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 [Clos] Le malentendu du 6 septembre

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Orion K. Moriarty
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MessageSujet: [Clos] Le malentendu du 6 septembre   Jeu 22 Mar - 16:46

Poudlard profitait du beau temps de cette rentrée 1999. Les élèves traînaient sur la pelouse en groupe, ça riait dans les couloirs, et les potins de l’été alimentaient les conversations. Qui était sorti avec qui, qui s’était brouillé avec qui… Les gryffondors, évidemment, ne manquaient pas à l’appel, fichant joyeusement le souk là où ils passaient. Sauf que ce jour-là, Orion ne participait aux habituelles discussions de la rentrée.
Ils se trouvaient dans le hall, tout juste sortis de leur cours de potions avec le croque-mort, alias Monroe. Joren marchait à côté de lui, racontant qu’une des exs de Léandre avait piqué une crise et avait promis de tenter un truc en magie vaudou pour le maudire jusqu’à la fin des temps. Le principal intéressé, qui n’avait pas vraiment l’air inquiet pour son avenir, chahutait avec Ethan, juste devant eux, lançant par moment des œillades à une ou deux filles qu’il croisait. Bon, ok, c’était quoi son secret ? Comment il faisait pour attirer les filles comme des ours devant un pot de miel ? Il donnait des câlins parfumés au crack, ou quoi ? Même ses exs se languissaient de lui. Bon Dieu, Arcker devait être un coup du tonnerre.
Euh… En tout bien tout honneur, hein, n’allez pas vous imaginer qu’Orion a viré sa cuti. A la limite, pour Joren, par solidarité broesque, mais pas pour le tombeur de ses dames.
Non, c’était juste qu’à part pour lui emprunter des gâteaux, les filles ne se pressaient pas au portillon. Il ne savait pas s’il aurait supporté être comme son ami et se sentir reluqué dès qu’il rentrait dans une pièce, mais une ou deux fan n’aurait pas été de refus. Parce qu’évidemment, le gryffondor ne s’était absolument pas rendu-compte que la petite sœur chérie de son grand ami Léandre avait tendance à rougir comme une tomate quand il était dans les parages ! Non, ça, il ne le voyait pas !

Alors pourquoi le gryffondor avait-il le moral dans les chaussettes ? Mais quelle question ! Cela faisait quatre jours qu’il cherchait un moyen de se racheter auprès de Lou. Il l’avait vraiment vexée lors de cette soirée de tous les défis, quand ils avaient dû se battre contre le foutu lézard de Watson.
Pour être franc, il ne trouvait qu’il s’était montré présomptueux, hein. Après tout, il fallait qu’il arrête de trop la couver, ça en devenait ridicule. On aurait dit une poule avec son poussin. Lou était le poussin, et lui, la poule. Et fuuuuuck ! Mais il ne pouvait s’empêcher de vouloir arranger le coup. La serdaigle était l’une de ses meilleures amies, ils avaient l’occasion de passer un peu de temps ensemble, et ils étaient parvenus à la gâcher. C’était trop bête !

Bref, il n’avait pas trouvé le bon moment qui lui parlait. Soit elle était en pleine conversation avec Ethan, soit elle quittait la salle quand il arrivait, soit elle s’occupait des premières années bleus et bronzes… Si seulement il avait pu….

LA ! SPOTTED ! La cinquième année descendait tout juste les escaliers, accompagnée –ou plutôt, collée- par Tortensia. Bon, on fonce dans l’tas et on réfléchit ensuite ! Tapotant l’épaule de Joren en lançant un « j’reviens » évasif, il s’élança à travers le hall, gravit les quelques marches qui le séparaient de Lou, et lui bloqua le passage comme un roi o/
-Lou, j’suis vraiment désolé à propos de ce qui s’est passé dans votre salle commune l’autre soir.

Mince, il avait sans doute parlé un peu trop fort, pourquoi est-ce qu’il avait la douce impression que tous les élèves tendaient l’oreille l’air de rien ? Bah quoi ? Leur conversation était normale, non ? Aucun sous-entendu ?!
-J’aurais dû te respecter. Ce n’est pas mon genre de… Tu es très douée… A ce que tu fais… Euh…
Et voilà qu’il perdait totalement ses moyens ! C’était bien sa veine, tiens ! Bref, il aurait mieux fait de l’emmener dans un endroit calme et posé, d’ailleurs, il tenta de lui prendre le bras, mais là, un truc collant et visqueux s’interposa. Et oui. Tortensinator était de retour.
-Oriooooon euuuuuuh ! Tu as fais quoii assec Lou ? Vous z’êtes allé susqu’où ? Et dans la sssalle commune en plusss !!!

Oh merde, mais qu’est-ce que cette toquée était allée s’imaginer ?! Ca n’allait pas aider ses affaires !
-Mais, euh, rien, tu sais, je parle de quand il y avait le lézard… Tu sais, le gros lézard…Tu vois ?

Help ! May day, nothin to do here ! Il était où son propulseur, hein?
-Quoiiii ? Alors tu sess tu zenre à utilisser des imaze cossonnes, Moriarty ? Haaaaaan !

Par pitié, qu’on la fasse taire. Qu’on la pende, qu’on l’immole. Et pourquoi Lou avait-elle pas contente ? Oh merde, il allait s’en prendre plein la figure, il le sentait.


Dernière édition par Orion K. Moriarty le Mar 10 Avr - 18:20, édité 2 fois
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Lou A. Sparrow
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MessageSujet: Re: [Clos] Le malentendu du 6 septembre   Lun 26 Mar - 1:07

    “Louuuu !!! Ze peux te tousssser deux mots ?”
    “Heu, oui, bien sûr, Hortensia ! Mais je suis pressée, il faut que j’aille... arroser des citrouilles ! Pour le professeur Frost !!”
    “Ssss’est passs grave, Lou !! Ze peux te parler en sssemin, non ?”
    “... Heu, oui, d’accord... mais fais vite, alors, il faut que je me dépêche !”

    Lou n’aurait jamais pu s’imaginer qu’être préfète puisse être aussi épuisant. Cela ne faisait qu’une semaine que la rentrée avait eu lieu, mais elle avait l’impression d’être à Poudlard depuis un demi-siècle (au moins) ! Organiser des soirées pour les Serdaigle, fliquer les élèves aussi efficacement que si elle avait été payée par leurs parents, mettre son nez un peu partout, reprendre à l’ordre quiconque osait poser un orteil de travers... tout cela était amusant, et elle s’était vite prise au jeu !! Mais parfois, elle n’avait qu’une envie : lever les pouces, hurler “PAUSE !!!”, s’enrouler comme un tacos dans sa couette et hiberner pour les six prochains mois à venir. Oh oui, fusionner avec sa couette et à baver sur son oreiller, sans aucun soucis ! Pas de Dunstan Pryde pour lui faire des allusions tendancieuses, pas de Leandre, Hélios ou Amaranth Arcker pour lui taper sur le système par le simple fait de leur existence, pas d’Orion Moriarty pour la couver et jouer les moralisateurs à deux mornilles... pas d’Hortensia Peach pour la coller aussi efficacement qu’un vieux chewing-gum à la fraise, comme maintenant !

    “Sois forte, Lou ! Lève le menton, descends ces fichus escaliers, et essaie de la perdre quelque part sur le chemin !”
    “Mais c’est mal, conscience ! Je suis sa préfète, je me dois de l’écouter !”
    “N’importe quoi ! Tu as autant envie de l’écouter qu’une grenouille a envie de croiser la route d’un cuistot français !”
    “Mais, c’est pas vrai ! Et c’est quoi, cette expression sortie de nulle part ? Elle ressemble à rien !”
    “Qu’est-ce que j’en sais, moi ? Je te rappelle que je suis ta conscience ! Je n’y peux rien, si tu as un humour douteux, et que la blague "A combien rouliez-vous?" demande le gendarme "A deux seulement, mais si vous voulez monter, il reste de la place !" te fait rire, alors qu'elle est nullissime !”
    “... Morue !”
    “Grognasse !”

    “Louuuu, tu m’écoutesss ?” baragouina Hortensia à l’oreille de la jeune fille, la faisant violemment sursauter et la sortant immédiatement de sa rêverie (et manquant de lui faire louper une marche et dégringoler les escaliers sur les fesses jusqu’au hall d’entrée).
    “Bien sûr, bien sûr ! Tu disais ?”
    “Sss’est à propos de Leandre... z’ai appris que sss’est devenu ton demi-frère ! C’est vraiiiii ??”
    “Malheureusement, oui. Si c’est pour des condoléances, c’est très gentil de ta part, Hortensia, mais...”
    “Alorz, alorz, tu crois que tu pourrais m’arranzer un super coup de la mort qui tue avec luiiiii, Louuuu ?”

    Lou battit des paupières, à la fois fascinée qu’une fille puisse vouloir sortir avec Leandre Arcker (Leandre Arcker ! Le coureur de jupons à trois mornilles des Gryffondor ! Le Kéké avec un grand K ! Le demi-frère d’Amaranth la pas marrante et d’Hélios le clown ! Leandre Arcker, quoi !) et assez horrifiée par sa demande. Qu’elle lui arrange un coup ? Elle avait fumé une de ces herbes que Martin Holmes piquait en cours de Botanique ou quoi ? Lou hésita entre l’étrangler à mains nues avant de la jeter par-dessus la rambarde des escaliers (pour se débarrasser du corps) et se rouler en boule dans son coin en pleurant face à l’étendue de la bêtise humaine. Néanmoins, elle n’eut pas le temps de mettre l’un de ses plans à exécution (ce qui n’était pas plus mal) ; soudainement, quelqu’un se planta comme un poireau face à elle et se mit à lui boucher ouvertement le passage. Nom d’un poisson-clown, c’était qui, ce crétin congénital qui lui barrait la route ? Lou releva vers lui un regard furieux...
    
Et manqua d’avaler sa salive.

    Orion ! Orion Kaléïdoscope Moriarty, l’homme (enfin, le garçon) qu’elle fuyait depuis maintenant une semaine ! Depuis qu’il l’avait allumée (pas dans le bon sens du terme, malheureusement) devant l’intégralité des Serdaigle et des Gryffondor, Lou éprouvait une légère rancoeur à son égard. Oh, trois fois rien ! Rien à voir avec cette animosité qui la traversait de la racine des cheveux à la pointe des orteils lorsqu’elle croisait la route d’un Arcker ! Mais cette rancoeur était suffisante pour lui laisser un goût amer dans la bouche et une vague envie d’étrangler Orion avec les lacets de ses chaussures quand elle le voyait. Elle n’aimait pas qu’on la traite comme une gamine. Elle avait quinze ans, nom d'une citrouille en bikini ! Et il lui avait parlé comme à une enfant de six ans, le soir de la rentrée ! Et même s’il s’était plutôt bien rattrapé sur la fin (il avait juste sauvé son insigne de préfète, quoi, en se dénonçant à sa place à Madame, pardon, MISS Watson), elle ne pouvait s’empêcher de lui en vouloir.

    Bref, pourquoi lui bouchait-il le passage ? Et qu’est-ce qu’il baragouinait, entre ses dents ? Lou l’écouta, trop stupéfaite pour bouger... et sentit soudainement le sang affluer en masse jusqu’à ses joues. Mais chut ! Qu’on le fasse taire ! Qu’on lui arrache la langue !! Qu’on lui coupe la tête !!! C’était quoi, ces trucs de vieux pervers qu’il lui sortait ? Et bien sûr, Hortensia ne rata pas l’occasion pour mettre allègrement les pieds dans le plat...

    Du cyanure. Qu’on lui donne du cyanure. Elle s’en servirait pour tuer Orion, puis Hortensia, avant de se suicider, après avoir légué ses affaires à sa petite soeur et à ses poissons.

    “Je le SAVAIS. La vie serait tellement plus simple, si on était tous des pommes de terre et des carottes...”

    Merci Lou, ÇA (mouhahaha j’ai découvert comme fait un ç majuscule \o\ \o/ /o/), c’est de la remarque utile.

    “... Bon. Hum. Hortensia, il ne s’est jamais rien passé entre Orion et moi, c’est bien clair ? Rien. Rien. Rien. RIEN !!!! Et si tu veux que je parle de toi à Leandre, tu as intérêt à partir d’ici très vite en oubliant tout ce qu’il vient de se passer.”
    “Et sss’est vraiiiz ? Tu parlerasss de moi zà Leandre ?”

    Ignorant royalement Hortensia, Lou prit Orion par le poignet, lui broyant joyeusement les os, et le tira avec elle en bas des escaliers, histoire d'arrêter de bloquer la route (et d'être au centre de tous les regards), avant de le pousser par les épaules pour qu’il pose ses fesses sur les marches. Et il avait intérêt à lui obéir et à s’asseoir, s’il ne voulait pas goûter à son courroux !! Déjà que là...
    Puis la jeune fille se planta face à lui, debout, ses petits poings serrés, et elle se mit à le toiser de toute sa (relative) hauteur. Une Lou pas contente, ça faisait peur (wesh) !

    “Orion Kaléidoscope Moriarty, c’était QUOI, ça ? Tu veux ruiner ma réputation, c’est ça ? Si tu ne veux pas finir dans la rubrique “porté disparu” de la Gazette, ne t’avise plus jamais de prononcer les mots “gros lézard” en ma présence !”

    Elle avait déjà assez donné, niveau allusions vaseuses, avec Dunstan Pryde !

    “Tu es vraiment IDIOT !! Stupide à en pleurer !! Bête !!! Demeuré ! Cornichon !!! Et je... je... je... moi aussi, je suis désolée.” ajouta-t-elle, baissant soudainement d’un ton, rosissant légèrement. “Ce qui ne change rien au fait que tu sois le plus grand crétin que je n’ai jamais rencontré !”
    Là !

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Dernière édition par Lou A. Sparrow le Ven 30 Mar - 20:39, édité 1 fois
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Orion K. Moriarty
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MessageSujet: Re: [Clos] Le malentendu du 6 septembre   Mer 28 Mar - 19:11

Oh oh, Orion, depuis son spot sur les marches de l’escalier, sentait que la fin était proche. Il pouvait le voir dans les yeux de Lou, dans sa moue furibonde qui couvrait son visage, dans la façon qu’elle avait de serrer les poings et les lèvres…

Il allait mourir.

A sa décharge, il ne trouvait rien de licencieux dans ses propos, mais ça, c’est parce qu’il était niais, donc évidemment. Se serait-il appelé Joren, été un gay de 17 ans sur-sociable et trop dévergondé pour séduire à nouveau les bonnes mœurs, on aurait pu se douter de sa sincérité. Mais hey ! On parlait de Riri là, le mec sans copine, sans pensées coquines et frustré, alors évidemment, il ne pouvait rien comprendre du comique de la situation –la joueuse, en tout cas, se marre bien, merci à elle de son soutien !-
Le jeune gryffondor sentit donc qu’il allait bientôt avoir des ennuis, mais tant pis, de toute façon, il avait déjà mis les pieds dans le plats, à quoi bon s’en faire ? Il ne réalisait pas qu’une serdaigle en colère, c’était comme se balader avec une tronçonneuse dans un asile. Peu de chances de s’en sortir vivant. Avec un bras en moins, à la limite, et encore !
Toujours est-il que s’il ne comprit pas exactement sa remarque sur les pommes de terre, il rit d’un air hébété, parce que c’est souvent ce que font les garçons quand ils sont gênés.
En parlant de gêne, il était grand temps qu’une certaine meuf de serdaigle se fasse la malle ! Tortensinator, où celle qui ne savait pas la fermer, qui n’avait aucun tact et qui aspirait l’air de ses congénères pour déblatérer des paroles abscondes et inutiles. MON DIEU, il allait la baffer. Et c’était quoi cette histoire de Léandre ? Lou ne pouvait pas ne supporter, aucune chance qu’elle arrange le coup pour cette glue de Peach ! Et, dans le monde parallèle ou le demi-frère et la demi-sœur se saquaient, il n’y avait aucune chance pour que son tombeur de bro veuille d’une sangsue pareille ! Mais il se retint de faire un commentaire, se doutant qu’il s’agissait là d’une ruse de sioux pour se débarrasser d’elle. La réponse de Lou à Peach l’avait légèrement piqué à vif. Ok, ils n’avaient jamais émis la possibilité d’être ensemble, mais ça ne rassurait pas de l’entendre nier si farouchement l’éventualité ! Euh… Contexte charnel mis à part, bien sûr, pour Orion, sortir ensemble, ça correspondait encore au stade « on se tient par la main et, éventuellement, on se fait un bisou sur la joue pour se dire bonne nuit »… Pauvre garçon !
-Sérieusement ? 5 « rien », tu veux pas le redire une fois, je crois que tout le hall n’a pas compris ?
Il perçut un rire vers la droite, et se retint de se tourner vers Joren pour lui hurler d’aller se faire cuir une bouse de dragon sur les fesses. Keep cool, Orion, cooooool.

Lorsque la préfète s’approcha de lui avec la grâce et la douceur d’un tank, il recula et manqua trébucher sur les marches et s’étaler de tout son long aux sus et aux vues de tous. Fort heureusement ou pas, Lou lui agrippa le bras. Sauf que ce n’était pas pour lui sauver la vie, mais bien pour y mettre un terme. Gloups ! D’un geste ferme et plein de dédain, elle le mena loin de sa camarade nympho, et par la même, loin des regards extérieurs, à côté du grand escalier. Il se laissa guider, légèrement soumis et conscient qu’il avait commis un impair –sauf qu’il ignorait lequel, voilà tout.
-Si tu veux mon avis, Léandre voudra jamais de Peach, cette fille est le cauchemar de tout homme ! Et je parle en connaisseur.
Peuh, comme s’il était un tombeur ou un truc du genre… C’était à peine s’il avait eu plus de deux copines durant sa piètre existence. Comparé à Léandre et Joren qui enchaînaient les conquêtes –dans des catégories différentes, et encore, Joren était plutôt apprécié des filles, allez comprendre- il faisait pâle figure… Certainement qu’un mec qui cuisinait, si ce n’était pas pour lui soutirer de la bouffe, on l’ignorait ? Ô, triste infamie ! Ô rage et désespoir ! Il allait finir tout seul avec son rouleau à pâtisserie (en tout bien tout honneur !)
Il se laissa tant bien que mal pousser contre la marche de l’escalier, se laissant dominer par la serdaigle et sa taille de nymphette, les yeux grands ouverts, comme un petit garçon se faisant disputer. Généralement, il aurait laissé couler, mais depuis le début de l'année, les choses étaient
Etranges avec Lou. Comme s’il ne la voyait plus comme la gamine qui venait le titiller à l’école primaire. Vous voyez le topo ? On ne va pas dire que, tout d’un coup, les joies de l’adolescence et les hormones ont plongé dans son cerveau comme dans une piscine, mais Orion voyait Lou comme une fille, plus comme une espèce de petite André numéros bis (je suis Amonbofis et j’ai pouyave Numérobiiis, désolée, fallait que ça sorte). Et une fille oignonne en plus. Mais elle restait son amie avant tout, alors il ne se gêna pas pour rétorquer, à peine aimable :
-Et qu’est-ce que c’est censé évoquer, hein, dans l’esprit d’une ado de 15 ans, les mots « GROS LEZARD » ? Tu peux me le dire, jeune fille ? Parce que moi, à part le lézard de Miss Watson changeant de table sous nos yeux le soir de la rentrée, ça ne me dit rien.

Et pile quand il prononça ces mots, ses joues se colorèrent d’un joli ton cramoisi. Oh fuck. Fuuuuuuuuuuuuuuuuuuuck ! Mais évidemment… Gros lézard… Ca sautait au yeux –pas le gros lézard, m’enfin vous avez compris !
-Euh… Voilà, quoi ! Conclut-il, très à propos.
Et puis, woh ! Il allait pas se laisser dominer par une femelle. Sinon, il pourrait toujours prier pour que Joren, Ethan et Léandre ne se payent pas sa pomme dès qu’il mettrait les pieds dans leur dortoir de substitution ! Il était un homme, un vrai, musclé, poilu et franc du collier !
-Et attend, mais comment tu me parle ? Je suis pas un crétin. Ou alors, je suis un crétin trop gentil qui t’a sauvé d’une colle, et qui a aussi sauvé ton insigne de préfète !
Et, sans plus réfléchir, il tapota deux trois fois l’insigne en fer accroché à l’uniforme de la serdaigle. Jusqu’à ce qu’il se rende compte que ledit insigne était épinglé pile sur une zone féminine ultra stragégique. Venait-il juste de presser son doigt contre le sein de Lou ?

Adieu, mon cruel !

Il rangea son doigt aussi vite qu’il put, regardant ailleurs, les joues plus rouges encore que s’il avait aperçu le professeur Watson toute nue sous la douche entrain de chanter du Britney Spears.
-Sinon, tu fais quoi de ta journée ? Il fait beau hein ? Moi j’adore ce temps ! On peut se balader, prendre le soleil, manger à l’air liiiibre…

Non non, Orion n’essayait pas du tout de noyer le strangulot !
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Lou A. Sparrow
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MessageSujet: Re: [Clos] Le malentendu du 6 septembre   Sam 31 Mar - 0:22

    “Tu veux vraiment savoir ce que peuvent évoquer les mots “GROS LEZARD” pour tout être normalement constitué, sale pervers ?” répliqua Lou après les paroles d’Orion, piquée au vif, les joues virant au cramoisi.

    Il la prenait donc vraiment pour une gamine ? Une gamine avec un insigne de préfète trop grand pour elle, malgré sa poitrine naissante et son maquillage maladroit ? Elle n’était plus une petite fille, quand allait-il réussir à imprimer ces mots dans sa petite tête de Lionceau niais et attardé ? Bon, d’accord, elle était encore prude, elle n’avait jamais embrassé personne, elle ne savait pas mettre d'eye-liner et de rouge à lèvre sans immédiatement ressembler à une sorte de travesti raté, faisait des bonds de carpe lorsqu’on lui effleurait la main ou la jambe et rougissait furieusement lorsque sa petite soeur lui demandait, le regard légèrement narquois, où est-ce qu’elle en était avec les garçons... mais zut, elle avait quinze ans !! On sait tout de la vie, à quinze ans, non ?
    Et puis, par une mystérieuse association de pensées...

    “Cette histoire de gros lézard, ça me fait penser à une blague que m’a racontée Dunstan Pryde, quand on était en retenue, huhuhu !!!”

    Génial, Lou, tout le monde s’en bat les steaks.

    Fort heureusement, la jeune fille n’eut pas le temps de développer sa pensée (très intéressante, personne n’en doute) ; voilà que ce grand échalas d’Orion lui lançait, tout naturellement, qu’il était un crétin trop gentil (jusque là, rien de nouveau sous le soleil) qu’il avait sauvé son insigne de préfète, tapotant l’objet du bout de l’index pour illustrer ses propos.
    Tapotant l’objet, et tapotant au passage sa poitrine de fille. Boing, boing, boing, Lou pouvait presque entendre son index rebondir contre la surface galbée et opulente (personne n’en doute) de son... poumon. Et il semblait mettre du coeur à l’ouvrage en exécutant ce geste !! Oh ciel, doux ciel... ce garçon était fou, et Lou, les yeux écarquillés, était trop stupéfaite pour repousser sa main entreprenante.
    Et puis trois possibilités heurtèrent le cerveau de la jeune fille.

    Partie 1, Chapitre 1, Section 1, I], A), 1., a., premier point ! (les études droit sont mauvaise pour la santé) -> Orion était un pervers frustré, qui essayait d’extérioriser cette frustration en jouant à tripoter sans vergogne les seins de ses amies ;
    Partie 1, Chapitre 1, Section 1, I], A), 1., a., deuxième point ! -> Orion était encore plus idiot et niais qu’il n’en avait l’air et ne réalisait absolument pas la portée de son geste ;
    Partie 1, Chapitre 1, Section 1, I], A), 1., a., troisième point ! -> Orion était gay (et dans ce cas-là, Lou n’avait aucune envie de savoir ce qui pouvait bien se passer dans les vestiaires de Quidditch avec Joren Sways, lorsque l’un d’eux faisait malencontreusement tomber sa savonnette).

    Et puis Orion parut réaliser ce qu’il était en train de faire et qui venait de faire digresser l’esprit de Lou pendant deux paragraphes, et il tenta d’embrayer la conversation sur un autre sujet en retirant enfin sa main, probablement aussi rouge qu’elle-même devait l’être. Zut, personne ne lui avait dit qu’il faisait aussi, dans ces escaliers, sinon, elle aurait apporté son sceau d’eau glacée avec elle !! (hinhinhin)

    “Heu. Heu. Heu. Ouais. Belle journée. On peut se balader, se prendre, manger le soleil, tout ça...”

    Un ange passa.

    “... ... Pourquoi est-ce que je raconte ça, moi ? Ca ne veut rien dire !! C’est de ta faute, aussi !! Tu... tu m’embêtes, Orion, tu le sais, ça ? Je t’aime beaucoup, t’es un super pote, sauf quand tu veux jouer les gros durs, ça ne te va pas, t’es mieux en Boursouflet qu’en Dragon, mais je... je... et puis zut ! Tu viens de me peloter, sale pervers !!! Je pourrais vider le sablier des Gryffondor pour harcèlement !!!”

    Et perdre toute ta crédibilité, aussi.

    “Trouve-toi un copain ou une copine, et arrête de m’embêter, de jouer les papas relous et de me toucher de manière déplacée !!! Et bouge-toi les fesses pour me faire une place sur ce fichu escalier. T’as un truc à manger, histoire que cette conversation ait une quelconque utilité ?”

    Et sans plus de cérémonie, la petite préfète des bleus&bronzes laissa tomber son postérieur à côté du Gryffondor et enfouit son visage épuisé dans ses mains, se demandant sincèrement si elle ne commençait pas à péter une durite. Hiberner, il fallait qu’elle hiberne. Et qu’elle arrête de raconter des trucs qui ne voulaient rien dire. Et qu’elle arrête aussi de psychoter dès que quelqu’un osait effleurer du regard certaines parties de son anatomie typiquement féminines. Et qu’elle arrête de sauter à la gorge d’Orion sans raison. C’était son ami, non ? L’un des rares qui la connaissait aussi bien, qui prenait autant soin d’elle, qui savait ce qui était arrivé à son père pendant la guerre... C’était son plus vieil ami.
    Son meilleur ami.
    Même si comme ça, ça ne se voyait pas vraiment.

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Orion K. Moriarty
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MessageSujet: Re: [Clos] Le malentendu du 6 septembre   Sam 31 Mar - 21:42

Le gryffondor regardait son amie, bouche-bée. Beuh ? Lou ? Loupiotte ? Où était passé la gamine qui jouait à « cherchons la licorne » ? Et qui lui demandait de l’aide pour ses devoirs de potions ? Gnuuu ? Il needait qu’elle revienne là, c’était pas possible, sinon ! Mon Dieu, les filles, ça grandissait tellement vite, et c’était tellement plus mignon quand c’était petit ! Et moins prise de tête ! Et moins sujet aux hormones !
A la place, il avait cette fille, qui lui criait dessus comme du poisson pourri ! Mais lui, il avait besoin de douceur, que diable ? Pas qu’on lui fasse une crise existentielle à propos d’un gros lézard !
Aaah, il maudissait son cerveau, qui l’avait poussé à poser cette question idiote. Evidemment qu’un « gros lézard » ça pouvait prêter à confusion. Il avait simplement été long à la comprenette, il n’aurait jamais sorti une remarque aussi cruche et moralisatrice, sinon !
-J’suis pas un pervers ! Répliqua-t-il, ses joues rouges et son regard sur le côté prouvant le contraire ! Que nenni, il ne nourrissait pas de viles pensées ! C’était juste un garçon en pleine santé, que voulez-vous. Et puis, dans la catégorie perversion adolescente, il y avait pire ! Lui au moins ne se permettait pas de blagues et sous-entendus graveleux devant les filles ! Ni ne cachait certains journaux appréciés des jeunes esprits imaginatifs de certains de ses camarades ! C’était pas un Dunstan Pryde, quoi. Non, ce serpentard manquait de classe et de politesse (et de neurones !), lui, manquait juste de jugeote.
D’ailleurs, quand on parlait du loup on en voyait de suite la… tête, tout du moins, Lou mentionna le nom de ce serpentard à deux synapses. Les joues déjà bien roses de Moriarty gagnèrent une nouvelle nuance, rapprochant son teint du vermillon. Quoi ? Alors comme ça, Lou traînait avec ce troll de Pryde ? Pourquoi ? Comment ? Pourquoi ? Pourquoiiiii ?
Qu’est-ce qui avait pu pousser sa chère Lou, sa petite Lou, sa folle dingue à lui, à se rapprocher de l’immonde capote sur place ? (et encore, restait à supposer qu’il se protégeait !) Une moue désapprobatrice de père-pas-content se dessina immédiatement sur ses lèvres. Au-delà même du conflit qui opposait gryffondors et serpentard depuis des siècles, il ne considérait pas que ce genre de connaissances soit très bénéfique à son amie. Allons ! Pryde ! A part la mettre enceinte, que pouvait-il lui apporter. (et après il s’étonnait qu’il se faisait traiter de père la morale !)
-Ah oui ? Alors tu as du temps pour Pryde, mais pas pour moi ? Et que te raconte ton graaand ami ? Il t’a parlé de ses conquêtes ? Tu es intéressée, peut-être ?
Possessif, il était possessif. Comme un frère aurait pu l’être envers sa sœur. Aucun garçon ne serait jamais assez bien pour Lou –même si Orion était assez lucide sur le « succès » que pouvait avoir la serdaigle- (bah quoi, à part un myope, un kéké et un kéké qui ne le savait pas encore, il n’y avait pas grand monde au portillon !) mais pourquoi diable s’était-elle débrouillée pour être dans le collimateur du dark tombeur de ses dames (le bon côté de la Force était Léandre, évidemment, quelle question !). Il avait la très sombre impression que son amie fricotait avec Palpatine, et que ce dernier allait vite fait bien fait exécuter l’ordre 66. Vous comprenez, maintenant, pourquoi il paniquait autant à l’idée de l’imaginer avec un garçon !

Il ne saisissait pas le message que Lou tentait de faire passer, mais il se prit une bien belle baffe en pleine tête lorsqu’elle le rabroua méchamment. Beuh ? Il voulait pas jouer les gros durs, lui, il voulait juste que rien ne lui arrive ! Tout ça partait d’un bon sentiment.
-Mais je…
Et soudain, BAM, elle lâcha une bombe. Heeeeein ? Mais il avait tripoté PERSONNE !!! Il avait pas fait exprès, nom d’un hibou mal plumé ! Il n’avait pas VU ! Les filles et leur anatomie, vraiment ! C’était à peine si on avait le droit de regarder, et si on les touchait, c’était la mort assurée. A moins de s’appeler Dunstan Pryde, bien sûr, sinon, on parlait d’un autre type de mort. Beurk. Sans doute se fut cette dernière remarque qui acheva de libérer le méchant Orion qui dormait en lui. Sans doute était-ce la fatigue qui prenait le dessus, le stress, les hormones, la testostérone, mais le gryffondor explosa littéralement, bondit sur ses pieds pour la dominer de toute sa hauteur, et visa son sac :
-Quoiii ? Mais arrête de raconter n’importe quoi ! De un, je joue pas les gros durs, pas de ma faute si tu es tellement douée que tu arrives à te fourrer dans les ennuis comme d’autres prennent une douche ! Et crois-moi, ce n’est pas en traînant avec des mecs comme Pryde que ça va aller en s’arrangeant ! Et je ne t’ai PAS pelotée ! Je touchais ton INSIGNE, d’accord ? Ton IN-SI-GNE ! (ses joues reprirent une teinte rosée) Il n’y avait rien de pervers là-dedans, où alors, c’est TOI la perverse, Lou ! A voir le mâle mal partout ! En plus, ce n’est pas comme si ta poitrine égalait celle d’Helen Applebosworth(la fille la plus mamelue de l’école)
Il reprit son souffle et poursuivit, se fichant pas mal que ses amis entendent :
-Tu veux jouer les grandes ? Très bien. T’as 15 ans ! Tu connais rien de la vie. Et moi, j’en ai 17, je ne suis pas plus renseigner que toi, ok ? Je joue pas les « papas relous » comme tu dis, j’essaye de t’éviter des ennuis ! Et j’ai pas besoin de copine, vu que je t’ai toi, et que c’est une charge assez prenante, tu vois ?
Il soupira, pas vraiment conscient qu’il venait de sous-entendre qu’ils sortaient plus ou moins ensemble. De toute façon, ça ne comptait plus vraiment. Une fois lancé, il regretterait plus tard.
-Et, NON, je n’ai pas de bouffe. Si c’est tout ce qui t’intéresse dans ma compagnie, je te conseille d’aller traîner avec tes amis les serpentards !

Bah oui quoi, si Pryde était si drôle, qu’elle aille l’enquiquiner, ça lui ferait des vacances, à notre septième année (du moins, il essayait vainement de s’en convaincre, tout en boudant)
-Mais qu’est-ce qui t’arrive Lou ? Depuis le début de l’année tu es complètement différente. On peut rien te dire sans que tu prennes la mouche. T’es amoureuse ? Tu te drogue et t’es en manque ? C’est l’installation chez Dexter qui te met dans cet état ? Parce qu’honnêtement, tu devrais te poser des questions !
Sur ces bonnes paroles, à court de phrases choc et tout de même pote dans l’engueulade, il croisa les bras, se rassit sur les marches et prit soin, malgré lui de faire une place à Lou à côté de lui. Et ce n’était absolument pas pour sentir la chaleur de son bras contre le sien.

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Lou A. Sparrow
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MessageSujet: Re: [Clos] Le malentendu du 6 septembre   Sam 7 Avr - 22:48

    Si Lou n’avait pas remarqué le trouble que sa remarque sur Dunstan (et ses blagues désopilantes) avait causé à son ami, sa réaction, elle, la frappa de plein fouet. Comment ça, elle avait du temps pour Pryde et pas pour lui ? Comment ça, elle était intéressée ? Pour qui la prenait-il, pour une fille de petite vertu qui s’abandonnait au premier être physiquement intelligent venu ? Et pourquoi, nom d’un ragoût de lutins, pourquoi est-ce que les paroles du Gryffondor faisaient éclore une sorte de bouillonnement désagréable dans le creux de son estomac ? La jeune fille avait imperceptiblement serré les poings sans pour autant réussir à comprendre sa propre réaction, braquant ses grands yeux verts sur Orion, comme deux baguettes magiques prêtes à jeter lui des avada kedavara en rafale. Mais étrangement, malgré son irritation, elle ne pouvait s’empêcher d’être rassurée par cette fureur qui teintait chaque parole, chaque fibre du corps de son ami. Au moins quelqu’un, dans ce château, se souciait d’elle... Quelqu’un avait remarqué que quelque chose ne tournait pas rond dans sa petite tête d’adolescente...
    Elle l’observa, grand échalas rouge&or entêté et qui s’obstinait à jouer les gros durs, et éprouva une bouffée d’affection à son égard en le voyant s’égosiller au-dessus d’elle.

    Lou était une fille susceptible, qui partait aux quarts de tour et qui détestait qu’on la prenne pour une tarte aux pommes ; néanmoins, le discours de son ami fit mouche, et elle abandonna rapidement le petit air supérieur qu’elle s’était efforcée d’adopter depuis le début de leur entrevue. Orion avait raison, même si elle n’avait pas envie de l’admettre. Après le speech de son ami (qui lui noua le coeur malgré elle), ils se retrouvèrent de nouveaux assis sur les marches du Grand Escalier, côte à côte, englués dans leur silence électrique, à trente centimètres l’un de l’autre, sans s'adresser un mot.

    Comme des cons.

    “Dunstan n’est pas mon ami” finit par lâcher Lou, captivée par ses baskets. Puis elle réalisa qu’elle était stupide, à fuir ainsi le regard d’Orion ; elle n’était pas une pleutre, nom d’un hippogriffe à pois jaunes et rouges ! Elle était Lou Angélique Sparrow ! La préfète chic et choc des Serdaigle ! Pas une mollassonne qui n’osait pas regarder les autres en face ! Bouge-toi les fesses, ma grosse !! CHECK YOUR BODY !!
    “C’est toi, mon ami.” ajouta-t-elle en se tournant enfin vers Orion et en posant, sans la moindre hésitation, la main sur son bras pour l’étreindre avec brusquerie. “Et si tu oses encore en douter, je te change la tête en citrouille. Crétin.

    Elle se décala légèrement pour être plus proche de lui, et ne s’arrêta que lorsque son petit corps fut contre celui du jeune homme ; puis elle hésita une fraction de seconde (Lou Angélique Sparrow, hésiter ? Mais que se passait-il ? Il faut mettre Sherlock sur le coup !! è.é) avant de poser sa petite tête brune contre l’épaule du garçon. Etrange : lorsqu’elle faisait des câlins à Alan ou à Isaak, par exemple, elle n’éprouvait aucune gêne ; ce geste lui semblait absolument naturel. En revanche, le contact d’Orion sous sa joue lui réchauffa légèrement le visage et accéléra imperceptiblement son pouls. Néanmoins, elle ne bougea pas, restant là, la tête nichée dans le creux du cou du Gryffondor qu’à peines quelques minutes auparavant, elle houspillait allègrement. Ce n'était pas si désagréable, après tout...

    “Je suis désolée. Et tu as raison.” répéta-t-elle, même si cet aveu écorchait fortement sa fierté. “Je ne devrais pas te parler comme ça. Et il n’y a pas que la nourriture qui m’intéresse dans ta compagnie, même si je ne serais pas contre un petit truc à grignoter. Des bagels aux beurres de cacahuète avec moi, dans le parc, ça te dirait ? Oh, et... non, je ne suis ni amoureuse, ni droguée. Jamais !!”

    Jamais. Là !

    “Tu es gentil, Orion. Mais si je suis une charge pour toi, tu n’es pas obligé de... enfin, ça ne devrait pas t’empêcher de te trouver une copine... une fille bien, qui aimerait tes pâtisseries et rigolerait à tes blagues, et qui t’aimerait pour toi, et pas pour tes copains kékés qui se prennent pour des beaux gosses. Ça doit bien exister. A part moi.”

    Elle rit légèrement à la fin de sa phrase, espérant ainsi chasser cet étrange picotement qui crépitait dans sa poitrine fluette.
    En parlant de poitrine fluette...

    “Tu trouves vraiment que ma poitrine n’égale pas celle d’Helen ?”

    Les questions existentielles de Lou Sparrow, round 1 ! \o\

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Orion K. Moriarty
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MessageSujet: Re: [Clos] Le malentendu du 6 septembre   Dim 8 Avr - 23:26

Sur sa marche, Orion fulminait. Non mais ! Pour qui elle se prenait, Lou ! On allait voir qui portait la culotte ! AH ! Oui, il était en colère ! Alors pourquoi il avait l’impression d ‘avoir une énoooorme boule de bowling dans le gosier ? C’était comme si tout ce qu’il avait balancé à la serdaigle rebondissait douloureusement sur lui à chaque fois, avec un joli son en écho : « crétin, crétin, étin, tin ». Pourquoi Lou lui faisait un truc comme ça, hein ? A peine une semaine après la rentrée, en plus ! Il aurait mieux fait de traîner avec des filles comme Neela Doherty, qui n’en avaient pas plus dans le cerveau qu’un bigorneau –o/- mais qui au moins, s’en fichaient des autres et par a+b, n’étaient pas prises de tête ! Lou, elle, était comme un strangulot mental ! Non seulement il ne pouvait pas s’empêcher de se faire du souci pour elle, mais EN PLUS, le fait de vivre dans la même salle commune qu’elle, de la voir tous les jours dès le matin… C’était… Ca le rendait affreusement confus. Et il ne comprenait pas pourquoi, c’était un vrai mystère. Cette fille… Il ne la considérait pas comme les autres. Bien sûr, ça n’avait jamais été le cas. Miss Sparrow qui avait toujours été précieuse, et tout et tout, comme un membre de sa famille, et il avait toujours pris soin de vérifier qu’elle évitait les ennuis –lourdes tâches- et qu’elle ne s’embrouille pas trop avec ses amis à lui –mission impossible depuis que serdaigles et gryffons étaient forcés de vivre ensemble-. Mais depuis que les cours avaient repris, il avait l’impression que l’excuse dont il usait n’était plus suffisante, et ne parvenait plus à définir aussi aisément qu’avant ce qu’il ressentait pour elle. Alors, on parle d’Orion, là, évidemment, il ne pouvait mettre le doigt dessus tout seul, mais ça travaillait dur dans son subconscient, parole de joueuse !
Toujours est-il que Lou l’avait finalement rejoint sur cette marche, et ils se tenaient tous les deux silencieux et gênés, le nez vers leurs chaussures, comme deux gamins mis au coin par leur professeur.

Contre toute attente, ce fut Lou qui craqua la première. Sans doute était-ce que la mini tirade du septième année l’avait légèrement secouée. Il fallait dire qu’il n’y était pas allé de main morte, pour une fois ! La serdaigle avait l’air de se sentir coupable, mais ses mots eurent l’effet d’un baume magique pour le pauvre petit Orion en pleine crise existentielle. Youhouuu ! Elle n’en pinçait pas pour ce Dunstan Pryde ! Mais, minute papillon ! Pourquoi était-il si content ? Et pour, ooooh pourquoi sentait-il ses joues comme si elles étaient enflammées ? Il s’était brûlé avec son toast sans le savoir ? Nom de nom !
Bref, il était drôlement soulagé –pour d’obscures et d perverses raisons- que Lou lui dise comme ça de but en blanc qu’il n’y avait rien entre ce serpentard et elle ! Mais il n’eut pas le temps de savourer ce sentiment, car Lou vint poser sa tête sur son épaule, et la chaleur qui avait ris possession de ses joues revint à la charge. Etrangement, il eut soudain du mal à déglutir, à penser. Le parfum délicat de Lou lui occupait l’esprit, ainsi que le contact de sa tête dans l’angle de son cou. Il se racla la gorge, incapable de définir s’il était gêné ou content, et encore plus incapable de comprendre pourquoi son amie avait un tel effet sur lui. Orion était bien des fois tombé amoureux, mais c’était différent, là. C’était Lou, et tout ce qu’il voyait, c’était son amie. Sa jolie, intelligente, marrante et légèrement dérangée d’amie.

Posant maladroitement sa main sur l’épaule de sa voisine, il approcha doucement son menton de sa tête, le laissant s’installer sur les cheveux de Lou pour un doux et petit moment rien qu’à eux.
-Non mais j’ai été con, Lou. J’aurais pas dû m’emporter comme ça. Mais c’est juste que je veux pas qu’il t’arrive des bricoles, tu comprends ?
Il sourit pour lui-même, le regard dans le vide. Etonnamment, l’odeur fleurie de sa camarade l’avait calmé, il était plus serein.
-Et des bagels et du beurre de cacahuète ! Mouahah épouse-moi, femme ! C’est une super idée, je demanderai au père de Joren de m’en envoyer une prochaine fois !
A ce stade, il avait oublié que sa main était toujours contre l’épaule de la serdaigle, et qu’il la tenait toujours contre lui comme s’il avait s’agit d’un ours en peluche. Il rit gentiment et éloigna finalement son visage d’elle pour la contempler un moment.
-Et, très bien ! Reste loin de la drogue, c’est mal, et ça donne envie d’éternuer à ce qu’il parait ! Et tiens-toi loin des garçons aussi ! Ils sont bêtes ! Et moches ! Sauf moi ! (ça va les chevilles, mec ?)
Malheureusement pour lui, Lou était une fille mignonne, qui allait sans doute connaître tout un tas de déboires ou de réussites avec les membres de son sexe –celui d’Orion, pas de Lou, enfin vous m’avez comprise, quoi ! Il adopta de nouveau cette position câlin qui lui retournait les entrailles comme des spaghettis, mais qui était si agréable, et ferma les yeux. Pour les rouvrir rapidement ensuite. Quoi ? Lou pensait vraiment qu’elle était une charge –abruti ! C’est toi qui lui a dit !- aussitôt, il resserra inconsciemment son étreinte, et dit d’un ton résolu :
-Arrête Lou, je le pensais pas. T’es ma meilleure amie, et je t’adore ! T’es pas une charge ! Et si j’ai pas de copine, c’est pas à cause de toi, pigé ?
Non, c’était tout simplement qu’il n’était pas doué avec les filles ! La preuve, il ne pouvait même oas tenir sa meilleure pote dans les bras sans se sentir toute chose !
Ils restèrent un instant ainsi enlacés – en tout bien tout quoi ?- jusqu’à ce que Lou pose LA question. Elle lui parlait de sa POITRINE. S’il avait s’agit de n’importe quelle autre fille (à l’exception de Tortensia… Oh mon Dieu, surtout pas Tortensia !), il n’aurait pas dit non à l’éventualité de jeter un petit coup d’œil, mais… C’était LOU ! Aussitôt, il s’écarta d’elle, la tenant par les épaules, yeux écarquillés, joues rouges écarlates et aucune idée de la réponse à adopter. Il regarda à droite à gauche, et soudain, sans crier gare, loucha ostensiblement vers le décolleté de la serdaigle.

Il allait mourir.

-Heu… Je… Non… Ils… Ils sont très bien.

Un petit coup d’œil pour être sûr ?
-Ne t’en fais pas pour ça, je te trouve… Tu es… OH BORDEL ! Lou !! Pour l’amour du ciel, c’est pas une question qu’on te pose ! Moi je ne remonte pas ma chemise en te demandant comment tu trouve mes…

ORION KALEIDOSCOPE MORIARTY ! Pose cette main immédiatement ! NON ! Ne prend pas celle de Lou ! Noooon, ne la pose pas sur ta chemise !!!

Oh Lord !

Venait-il vraiment de forcer Lou à tater ses abdos? C’était comme si sa sœur l’avait surpris sur la douche ! Nom d’un dromadaire bipolaire! Il lâcha prestement la menotte de son amie, et reposa sagement les siennes sur les épaules de Lou. Bwah ! Non ! Pas de contact physique ! Oui, sur les genoux, c’était bien, très bien. Inspire, expire, vieux, ça va passer !
-Voilà, voilà ! Sinon… Ca serait cool que Peach et Léandre sortent ensemble, hein ?

Qu’on le fasse taire, il perdait le sens des réalités. Ce n’était pas comme si le mot « seins » défilait sans cesse devant ses yeux, après tout !

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Lou A. Sparrow
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MessageSujet: Re: [Clos] Le malentendu du 6 septembre   Lun 9 Avr - 18:13

    Graouuu. Orion faisait quand même une chouette peluche humaine !! Lou ferma les paupières, savourant en silence le contact de son cou contre sa joue, de son menton contre sa tête et de sa main contre son épaule. C’était chaud et agréable, et assez salvateur, pour cette aiglonne habituée à bondir d’un bout à l’autre du château en remuant dans tous les sens et en s’égosillant comme une poissonnière. Oui, ce petit instant câlin (en tout bien tout honneur, pas comme certains personnages dont nous tairons le nom) avait quelque chose de... frais. Une bouffée d’air frais dans son emploi du temps de ministre !! *-* Elle aurait voulu rester prostrée là des heures, le visage d’Orion dans ses longs cheveux bruns, son parfum de Mâle dans le nez (mais c’est que ça sentait bon, ces bêtes-là !!), son corps serré contre le sien, à parler de tout et de rien, comme les enfants qu’ils avaient été et qu’ils étaient encore...

    “Vendu pour les bagels aux beurres de cacahuètes !” répondit-elle à son ami en ouvrant légèrement les yeux, un sourire avide (bagel ! GÂTEAU *O*) se dessinant progressivement sur ses lèvres. “Dommage que le lac ait disparu, on aurait pu en donner au poulpe... j’aimais bien lui donner à manger, quand il était là. Tu jettes de la nourriture sur le lac, et tu vois ses tentacules s’enrouler autour pour l’attraper, c'est rigolo !!!”

    Et hautement passionnant, Lou.

    “Et t’as raison ! Les garçons sont tous bêtes et moches !! Mais pas toi, parce que toi, t’es mon pote !!”

    CQFD.
    Ce qu’il dit ensuite procura une étrange sensation à la jeune fille. Sa meilleure amie ? Vraiment ? Imperceptiblement, Lou resserra son étreinte contre l’épaule du jeune homme. Eut-il été n’importe qui d’autre, elle lui aurait probablement sauté au cou en poussant un hurlement d’oie sauvage et en lui beuglant dans l’oreille un “OOOH, C’EST TROP OIGNON !!!” à réveiller un mort, mais... C’était Orion, et elle n’avait pas envie de briser cet instant de calme et de douceur entre eux. C'était si agréable... Deux secondes ; Lou, calme et douceur dans la même phrase ??? ... Orion, rends-lui son cerveau immédiatement, si tu ne veux pas tâter de mon gourdin !!!
    Hum hum.

    Néanmoins, la suite changea radicalement l’ambiance ! En même temps, quelle idée avait-elle eu, hein, de lui parler de sa poitrine quasi inexistante ? En tout cas, l’effet fut radical : Orion s’écarta soudainement d’elle, comme s’il venait de se rappeler qu’elle était une fille, et posa un regard hésitant sur sa poitrine, plus rouge qu’un souafle. Zut. Elle n’avait pas un peu tout fait capoter, là, avec ses questions débiles ? Et pourquoi prenait-il sa main pour la poser sur... son torse ?

    Graou au carré.

    ... NON !! NON, PAS GRAOU !!!

    “ORION KALEÏDOSCOPE MORIARTY, EN VOILA DES MANIERES !!! TU N’AS PAS HONTE, JEUNE HOMME ??? LÂCHE-MOI IMMÉDIATEMENT !”

    Elle l’observa cinq secondes, le regard fulminant et la bouche pincée, ses petits poings serrés, ignorant sa maladroite tentative de changer la conversation, fronça les sourcils jusqu’à réduire ses yeux verts à deux fentes qui jetaient des étincelles, ouvrit la bouche d’un air furieux...
    Et éclata de rire.
    Et pas un joli rire délicat de demoiselle en fleur, non ! Un bon gros rire d’hippopotame en rut, qui fit tressauter tout son corps et manqua de la faire dégringoler des escaliers !!! Elle dut se raccrocher à la manche du jeune homme pour ne pas tomber comme une loque, et lorsqu’elle parvint enfin à s’extraire de ses HA HA HA HA HO HO HO HU HU HU plein de romantisme et de douceur, elle haleta, les yeux brillants :

    “Riri, comment veux-tu que je te dise ce que je pense des tes muscles ? ... T’EN AS MÊME PAS !!! MOUHAHAHA !!!”

    C’est bien, Lou. Toi aussi, tu veux un coup de gourdin sur la tête ?

    “Un jour, tu me tueras !!” acheva-t-elle, enfin calmée de son fou-rire. Puis elle le contempla un bref instant sans rien dire, le regard étincelant et un mince sourire aux lèvres, toujours assise à ses côtés. Avant de poser, sans la moindre gêne, sa petite main sur la sienne pour la lui presser brièvement. “En tout cas, je suis contente qu’on se soit réconciliés. Tu m’avais manqué, Riri.” murmura-t-elle, une fois son souffle totalement repris. Puis elle se pencha en avant et déposa rapidement ses lèvres sur sa joue. A ce contact, elle rosit légèrement sans comprendre pourquoi... avant de se relever d’un bond, prise d’un soudain regain d’énergie. “Bon ! C’est pas tout ça, mais il faut qu’on aille régler leur compte à des bagels au beurre de cacahuète, nous ! Tu m’escortes jusqu’à la Grande Salle pour aller les chercher ?”

    Et un nouveau sourire resplendissant, un ! Accompagné d'un léger regard en direction du torse qu’elle venait de toucher...
    MAIS ! C’était pas de sa faute, si elle souffrait d’un léger strabisme !

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MessageSujet: Re: [Clos] Le malentendu du 6 septembre   Mar 10 Avr - 18:20

Les joues rouges, les pupilles écarquillées comme s’il avait vu Nick-Quasi-Sans-tête jongler avec des couteaux, Orion se tenait face à Lou, complètement paniqué. Il allait mourir. Pourvu que Tim ne tombe jamais sur sa collection de… magasine suggestifs imagés, cachée sous son lit ! Et qu’Hyppolyte ne se charge pas de l’éloge funèbre à son enterrement ! Et que Joren ne dise à personne qu’une fois, il était tombé sur lui entrain de chanter du Bizzar Sisters sous la douche. Et que Lou ne pleure pas trop. Enfin, si c’était elle l’assassin, elle s’en remettrait ! Mais il s’égarait, là !
Lui jetant un léger coup d’œil, il s’attendait à une réplique parfaite de l’empereur dans Star Wars VI, quand il pousse Luke du côté obscure, ou pire, la tête de la mère de Joren quand elle les attrapait à faire des expérimentations sur Feul, quand Orion venait chez son meilleur ami pour quelques jours. Il n’y avait rien de plus effrayant qu’Hilda. D’ailleurs, elle ressemblait assez au Professeur Watson… Sauf que cette dernière avait un fouet. Toujours est-il qu’il s’attendait à ce que Lou le frappe, le morde –graouuu- ou le maudisse, pour l’avoir forcée à palper son corps de rêve, aussi fut-il plus que surpris, plus qu’halluciné et plus que choqué de voir qu’elle rigolait. Oui, Lou Sparrow était morte de rire. Et pas qu’un petit peu.

Vous voyez, Orion n’était pas dupe, mais il tenait quand même à certaines des illusions qu’il avait sur les filles. Disons qu’il n’était pas un macho, mais l’idée qu’une fille puisse être délicate, innocente et fragile ne le dérangeait pas tant que ça. Mais le miroir de ces illusions se brisa bien vite lorsqu’il entendit le rire de Lou. Mother of god ! Cette fille avait plus de ressemblance avec sa grande-tante Ermitrude qu’il ne croyait ! Entraîné par ce rire si communicatif, il se retrouva bientôt à dire comme une hyène à son tour, campé sur sa marche d’escaliers.
Sauf que, Lou n’avait pas dit son dernier mot.
Peut-être une lueur d’espoir dans le subconscient de Moriarty lui avait fait croire qu’elle riait parce qu’elle était impressionnée par sa musculature intéressante. Vous savez, héhé, elle n’aurait pas été la première fille. Orion avait longtemps été un nabot, mais OH ! Il n’était pas loin du sex-symbol, maintenant ! Allez demander à n’importe qui… Enfin, sauf Lou, manifestement. Parce que ce n’était pas à cause de son pack de six sculptural qu’elle s’était esclaffée comme ça… Oh non. C’était parce que justement, elle n’était pas impressionnée du tout ! Il aurait pu lui montrer une chaussette trouée, ça aurait eu le même effet ! Nom d’un scrout hypermétrope ! Vexé comme un pou, le gryffondor arrangea le haut de son uniforme, sourcil froncé. Il faillit lâcher un commentaire désobligeant sur Lou, en comparaison d’Applebosworth, mais il se retint. Une dispute par jour, c’était amplement suffisant. Et puis… Qu’est-ce qu’il en avait à faire, de ce que Lou pensait de ses abdos, un ? Ce n’était pas comme si elle était une experte… N’est-ce pas ? N’est-ce paaaaas ?
-Pff, n’importe quoi, j’suis un vrai dur, moi !

Herm. Tirant une dernière fois sur son chandail, il se redressa, tentant de contenir l’indignation qui grondait en lui. Indignation qui ne fit pas long feu ! Aussitôt que Lou eut mentionné un possible encas, un sourire gourmand se dessina sur son visage. On pouvait toujours l’acheter avec de la nourriture. Honte à lui !
Se redressant, il emboîta le pas à sa camarade. Sa main alla naturellement se poser autour de sa taille… Ciel, que venait-il de faire ? Il se dépêcha de la redresser de plusieurs centimètres. Aaaah, les épaules, sa partie préférée de l’anatomie. Les joues un peu rouges et les gestes incertains, il finit par la lâcher : ce n’était pas pratique pour marcher, après tout ! Mais comment faisait les couples ? Par simple curiosité, bien sûr, Lou et lui étaient amis !

Bon, à la bouffe !

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