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 [Clos] Le Soleil parti, les souris dansent [Cléophée] [jeudi 21h30]

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Owen J. Irving | 01
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MessageSujet: [Clos] Le Soleil parti, les souris dansent [Cléophée] [jeudi 21h30]   Mer 14 Mar - 23:07

Owen Jace Irving avait les fesses engourdies. Depuis maintenant trois heures complètes, il était assis sur cette chaise en vieux bois de chêne. Il ne s’était pas levé, malgré une envie pressante d’aller à la salle de bain: il avait peur qu’on lui vole sa place, bien que la bibliothèque était complètement vide à cette heure. La main tremblante, le jeune homme tournait frénétiquement les pages du gigantesque manuel Le Petit Guide du Parfait Duelliste et il se demandait pourquoi le «petit» guide était si épais.

On voyait à peine le Soleil se coucher tant le nuage de brume était épais. C’était l’une de ces journées où l’on a l’impression que la lumière du jour n’arrive jamais complètement, comme si la nuit tenait à profiter de sa domination plus longtemps. Une journée grise et longue de septembre qui semblait dire aux jeunes: «Faites attention! L’été achève!»

Depuis maintenant trente minutes, le Serdaigle relisait le chapitre sur l’Expelliarmus. Ce sort avait toujours été sa faiblesse. En vérité, le duel se jouait dans les premiers instants. Il fallait être vif, rapide et fort dès le début afin d’éviter de se faire désarmer. C’était dans ces premières secondes, selon l’auteure Girardoua Baidela, que la fin du match se décidait. Or, Owen ne réussissait jamais à appliquer ce sort dans une situation de stress ou de nervosité. Il avait trop peur de le rater, de passer à côté de sa cible ou tout simplement de ne pas être assez rapide.

À vrai dire, le duel n’était pas fait pour Irving et il ne s’en était jamais réellement soucié. Dans les cours de DCFM et de sortilèges, il avait toujours échoué les parties sur les sorts offensifs. Évidemment, il aurait aimé être capable de se défendre et de se battre en cas de besoin, mais il ne s’imaginait aucunement affronter un autre sorcier. Il était un perdant dans ces trucs-là et il l’avait assumé. Cependant, l’arrivée de Madame O’Brian avait tout changé dans sa perception des sortilèges offensifs. Soudainement, l’importance qu’il accordait à la réussite de son Expelliarmus avait considérablement augmentée.

Il connaissait désormais TOUTE, mais TOUTE la théorie liée au sortilège. Il savait son origine, ses plus grands exploits, la technique a utiliser, les erreurs à ne pas faire, les effets minimaux et maximaux, etc. Owen Irving était un véritable pro de ce sort: il aurait pu réciter tout ce qui le concernait de près ou de loin avec une précision extraordinaire. Évidemment, là où le bât blessait, c’était dans la pratique. Aussitôt qu’il voulait lancer le sort et qu’un autre l’observait, seule une petite étincelle sortait du bout de sa baguette et rien ne se produisait, sauf un petit filet de fumée. Jusqu’à maintenant, il n’était nullement parvenu à impressionner la femme de sa vie, cette si majestueuse enseignante de défense contre les forces du mal.

* * * *

Les yeux du jeune homme commençaient à lui piquer. Il avait eu une assez grosse journée, entre les cours et l’humeur massacrante de ses collègues à qui une si mauvaise température ne faisait pas. Maintenant qu’il réalisait l’heure qu’il était, il regrettait d’être resté aussi longtemps à la bibliothèque. 21h30: la plupart des élèves étaient déjà dans leurs salles communes. Les corridors allaient donc être presque vides et les fantômes, sans doute, allaient se promener davantage que durant le jour. Le jeune homme, habituellement, faisait toujours attention à se rendre à son dortoir avant le coucher du Soleil, de façon à ne croiser aucune créature maléfique de la nuit.

Levant la tête de son livre, il se mit à trembler. Comment allait-il faire pour entrer jusqu’à la tour de Serdaigle? Et s’il croisait Peeves? Et si le fantôme décidait d’en finir avec sa personnalité de trouillard et de l’enfermer dans un placard rempli de scorpions et d’araignées? Les mains d’Owen commencèrent à trembler. Sans doute ne valait-il pas mieux qu’il dorme à la bibliothèque? Mais des créatures terribles se cachaient-elles dans ces lieux remplis de cachettes durant la nuit?

Fermant d’un coup sec le livre, Owen regarda de chaque côté de lui. Il était seul. Maître Sencha, au loin, classait des parchemins sans faire de bruit. Le Serdaigle se leva doucement, ne sachant que faire. Valait-il mieux pour lui d’aller se cacher dans un rayon de livres pour toute la nuit ou plutôt affronter les terreurs des corridors nocturnes? Pourquoi était-il resté si tard à étudier ce sort? Pourquoi toute cette brume l’avait empêché de remarquer le constraste de lumière causé par le lent coucher du soleil? Si seulement il avait pu se téléporter jusqu’à son dortoir!

Il se gratta le nez une fois, puis deux, puis trois. Debout, au milieu de la bibliothèque, le pauvre ne savait que faire. Soudain, il entendit un bruit sourd. Il sursauta et se retint de ne pas crier. Il ne devait pas rester là, à la vue de tous les dangers de la nuit. Il se dirigea donc vers le fond de la bibliothèque afin de trouver un endroit pour se cacher. D’un pas rapide, la tête baissée, il espérait que les créatures maléfiques de la nuit ne le suivaient pas.

Fou, ce Owen? Vous avez raison.

Il s’arrêta soudain. Quelqu’un se trouvait près de lui. Les larmes lui venaient aux yeux. Jamais, en sept ans, il n’avait osé sortir de son dortoir après le coucher du Soleil. Maintenant, il se jurait de ne plus jamais le faire.
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Cléophée P. Lambertson
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MessageSujet: Re: [Clos] Le Soleil parti, les souris dansent [Cléophée] [jeudi 21h30]   Ven 16 Mar - 18:36

    Cloé manqua de s'étouffer avec son riz à force d'écouter Galaad et Dunstan tergiverser sur différents sujets. Alors que Galaad avançaient des théories un tantinet extremistes voires racistes, Dunstan, lui parlait sans savoir de quoi il parlait et la jeune fille avait faillit mourir étranglée de rire une bonne demi douzaine de fois ! Ces deux là ensemble c'était juste tordant. A plusieurs reprises elle avait essayé de discuter avec Lee mais celle-ci était terriblement distraite, les yeux bloquées vers derrière elle et la jeune blondinette en avait eut assez de lui faire signe de la main pour attirer son attention. Elle avait finit par parler Quidditch avec Jonathan. A lui aussi, le sport lui manquait. Elle gardait tout de même une oreille attentive aux échanges entre Galaad et Dunstan tout en mangeant son riz nature et les morceaux de blanc de dinde qui l'accompagnaient.

    La journée avait été longue ce jeudi là. Les trois heures de potions avaient été éprouvantes et le Professeur avait cru amusant de remarquer qu'elle n'avait guère le talent de son père pour la matière. Comme si elle ne le savait pas. La jeune fille avait finit le cours le nez dans le chaudron, essayant de s'appliquer et de ne pas obtenir un autre Désolant. C'était agaçant à la fin. Déjà que l'ancien était pas sympa sympa.. lui il se foutait carrément de sa gueule. Bon, finalement, sa potion avait sifflé à ses oreilles avant de prendre une couleur rouge alors qu'elle aurait dû être orange clair mais c'était pas si catastrophique. Loin de l'explosion qu'avait provoqué un Gryffondor, cet imbécile ! Et puis elle avait eut heureusement l'après midi de libre. Elle avait prit le temps de faire ses devoirs et elle avait surtout enfilé un jogging pour aller courir. Elle aurait aimer y tirer Ethan mais le Rouge et Or avait prit la poudre d'escampette au moment même ou l'autre idiot de Moriarty avait laissé échappé " Muffin ".. si ça continuait il risquait bien de ne plus savoir arrêter ses souaffle, il serait trop lourd pour son balai et deviendrait un adversaire banal. Mauvais. Trop nul. Bref, tant pis pour lui. La jeune fille avait couru dans le parc pendant plus d'une heure avant de rentrer dans la salle commune des Jaunes et Or où elle avait prit une douche et.. elle n'avait plus qu'a rejoindre la Grande Salle pour y prendre son dîner.

    La course lui avait un bien fouuu ! Elle était plus sereine, moins énervée et elle avait eut l'impression de faire quelque-chose d'utile. Elle avait fait quelque-chose d'utile ! La preuve ! Quand le Quidditch reprendrait les autres seraient devenus gros, gras, lents et manqueraient d'entrainement pendant qu'elle et bah elle serait toujours aussi efficace et les autres ne pourraient pas en dire autant. Remarque.. faudrait qu'elle surveille un peu les autres potentiels membres de l'équipe de Serpentard, histoire qu'ils ne perdent pas la main. Genre Galaad qui était un imbécile entrain de se goinfrer d'éclair au chocolat mais qui avait, on ne pouvait le nier, un niveau correct en Quidditch. Elle lui lança un regard sevère avant d'elle même prendre dans un des panier deux clémentines qu'elle éplucha avant de la manger, quartier par quartier.

    A 20 heures tapantes la jeune fille était dans sa salle commune et cherchait après son bracelet. Elle fit un scandale, bien sûr, et finalement se rendit compte qu'elle l'avait juste oublié sur le coin du lavabo, rien de dramatique, mais du coup, elle n'avait guère envie de rester chez les Jaunes et Noires si bien que c'est sans attendre qu'elle quitta la salle commune des Poufsouffle. Elle savait où aller. Elle n'y allait jamais si ce n'est pour aller tirer un certains Serdaigle de ce morne sanctuaire de la connaissance. Owen y était un fanatique décérébré et s'il n'avait pas était plus que canon alors la jeune fille aurait laissé tombé. Ah oui. Il était décérébré, canon et peureux. Mais surtout canon. La jeune fille était arrivée à la bibliothèque quelques secondes avant que la bibliothécaire ne s'en aille si bien que la blondinette dût négocier pour y rester un peu, prétextant une curiosité maladive sur un sujet qu'elle devait absolument connaitre si elle voulait dormir cette nuit. Au lieu de ça, la blondinette fit un par un les rayonnages à la recherche des beaux yeux du Bleu et Bronze.

    Elle croisa Maitre Sencha. Elle ne l'avait pas en cours mais il était le directeur des Serdaigle et son look de vieux mage lui donnait une certaine réputation, ce pourquoi la blondinette le connaissait et la salua. Elle continua tout droit entendant un livre fermé avec force, la jeune fille suivit, il n'y avait qu'Owen pour rester ici si tard. Elle allongea la pas et accelera la foulée histoire de ne pas le louper et le trouva finalement, s'arrêtant brusquement devant un grand rayonnage. La blondinette fronça les sourcils et s'approcha encore un peu, juste de quoi lui tirer la manche avant de lui parler :

    - Bonsoir Owen.

    Le visage un peu crispé du Serdaigle fit sourire a blondinette :

    - Héé.. Pas de panique. Ce n'est que moi.

    HJ / N'oublie pas que pour Owen, Cléophée s’appelle Cloé !
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Owen J. Irving | 01
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MessageSujet: Re: [Clos] Le Soleil parti, les souris dansent [Cléophée] [jeudi 21h30]   Sam 17 Mar - 19:07

La forme sombre devant lui se précisait de plus en plus. Ce qu’il pensait être un fantôme ou un vampire se révéla, au bout de quelques secondes, être qu’une simple jeune femme. Celle-ci lui tira sur sa manche. Mais que voulait-elle, celle-là? Si elle souhaiter le tuer, aussi bien le faire maintenant! Il recula d’un pas rapide et lorsque l’eau qui obscurcissait sa vue s’en alla enfin, il remarqua Cloé.

Cette Cloé était un mystère pour Owen. Plus jeune que lui de deux ans, elle l’avait abordé comme ça, un jour, sans aucune raison particulière. Alors que tous le confondaient avec les murs du château, cette Serpentard avait le don de le trouver partout et à n’importe quel moment. Toujours souriante, elle avait toujours quelque chose à dire et parvenait toujours l’engager dans la conversation. Owen ne comprenait absolument ce qu’elle voulait de lui, mais ses intentions semblaient sincères. C’est pourquoi, petit à petit, il avait commencé à se dégêner un peu avec elle, sans s’ouvrir sur ses craintes, ses sentiments et ses peurs. En fait, le Serdaigle connaissait très peu la Serpentard... Ils discutaient comme ça, riaient parfois, sans plus. Un jour, il l’avait surpris à un moment où elle le fixait. Terriblement gêné, il avait été persuadé pour le restant de la journée qu’il avait une graine noire coincée entre les dents ou une trace d’encre sur le menton.

Irving mit quelques secondes à se remettre de ses émotions. Ses mains tremblaient encore et les larmes commençaient à peine à sécher sur ses joues. Encore une fois, il avait été certain de devoir affronter la mort (ce genre de certitudes lui arrivait en moyenne dix fois par semaine). Il observa Cloé un moment et lui fit finalement un faible sourire timide.


- Qu’est-ce que tu fais ici? Il est tard!

Il savait bien que Cloé n’était pas une fanatique de la bibliothèque comme lui. En fait, elle était son contraire: elle aimait le Quidditch, l’action, les gens tandis que le jeune homme évitait d’aller à l’extérieur, de regarder un sorcier dans les yeux et de toucher un balai magique. Il se faisait de plus en plus tard et la bibliothèque allait très vite fermer. Pourquoi était-elle venue à la limite de la fermeture? Avait-elle oublié un livre? Voulait-elle faire un quelconque mauvais coup dans la Réserve? Avait-elle un rendez-vous avec un fantôme? Soudainement, cette Cloé commença à dégager le mystère et le danger. Non! Il ne devait pas redouter l’une de ses seules amies... En fait, était-elle son amie? Owen n’en était pas sûr. Il continua:

- J’étais sur le point de rentrer, je suis resté trop longtemps ici. Tu devrais faire de même...

Puis, il s’imagina monter les étages restants seul et croiser Peeves. Cloé était brave et semblait bonne en magie (ce n’était qu’une impression, il n’en savait absolument rien puisqu’il n’avait aucun cours avec elle). Peut-être pourrait-elle l’accompagner jusqu’à la tour afin qu’il puisse rester en sécurité. Il tenta de prendre une allure décompressée, chose impossible dans son cas: ses mains tremblantes se posèrent timidement sur ses hanches, son sourire gêné se transforma en grimace qui enlevait un peu de sa beauté et pliant légèrement une jambe, il perdit l’équilibre et dut s’accrocher à un rayon de bibliothèque afin de ne pas tomber. Deux trois livres poussiéreux tombèrent sur le sol, Owen sursauta de quelques centimètres et émit un rire nerveux. Avoir un air décontracté: mission échouée!

- Si tu veux parler, tu peux m’accompagner jusqu’à la tour de Serdaigle...

Évidemment, il ne voulait lui avouer qu’il lui proposait cela par peur de rentrer seul. Et pour la galanterie, on passera: Owen aurait échoué le test en demandant à une demoiselle de l’accompagner jusqu’à chez lui. Enfin... Il observa Cloé, n’osant affronter ses yeux, puis une illumination lui vint. Il avait été SIIII bête! Il faisait confiance à cette jeune femme comme s’il était certain que c’était véritablement la Serpentard qui se trouvait devant lui! LE POLYNECTAR! Peut-être cette jeune femme était en véritable un malicieux sorcier qui, grâce à une bête potion, était parvenu à le tromper et était sur le point de l’amener jusqu’au fond du lac de Poudlard.

Owen recula de quelques pas. Ses mains avaient recommencé à trembler de plus belle. Il tâtonna sa baguette magique qui se trouvait dans sa poche de pantalon, même s’il savait qu’elle ne lui servirait à rien en cas de duel.


- Au fait, es-tu vraiment Cloé? Si oui, prouve-le-moi!

Cette phrase lui avait demandé un courage énorme!
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Cléophée P. Lambertson
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MessageSujet: Re: [Clos] Le Soleil parti, les souris dansent [Cléophée] [jeudi 21h30]   Dim 18 Mar - 12:55

    Cloé en observant Owen, ne pouvait s'empêcher de se dire que c'était quand même terriblement dommage. Ce mec était un canon. Un dieu physiquement. Et pourtant, il était plus craintif que n'importe quel oisillon. Il ne devait pas être loin du mètre quatre-vingt, était deux fois plus larges qu'elle et elle réussissait encore à le faire sursauter en lui tirant doucement la manche. Attendez c'était pas comme si elle l'avait plaqué contre le mur - quoi que c'était pas l'envie qui manquait - ou bien menaçait avec une baguette. Cloé détestait penser ça mais si Owen avait été un Gryffondor alors il aurait été l'idéal type de la jeune blonde. Et oui, car s'il avait été courageux alors peut être qu'il n'aurait pas été aussi anxieux. Mais la jeune fille avait bien l'intention de faire changer tout ça ! Histoire d'arranger le Serdaigle à sa façon. Un mec sexy oui, un mec sexy et viril c'était encore mieux ! Et bientôt Owen serait tellement sûr de lui et courageux que le pauvre Choipeau s'en retournerait sous les décombres, là où il était toujours caché cet idiot. En y repensant la jeune fille plaignait les petits nouveaux qui n'étaient toujours pas répartit. Poudlard craignait cette année. Pas autant que du temps des Carrow mais presque et d'une façon différente.

    Owen avait les yeux remplis des larmes et certaines mêmes coulaient le long de ses joues, faisant froncer les sourcils de la blondinette qui se mit sur la pointe des pieds pour d'un geste de main effacer tout ça. Un mec, un vrai mec, ça pleurait pas. Son père n'avait jamais pleuré. Son oncle non plus. Johann non plus. Chez les familles encore traditionnelles l'homme devait assurer la protection et la force. Pas la faiblesse. Ses mains tremblaient encore un peu tandis qu'il souriait finalement à la jeune fille d'une façon timide. Ahh.. si ce sourire aurait pu être racoleur.. enjoleur.. non. Là il était timide et il était temps que la demoiselle calme ses hormones. Elle haussa les épaules :

    - C'est bien pour ça que je suis venue de tirer de la bibliothèque. De grès ou de force.

    La blondinette sourit et s'installa sur une des tables toujours face à Owen qui tentait désespérément de se calmer. A lui l'adrénaline, à elle les hormones. Décidément c'était pas tout de suite que ça allait coller ces deux là. Elle attrapa le livre que le Serdaigle avait laissé sur la table et le feuilleta. Le Guide du Parfait petit Duelliste. La jeune fille haussa un sourcil. Owen detestait la pratique de la magie, pourquoi donc lisait il un bouquin pareil alors qu'il y avait milles et un bouquins sur l'âge d'or gobelin ou l'astronomie quantique ? La blondinette reposa le livre tandis que le jeune homme lui apprenait qu'il était sur le point de partir parce qu'il était resté trop longtemps. La jeune blonde leva les yeux au ciel. Elle, quand elle restait plus de cinq minutes elle estimait y avoir passé trop de temps. Owen avait sûrement passé son après midi enfermé ici.

    - Pas de soucis, on bouge.

    Elle sauta de la table avec légèreté tandis que le Serdaigle faisait tomber quelques livres d'une étagère. Elle le regarda ramasser ces derniers et déclina rapidement la proposition du Serdaigle. Le remonter à sa tour ? Hors de question. Primo parce que le trajet durerait 8 minutes maximum et que c'était vraiment pas assez pour décoincer le jeune homme et surtout parce qu'elle avait la flemme de monter tant d'escalier. Non, ce soir, ils allaient faire un truc cool malgré les interdictions. Genre.. aller boire un verre aux cuisines. Ou bien faire un tour dans le parc. Quelque-chose comme ça. Il était à peine 21h30 et Cloé n'avait aucune raison d'aller se coucher.

    - Je ne crois pas non, ce soir toi et moi on bouge un peu. Ça te dit d'aller faire un tour aux cuisines ?

    Mais le Serdaigle eut une réaction des plus.. étrange ? De nouveau il se mit à trembler comme une feuille, comme si elle s'était transformée en monstre. La jeune fille soupira. Quoi encore ? Rapidement, il répondit à la question muette de la blondinette. Il voulait savoir si c'était bien elle. Woua woua woua.. Jamais elle n'aurait pensé un truc pareil. Owen était complètement parano.

    - Arrête ta paranoïa Owen..

    Voyant qu'il ne se calmait pas la jeune fille argumenta :

    - J'suis peut être nulle en potion mais j'te rappelle que le polynectar ça se vend pas comme ça. Même mon père avait eut du mal à avoir une licence et ses ventes sont seulement des ventes pour les aurors.

    Voyant qu'elle était absolument incapable de convaincre le Serdaigle la jeune fille soupira, croisa les bras sur sa poitrine et fit aller ses méninges. Pour rassurer le Serdaigle elle devait lui prouver qu'elle était elle même. C'était stupide. Elle devait trouver quelque-chose qu'il savait et qu'il était un des seuls à savoir. Ou qu'elle savait de lui et qu'elle était une des seules. La blondinette soupira de nouveau et tenta avec conviction :

    - La première fois que je t'ai emmené sur le terrain de Quidditch pour regarder l'entrainement des Serdaigle l'an dernier tu as faillit faire une crise pour deux raisons : te prendre un cognard, être associé à un espion à ma solde si on te découvrait.

    Si là ça suffisait pas..
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Owen J. Irving | 01
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MessageSujet: Re: [Clos] Le Soleil parti, les souris dansent [Cléophée] [jeudi 21h30]   Lun 19 Mar - 16:17

Owen jeta un coup d’oeil à Cloé. Ses longs cheveux blonds brillaient dans la pénombre de la bibliothèque, son visage rayonnait grâce à la lueur de la Lune et ses yeux profonds et froids aux yeux de plusieurs semblaient s’ouvrir à lui. N’importe quel garçon aurait fondu en voyait un tel chef-d’oeuvre, n’importe quel garçon n’aurait pas hésité à la suivre, à faire tout ce qu’elle souhaitait et à mettre de côté toute inhibition. Mais Owen était loin d’être n’importe quel garçon. Devant lui ne se tenait pas cette jolie fille blonde ouverte à lui, mais plutôt une amie avec un physique comme une autre. En fait, il aurait eu le Père-Noël devant lui qu’il n’aurait pas moins salivé. Si Cloé était fortement attirée par lui, il ne le ressentait aucunement, probablement par naïveté et par manque de confiance. Le pauvre Irving ne se doutait aucunement qu’il puisse séduire quiconque, il ne s’imaginait pas être séduisant. En fait, il ne l’était aux yeux de personnes. Or, cette Serpentard semblait avoir toute une paire de lunettes pour voir la beauté du jeune homme à travers son air ultracoincé. Signe de maturité? Elle seule pourrait le dire...

Cloé semblait de bonne humeur, un peu rieuse. Visiblement, elle était venue ici pour le sauver des méchantes créatures de la nuit. Lorsqu’il lui avait demandé ce qu’elle faisait à la bibliothèque à cette heure, elle lui avait avoué qu’elle était venue le tirer de là. Sans doute avait-elle été mise au courant d’un terrible plan maléfique d’un sorcier noir qui avait prévu faire un attentat terroriste dans la bibliothèque. Enfin, Owen le comprit comme cela. De gré ou de force? Évidemment qu’il allait se laisser secourir! Lui qui avait peur de sortir de la bibliothèque, elle était tombée pile-poil! Il lui fit un sourire un peu moins timide, et lui dit d’une voix moins stridente:


- C’est gentil de venir me chercher.

La fille avait alors jeté un coup d’oeil au livre sur lequel Owen avait travaillé durant une bonne partie de la journée et de la soirée. Elle devait trouver étrange qu’il s’intéresse soudainement aux duels. Il espéra alors pendant un moment qu’elle ne fasse aucun lien entre les duels, la DCFM, Ellia O’Brian... S’il fallait que son secret se sache, il en mourrait de honte. Un peu gêné, il fut fortement soulagé lorsqu’elle ferma le livre et lui proposa de sortir immédiatement. Il acquiesça alors avec exagération avant de lui demander de le conduire jusqu’à la tour.

C’est alors qu’il comprit que le plan de son amie ne collait pas du tout au sien. Cloé n’était pas venue le sauver, elle n’était pas là pour le secourir. Elle voulait seulement se trouver un ami voyou avec qui faire des mauvais coups toute la nuit. Peut-être avait-elle en tête de chasser des fantômes, de capturer des araignées géantes, d’aller nager dans le lac à la lueur de la Lune ou PIRE, d’aller dans un endroit interdit aux élèves. Et voilà qu’elle lui demanda d’aller faire un tour aux cuisines! Lui qui avait du mal à s’imaginer rentrer à la tour des Serdaigles, on lui demandait maintenant d’aller dans les cuisines, cet endroit louche qui, selon son frère Aydan, était le lieu de rassemblement de tous les vampires d’Angleterre durant la nuit. Il se remit à trembler en pensant à tout cela. Et si Cloé était elle aussi une vampire? Et si elle voulait l’y amener pour qu’il se fasse mordre et qu’il joigne le rang dans suceurs de sang? D’une voix effrayée, il s’exclama:


- Les cuisines? Avec tous les vampires qui s’y rassemblent durant la nuit?

C’est suite à cette proposition de Cloé qu’il avait douté de sa véritable identité. Il lui avait alors demandé si cette dernière était véritablement celle qu’il croyait et s’il ne s’agissait pas d’un méchant sorcier ayant bu du polynectar. La fille tenta de le rassurer en lui disant à quel point il était difficile de se procurer de cette potion. Owen ne fut absolument pas convaincu et c’est pourquoi elle lui raconta alors cette histoire d’entraînement de Quidditch qu’ils étaient allés voir l’année précédente. Le Serdaigle avait eu la peur de sa vie lorsqu’un cognard s’était dirigé vers l’estrade. Heureusement, un batteur était intervenu juste à temps et lui avait sauvé la vie. Il avait également eu peur que Cloé lui demande d’assister à cet entraînement pour espionner les joueurs de l’équipe adversaire. C’est pourquoi, en plein milieu du match, il lui avait ordonné de partir avec le peu d’autorité qu’il avait. Évidemment, sa demande n’avait pas été respectée et le pauvre Irving s’est senti coupable des semaines durant. Bref, lorsque Cloé lui raconta cette histoire, il put enfin lui faire confiance.

- C’est bon, je te crois. Tu dois être Cloé... Mais rien ne me dit que tu n’es pas un vampire et que tu ne veux pas m’amener vers tes semblables dans les cuisines. C’est bon je rentre seul. Je devrais y arriver!

Il se dirigea alors vers la porte de la bibliothèque. Ses livres entre ses mains, le regard sur le sol, il se dirigeait vers sa mort. Par les vitrines de la porte, il s’imaginait des ombres maléfiques se réjouir de sa décision. Il devait être rendu 22h. Les professeurs étaient sûrement tous couchés. Son pas décidé vers la sortie perdait de l’assurance à mesure qu’il avançait vers la porte. Lorsqu’il arriva enfin devant celle-ci, il hésita à la pousser. Si Cloé avait prévu le mordre, sans doute avait-elle déjà préparé le plan en entier. Et si un vampire l’attendait de l’autre côté, les dents finement aiguisées? Mieux valait se faire croquer le coup par une collègue que par un inconnu? Et puis, jamais il n’allait réussir à se rendre jusqu’à son lit. C’est pourquoi il se retourna vers son destin et accepta le sort qui l’attendait. La tête baissée, comme s’il perdait tout espoir d’un avenir meilleur, il se rendit à la Serpentard.

- Bon, allons aux cuisines... Je te suis...


HJ/ Je te dis, tu ne l'auras pas facile avec lui!
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Dunstan C. Pryde
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MessageSujet: Re: [Clos] Le Soleil parti, les souris dansent [Cléophée] [jeudi 21h30]   Lun 19 Mar - 17:53

    Oh pardonnez-le pour cette petite incruste, le serpentard s'est égaré l'espace d'un poste

    Il n’y avait plus grand monde à la bibliothèque à cette heure-ci. Non, plus grand monde. Déjà parce que l’heure du couvre-feu approchait, et qu’il fallait vraiment être un serdaigle pour veiller à la bibliothèque aussi tard !!! Un serdaigle… ou pire : un poufsouffle ! Gentil, mignon, travailleur, plein de bonne volonté ! Alors cher Lecteur, tu es en droit de te demander… Qu’est-ce que fiche Dunstan Pryde à la bibliothèque, ce jeudi, à neuf heure passée ?! Lui qui n’est ni un serdaigle… Merlin l’en préserve ! Ni un poufsouffle… plutôt se faire eunuque ! Lui qui n’est ni gentil, ni travailleur et encore moins plein de bonne volonté (enfin ça dépendait pour quoi…) Bref, c’était tout à fait singulier de le surprendre en pleine errance entre les rayonnages, ce charmant garçon.

    Des mauvaises langues expliqueraient avec mépris et peut être une pointe de moquerie, que Monsieur Pryde, de loin le garçon le plus viril et fort de tous ses camarades, était en train de se… planquer ! De qui, de quoi ? Mais de Flora bien sûr. Flora Banks ! La préfète des serpentard.

    « Elle est folle de moi ! » déclarait Dunstan à qui voulait bien l’entendre – ceux qui ne le voulaient pas aussi ! « Elle est folle de moi, cette petite lesbienne refoulée ! Et oui, elle voit bien ce qu’elle rate ! Elle espère tâter du sceptre de la passion, oho mais mon sceptre et moi ne sommes pas une proie facile ! Elle devra lutter ! Et je ne me planque pas, je la fais courir un peu ! C’est bon pour ses cuisses, elle me remerciera ! » Voilà, avez-vous bien compris mauvaises langues ?! Dunstan ne se planquait pas… vraiment. D’accord, il se pourrait bien que Flora la préfète, soit en train de le chercher partout avec la ferme intention de – je cite la délicate enfant : « de lui broyer les testicules à la petite cuillère, d’en faire de la poudre de fée pour ensuite le donner à sniffer aux lutins de la forêt qui reviendraient pour dévorer les restes de son corps agonisant ! ».
    Elle lui avait ainsi promis qu’il ne serait – je la cite encore : « que douleur une fois qu’elle en aurait fini avec lui ! » Ce à quoi il avait rétorqué – avant de déguerpir – qu’il pourrait bien en dire autant, une fois que lui en aurait fini avec elle !

    Finalement, il avait réussi à la semer dans les couloirs et la bibliothèque lui était apparu comme l’endroit le plus sûr pour leur permettre une pause dans leur course poursuite. En effet, qui aurait l’idée d’aller le chercher là-bas ?! Ah la la, c’est fou ce que ça se montait vite sur leur grand chevaux les gonzesses quand même ! Dunstan n’avait fait que converser avec son cousin Galaad à table, durant le dîner, de choses et d’autres tout à fait bénines (la médiocrité des elfes de maisons de nos jours causée par cette cruauté gratuite dont on faisait preuve à leur égard en leur ôtant leur droit à mener une existence d’esclaves… tous ces foutus esprits tolérants qui croyaient leur rendre service ! Bouse de dragon quoi ! Ils étaient faits pour servir les sorciers, mais laissons-les servir les sorciers ! Leur donner la liberté c’était donner des chocogrenouilles à des cochons ! Enfin… comme les femmes quoi !) et voilà et Flora s’était offusquée ! De fil en aiguilles… Ils en étaient arrivés là, à se chercher – de la pure tension sexuelle à évacuer voyons ! Très bien, qu’elle se fatigue, la mignonne, à lui courir après ! – Dunstan vivait son rêve éveillé dans les rayonnages de la bibliothèque, qui n’allaient pas tarder à fermer ses portes en espérant que la préfète se soit suffisamment épuisée à le chercher pour qu’il puisse contre attaquer ! Quand tout à coup...

    Des voix… oooh mais Dunstan reconnaissait bien là, la voix de la plus honteuse représentation de la gente masculine sur Poudlard.

    « Irving…. » Dunstan s’approcha à pas feutré de l’allée d’où lui provenaient ces voix. Il hasarda son regard dans ce coin de bibliothèque, non loin de la sortie, sans se mettre à découvert. Quelle ne fut pas sa surprise ! Lambertson, cette pure beauté en train de faire la conversation avec le loser de service ? Il tendit l'oreille. Ah ouais carrément, un petit tour dans les cuisines ?! Quelle petite gourmande celle-là, nota Dunstan dans un coin de son esprit. Continuant de les épier, Pryde vit les mains tremblantes d'Irving, puis les livres tombant à terre qui le firent sursauter, blablablabla, puis il essaya de semer Cloé et sembla revenir sur ses pas. Non mais franchement, ce type lui aurait presque fait pitié ! Quelle saloperie de bonnes fées s’étaient penchées au dessus de son berceau pour en faire une pareille lopette ?! Alors s’il y en avait bien un qui devait ramasser la savonnette de Sways souvent, c’était ce gars là ! Et encore, même Sways devait avoir peur de lui casser ses p'tites pattes arrières tellement il avait l'air fragile ! Ah oui, Dunstan aurait volontiers pris ce type en pitié ! Mais pour cela, encore aurait-il fallu que Dunstan soit un gars sympa… Dommage ! C’était beaucoup plus marrant de tyranniser ce serdaigle. Comme Samy Jones ou Birdy-Bird. Quelle maison de gonzesses ! Même leur directeur était plus viril ! Ce n’était pas peu dire.


    Bref, voir Cloé en compagnie de cette honte ambulante raviva l’esprit diabolique du serpentard. Jouer au con, très bête et très con, Dunstan adorait ça ! Il observa les étagères poussiéreuses qui le surplombaient... Ah, intéressant ! Ouh c'était quoi qui se baladait là, sur ce gros livre ? Une petite araignée ?! Viens là, petite petite mignonne... Hop, attrapée !
    Leur jeune homme se délogea alors de sa cachette et avança , fringant d’assurance, jusqu’au duo insolite du bleu et de la verte.


    « Tiens, tiens, tiens ! Lambertson ! Tu donnes dans l'humanitaire maintenant ?! Mais tu es trop bonne ! » Il se posta près d'Owen et lui colla une bonne tape bien brusque et bien franche (oh oui, surtout franche) dans le dos.
    « Tu as bien de la chances, mec ! Profites-en, tant que ça dure ! » La dessus, il lui tapota l'épaule... ouvrant discrètement sa main sur celle-ci. « Je vous laisse mes mignons, amuse-toi bien ma jolie, et si t'as encore faim en arrivant dans la salle commune, tu sais où me trouver ! » Il lui lança un clin d’œil accompagné d'un sourire ravageur, brillant de sous entendu et de détermination, puis s'en alla rapidement, laissant la petite araignée voir du pays sur l'épaule d'Irving.

    Hop hop hop, sortons de la bibliothèque vite vite vite pour aller passer... oh oh... sur qui tomba Dunstan en sortant de la bibliothèque ?
    « Flora ! Tu étais donc là petite coquine je t'ai cherché partout ! Une heure de colle ?! Mais quand tu veux, laisse-moi tout de même vérifier mon agendaaaaaaAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAaa[...]aaaaaA ! Non pas l'oreille, lâche ! » Je vous assure qu'elle ne lâcha pas... Dunstan et les préfètes ! Une grande histoire d'amour !

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Nous vaincrons lentement, mais sûrement !
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Cléophée P. Lambertson
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MessageSujet: Re: [Clos] Le Soleil parti, les souris dansent [Cléophée] [jeudi 21h30]   Lun 19 Mar - 22:06

    A vrai dire, on ne pouvait vraiment affimer que Cloé soit attirée par le jeune homme. Mais elle savait que ça pourrait être le cas. Si il changeait de comportement, ce pourquoi la blondinette essayer de le décoincer un peu et de le serrer dans un coin sombre l'aider à se socialiser. Bien sûr que c'était par intérêt, mais après tout c'était déjà vachement sympa non ? Au moins elle n'était pas de deux qui faisaient des croches pattes ou qui explosaient des encriers sur ses bouquins pas vrai ? Non. Elle elle voulait d'aider à devenir le sex-symbol qui aurait dû être s'il n'avait pas été un sombre peureux. Et autant vous dire que c'était pas une mince affaire et que même si ça faisait déjà plusieurs mois qu'elle s'y collait bah les résultats étaient toujours pas bien probants. La preuve, il lui demandait encore qui elle était. Enfin.. si elle était vraiment qui elle prétendait être. Le truc que plus personne ne faisait depuis que la guerre était finie. Surtout pas a vingt-deux heures dans la bibliothèque de Poudlard quoi. Peut être que c'était la guerre qui avait rendu Owen comme ça ? Elle ne le connaissait vraiment que depuis un an alors forcément c'était difficile de se rendre compte. Il n'avait jamais parlé d'un quelconque décès. Bon faut dire que Cloé n'avait pas non plus raconté ce qui était arrivé à son père, mais c'était pas pour les mêmes raisons..

    Quoi qu'il en soit, le Serdaigle fut convaincu par ce souvenir commun ce qui rassura la jeune fille -Halleluyah- puisque sinon elle n'aurait pas eut vraiment beaucoup plus d'inspirations. Elle ne savait même pas si Owen attendait une réponse en particulier ou non. Bref, elle s'était relevée de la table et lui avait proposé d'aller dans les cuisines. Boire une verre. Manger un peu. Plus boire que manger. Paraissait que l'alcool ça pouvait être pas mal comme moyen pour de-inhiber les gens. Il allait en falloir une sacré dose n'empêche pour décoincé le Serdaigle. Mais ce que Cloé ne savait pas c'est qu'il faudrait aussi et surtout un peu plus de répondant pour le convaincre de la suivre. Attendez ..? Il croyait vraiment -mais vraiment, vraiment- qu'il y avait des vampires ? Et qu'ils se réunissaient dans les cuisines du château ? La jeune fille haussa un sourcil. Décidémment le Bleue et Bronze en faisait trop et à chaque fois il réussissait à surprendre un peu plus la jeune Verte. Elle soupira avant de répondre :

    - Non il n'y a pas de vampire.. Je sais pas où tu vas inventer tout ça. Y'a juste des elfes dans les cuisines. Et encore pas à cette heure là. On sera que deux, toi et moi.

    Et hop, un petit sourire enjôleur pour souligner le tout. Non, non. La pauvre Cloé ne se lassait pas encore de ses tentatives desespérer pour serr.. DÉCOINCER l'aiglon. Et le voila qui la prenait pour une vampire. Bon, d'accord. Cloé n'était pas la plus sage et la plus patiente des jeunes collègiennes de Poudlard ce pourquoi tapa sa paume de main contre son front dans le genre -encore une comme ça Owen et je te viole, coincé ou pas-. Elle n'eut pas le temps d'argumentez -oui, tout le monde imagine bien Cloé ouvrir la bouche pour montrer ses canines qui sont ce qu'il y a de plus humaines mais bon..- que le Serdaigle finalement décida de la suivre après avoir pourtant fait quelques pas. La blondinette fit l'enjouée en répondant :

    - Tu vois quand tu veux ! Allez on y..

    C'était très mal poli de couper Cléophée pendant qu'elle parlait et la blondinette parut plus que surprise de voir Pryde dans la bibliothèque. Encore Cloé c'était surprenant mais passons. Encore Dunstan.. c'était carrément un coup à appeler la demi soeur de Lou pour qu'elle nous filme tout ça quoi ! Bref, la jeune fille fit une moue agacée. Autant Pryde était sexy, autant il avait rien dans la cervelle. Alors .. deux canons: un stupide à s'aspirer la moelle et l'autre peureux comme un jeune lapin.. Dis donc ! Qu'elle chance elle avait. Deux handicapés sexy pour le prix d'un. C'était pas à tout le monde que ça arrivait. Seulement, Dunstan en plus d'être crétin était aussi un vilain. Elle était trop bonne .. La blondinette ne releva pas le jeux de mot, venant de Pryde c'était trop simple.

    - Oui Pryde, cette nuit je fais dans l'intégration. Mais t'en fait pas, un de ces quatre je m'engagerais dans la psychiatrie.

    Voila pour toi. La jeune fille regarda Dunstan donner une claque virile dans le dos du Serdaigle en priant pour que celui-ci ne se mette pas à pleurer de nouveau. Voir à crier. S'teuplait Owen, fait un effort quoi. Si elle avait encore faim.. é.è. Ce type était le pire des psycopathes. Pervers. Bon coup il paraissait, mais pervers. Cloé lui rendit son clin d'oeil histoire de s'en débarasser vite fait bien fait. Ton tour viendra Prydre. Mais ce soir, Cloé était dans un tout autre mouvement. Elle attrapa là manche du Serdaigle et le tira vers la porte :

    - Sortons.

    Une fois dehors, la jeune fille pu entendre le cri de douleur de Pryde. Outch, voila qui venait de se faire coincer. Tant pis pour lui. Elle passa une main dans ses cheveux et se tourna vers le Serdaigle :

    - Toujours partant pas vrai ? Bien sûr que oui.

    Oui, oui, Cloé faisait les questions et les réponses. Même que des fois elle était tellement passionnante qu'elle se faisait des discussions toutes seules. Ils étaient au quatrième et les cuisines aux premiers. La jeune fille se mit en route pour rejoindre la cage d'escalier avec le Bleu et Bronze. Pourvu qu'il ne se mette pas à hurler si un tableau lui adressait la parole.. Ah.. oui.. un tableau qui parle, comparé à une minuscule araignée, c'est de la gnognote..
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Owen J. Irving | 01
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MessageSujet: Re: [Clos] Le Soleil parti, les souris dansent [Cléophée] [jeudi 21h30]   Jeu 22 Mar - 15:07

La situation était complètement absurde. Une seule fois dans ses sept années de scolarité le jeune Serdaigle avait osé rentrer à son dortoir après le coucher du soleil et il fallait qu’il tombe sur tous les dangers de la terre, comme pour confirmer ses dires: les vampires de la cuisine, l’obscurité de la bibliothèque et, bientôt, Dunstan... son pire ennemi! Enfin, nous y reviendrons un peu plus tard. Pour l’instant, le pauvre Irving était persuadé que son amie voulait en vérité le transformer en bête suceur de sang en l’amenant dans une réunion secrète de ces êtres maléfiques aux ailes de chauve-souris. Non, je vous assure, le garçon ne faisait pas exprès pour être aussi lourd avec cette gentille Cloé qui ne voulait que le violer contre le mur son bien. Il croyait réellement tout ce qu’il disait et était véritablement pétrifié à l’idée de se rendre dans les cuisines.

Lorsque la Serpentard poussa un long soupir d’exaspération, Owen se sentit un peu mal. Il était conscient de ses débordements de paranoïa et réalisa, à voir le visage de son amie, que ses frères lui avaient peut-être encore une fois menti. Il serra les dents et se jura de leur remettre lorsqu’il les verrait (en sachant très bien qu’il ne le ferait pas). Elle lui expliqua qu’il n’y avait aucun rassemblement de vampires dans la cuisine à cette heure-là. Elle lui parla d’elfes: ces petites créatures hideuses qui sous leur air angélique, avaient des pouvoirs magiques maléfiques. Owen les craignait énormément, ces elfes de maison, mais Cloé l’assura qu’ils n’étaient plus à la cuisine à cette heure. Ouf! Il n’y aura qu’elle et lui, seuls. Si la fille avait des idées bien précises des possibilités qui s’offraient à eux dans leur solitude, le jeune homme n’y voyait qu’un réconfort sans aucune arrière-pensée.

Le petit couple (ou pas!) se décida enfin à partir vers les cuisines, mais dans leur marche vers la porte de sortie, ils furent interrompus par... ce Serpentard terrifiant qui ne lâchait jamais Owen depuis leur première rencontre! Dunstan C. Pryde n’avait jamais hésité une seule seconde à empêcher son collègue serdaigle une seule seconde, bien qu’il fut un an plus jeune que lui. Ce qu’il faisait à la bibliothèque ce jour-là? Il n’en savait rien. En fait, Irving était persuadé que le serpent n’y avait jamais mis les pieds en six ans, expliquant probablement son manque d’ouverture sur le monde et sur les autres.

Plusieurs fois, Irving s’était imaginé donner un coup de poing à Dunstan, lui mettre de l’arsenic dans son verre d’eau ou le dénoncer à la direction... Jamais, il n’avait osé. Le «loser» avait bien trop peur des répercussions que tout cela pourrait avoir sur sa vie. Alors, il «endurait». Plus il vieillissait, moins cela le choquait lorsqu’il se faisait insulter par ce garçon. Il s’était formé une espèce d’armure, de carapace à travers laquelle les propos du Serpentard ne pouvaient traverser. Toutefois, la carapace n’était pas assez épaisse pour contrer les contacts physiques. C’est pourquoi, lorsque Dunstan s’approcha de la vampire et de lui et qu’il lui donna une bonne tape franche dans le dos, le Serdaigle faillit trébucher et tomber. Pourtant, Irving était grand et pas nécessairement si maigre: mais son sentiment d’infériorité envers son camarade lui enlevait toute possibilité de défense.

Pendant tout ce temps, une araignée d’une grosseur plutôt considérable avait été déposée sur son épaule. Du haut de ses huit pattes maigres, cette dernière explora le tissu laineux sur lequel elle avait été posée. Owen ne se rendit pas tout de suite compte de la présence de sa nouvelle amie - appelons la Germaine.

L’intervention de Dunstan fut brève, mais suffisante pour enlever toute la confiance qu’Owen était en train d’acquérir. Il avait recommencé à trembler et à se mordre les lèvres de nervosité. Une fois partie, il regarda le sol, n’osant lever les yeux sur Cloé. Il avait honte de ne pas répliquer aux propos de ce minable. Il avait honte de ne pas défendre Cloé. Celle-ci avait répliqué à son collègue avec spontanéité sans craindre les coups. Elle était si courageuse par rapport à lui. Une fois que Dunstan hors de vue, le Serdaigle osa enfin lever les yeux, regardant Cloé avec admiration.

Celle-ci ne sembla aucunement troublée par ce qui venait de se passer. Elle reprit la parole et l’entraîna à l’extérieur, sans lui laisser aucun mot à dire. Une fois à l’extérieur de la bibliothèque, Owen réalisa qu’il se trouvait à découvert, sur la zone de guerre des fantômes. Il regarda partout avec nervosité. Tout était sombre, tout semblait plus terrifiant que durant la journée. Un silence de mort plana dans le château lorsque les cris de douleur de Pryde cessèrent. D’une petite voix, il osa dire à Cloé:


- Bon, on est mieux d’y aller, avant que le Bonhomme Sept Heures ne nous tombe dessus... Il vaudrait mieux éviter cet escalier, j’y croise souvent Peeves.

Puis, il se mit à marcher d’un pas rapide, presque couru. Il fallait que cela prenne le moins de temps possible, ils devaient éviter de traîner. C’était leur survie à Cloé, Germaine et lui qui était en jeu! Oui oui, Germaine se faisait toujours discrète sur son épaule.
/HJ On continue dans la cuisine?
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[Clos] Le Soleil parti, les souris dansent [Cléophée] [jeudi 21h30]

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