer l’indifférente pourtant résolue à en découdre. « Comme tu voudras, Aïden. Mais ne viens pas te plaindre du retour du bâton, d’accord ? » Candice leva les mains, signifiant clairement par là que la suite des évènements n’appartenait guère plus au jeune homme et qu’il avait tout intérêt à assumer ce qu’il provoquerait par la suite. A reculons, la blondinette commençait à s’éloigner de son homologue capillaire, sans même regarder derrière elle. « C’est toi qui as commencé, après tout … Et puis c’est p— OOOH mon dieu ! »
 
Boum, patatra, voilà ce qui arrive quand on ne regarde pas où on va ... L’erreur est humaine, à moins que ce regard bleu pétillant ne fut bien plus traître qu’il ne le laissait croire, et que tout était judicieusement calculé. Candice avait-elle fait exprès ou non ? On ne pouvait pas encore le deviner, même si Aïden devait bien avoir son idée sur la question : il la connaissait assez pour la connaître capable d’un certain nombre de choses.
 
« But… Edgar, ça va ? Rien de cassé ? Oh lala, vraiment désolée, je suis sin-cè-re-ment désolée ! J’espère que je ne t’ai pas fait de mal ! En plus, faire tomber une telle œuvre par terre, quel gâchis ! » minauda t-elle, les mains plaquées contre ses joues, la bouche en cœur et le regard papillonnant. Il ne manquait plus que le rose aux joues pour que tout soit parfait ! C’était même atrocement drôle, presque ironique quand on savait que par terre gisait un exemplaire assez surréaliste intitulé Les désolations désolantes de Sadie O’Happy. Tout un programme digne de Buttercup, le poète maudit de Poudlard. « Je t’en prie, prends donc appui. » suggéra Candice d’un ton des plus suggestifs alors qu’après cette délicate rime plutôt inspirée, elle tendait son bras et sa main pour aider le garçon à se relever
 
Mais c’était mal connaître Edgar, qui en plus d’être pédant et obsédé par les alexandrins, avait horreur des filles comme elle. Il faut dire qu’en temps normal, Candice était loin d’être une illustre romantique adepte des histoires pittoresques et des manières chevaleresques. Bon, ce n’était pas une brute épaisse non plus, mais elle avait ses manières et son franc-parler pour elle qui la précédaient. « Arrière, Pauson ! Que me veux-tu ? » s’exclamait donc le pauvre hère acculé au sol, qui se redressa presque dans un bond, ses yeux traquant avec méfiance la rouge et or. Autour d’eux, ça commençait un peu à s’agiter paresseusement. « Waouh, détends-toi Edgar. En fait tu tombes très bien. Ca fait longtemps que je me demandais ça, mais tu vois, je profite que nous soyons là, réunis par ce hasardeux Destin si fataliste et miséricordieux à la fois … » Il roula des yeux, bien que l’évocation ne dut pas lui déplaire car le concerné resta planté devant la septième année, attendant que celle-ci daigne accoucher.
 
Et, que l’on le crut ou non, Candice se jeta à l’eau comme on plonge dans la fosse aux lions : sans avoir froid aux yeux. D'une voix claire et bien placée, elle entonna plus à la cantonnade que sur un timbre intimiste. « Hem. Edgar, serais-tu enchanté à l’idée que de m’accompagner en tant que cavalier au bal d’Halloween, ô toi grand prophète des … euh … citrouilles et des sardines ? » acheva t-elle avec hésitation, peu convaincue de sa dernière trouvaille lyrique.
 
Il y eut un silence assez étrange, avant que quelques gloussements parcoururent l’assemblée les entourant, et quelques chuchotis faisant frémir les vagues humaines. Oui, Pauson venait d’inviter Buttercup au bal devant pléthore de témoins, et le moins qu’on puisse dire, c’est que personne ne s’attendait à celle-là. Edgar, lui, finit par s’arrêter à une carnation cutanée proche de la pivoine avant de déclamer, visiblement peu enjoué. « Tu trouves ça drôle, Candice ? Mais tes perfidies sont pleines de vices ! Je ne trouve vraiment pas marrant que tu abuses de mon affaiblissement ! Surtout pour m’inviter à ce bal, qui n’est qu’une fête stupide et …. Commerciale ! Et me parodier en poésie, crois-moi, tout ça me rend très aigri !! » Tellement aigri qu’il récupéra son précieux bouquin dans un geste qui se voulut des plus rageurs, lui asséna un regard accusateur à faire froid ... nulle part, et s’en alla dans de grands mouvements de bras en moulinets et de cape qui se froisse.
 
« Mais, attends, Eddy, enfin … » marmonna pour la forme la lionne avant de secouer la tête, une envie de rire chatouillant son ventre. Quelle diva, ce Ed’, tout de même. Candice soupira avant de se retourner, bras croisés sur la poitrine, son regard trahissant malgré elle le plaisir qu’elle avait pris à ce petit jeu, une fois de plus. « Bravo, j’espère que tu es content, d’Alençon, je viens de me bouffer un vent magistral devant la moitié de l’école. » Pour ce que ça représentait, Candice s’en fichait plutôt pas mal, mais bon, il était toujours de bon ton de jouer les offusquées. « Franchement, c’était cher payé pour ce que je t’ai fait. » Le silence qui suivit ce commentaire ne présageait rien de bon, et le regard circulaire qui balaya rapidement le grand hall de Poudlard non plus. Jusqu’à ce que ses pupilles freinent leur mouvement et s’arrêtent, et que la commissure de ses lèvres roses s’étirèrent très lentement.
 
« Mais tu vas avoir le droit de te rattraper pour qu'on soit quittes. Je suis sûre que Peach meurt d’envie de faire un petit pas de deux avec toi, ce serait très gentleman de l’inviter à pratiquer un peu, tu sais, histoire d’être prête pour le grand soir … Un slow langoureux … » acheva t-elle d’un ton des plus badins, couvant Aïden d’un regard qui était assez limpide : si tu le fais pas, c’est que t’es un dégonflé. « Cap ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Aïden O. D'Alençon
We Never Surrender
We Never Surrender


Messages : 221


Feuille de personnage
Gallions: 221
Points de Magie: 59

MessageSujet: Re: If you dare ... [Aïden]   Mar 18 Juin - 3:52



    Si l’impassibilité était une vertu, et à fortiori un symbole avéré de la maîtrise de soi, on aurait pu aujourd’hui, ici et maintenant, sacrer Aïden Océanite d’Alençon d’une couronne de laurier… Car l’exploit qui venait d’être accompli devant ses yeux était aux siens proche du prodige. En vérité, il avait dû employer la moindre miette de sa contenance afin de ne pas laisser échapper une exclamation d’admiration, ou plus simplement un éclat de rire absolument incontrôlable.
    Candice Pauson venait une fois de plus de le bluffer.

    Si Edgar Buttercup quittait la scène sans vraiment se laisser prendre au jeu, le teint blême arboré bien malgré lui par sa figure achevait rapidement de détromper sa démarche fière. Aïden était à peu près sûr que cette scène le hanterait jusqu’à ses ASPICS, voire plus encore. Il ne se lasserait en tout cas pas de lui rappeler cet épisode jusqu’à la fin de leur septième année respective.

    Le Poufsouffle reporta donc son regard perçant sur la jeune-fille s’étant ré-avancée jusqu’à lui. Cette dernière ne manqua évidemment pas de l’apostropher avec une morgue tout à fait divine, le blâmant sans détours pour le déshonneur qu’elle venait de s’infliger, suite à sa seule provocation. Aïden ne se retint plus vraiment d’esquisser un rictus narquois et de l’écouter continuer à le narguer : il savait pertinemment que son discours déboucherait bientôt sur sa chute inévitable… Avant qu’elle n’y parvienne, cela-dit, il tint tout particulièrement à lui signifier une minuscule parcelle de ce qu’il pensait vraiment de sa performance.  

    - Bien joué, concéda-t-il simplement, tout en essayant évidemment de conserver toute trace d’engouement hors de ses traits. Non, vraiment, c’était très spirituel. Je ne sais pas si tu as vu, mais j’ai même pris des notes à un moment.

    Sarcasme, en avant. C’était ce qui permettait le mieux de dissimuler Dame Sincérité. Faire des compliments à Candice Pauson ? Et puis quoi, encore ? Même pas pour des gallions, sans rire. Bon, tout cynisme mis à part, elle avait brillamment abattu ses cartes : il était obligé de le reconnaitre. Mais il n’était plus vraiment l’heure de s’attarder sur le chef-d’œuvre de la Gryffondor car un défi en amenait fatalement un autre… Et celui avec lequel elle venait de l’invectiver était tout aussi vénéneux que le sien. Hortensia Peach ? Vraiment ?
    Il savait comment tout cela allait se terminer, et ce ne serait pas bon pour lui… Car évidemment, il n’allait certainement pas dire non… Et même s’il gagnait le défi, Hortensia avait la fâcheuse tendance de se souvenir de tout ce qui avait osé un jour entrer en contact avec son enveloppe corporelle. N’allons même pas imaginer qu’elle oublie quiconque avait posé sa main sur elle. Or dans le cas présent, il devait y poser les deux. La multiplication des emmerdes, une science sûre.

    Aïden n’arbora une grimace qu’un court instant, davantage pour lui rappeler la teneur de ce qu’elle lui demandait de faire, que par simple mégarde. Il finit par laisser une mine sournoise, tout à fait à propos, envahir ses traits.

    - Tâche de ne pas trop l’envier, tu veux ?

    Ah, la bonne plaisanterie. Comme s'il était possible d’envier Hortensia Peach.
    Mais, ce n’était pas le moment de penser à ça. Il avait bien mieux à faire, autrement dit, prouver à Candice qu’il était on-ne-peut-plus capable de surmonter cette douloureuse épreuve, avec le sourire victorieux de celui qui n’a peur de rien. Gryffondor ? Peut-être pas, mais les Poufsouffle sont bien mieux, c’est connu.

    Aïden leva les yeux vers le plafond en clef de voute et le fixa le temps de prendre une longue inspiration destinée à emplir ses poumons à fond. Et puis, il se retourna, parcourant le sol du regard pour y repérer toute dalle traîtresse susceptible de lui ruiner à tout jamais son image auprès de Candice… Même si de toute manière, cette dernière ne devait pas être bâtie d’or et de platine.

    Lorsqu’il leva les yeux, il savait déjà qu’elle n’était plus qu’à quelques mètres. La proie portait en vérité un parfum si éreintant pour les narines qu’on devait pouvoir la flairer à plusieurs couloirs de là.

    - Eh, à quoi tu penses, Hortense’ ?, lança-t-il en s’approchant d’elle, un sourire radieux sur le visage, la tête penchée sur le côté comme s’il parlait à un enfant en bas âge.

    Mademoiselle Peach leva immédiatement ses yeux luisants du livre à l’envers qu’elle tenait entre les mains. Il savait pertinemment qu’elle n’avait rien manqué de la scène précédente avec Buttercup et devrait se montrer prudent avant de choisir ses mots. Ce n’était pas une grande cérébrale, mais sous-estimer l’ennemi, c’était risquer de se prendre un coup de canon. Encore, un râteau de la part d’Edgar, ça passait… Mais un râteau d’Hortensia, ça, c’était vraiment mauvais pour l’estime de soi et la réputation.

    - Ze zuis en pleine lecture, figure-toi !, le réprimanda-t-elle moitié, sans doute pour se donner l’air farouche.

    « Confessions intimes d’une ensorceleuse d’hommes », Gilberta Delasolitude.
    Tout un programme.

    - Za… Ça à l’air passionnant, dit-il en refrénant l'insidieux sarcasme venu se perdre entre ses syllabes.

    Bon sang, elle l’aurait presque fait zozoter, sans déconner. Il fallait qu’il prenne de plus grandes pincettes, car sa bouche serrée et ses sourcils froncés, se rassemblant en une espèce de limace poilue au-dessus de ses binocles, n’étaient pas pour le rassurer.

    - Qu’ez que tu veux z’exactement, d’Alenzon ?, s’enquit-elle, l’air méfiante et désespérément curieuse à la fois.

    Sa prononciation de son nom de famille manqua de faire complètement rater toute la manœuvre. Aïden fixa le sol un instant, se concentrant sur ses cauchemars les plus horribles pour s’empêcher de rigoler. Puis… Ayant retrouvé sa contenance perdue, il la dévisagea un moment sans rien répondre, déjà depuis longtemps convaincu que le seul moyen sûr pour déstabiliser une fille était de ne pas répondre à ses questions. A son silence, il vint allier un rictus allusif, y piquant finalement une mine un peu secrète.

    - Il faut que je te dise quelque chose… Bien sûr, ça devra rester entre nous, murmura-t-il en se penchant vers elle, sur le ton de la confidence.

    En un tour de mains, les yeux d’Hortensia se remplirent d’une impatience presque comique. Elle s’était elle-même penchée vers lui sans s’en rendre compte, absorbée presque entièrement par son soi-disant épanchement.

    - Oui ?, l’engagea-t-elle à continuer.
    - Promets que tu ne répèteras pas, la coupa-t-il.

    Il fallait lui faire croire que toute la responsabilité de cette conversation reposait sur ses épaules : qu’elle dominait la situation. Quand elle en serait persuadée, la partie serait aux trois-quarts gagnée.

    - Ze promets, chuchota-t-elle, une nette lueur de malhonnêteté dans le regard.
    - D’accord. En fait, tu vois Candice Pauson, de Gryffondor… ?

    Hortensia leva les yeux pour observer cette dernière, mais Aïden attrapa sa main avec célérité pour la détourner de son observation.

    - Ne la regarde pas, elle va savoir qu’on parle d’elle, précisa-t-il la voix encore plus basse, feignant une inquiétude bien trop zélée pour tromper quiconque, sauf Hortensia Peach.

    La Serdaigle reposa ses yeux sur lui, absolument exaltée par ce qui était en train de se passer. Elle était en train de se voir confier un scoop amoureux, elle en était sûre. Et c’était parfait comme ça.

    - Je la trouve juste… Trop belle. Trop marrante… Je sais que les gens la trouvent un peu particulière parfois, mais moi ça me plait.

    Hahaha, si blondie l'entendait. Mais il resta concentré sur Hortensia : c’était comme s’il lui chantait des psaumes d’adoration. Elle le regardait, possédée par ses propos.

    - J’aimerais bien qu’elle et moi, on arrête nos gamineries pour qu’elle me tombe dans les bras, si tu vois ce que je veux dire.

    Il avait ponctué sa phrase d'un bref haussement de sourcil allusif, couplé d'un léger coup de langue à la commissure de ses lèvres. Oh oui, elle voyait, maintenant.

    - ...Mais j’ai besoin de toi.

    Sans doute la phrase la plus difficile à prononcer de toute cette comédie.

    - Si tu arrives à m’aider, je dirais que t’es le cupidon de Poudlard, Hortense’.

    Il laissa passer un moment.

    - ... Et aux gars que tu veux que t’as été mon meilleur coup au lit, aussi.

    Il n’en fallut pas plus pour achever de charmer l’aiglette.

    - Mais jamais z’on…
    - Personne n’a besoin de le savoir. Je le dirais de manière très gentleman, je te promets.

    Bah voyons. C'était totalement son genre, en plus.

    - Qu’ezt que tu veux que ze fazze, au zuzte ?
    - Je sais que je lui plais, moi-aussi.

    Le Poufsouffle jeta un regard derrière son épaule, jaugeant Candice brièvement avec un machiavélisme ravi.  

    - Et je suis sûr que si elle se rendait compte qu’elle est jalouse, elle réaliserait qu’elle veut que…, continua-t-il en reportant son regard sur la Serdaigle.
    - Que tu zois zon étalon !, finit Hortensia, avec un sourire absolument effroyable.

    Peut-être pensait-elle avoir fait de l’esprit… Ou quelque chose de ce genre.

    - ... Du coup. Je me demandais…, éluda-t-il. Est-ce qu’on pourrait danser, là, toi et moi ?

    Ouh, ce fut un coup dur car toute couleur sembla quitter le visage d’Hortensia. Visiblement, cette proposition n’était pas pour lui plaire.

    - Danzer ? Izi ?

    Aïden sourit machinalement, essayant de retirer la moindre impression de moquerie de son visage, au profit d’une expression plus confiante et rassurante.

    - Oui… Bon… Je comprends si tu ne veux pas…, murmura-t-il tout de suite, l’air un peu dépité.

    Il fallait à tout prix qu’elle sente qu’elle récupérait le pouvoir, car il semblait très clair qu’elle ne le sentait plus en sa possession.

    - Je demanderai à Neela…, susurra-t-il en glissant un coup d’œil vers la Grande-Salle.
    - Non, ze le fais, ze le fais, céda-t-elle aussitôt.

    Son aversion pour Neela Doherty était une aide précieuse. Il faudrait absolument qu’il offre une immense boite de chocolat à Neela pour ce coup de pouce inestimable, même si totalement involontaire.

    - Mais z’a pas de muzique !

    Ça, ce n’était pas une super nouvelle. Mais heureusement, Morgan l’avait emmené au cinéma l’été passé… Et les films moldus vous apprenaient bien des choses. Merci Patrick Verona.
    Il haussa lentement les épaules en étirant ses lèvres dans un sourire madré. Sa main droite vint saisir le livre d’Hortensia et il le posa par terre, conservant ses yeux plongés dans les siens. Quelques instants plus tard, il l’attrapait avec fougue pour la coller contre lui et plaçait les bras de la jeune fille derrière sa propre nuque. Bon sang, son parfum ne s’arrangeait pas avec la proximité.

    -… You’re just too good to be true… Can’t take my eyes off of you. You’d be like heaven to touch… I wanna hold you so much, murmura-t-il de plus en plus fort, prenant diablement sur lui pour ne pas faire dérailler sa voix, tant il se retenait de rire.

    Bientôt, sa voix emplit tout le grand hall et des gens se mirent à regarder le drôle de duo qu’il formait avec Hortensia, surtout pour se foutre de leurs gueules.

    - At long, last love has arrived… And I thank God I'm alive… You're just too good to be true… Can't take my eyes… off of you !

    Sans attendre, il lui fit faire une pirouette sur elle-même et en profita pour se retrouver face à Candice, un peu plus loin, lui adressant un clin d’œil particulièrement insupportable.

    - I love you baby, and if it's quite alright ! I need you baby to warm the lonely nights ! I love you baby, trust in me when I say !, continua-t-il de chantonner à tue-tête, se ridiculisant ainsi probablement jusqu’à la fin de l’année.  Oh pretty baby, don't bring me down I pray ! Oh pretty baby, now that I've found you, stay ! Let me love you, baby, let me love you ! (1)

    Machinalement, certains élèves applaudirent leur stupidité un bref instant. Hortensia se laissait virevolter, comme conduite au septième ciel… Du moins, jusqu’au moment où elle s’approcha dangereusement de l’oreille d’Aïden.

    - Tu zais ze qui pourrait la rendre encore plus zalouze ?, chuchota-t-elle.

    Euh...
    Et c’est là qu’elle écrasa violemment ses lèvres contre les siennes, à son plus grand dam. Des éclats de rire stridents, ainsi que des sifflements faussement admiratifs, résonnèrent tout autour d’eux : brillant, génial.
    Il remercia tous les dieux de sa connaissance lorsque Hortensia s'écarta de lui. C’est le moment très opportun qu'elle choisit pour s’approcher de Candice.

    - Zotte ! Ne voiz-tu donc paz que ze n’est pas pour moi qu’il brûle d’amour comme za ! Z’est pour toi, Candize !

    C’en fut un peu trop pour Aïden, qui éclata purement et simplement d’un rire trop longtemps contenu. Au moins, il avait en quelque sorte réussi son défi… Plus rien d’autre ne comptait vraiment.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Candice Pauson
Come Try Us
Come Try Us


Messages : 551


Feuille de personnage
Gallions: 573
Points de Magie: 185

MessageSujet: Re: If you dare ... [Aïden]   Mar 18 Juin - 23:19

« Je vais essayer. » ironisa t-elle du bout des lèvres.

Candice était pour ainsi dire dans l’expectative. En six ans, les deux élèves de Poudlard avaient eu le temps d’expérimenter et d’épuiser leurs ressources, mais à chaque fois qu’ils se prenaient à relancer leur étrange compétition, la Gryffondor avait l’impression qu’ils demeureraient inépuisables. Peut-être jusqu’au défi de trop, jusqu’à ce qu’une limite à ne pas dépasser soit franchie. Elle ne voyait pourtant actuellement aucune raison à ce qu’ils s’arrêtent, car à chaque fois c’était la même hilarité, les mêmes souvenirs qui se créaient, et qu’il n’y avait en tirer que du bon.

Aussi la rouge et or patientait avec un calme étrange tout en sachant très bien en son for intérieur qu’elle était impatiente de voir par quels trésors d’ingéniosité Aïden saurait s’en sortir. La partie n’avait pourtant pas l’air d’être gagnée pour l’heure mais bizarrement, la septième année était persuadée que le Poufsouffle avait déjà dans sa tête un plan bien huilé qui allait être des plus détonants.

Pour ne cependant pas avoir l’air d’une grue qui espionnait les moindres faits et gestes de son camarade, ‘Dice se chargea de fouiller dans son sac à la recherche d’un objet quelconque pour paraître occupée et non suspecte, et tomba sur une brochure magique faites par un des élèves qui avait sûrement voulu inaugurer un nouveau club à deux mornilles dans l’école. Après tout, même si les deux comparses ne lésinaient pas sur la difficulté des challenges qu’ils s’envoyaient à tour de rôle, ils demeuraient bons joueurs et ne sabotaient jamais – ou presque ... – les desseins de l’un et de l’autre.

Aussi la jeune femme se prit-elle à jouer les James Bond sorcières en se plongeant pour de faux dans la lecture du petit papier glacé animé, ses yeux ne manquant pourtant pas de faire des allers-retours réguliers et furtifs entre sa lecture ô combien trépidante et l’étrange duo qui discutait, discutait ... Non sans à leur tour lui jeter des regards intrigués, presque méfiants. Par Godric, Aïden était en train de l’impliquer ou elle rêvait ? Non, elle était légèrement paranoïaque. Quoique. Le coup d’œil que lui envoya à ce moment précis le blondinet ne la rassura pas davantage sur la teneur de la conversation qui se déroulait sous son œil alerte. En tout cas, le sujet avait l’air de tenir la concernée en haleine. Ses lunettes manquaient presque de glisser sur son nez tant elle se penchait pour être au cœur de la confidence. Et soudainement, Tortensia se leva pour se retrouver attrapée avec autorité par un Aïden passé maître dans l’art de jouer les jolis-cœurs. Peach était donc tombée dans le panneau.

Ce qui se passa par la suite n’eut cependant plus rien à voir avec ce à quoi elle s’était attendue ou imaginée. Avec toute sa dextérité, le sixième année embarqua Tortensinator dans une petite valse romantique qui ne manquait pas d’originalité puisque Monsieur avait l’audace flamboyante de s’accompagner au chant. Lui-même. Candice se mordit douloureusement la lèvre pour ne pas rire bruyamment. Cela dit, elle avait laissé complètement en plan sa brochure et regardait les deux tourtereaux danser aux yeux de toute la population poudlardienne avec une fascination hilare. Il était sérieusement en train de se ridiculiser mais n’en avait semble t-il cure. Ce qui en rajoutait au comique de situation.

La cerise sur le gâteau ne fut cependant pas lorsqu’Hortensia tournoya sur elle-même à sept reprises sans perdre le nord, mais lorsqu’elle se rapprocha dangereusement de son cavalier improvisé pour pénétrer dans son espace vital intime et l’embrasser farouchement, sous une pluie de sifflets racoleurs et de rires redoublant dans l’assistance. Candice, elle, était bouche bée. Le salaud, il était largement en train de la surpasser ! Elle lui avait donné les pires paramètres possibles et il était tout simplement parvenu à réaliser une sorte de sans-faute.

Se faire traiter de sotte par Hortensia Peach était de fait un agréable paradoxe dont elle n’avait même plus réellement conscience depuis ce qu’elle venait de voir de ses propres yeux. C’était même proprement surréaliste. Aussi fut-ce peut-être pour cette raison majeure que la blondinette n’eut strictement rien à répondre à sa consoeur bleue et bronze sur le moment, rien à part un sourire large, silencieux et éclatant qui n’était que le dernier rempart avant qu’elle se mette à rire. Ce qu’elle finit par faire, cédant à une pulsion trop irrépressible pour que sa bonne résolution tienne une seconde de plus.

Hortensia, elle, à bout de souffle et les joues rosies, n’avait pas l’air de comprendre. « Ze n’est pas drôle, Candize ! Z’est même tout ze qu’il y a de plus zérieux ! » sermonna cette dernière.
« Je ... Pardon Hortensia mais ... C’est nerveux, c’est juste que votre petite danse était très jolie à regarder et ... » Mais elle fut coupée net dans son élan alors que la fibre romanesque de la Serdaigle s’était éveillée et qu’elle tenait à ouvrir les yeux de son aînée.
« Mais réflézis Candize Pauzon ! Zette zanze ne ze reproduira pas deux fois dans ta vie !! Ne brize pas le cœur d’Aïden pour zet imbézile de Buttercup ! Vous zeriez très mignons en pluzze, toi et lui. Enfin, bien zûr, ne zois pas zalouze pour zette hiztoire de baizer » commenta Horty, que cet échange buccal n’avait pas l’air de dégoûter, bien au contraire. Elle n’en loupait décidément jamais une, cette petite chaudière ... « Z’était nézezzaire pour que tu comprennes tes zentiments. D’ailleurs tu devrais lui parler et aller au bal avec lui et ... » Le reste de ses paroles se perdit dans un flot que Candice n’écoutait plus.

Une fraction de seconde, la Gryffondor se demanda s’il n’était pas plus sage d’attraper Tortensia par les épaules, de l’agiter un bon coup et de lui dire que tout cela n’était qu’une grosse farce cousue de fils blancs. Mais ‘Dice n’eut pas le cœur de révéler la supercherie à sa camarade, et se contenta d’hocher la tête, un air grave imprimé sur sa frimousse. « Oui, oui tu as tout à fait raison Peach, il faut qu’on en parle, après tout ce sont NOS affaires maintenant n’est-ce pas ? Mh ? Tout ceci regarde Aïden et moi, alors on va s’isoler ... » déclara t-elle à l’adresse implicite de son camarade, attendant également qu’Hortensia s’éloigne. « ... à deux ... » répéta t-elle plus distinctement devant l’immobilisme de la jeune fille. « ... Tous SEULS, Peach. » La brunette sembla enfin comprendre le message face à la rudesse de la blonde, et reprit ses esprits, toute chamboulée qu’elle était. « Ah euh oui, oui. »

L’aiglonne mit quelques temps à s’écarter d’eux, comme absorbée par sa curiosité malsaine habituelle à toujours vouloir tout savoir de la vie privée des autres. Sauf que, précisément, pour le coup, il n’y avait rien à savoir. Mais quitte à jouer le jeu, la rouge et or songea qu’il ne fallait pas causer une crise cardiaque supplémentaire à Peach ; aussi la sorcière se saisit bien gentiment du bras de son acolyte pour prendre une distance de sécurité acceptable vis-à-vis d’Hortensia.

« Non mais j’hallucine ! T’as mangé quoi au repas ?! C’était du vrai spectacle là ! » ne put alors s’empêcher de s’extasier la septième année avec un peu trop d’honnêteté. Et comme elle ne tenait pas à ce que ‘Den prenne le melon et ne puisse plus passer les doubles-portes du château, elle crut bon de rattraper son ‘erreur verbale’. « Enfin, je veux dire, il était temps que tu me montres un peu ce que t’avais dans le ventre. Il se pourrait bien que pour une fois, on joue dans la même cour. » tempéra avec une mauvaise foi exacerbée Candice, qui ne perdait jamais une occasion de plaisanter.

« Enfin, j’espère juste que les rumeurs ne t’embêtent pas. Parce que tu sais, ces trucs-là, ça va nous suivre pendant un bon moment. Tu ne risques plus de pouvoir emballer des Sophina avant quelques semaines. » rajouta la jeune fille. Mais ils en avaient connu de bien pires, non ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Aïden O. D'Alençon
We Never Surrender
We Never Surrender


Messages : 221


Feuille de personnage
Gallions: 221
Points de Magie: 59

MessageSujet: Re: If you dare ... [Aïden]   Mer 19 Juin - 5:06



    Aïden réussit finalement à calmer son hilarité, après de nombreuses tentatives vaines. Candice, elle-aussi semblait bien se marrer... Du moins c’est ce que le Poufsouffle était en train de se dire juste avant qu’elle n’emprunte une mine tout à fait sérieuse.
    Visiblement, elle essayait de faire comprendre quelque chose à Hortensia, et c’est pour cette raison qu'il tendit une oreille plus attentive. Cela promettait d’être instructif.

    Ah, apparemment, elle signifiait à la Serdaigle le plus subtilement possible qu’elle voulait se retrouver seule avec lui… Trop subtilement peut-être, car la bleue ne semblait absolument pas saisir ses double-sens. De là où il se trouvait, il était assez comique d’observer une telle détresse cérébrale, mais il ne fit toutefois pas de commentaire caustique car cette dernière venait tout de même de servir grandement ses intérêts. Finalement, Candice finit par céder très franchement à l’explicite, et l’aiglette comprit enfin ses insinuations… Mais vraisemblablement, pas suffisamment aux yeux de la Gryffondor qui se rapprocha de lui et s’empara de son bras pour le conduire plus loin.

    - Je savais que t’étais folle de moi, commenta-t-il à mi-voix en se laissant entraîner.

    Sauf que la blonde ne l’écoutait pas le moins du monde, trop emportée par son propre discours pour prêter attention à sa vanne plutôt minable, il fallait l’avouer.

    - Mais moi, ma chère Candice, je ne joue pas du tout, je performe, j’impressionne… Je brise des cœurs, ajouta-t-il en adressant un clin d’œil à une horde de filles un peu plus loin, bien que ces dernières semblent plutôt comparer leurs vernis à ongles que continuer à le regarder.

    Ah, la célébrité ne pouvait offrir que ce qu’elle avait !
    Lorsque Candice fit allusion aux rumeurs qu’allaient engendrer ses précédentes frivolités, Aïden haussa les épaules avec un panache tout à fait dissimulé avant d’ajouter avec beaucoup de pertinence :

    - Boarf.

    Les bruits de couloir ne l’avaient jamais vraiment effrayé. D’abord car il en souffrait quotidiennement à cause de sa maladresse spectaculaire et ridicule, et qu’il avait donc fini par s’y faire. Ensuite parce qu’il savait qu’une rumeur était rapidement enterrée au profit d’une autre… Et enfin, même s’il ne l’aurait pas admis à haute voix, il y avait quand même bien pire que de voir colporter des ragots sur une potentielle romance entre lui et Candice Pauson.
    Malgré tout cela, il finit par esquisser une petite grimace, puis l’accentua jusqu’à un résultat suffisamment probant pour ses intentions.

    - Nom d’un tricorne, mais t’as raison. Les gens vont croire que j’veux te serrer, t’imagine !

    Il finit par laisser son expression épouvantée disparaître, préférant la remplacer par un sourire absolument insupportable.

    - Sophina finira par s’en remettre, t’inquiète, lança-t-il gaiement, comme s’ils connaissaient tous les deux la jeune-fille et qu’ils se souciaient un tant soit peu de son bien-être. La bonne blague. J’pense même que ça peut être un bon coup de pub, tout ça…, ajouta-t-il d’un ton un peu léger. Enfin, sauf pour… la partie où Peach m’a violé la bouche, mais tout le monde vit des traumatismes, finit-il avec un air entendu.

    Aïden se détourna brièvement de Candice pour balayer des yeux les personnes présentes, puis revint plonger ses yeux dans les siens.

    - Mais si tu as vraiment peur qu’on imagine des trucs à notre sujet, je te comprends, hein. La vie n’est pas facile, pour les flippettes…

    Ses lèvres s’entrouvrirent dans un rictus machiavélique tandis qu’il laissait sombrer l’ancre de ses mots.

    - … En tout cas, pour faire oublier une rumeur, il faut simplement en colporter une autre. Et pour une fois, je vais t’y aider.

    Le Poufsouffle ferra fermement le regard de Candice et resta stoïque l’espace d’une seconde. Puis, sans plus attendre, il gonfla largement ses poumons et laissa échapper le désastre.

    - HEIN ? COMMENT CA ? TU AS PRÉTENDU VOULOIR ALLER AU BAL AVEC BUTTERCUP, TOUT CA POUR RENDRE HORTENSIA JALOUSE ? TU PRÉFÈRES DONC LES FILLES, C’EST CA ? MERLIN, MAIS CANDICE, POURQUOI NE PAS L’AVOIR DIT AVANT ? TU M'AS TOUT L'AIR D’ÊTRE COINCÉE DANS UN TRIANGLE AMOUREUX !

    Et puis, négligemment, il reprit une posture plus calme et lui adressa une œillade innocente. Un sourire désarmant de défi vint agrémenter cette dernière, tandis qu’il se préparait à lâcher la provocation finale.

    - … Cap… ?



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Candice Pauson
Come Try Us
Come Try Us


Messages : 551


Feuille de personnage
Gallions: 573
Points de Magie: 185

MessageSujet: Re: If you dare ... [Aïden]   Mar 25 Juin - 14:23

« Oh oui, folle à lier, c’est certain. » commenta t-elle sur un ton similaire au sien alors qu’ils se retrouvaient en comité plus que restreint et en retrait des yeux avides d’Hortensia. « Pour le reste, permets-moi d’en douter ... Enfin, pas que j’aimerais pas dégonfler tes chevilles ou le melon que tu viens de prendre, mais quand même. »

Ils en étaient là, laissant un répit s’installer dans le hall d’entrée du château alors que les allées et venues des élèves recommençaient. Ces dernières iraient en se tarissant, même si pour le moment, l’attention qu’ils avaient créé avec leurs bêtises d’enfants terribles avait attiré les badauds comme des mouches viennent s’agglutiner sur une mare de vinaigre. Certains élèves avaient même l’air de les espionner à leur tour, ou se chargeaient de commenter et de relater cette histoire de patin du siècle entre le Poufsouffle et la Serdaigle sur fond de danse d’amoureux transis. Au final, Candice était presque sortie sereine de cette mascarade : elle n’avait écopé que d’un petit vent en règle signé par Buttercup.

Elle éclata brièvement de rire alors qu’il feignait l’effroi en imaginant qu’on puisse les croire tous deux ensemble. Il y avait franchement cent fois pire que d’être prise pour la petite amie d’Aïden, mais à l’heure actuelle, ses affaires personnelles ne lui permettaient pas vraiment de laisser de telles insinuations s’installer dans l’esprit général. Des filles comme Lou Sparrow en auraient joyeusement profité pour colporter des bruits bien pires. « Je doute que Sophina veuille les restes de Peach. » finit-elle par lui souligner avec une amabilité irritante, un large sourire venant dévoiler sa dentition.

Mais voilà que son comparse se permettait de la sous-estimer ! Elle écarquilla les yeux avant de se reprendre, jouant les offusquées. « Les flip- Attention à ce que tu dis d’Alençon, ou tu risquerais de regretter tes paroles un peu trop inconscientes ... » Elle laissa la menace planer par un timbre plein de promesses – et Godric savait que Candice tenait bien trop souvent ces dernières – avant de lui renvoyer son sourire. Hors de question qu’elle lui laisse le bénéfice du doute là-dessus : c’était elle la Gryffondor dans l’histoire, la plus tête-brûlée !

« Je veux bien voir ça tiens. » La remarque claqua dans l’air comme une provocation évidente, alors qu’elle le suivait du regard sans ciller. Jusqu’à ce qu’il ouvre la bouche pour déclamer sa nouvelle et brillante idée. Pour le coup, il y avait été fort - enfin, c’était normal, puisque ça faisait bien cinq minutes qu’ils s’étaient tenus tranquilles -.

« ... C’est pas un peu gros ça ? » douta t-elle du bout des lèvres avant de finalement se raviser. Elle n’était pas du genre à se démonter surtout s’il fallait soutenir un mensonge cousu de fils blancs. Show must go on, comme disait l’autre !
« Pauzon, mais qu’ez-que z’est que zes hiztoires ?! » s’interrogea à son tour une Tortensia légèrement perdue, replaçant ses lunettes alors qu’elle n’avait pu résister à l’odieuse tentation de revenir à la charge dès lors que son nom avait été prononcé.
« Eh bien je ne voulais pas qu’on le sache comme ça, mais tu l’as entendu, Hortensia, et tu te doutes bien qu’Aïden n’irait jamais raconter des salades à qui que ce soit. » Oh non, comme si. Alors qu’elle débitait son texte avec une conviction plutôt forte et que Blondie jetait un regard gêné sur le côté, comme prise en flagrant délit, Peach réagit enfin.
« Mais ... Mais z’est ... MAIS Z’EST HORRIBLE ! » s’exclama la brunette, dont le teint avait subitement pâli à vue d’œil. Il ne manquait plus qu’elle tombe dans les pommes ! Apparemment, Hortensia n’avait donc pas de sentiments réciproques envers la Gryffondor, et c’était bien triste, pensa la rouge et or avec une hilarité difficile à réprimer.
« Allons, Horty, mesure tes propos, ma douce. » Candice fit mine de s’approcher, un sourire rassurant et faussement enamouré plaqué sur son visage. Elle ne savait même pas comment elle faisait pour ne pas que ses épaules tressautent nerveusement tant elle avait envie de rire.
« NON ! ZE NE ZUIS PAS TA DOUZE ! Z’EST DEGUEULAZE ! COMMENT TU PEUX PENZER ZA ALORS QUE ... QUE ... PAUZON, Z’EST ... » coupa la bleue et bronze, à court de mots. Il semblait que pour une fois dans l’histoire de Poudlard, Hortensia Peach n’ait plus de termes adéquats pour ponctuer le contexte de ses bons mots. C’était presque agréable de retrouver le silence, mais ‘Dice ne pouvait laisser ce dernier s’installer trop longtemps au risque que le soufflé de leur comédie-tragédie retombe.

Aussi la septième année se retourna t-elle dans un flamboyant mouvement de cheveux, avant de planter son regard dans celui d’Aïden, un sérieux déboussolant reprenant place alors qu’elle éleva la voix à son tour. Ce pauvre d’Alençon, il n’allait pas rester dans l’ombre bien longtemps !

« Tu es content Aïden ? TU ES CONTENT ? TU LUI AS BRISE LE CŒUR, ET LE MIEN AVEC ! » D’un index accusateur, elle pointa le blondinet, allant même jusqu’à appuyer sur son torse d’un coup sec. Plus actor studio moldu, tu meurs, aurait-on pu dire sans peine. « TA JALOUSIE MALADIVE TE TUERA ! CA, ET TON FETICHISME SANS BORNES POUR LES MOLLETS DES JEUNES FILLES ! IL FAUT TE FAIRE SOIGNER A SAINTE-MANGOUSTE MON VIEUX ! Sans rire quoi ! » Et, toute drapée dans sa dignité aussi théâtrale qu’invisible, la blondinette lui tourna ostensiblement le dos, non sans lui adresser un coup d’œil aussi explicite que furtif avant de faire mine de fendre la foule pour se diriger vers une dénommée Hortensia Peach qui avait soudainement choisi la facilité en attrapant son sac et sa lecture pour prendre ses jambes à son coup. Au moins, le Poufsouffle lui avait rendu une sorte de service : ce n’était pas de sitôt que la sixième année viendrait lui adresser la parole.

Il lui était franchement de plus en plus impossible de ne pas rire ou de ne pas finalement se retourner pour narguer Aïden ostensiblement. Ils étaient peut-être même drôlement crédibles aux yeux de certains, mais Candice n’allait pas le vérifier, c’eut été se trahir. D’ailleurs, la Gryffondor eut une seconde de panique en se demandant si Orion était dans les parages et ce qu’il aurait pensé de tout ça. Mais après tout, ce n’était qu’un jeu sans fin, qu’y avait-il de mal à plaisanter et à fomenter des rumeurs infondées et ridicules ? Et s’il y croyait, pire, s’il se montrait énervé ou agacé ? C’était un risque à prendre, un risque qu’elle ne mesurait pas vraiment et qui à vrai dire lui procurait une allégresse étrange.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Robin W. Ryswell
We Never Surrender
We Never Surrender


Messages : 220


Feuille de personnage
Gallions: 69
Points de Magie:

MessageSujet: Re: If you dare ... [Aïden]   Lun 1 Juil - 22:11

.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: If you dare ... [Aïden]   

Revenir en haut Aller en bas
 

If you dare ... [Aïden]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» truth or dare.
» EDGAR ✖ he said if you dare come a little closer.
» Un loup parmi les chiens ▷ m o r d r e d
» DO I DARE DISTURB THE UNIVERSE + phist'
» (FB) I dare you ... [PV Hana]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ashes of Chaos :: Hogwarts | Neverending Fire :: Castle, Sweet Castle :: Rez-de Chaussée :: Hall d'Entrée-