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 [Clos] You've got to be kidding me - en soirée (Thomas & Cleo)

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Cleo S. Parker
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MessageSujet: [Clos] You've got to be kidding me - en soirée (Thomas & Cleo)   Lun 9 Avr - 22:16

Ça y est ! C'était le grand jour ! Le jour où deux grands esprits journalistiques du monde sorcier allaient enfin se rencontrer. Deux grands ? Cléo s'observa dans la glace avec perplexité et enfila des escarpins vernis noirs pour répondre aux attentes de son rang. Là ! Elle venait de prendre dix bons centimètres en à peine trois secondes et sourit donc à son reflet, satisfaite. Il fallait qu'elle soit à la hauteur (chose à laquelle elle était depuis neuf secondes maintenant) et qu'elle en impose. Thomas Edgeworth devait être un homme qui forçait à l'admiration, un homme de sérieux et de calme, un homme comme elle en gros.

Elle le voyait déjà grand, le visage sévère et la moue approbative. Elle s'imaginait, pendue à ses mots, essayant désespérément de s'accrocher aux branches de cet esprit qui ne devait être qu’impressionnant, à la manière d'un funambule amateur bien trop maladroit pour affronter une corde semblable à du fil dentaire. Il devait être un homme sérieux, au dessus de la populace, intelligent, respectable, poli, chevaleresque, attentif, logique, autoritaire, pressé, fascinant, drôle, tout en restant fin, courtois...
Bref. Un grand homme.

Pour l'évènement, Cléo avait enfilé sa tenue de guerre. Bien entendue il ne s'agissait pas d'aller à ce rendez vous nue habillée avec légèreté, comme lorsqu'on part faire ses courses ou qu'on va promener son chien. Non ! Elle avait sorti le grand jeu. Vêtue d'une robe noire stricte qui lui arrivait aux genoux, elle ajouta à son accoutrement, qui l'empêchait de marcher, une petite touche de couleur. Oui ! Elle avait osé ! Un foulard bordeaux autour de son cou pâle parfaisait sa tenue. C'est en se regardant une dernière fois dans son miroir tacheté et en passant une main perfectionniste sur les rares mèches rebelles de sa coiffure qu'elle décida de partir, direction, le Chaudron Baveur.

Il faisait un froid de canard pour la saison. En même temps, l'automne arrivait à grands pas et cela se sentait. Emmitouflée dans un long manteau, une nouvelle fois noir, Cléo marcha le long du Chemin de Traverse, observant les dernières boutiques encore ouvertes, fermer leur porte avec fatigue. Pour elle, la journée commençait enfin. Avec empressement et un peu d'appréhension, elle accéléra le pas, craignant d'être en retard. Un éminent journaliste se devait d'être ponctuel. Et si elle ne l'était pas, lui allait surement l'être.

Elle se posta enfin devant la porte du Chaudron Baveur et examina par les carreaux sales du pu pour voir si un jeune homme imposant ne ruminait pas face à sa tisane au tilleul. Un peu étonnée, elle ne vit que les habitués du bar, déjà autour d'une table en train de se crier dessus en mangeant des cacahuètes sèches ou adossés au bar, ne buvant certainement pas du jus de citrouille.

Elle entra donc, faisant ainsi sonner la petite clochette qui n'était même pas suspendue au dessus de la porte, et traversa le pub, en examinant chaque client. Finalement, elle s'assit au fond, à une table qui ne supportait qu'une bougie à la flamme chancelante. Elle jeta un regard inquisiteur sur la surface en chêne et sortit un mouchoir de sa poche qu'elle hésita à salir en essuyant les quelques saletés. Après avoir fait son petit ménage, elle regarda une nouvelle fois autour d'elle avec étonnement et une pointe de désespoir. Il avait du avoir un empêchement. Quelqu'un avait du le retenir. Sa femme, ses enfants, son chien, enfin plutôt son chat (elle n'aimait pas les chiens), son elfe de maison, son balai, n'importe quoi ! Ou sinon, il avait du hésiter entre deux costumes parfaitement repassés pour leur fameux rendez-vous.

Dans tous les cas, elle patienta. Les minutes défilèrent. Au bout de trois, elle se sentit vieillir, au bout de cinq, sa fin semblait approcher et à la neuvième, elle se sentait s'enfoncer dans la mort, au fond de son cercueil en bois de prunelier. C'est au bout de dix longues minutes d'attente que la clochette suspendue dans le vide résonna de nouveau et que la jeune femme, folle de désespoir, tourna la tête vers son sauveur. Un sourire admiratif s'afficha sur ses lèvres, qu'elle essaya de cacher rapidement, bien que ses yeux continuèrent à le dévorer.

Il était enfin là, cet homme qu'elle avait pris tant de plaisir à lire et qui semblait si gentil et intéressant. Elle leva de quelques centimètres son verre qu'elle venait de porter à sa bouche pour lui montrer qu'elle était celle qu'il cherchait. Lorsqu'il fut devant sa table, Cléo se leva, droite comme un "i" et tendit une main ferme bien qu'un peu frémissante.

"Je suis Cléo Parker. Heureuse que vous ayez pu vous libérer pour moi. Enfin, je veux dire que je ne m'attendais pas à tant d'honneur... enfin bref, merci".
Son cerveau se frappa intérieurement la tête contre les parois de son crâne. Non mais ! A qui croyait-elle s'adresser, au ministre de la Magie ? Et encore ! Elle ne lui avait prêté que très peu d'importance la dernière fois dans son article. Celui qui se dressait face à elle n'était qu'un simple journaliste. Pas Dumbledore !
Elle se tut soudainement, consciente de son mode groupie, et décida de s'assoir en espérant qu'il n'ait pas entendu le "tant d'honneur" qu'elle venait de prononcer.

Elle l'analysa discrètement mais en ne manquant pas d'être précise et remarqua avec horreur des détails choquants sur la personne de son collègue journaliste. Comment ?! Ses manchettes de chemise n'étaient pas fermées et ses cheveux ne semblaient pas avoir été peignés depuis une décennie, sinon deux. Elle porta de nouveau son verre, sans alcool, à ses lèvres et le regarda avec incompréhension. Comment ? Pourquoi ? Un aussi grand...? Cela l'intriguait au plus haut point.
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Thomas S. Edgeworth
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MessageSujet: Re: [Clos] You've got to be kidding me - en soirée (Thomas & Cleo)   Ven 13 Avr - 20:00

    “Cleo ?”

    Thomas observait fixement le calendrier soigneusement placardé sur son frigo sans comprendre. Pourquoi avait-il griffonné ce prénom, suivi des mots “RDV au Chaudron Baveur” dans la case correspondant au jour actuel ? Il se gratta la tête en essayant de connecter deux neurones entre eux dans le fatras qui lui servait de cervelle (c’était ça, de passer ses soirées en tête à tête avec cette chère demoiselle la Bouteille de Cognac), ignorant son fils qui bondissait autour de lui et hurlait comme un canari pour attirer son attention.

    “Papaaaa, papaaaa, regaaaarde !!!!”
    “Cleo qui ? Elle sort d’où, déjà ?”
    “Papaaaaa !!! Maiiiiis !!!!! REGAAARDE !!!!!”
    “J’aurais dû joindre une photo, j’aurais su si ça valait la peine d’aller la voir...”
    “MAIIIIIIS !!!!!!”
    “Cleo, c’est un drôle de prénom. Un peu comme ceux des filles qui fréquentent le Courtisane’s Nest, tu sais, celles qui oublient souvent une partie de leurs vêtements chez elles... hm, ça vaut peut-être le coup...”
    “PAPAAAA !”
    “J’espère juste que c’est pas une vieille coinc... hé ! Enlève tes dents de ma main !”

    Thomas daigna enfin baisser les yeux sur son fils qui, visiblement las de s’égosiller, avait décidé d’employer les grands moyens pour se faire entendre et... de lui mordre la main. Et trois dents qui se plantent dans votre pouce, ça se sent passer, put constater Thomas en esquissant une grimace face au sourire victorieux qui ne tarda pas à illuminer le visage de l’enfant, satisfait d’avoir enfin pu capter l’attention de son père. Qui avait osé dire qu'il n'y avait rien de plus mignon que les enfants ? è_é

    “Ça, Jude, c’était bas. Fais ça à ta copine, plus tard, et tu verras ce que tu récolteras ! Sauf si elle aime ça, et dans ce cas-là, je te conseille de fuir très vi...”
    “REGARDE !!!”

    Et Jude lui mit fièrement sous le nez... WTF ? Une pomme de terre ? Où avait-il trouvé ça, et pourquoi lui agitait-il cela sous le nez, comme s’il s’était s’agit d’un trésor inestimable ? Thomas fronça les sourcils et mit plusieurs secondes avant de réaliser que l’enfant avait gribouillé des yeux, un nez et une bouche sur le légume.
    OKAY. Soit son fils avait pété un plomb, soit c’était un psychopathe, mais Thomas ne savait pas trop quelle possibilité était la moins inquiétante.

    “C’est quoi ?” demanda-t-il tout de même poliment. “Une oeuvre d’art moderne ? La patate mutante, par Jude Edgeworth ?”
    “Ménooon !!! C’est TALLULAH !!!”

    ~

    Thomas avait encore des larmes de rire dans les yeux en arpentant les rues du Chemin de Travers une demi-heure plus tard, la chemise de travers et les cheveux en bataille. Tallulah Watson, une patate avec des yeux, un nez et une bouche. MOUHAHAHA, son fils était un GÉNIE. Le digne fils de son père !! Et Tallulah-la-Patate trônait désormais au beau milieu de leur cuisine, souriant de toutes ses dents de pomme de terre. Thomas l’y avait déposé en félicitant Jude pour sa créativité et son imagination, puis s’était rapidement préparé pour son rendez-vous du soir, enfilant une chemise propre (... relativement propre) à la va-vite, nouant une vieille écharpe râpée autour de son cou et déposant au passage son fils chez sa baby-sitter du moment, Hayley Marshall (qui n’était probablement pas au courant qu’elle allait devoir le garder ce soir-là, mais ça, c’était un détail).

    Il avançait désormais dans les rues du monde sorcier d’un pas rapide, l’esprit bouillonnant. Pendant qu’il se battait contre ses boutons de manchette (elles avaient finalement gagné le round, mais il n’avait pas dit son dernier mot ! è_é), il s’était subitement rappelé qui était cette fameuse Cleo, et un grand sourire n’avait pas tardé à se frayer un passage jusqu’à ses lèvres. Mais oui, comment avait-il pu l’oublier ! Cleo Sidony Parker, une ancienne journaliste, comme lui, dont il avait dévoré les articles dans le passé ! Il ne savait pas grand-chose d’elle, mise à part que sa plume affûtée lui plaisait bien, mais il était curieux de la voir de ses propres yeux ! Une jeune demoiselle cultivée et probablement libérée (huhu) avec laquelle boire un coup, voilà de quoi illuminer sa journée !

    Ce qui ne l’empêcha pas de pousser la porte du Chaudron Baveur avec dix bonnes minutes de retard. Mais ce n’était pas de sa faute, c’était Jude qui l’avait retardé avec ses histoires de pommes de terre u_u Il jeta aussitôt un regard à la ronde et ne tarda pas à l’apercevoir ; elle aussi, d’ailleurs, car elle bondit face à lui et lui tendit la main en l’accueillant comme s’il était Harry Potter himself. Huhu, c’était cool, comme accueil ; enfin une fille qui connaissait sa vraie valeur ! Il l’observa scrupuleusement de haut (le “haut” correspondant à la poitri... au torse, tout le monde le sait) en bas sans rien dire, un mince sourire narquois aux lèvres, puis se concentra sur son visage en serrant la main qu’elle lui tendait. Avec ses chaussures hautes, ses longs cheveux blonds et ses yeux de biche, cette jeune femme ne manquait pas de charme, c’était indéniable ! Mais sa tenue commençait doucement mais sûrement à faire comprendre à Thomas qu’ils ne sortaient pas vraiment du même monde... il fallait dire qu'avec ses fréquentations habituelles, il en avait presque oublié que certaines robes pouvaient atteindre les genoux de leur propriétaire ! Et il en avait presque oublié également qu'il existait des gens qui buvaient des boissons sans alcool le soir !

    “Enchanté, Miss Parker. Je suis... ravi de pouvoir vous faire... l’honneur de ma présence, ce soir.” répondit-il finalement en prenant place face à elle. Quoi ? C’était cool de se faire mousser, des fois ! \o/ “C’est également un plaisir de vous rencontrer enfin. Permettez-moi de vous offrir quelque chose à boire !”

    Qu’elle en profite, ce n’était pas souvent que Thomas offrait quelque chose à quelqu’un... huhuhu.

    “TOM ! Deux whiskies pur feu, un pour cette charmante demoiselle, et l’autre pour moi ! Et des bons crus, s’il te plaît, pas comme ce que tu nous a donné à moi et Tally la dernière fois !”
    “Je t’apporte ça tout de suite ! Encore une nouvelle... amie ? Mais dis-moi, tu les enchaînes, en ce moment !”

    Thomas fut sur le point de répliquer un très classe “que veux-tu, elles sont toutes dingues de moi héhéhé”, mais décida qu’il serait peut-être plus judicieux de ne rien répondre, pour le bien de sa crédibilité auprès de miss Parker. Il reporta son attention sur elle, posant nonchalamment un coude sur la table pour y enfouir son menton, et planta sans la moindre gêne ses pupilles dans les siennes.

    “Et bien, Miss Parker... vous venez souvent ici ?”

    Autant commencer la conversation par des sujets pas trop épineux... en attendant de voir si elle était aussi prude qu'elle en avait l'air. Héhéhé.
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Cleo S. Parker
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MessageSujet: Re: [Clos] You've got to be kidding me - en soirée (Thomas & Cleo)   Sam 21 Avr - 17:34

Des milliers de questions se mettaient à tourbillonner dans l'esprit de notre ancienne journaliste. Elle ne comprenait pas. Etait-il réellement l'homme dont elle avait lu avec gourmandise les articles virulents tout l'été ? Etait-il ce grand homme qu'elle avait espéré sage et sérieux ? Non, certainement pas. Et cela, elle l'avait remarqué en un clin d'oeil (qu'elle n'avait pas fait pour ne pas se faire remarquer). Tout d'abord, ce regard qu'il lui avait jeté. Elle l'avait bien vu, pendant un cours instant, jeter un coup d'oeil à sa poitrine qu'elle avait calfeutrée sous son écharpe pourpre. Elle n'avait rien dit sur le coup mais c'est avec un léger pincement de lèvres qu'elle avait tenté de calmer son énervement.

Une fois assise, il n'en fallu pas beaucoup pour qu'elle se remorde les lèvres. "Vous faire l'honneur de ma présence" ? Rien que ça ?! Et bien dis donc, ça commençait bien ! D'accord, elle avait peut-être été un petit peu en mode "groupie" tout à l'heure mais jamais elle n'aurait imaginé qu'il lui réponde avec si peu de modestie. C'est avec un charme tout à fait français et une retenue presque aristocratique qu'elle lui accorda un sourire timide qui devait cacher un énervement croissant. Elle essaya une nouvelle fois de se calmer et de ne pas juger son rendez-vous sur la petite minute qui venait de passer .

"Oh c'est très aimable à vous !" Dit-elle en se radoucissant un peu lorsqu'il lui proposa un verre à boire. Elle regarda pendant un quart de seconde le verre à moitié plein de jus de fruit posé sur la table et décida de le finir cul-sec. Elle le reposa face à elle, prête à accueillir une nouvelle boisson, un sourire satisfait aux lèvres. La proposition de Monsieur Edgeworth avait été très courtoise et Cléo s'en voulait un peu de l'avoir mal jugé aussi vite. Elle remit de l'ordre dans sa robe mais releva rapidement la tête, paniquée, à la demande que le grand brun venait d'adresser à Tom. Deux whiskies pur feu ? Deux WHISKIES pur feu ?! Oh non ! Ce n'était pas en train d'arriver ! Le whisky, c'était de l'alcool, hein ? L'alcool, c'était bien ce truc qui vous faisait tourner la tête et qui vous empêchait de vous souvenir de quelques faits, qui étaient le plus souvent, d'après ce que Cléo avait cru comprendre, les plus ridicules et les plus horribles qu'on ait pu faire dans sa vie ?

Jamais, au grand jamais, Cléo n'avait touché à l'alcool et ce n'était pas aujourd'hui qu'elle allait se plonger dedans. Bien sûr, beaucoup d'amis avaient essayé de lui en faire boire mais jamais elle n'avait accepté d'en ingurgité une seule petite goutte. Elle ne savait pas pourquoi d'ailleurs. Ses parents buvaient, sa famille buvait, son ancien copain buvait, mais elle nada, nothing, niet, jamais elle n'y cèderait.

Lorsqu'elle croisa une nouvelle fois les yeux incroyablement bleus de son partenaire, elle sourit nerveusement. Comment allait-elle faire ? Devait-elle avouer qu'elle ne buvait pas ? Devait-elle boire tout de même ce fichu verre qui allait bientôt tomber entre ces mains ? Devait... Hein ? Cléo était restée en bug. Quoi ?! Avait-elle bien entendue ?! Alors qu'elle avait fait la liste des pours et des contres concernant l'alcool, elle n'avait pas tout de suite capté le "tu les enchaines en ce moment" que venait de lancer le barman au brun frisé assis en face d'elle. Ses yeux s'ouvrirent grands de désespoir. Etait-elle réellement une proie, une catin, une péripatéticienne en manque de gallions ? Etait-elle...une Fille Facile ?! Son coeur se mit à battre un peu plus vite. Non ! Elle ne voulait pas finir dans le lit de Thomas Edgeworth, bien qu'elle ait adoré ses articles, elle ne voulait pas que ce rendez-vous ait été un moyen de l'attirer dans son lit, elle ne voulait pas !

Gênée, stressée, transpirante, le coeur battant à cent à l'heure, elle essaya de se ressaisir lorsque Thomas replongea ses yeux dans les siens. Il n'avait pas eu l'air de s'apercevoir de son changement d'attitude et elle décida donc de répondre à sa question le plus naturellement possible.

"Euh...en fait j'aiiii...vécu ici pendant un moment. Oui, parce que je venais tout juste d'arriver à Londres, vous comprenez, je suis française, et je ne savais pas trop comment faire donc j'ai vécu ici, mais je suis partie il n'y a pas très longtemps parce que j'ai enfin trouvé un appartement. Enfin voila, tout ça pour dire que je connais un peu le Chaudron Baveur." Elle finit son long discours par un rire nerveux. Tout au long de celui-ci d'ailleurs, elle n'avait pas pu s'empêcher de se triturer les mains, en dessous de la table. Sa réponse avait été maladroite, hésitante, chose qu'elle regrettait à présent. Il devait la prendre pour une bègue.

Les verres arrivèrent enfin face à eux et elle les regarda avec méfiance. Oulala ! ça avait une drôle de couleur tout ça ! En fait, ça avait l'air trop bon pour être vrai. Le liquide possédait une magnifique robe dorée, limite caramel, et elle aurait bien plongé juste une fois ses lèvres dedans. Elle garda ses mains sous la table, afin de ne pas saisir le verre qu'elle regardait avec interrogation. Elle reposa ensuite ses yeux sur Thomas Edgeworth, inquiète.

"Je suis désolée mais je...j'...ça va vous paraitre stupide mais je...j'aijamaisbud'alcool." Elle baissa les yeux sur la table, un peu honteuse et se demanda s'il n'était pas temps pour elle de partir. Après tout, elle venait de se ridiculiser face au journaliste sorcier qu'elle admirait le plus.

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Thomas S. Edgeworth
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MessageSujet: Re: [Clos] You've got to be kidding me - en soirée (Thomas & Cleo)   Ven 27 Avr - 0:32

    Confortablement calé dans son siège, Thomas observait son interlocutrice avec une curiosité grandissante, se mordant l’intérieur des joues pour ne pas laisser échapper un sourire narquois. Elle ressemblait à un oisillon pris au piège, avec ses regards désespérés et son air totalement paniqué. Elle semblait terriblement mal à l’aise et transpirait légèrement, à croire qu’elle était face à un dragon particulièrement affamé, et non pas à un jeune (ahem) homme tout à fait charmant et avenant !
    Etait-ce la perspective de partager un whisky avec lui qui la mettait dans cet état ? Il scruta son visage, ses yeux clairs, ses gestes teintés d’une sorte d’aristocratie naturelle, quoi que apeurés, et en arriva à deux conclusions :

    1. Soit elle était fortement intimidée par lui, ayant été subjuguée par sa plume (héhé), et elle ne savait pas comment s’adresser à lui sans se trémousser sur sa chaise (non sans une certaine classe, il fallait bien l’admettre) ;
    2. Soit elle était psychorigide, coincée, pudibonde, et outrée par le spectacle qu’il lui offrait.
    Dans tous les cas, la solution était la même : la faire boire pour la décoincer un peu !

    Oh, mais il ne fallait pas croire que Thomas n’éprouvait aucun respect pour la créature blonde attablée face à lui ! Il avait lu ses articles avec beaucoup d’intérêt et avait été plus ou moins charmé par ses critiques et son style, et il avait été ravi à l’idée de la voir en chair et en os ! Mais maintenant qu’elle était là, juste séparée de lui par une table (et une robe /BAM/), c’était une autre histoire. Elle était bien plus timide, farouche qu’il ne l’avait imaginé. Et... Elle l’amusait. Oui, comme le chat joue avec la souris, Thomas comptait bien s’amuser (en tout bien tout honneur, oeuf corse!) avec cette charmante demoiselle aux yeux effarouchés qui lui faisait face... et elle faisait une bien jolie souris, en plus ! Il en aurait presque ronronné, à cette idée ! Il ne lui manquait plus que les moustaches et les oreilles en pointe !

    Elle lui expliqua d’un ton balbutiant qu’elle connaissait un peu le Chaudron Baveur et laissa échapper un étrange rire étranglé. Thomas laissa un sourire goguenard germer sur ses lèvres, les yeux rivés sur les mains que la jeune femme entortillait nerveusement sous la table, ravi.

    “Oh, vous êtes française ? Vous connaissez bien Paris, alors ? Il y a des endroits charmants, là-bas. Vous êtes déjà allée faire un tour du côté du Moulin Rouge ?”

    Il disait cela uniquement pour la voir rougir un peu plus. En vérité, de Paris, il connaissait surtout les coins touristiques et ce Disney Store qui faisait briller les yeux de Jude lorsqu’il lui en parlait. Rien de bien dangereux, en somme... mais bon, parler des cabarets de Pigalle était plus rigolo o/

    “En tout cas, si jamais vous avez besoin de quelqu’un pour vous faire un peu mieux découvrir Londres...”

    Il lui adressa un clin d’oeil pour appuyer sa proposition, tandis qu’on déposait leurs verres à la table. Thomas prit le sien mécaniquement et le porta à ses lèvres, mais il n’eut pas le temps d’en boire la moindre gorgée ; après un léger silence, Cleo venait de lui faire une bien étrange confidence...
    Alors elle n’avait donc jamais bu d’alcool ?? Etait-ce possible ??? Thomas était donc VRAIMENT tombé sur un cas... mais cela ne le dérangeait pas outre mesure ! Point du tout, héhé !

    “Même pas du vin français ? C’est dommage. Mais attendez, je vais vous apprendre !”

    Et sans la moindre gêne, Thomas se pencha légèrement au-dessus de la table, se rapprochant de son interlocutrice, tendit les bras et referma ses doigts autour des poignets de Cleo. Puis, non sans une certaine douceur (il n’y avait pas écrit “Hayley Marshall” sur son front), il la força à relever les mains et à les poser autour de son verre de Whisky Pur Feu, tout en gardant ses propres doigts fermement enlacés autour des siens. Quoi ? Elle était bien partie pour rester plantée éternellement comme un manchot devant son verre, il ne faisait que l’aider un peu à accélérer le mouvement ! Ça partait d’une bonne intention !!

    “Voilà. Et maintenant...”

    Il relâcha enfin ses mains et récupéra son propre verre.

    “... Vous relevez votre verre, vous trinquez avec moi, et vous le buvez exactement comme votre jus de fruit de tout à l’heure !”

    Bon, d’accord, il aurait pu préciser que le Whisky Pur Feu ne se buvait pas exactement comme le premier jus de pomme venu et qu’il avait une fâcheuse tendance à incendier les estomacs fragiles, mais Miss Parker apprendrait bien sur le tas, n’est-ce pas ? Thomas fit cogner son verre contre le sien, lança avec une discrétion relative : “A la rencontre de deux grands esprits comme les nôtres !”, admira quelques secondes le liquide ambré former des vagues dorés à sa surface et en but enfin une gorgée.

    “Hm. Ca fait du bien, non ?” lui demanda-t-il ensuite en reposant son verre. “Et dîtes-moi, Mademoiselle... Vous continuez d’écrire des articles ?” ajouta-t-il, sautant du coq à l’hippogriffe (et désireux de la faire parler, histoire de voir où en était son plan machiavélique “faisons boire cette adorable demoiselle pour le fun”) (et aussi parce qu’il s’intéressait, d’un point de vue platonique bien sûr, à elle ! Elle n’était pas n’importe qui !). “J’ai toujours trouvé votre plume très élégante, et je dois admettre que sa propriétaire lui fait honneur. Toujours tout en retenue... mais vous savez, des fois, se lâcher un peu, c’est bien, aussi. Sauf si vous avez une petite amie psychorigide, là, il vaut mieux éviter. Mais je suppose que vous n'avez pas ce soucis. Sur quoi sera votre prochain article ? Aurais-je l'honneur de l'apprendre ? Oh, et alors, vous aimez le Whisky Pur Feu ?”

    Et si tu la laissais respirer deux minutes, Thomas ?
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Cleo S. Parker
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MessageSujet: Re: [Clos] You've got to be kidding me - en soirée (Thomas & Cleo)   Dim 29 Avr - 10:31

Thomas semblait s’amuser en face d’elle bien qu’elle ne le remarqua pas une seule fois. Stressée par la situation, c’est limite en lui recrachant son jus de pomme à la figure qu’elle réagit à la remarque du grand brun. Le Moulin Rouge ? Elle ? Y allait ? Par Merlin ! Elle allait défaillir, c’était pas possible. Elle ouvrit de grands yeux qui montraient son étonnement mais décida quand même de répondre à la question en se rasseyant avec malaise sur sa chaise qui semblait avoir les quatre pieds de travers. Qu’est-ce qu’il faisait chaud dans cette salle ! Elle était partie un manteau sur le dos et maintenant elle se sentait suer comme un porc. Si elle n’avait pas été dans un bar et en compagnie d’un journaliste charmant, entreprenant, mal élevé, pervers, goujat, détestable, trop observateur, … (il fallait qu’elle arrête avec les adjectifs) elle se serait durement mis dans une tenue plus légère pour continuer les présentations. Elle se contenta de passer une main légère sur son front qui perlait doucement et afficha de nouveau un sourire presque serein sur ses lèvres.

« Paris est ravissant. Je connais très bien Châtelet, la cathédrale Notre-Dame de Paris, les Champs Elysées et la tour Eiffel même si j’avoue avoir quelques lacunes concernant le…hum…Moulin Rouge » Elle avait prononcé le nom, pour essayer de montrer qu’elle n’était que coincé, mot qu’elle s’arracha avec peine de la gorge. Rien que mentionner ce lieu la faisait tressaillir. Vendre son corps ! Mais quelle idée ! C’était comme revendre les dernières Louboutins ! Une fois qu’on les avait mis aux pieds, personne d’autre ne pouvait les porter. Ce n’était pas…hygiénique ! Oui ! Elle croyait en l’amour éternel, et alors ? Elle n’avait donné son corps qu’à une seule personne et cela lui allait parfaitement !
Elle tressaillit encore une fois lorsque la bouche de son rendez-vous s’ouvrit de nouveau. Visiter Londres à ses côtés ? Mais ! Il risquait de la violer dès qu’elle aurait le dos tourné ! Elle chassa l’image qui venait de lui venir en tête (qui n’était pas si déplaisante que cela puisqu’il s’agissait d’un homme au physique avantageux) et choisit de répondre pour ne plus repenser au corps de celui qui se tenait devant elle.
« Non, enfin, je veux dire, je connais un petit peu Londres déjà ! J’ai vécu chez mes grands parent avant d’emménager sur Chemin de Traverse donc tout va bien à ce niveau. Je suis assez calée concernant le sujet ! »

Elle laissa la boisson qui était postée face à elle tanguer dans son récipient et décida de passer à un autre sujet. Non, elle ne cèderait pas à l’appelle de l’alcool ! Malheureusement pour elle, Thomas Edgeworth avait, semblait-il, d’autres projets en tête. Elle le vit se lever et passer la frontière, cette table en bois, qui avait tenu à distance leur deux corps. Elle se crispa ensuite en voyant le brun passer ses mains sous la table et saisir ses poignées avec un semblant de douceur. Elle sentit leurs doigts enlacés et la chaleur des mains de Thomas. Qu’est-ce qu’il faisait chaud dans cette salle, c’était pas possible ! Un peu réticente, elle se laissa néanmoins faire. Cleo regarda le verre vers lequel ses doigts s’approchèrent rapidement et serra les dents lorsqu’ils l’encerclèrent finalement. Elle sentit que les mains du jeune homme l’avaient lâché et se sentit un peu perdue.
Elle observa son adversaire liquide et s’auto persuada. « Après tout, il ne s’agit que d’un petit verre. Qu’est-ce qu’il pourrait bien me faire ? Et puis, le grand Thomas Edgeworth t’observe. Allez, arrête de faire ta poule mouillée et…fonce ! »

Sous les instructions du grand brun, elle approcha son verre du sien et sourit d’un sourire plus détendu.
« Oui, à notre rencontre et à…l’alcool ! » Elle observa le liquide le temps d’une demi-seconde et le porta à ses lèvres en le buvant cul-sec.
AAARG !! C’était VRAIMENT pas comme du jus de pomme ce machin là ! Monsieur Edgeworth avait-il déjà bu un truc non alcoolisé ? Parce qu’il faudrait lui apprendre que les inoffensifs petits sirops de fruit ne vous arrachent pas les organes en les brûlant un par un à une vitesse hallucinante. Elle avait envie de cracher du feu mais se retint en ne faisant qu’une horrible grimace. Elle observa ensuite Thomas qui lui semblait maitriser la boisson à merveille.

« Oui ! Enfin, ça arrache un peu, quand même ! » Un peu ? Elle venait de sentir son foie disparaître soudainement sous les torrents d’alcool. « J’écris encore, mais seulement pour le plaisir. A vrai dire, je me concentre plus en ce moment sur l’histoire et je… » Le jeune homme venait de lui couper la parole, ce qu’elle laissa faire. Elle ne s’en était même pas rendue compte en réalité. Elle sentit une vague de chaleur lui parcourir les veines et essaya de ne pas en tenir compte en écoutant les compliments et questions que lui disait Thomas.
« Merci je…oui je crois aussi que…A vrai dire je n’ai…En fait je ne…Je n’…Oui j’…j’aime beaucoup ! » Elle s’arrêta, surprise que le grand brun ne lui est pas de nouveau coupé la parole. Elle souffla une nouvelle fois, dévoilant un large sourire et décida de reprendre presque point par point (en tout cas ceux dont elle se souvenait) tout ce qu’il venait de lui demander.

« Je vous retourne le compliment. Vos articles et votre style m’ont accompagné pendant toute la guerre. J’ai d’ailleurs eu peur à certains moments de vous prendre certains de vos arguments tellement ils m’avaient marqués. Vous avez une plume très libre, avec une pointe d’ironie qui m’a beaucoup amusée. En réalité, je n’ai jamais réellement voulu être journaliste. C’est un bon passe temps mais je ne crois pas que je me relancerai dedans. Je souhaiterai plutôt être professeur et surtout en Histoire de la Magie. Je ne sais pas. Mais en tout cas, si je ne trouve pas de poste, il est certain que je retournerai vers le journalisme. Ça fait un petit peu partie de moi quand même. Et, cela vous étonnera peut-être mais j’aiii…beaucoup aimé ce whisky pur feu, même s’il commence déjà à faire son effet et que j’ai failli m’incendier les cordes vocales, j’ai beaucoup aimé. » C’est bizarre à quel point l’alcool pouvait délier les langues ! Sans bégayer, elle avait réussi à formuler une réponse correcte, bien qu’elle ait omis certains points des questions qui lui avaient été posées.

« Et vous, Monsieur Edgeworth ? Vous êtes toujours journaliste ? J’ai hate de lire votre prochain article au fait. Le dernier était tellement…vous. Je n’arrivais pas vraiment à voir, en lisant vos papiers, à quoi vous ressembliez. Mais maintenant, je trouve que votre image, votre visage votre…voix collent exactement à vos articles. C’est un compliment, bien sûr, ne le prenez pas mal ! »
Il est vrai qu’elle commençait à le trouver sympathique ce grand brun. Au fait ! Elle lui devait un verre de whisky pur feu. C’est trop tard qu’elle s’aperçut qu’elle venait d’hurler au comptoir :
« Une nouvelle tournée, Tom ! Je vous en dois une Monsieur Edgeworth ! »

Elle se recoiffa et remit de l’ordre dans sa robe, se préparant à recevoir sa commande avec un joyeux sourire aux lèvres.



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Thomas S. Edgeworth
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MessageSujet: Re: [Clos] You've got to be kidding me - en soirée (Thomas & Cleo)   Mar 1 Mai - 0:45

    Cleo l’avait écouté et avait avalé son whisky pur feu d’une traite, au grand ravissement de l’ancien journaliste. Elle n’avait pas froid aux yeux, cette demoiselle ! Comme quoi, l’air prude qu’elle affichait depuis le début de leur agréable soirée cachait une certaine dose d’effronterie ! Et l’effroi qui avait traversé son visage lorsqu’il avait nonchalamment évoqué le Moulin Rouge n’était qu’une façade, un masque qu’elle revêtait pour jouer les aristocrates pures mais qui dissimulait... autre chose ! Owi, Cleo, montre la tigresse qui se cache en toi @.@ *la joueuse va prendre ses cachets et revient* Ou peut-être l’avait-elle simplement cru, lorsqu’il lui avait affirmé que le whisky pur feu se buvait comme du jus de pomme. Dans tous les cas, elle avait semblé apprécier le verre. Good point ! Elle n’était pas un cas si désespéré que cela ! Héhé, la soirée promettait d’être plus... détendue que ce que sa compagne (et non pas compagnonne *frappe son clavier*) avait l’air d’avoir imaginé !

    Très intéressé par son soudain discours, Thomas l’écouta attentivement, tout sirotant son breuvage doré. Mais elle était bavarde, cette jolie demoiselle, lorsqu’elle avait un (petit) coup dans le nez ! Et les compliments qu’elle lui offrit lui tirèrent un sourire qui, pour une fois, était dénué de toute trace de moquerie ou d’amusement. Les mots de la jeune femme le touchaient sincèrement, malgré l’aversion qu’il avait peu à peu apprise à porter à son travail de journaliste lorsqu’il avait réalisé qu’il le coupait totalement de la femme qu’il avait aimée *musique du générique des feux de l’amour* et qu’il lui avait allègrement flingué sa vie sociale. Et sa vie tout court. *fin du générique*

    Il ne put s’empêcher d’esquisser un sourire teinté de fierté lorsque Cleo recommanda une tournée, pour deux raisons : elle lui offrait un coup à boire et ça, quand il voyait l’état de déchéance de son portefeuille, c’était cool, et elle semblait vraiment aimer le Whisky Pur Feu, ce qui montrait qu’elle était une femme de goût ! Owi, elle apprenait vite ! Le sourire de Thomas ne le quitta pas tandis qu’il l’observait se recoiffer. Il remarqua alors distraitement qu’elle n’avait toujours pas retiré son manteau et il ne put s’empêcher de lui lancer, tout naturellement :

    “Vous devriez enlever votre manteau, vous allez finir par vous transformer en nougat géant, avec cette chaleur... Et ce serait bien dommage, n’est-ce pas ?”

    Puis il finit son verre et attendit que Tom ne vienne les resservir pour répondre aux innombrables questions que lui avaient posées la jeune Française. Les verres ne tardèrent d'ailleurs pas. Yeah \o/ Mais avant de répondre à Cleo...

    “Si vous ne voulez pas, heu, vous incendier les cordes vocales, buvez votre whisky pur feu lentement. Par petites gorgées. Et si vous voulez vraiment apprécier sa saveur, il faut d’abord le remuer dans son verre, comme ça...” Il posa de nouveau sa main sur celle de la jeune femme et sur son verre (accessoirement), les éleva au-dessus de la table et les fit bouger très légèrement, observant attentivement les gouttelettes ambrées danser dans le verre. “Ensuite, il faut le sentir, humer son parfum...” Il approcha le verre du nez de Cleo, attendit qu’elle puisse inspirer les effluves qui émanaient de l’alcool, et ne put s’empêcher d’avancer un peu trop le verre pour lui arroser très légèrement le bout du nez, tout en gardant un air éminemment sérieux, les yeux braqués sur le verre et les sourcils légèrement froncés. Comme ça, pour le fun o/ “Maintenant, il faut que vous avaliez une petite gorgée et que vous la laissiez quelques secondes en bouche, le temps que l’arôme du Whisky s’y déploie. Ensuite, il suffit de déglutir et de recommencer !” acheva joyeusement Thomas (une touche poétique n’a jamais fait de mal à personne huhu) en écartant à nouveau sa main de la sienne et en reprenant son verre.
    Bon, maintenant que ce petit apprentissage était fait... reprendre la conversation !

    “Professeur d’Histoire de la Magie ? C’est... intéressant, comme projet. J’espère que vous trouverez un poste. Et que vous saurez faire face à tous ces jeunes qui ont les hormones en ébullition !” commenta Thomas, avant de se mettre à donner de petites pichenettes sur son verre (ça faisait des petits bruits marrants) (et pas super agréables pour les autres, mais ça, c’était un détail) en réfléchissant à la manière d’avouer sa propre situation à cette ancienne journaliste que lui aussi, malgré tout, admirait. “Et pour mon prochain article, je crains que vous ne deviez l’attendre... éternellement. J’ai été, heu. Licencié. Il faut croire que tout le monde n’était pas de votre avis, concernant les similitudes entre ma brillante personne et mes articles...” ajouta-t-il avec une pointe d’ironie, occultant vaguement le fait qu’il s’était surtout fait virer pour n’avoir strictement rien foutu pendant un très long moment sans fournir d’excuse (à part “je suis occupé, envoyez un hibou plus tard, merci”). “Mais cela ne me dérange pas. Je retrouverais bien un autre travail... l’enseignement peut être intéressant, vous avez raison. Si tant est que les élèves, en face, soient intéressés, et ne soient pas juste en train de réfléchir au meilleur moyen de coincer leur voisin dans un couloir sombre...”

    Il posa un regard pensif sur le visage de son interlocutrice, arrêta de tapoter sur son verre et décida de le finir d’une traite, ignorant la chaleur qui commençait à bouillonner sournoisement dans ses veines. “Vous savez danser, Miss Parker ?” demanda-t-il soudainement en se retournant vers quelques clients qui s’essayaient à des pas de danse irlandaise depuis quelques minutes, un nouveau rictus aux lèvres. Non, ceci ne va pas finir en remake de Titanic @.@

désolée, ce post est débile u.u
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Cleo S. Parker
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MessageSujet: Re: [Clos] You've got to be kidding me - en soirée (Thomas & Cleo)   Mer 16 Mai - 12:35

Cléo ,n'avait pas du tout chaud ! C'était faux ! Archi faux ! Ou peut être un tout petit peu... En tout cas, elle ne suait pas du tout comme un porc (citation du film "10 bonnes raisons de te larguer", vive les références, oui je sais et zut !). Ou juste un petit peu ! Lorsque Thomas lui proposa d'enlever son manteau, elle se rendit compte que ses rougeurs et les quelques gouttes qui devaient perler le long de son front étaient vraiment visibles. Elle rougit donc légèrement, le temps d'une demi seconde. Oui ! En effet ! Cléo avait décidé de ne plus rougir à chaque fois qu'une personne lui faisait une remarque qui aurait pu la mettre mal à l'aise. Après tout, elle se fichait bien, à présent, de ce qu'on pensait d'elle. Ce n'était pas comme si tous les regards étaient braqués sur sa petite personne, en train d'observer le moindre de ses faux pas.

Elle observa son rendez vous sourire et ne put s'empêcher de rire en retour (mon personnage n'est pas du tout bourrée au bout d'un verre, et puis, c'est une DEBUTANTE !!!). Les whiskys pur feu arrivèrent sur la table et Cléo hésita un peu en voyant son nouveau verre posé face à elle. Jamais auparavant elle n'avait bu d'alcool et aujourd'hui, elle n'avait pas seulement goûté cette substance autrefois illicite mais en avait bu cul sec un verre et se préparer à en reprendre un. Son moment d'incertitude ne dura cependant pas bien longtemps. "Après tout, deux verres ne peuvent pas faire plus de mal qu'un ! Et puis, j'ai soif moi, avec toute cette chaleur" pensa t-elle. Elle saisit sa boisson et commença à l'élever en direction de ses lèvres asséchées. Une main cependant l'arrêta, celle qui l'avait d'ailleurs fait boire. Elle écouta le petit discours de Thomas sur la manière d'apprécier l'alcool et ne put s'empêcher de tirer une tête de chameau ébahi en fixant sa boisson tanguer dans son verre suspendus dans les airs. "Whaouh !" Murmura t-elle admirative. Attendez, l'eau des glaçons mélangée au whisky, c'est quand même pas fréquent !
Elle laissa son professeur lui enseigner l'utilisation du whisky et vit s'approcher dangereusement le cargo immergé d'alcool vers elle, toutes voiles déployées. Elle se mit à renifler de toutes ses narines les effluves d'alcool, en apprécia l'odeur en fermant les yeux pour s'en délecter, et fit une moue dépréciative en recevant quelques gouttes dans le nez. Elle regarda le maudit farceur assis face à elle. Celui-ci gardait un air sérieux et elle en déduisit qu'il ne l'avait pas fait exprès.
elle obéit une dernière fois au grand brun ténébreux (pourquoi les bruns sont toujours ténébreux au fait ?) et décida de boire, beaucoup plus calmement sa boisson, en faisant claquer sa langue contre son palet, comme pour apprécier un peu plus le gout. Elle reposa finalement son verre sur la table, un sourire satisfait aux lèvres, et offrit un regard reconnaissant à son professeur.

"Merci Monsieur de m'avoir montré comment boire comme un homme. Enfin ! J'espère ne pas avoir perdu mes manières en décidant de gouter à l'alcool"

Pense-tu ma Cléo ! Après tout, tu n'es que le doux mélange du mystérieux homard rouge, du chameau fier mais ébahi, du singe sans gêne qui aurait, en plus, perdu ses réflexes, et de la hyène au fou-rire facile. A part ça, tu n'as pas perdu tes manières, rassure toi !

Cléo rebut une gorgée de sa mixture qui avait, avouons le, des vertus euphorisantes. "Ne vous inquiétez pas pour moi. Je sais que je n'ai pas les allures d'une professeure. Enfin, je n'ai pas l'air très...comment dire...sure, avec d'autres personnes, mais je ne sais pas, j'ai envie de leur faire partager ma passion. Et puis, les petits monstres imberbes ne me font pas peur. J'aime les hommes plus...mûrs et plus...charismatiques..." Son regard dévia avec rêverie sur les cheveux ondulés de Thomas qui l’intriguaient. Magnifique ! Absolument Magn... "Enfin, vous me comprenez !" Elle secoua la tête pour sortir de sa rêverie et décida de reprendre une gorgée de son whisky pur feu pour oublier ce qu'elle venait de dire.
Cléo écouta l'ancien journaliste avec les yeux grands ouverts de compassion. Oh ! Elle le trouvait tellement mignon quand il était sérieux et un peu triste, peut être. Elle posa sa main sur celle de Thomas, avec gentillesse.
"Ne vous en faites pas ! Vous êtes un grand écrivain, doté d'une étrange personnalité, si je puis me permettre. Mais cela fait de vous une personne très agréable, bien que parfois un peu irritante."

Elle le regarda finir son verre et en fit de même, comme pour s'accrocher au cycliste qui se détache du peloton (oui ! j'ai de très maigres connaissances en Tour de France, et alors xD). elle observa ensuite Thomas , surprise, face à sa proposition assez inattendue.
"Danser ?" Elle se mit à sourire également mais resta planter sur sa chaise. A vrai dire, cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas dansé. Elle s'était toujours contentée de ses quelques cours de danse classique dans son enfance et de ses bals d'hivers à Beauxbâtons. Danser l'irlandais-bizarre-de-Titanic, elle ne savait absolument pas. 'En fait, je n'ai jamais dansé là-dessus". Elle rit nerveusement tout en restant fermement scotchée à son fauteuil.
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Thomas S. Edgeworth
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MessageSujet: Re: [Clos] You've got to be kidding me - en soirée (Thomas & Cleo)   Ven 18 Mai - 0:56

    Le brun ténébreux (HAHA) dut faire mine de tousser dans son verre pour étouffer un début de rire moqueur. Il fallait bien avouer qu’avec un peu d’alcool dans les veines, Cleo Parker était très... amusante, oui ! Elle rougissait, riait et transpirait (so glamour) sous les yeux curieux de l’ancien journaliste, adorablement bourrée au bout d’un petit verre, et semblait bien partie pour finir sa soirée à rouler par terre comme un tonneau en bavant et en agitant les bras dans tous les sens ! Thomas était ravi ; ravi par la tournure des évènements, ravi par l’intérêt que sa “collègue” semblait lui porter (elle préférait les hommes mûrs et charismatiques, disait-elle ? Héhé), ravi de ne pas (encore) l’avoir faite s’enfuir en poussant des petits cris de mangouste offusquée (chose qui lui arrivait fréquemment lorsqu’il invitait des demoiselles à boire un coup avec lui, en tout bien tout honneur, ALLEZ SAVOIR POURQUOI), et ravi par la vue qu’il avait sur son léger décolleté (rayez la mention inutile).

    “Ne vous inquiétez pas pour vos manières, Miss Parker, vous êtes parfaite !” affirma Thomas en l’observant se cramponner à son verre à la manière d’un strangulot se cramponnant au cou de sa victime pour la faire suffoquer, lui donnant une tape amicale sur l’épaule. “Et bien sûr que je vous comprends ! Et je suis sûr que vos futurs élèves seront fascinés par vos... propos !” ajouta-t-il en lui adressant un clin d’oeil. Mwahaha.
    Quant à l’étrange compliment qu’elle lui avait adressé... il ne put que flatter l’égo de l’ancien journaliste, qui lui lui adressa en guise de réponse un grand et vrai sourire, franc et chaleureux, le genre de sourire qui avait un peu de mal à se frayer un passage jusqu’à ses lèvres en temps normal. On pouvait dire que plus les minutes s’égrenaient et plus l’affection qu’il commençait à porter à la jeune femme allait crescendo... un effet de l’alcool, de la chaleur qui bouillonnait dans les entrailles du Chaudron Baveur ? Peut-être, peut-être pas. Il ne se posait pas de question ; il aimait de plus en plus Cleo, point barre. Et maintenant qu’il l’avait rendue plus encline aux nouvelles expériences, il avait bien envie de l’initier aux joies de le danse irlandaise-titanic-tu t’es vu quand t’as bu, pour la peine o/

    “Vous n’avez jamais dansé sur ce genre de musique ? ... Et bien, il faut bien une première fois à tout, n’est-ce pas ?” lui demanda Thomas en se relevant de sa chaise, posant un regard étincelant sur la jeune femme qui semblait bien décidée à fusionner avec son fauteuil. “Venez, je suis sûr qu’à nous deux, nous allons faire un carton !” Ou un massacre. “Il faut se tenir par la main, comme ça. Venez !!” Et hop, sans lui demander son avis, il lui attrapa la main et l’attira vers lui de toutes ses forces pour la forcer à quitter son siège, avant de s’empresser de la prendre par la taille pour qu’elle ne se ramasse pas comme une limace écrasée sous la force de sa pression. Ca aurait été dommage. Et il n’avait pas envie de se faire virer du pub pour tapage intempestif. Pas encore.
    Il entraîna la jeune femme avec lui du côté des danseurs improvisés, au milieu d’une horde de sorciers qui tapaient du pied en braillant et en agitant pour la plupart leur chope de Bièraubeurre. L’un d’eux en renversa un peu sur les longs cheveux blonds de Cléo et Thomas l’attira un peu plus vers lui pour qu’elle esquive le reste du verre et ne finisse pas avec un shampoing à base de bière. “C’est pas la même chose que d’écrire des articles, c’est vrai, mais c’est amusant, ça aussi, non ?” lui hurla-t-il dans l’oreille. “Maintenant, il faut bouger les jambes ! Comme tous ces gens autour de nous ! Vous m’avez dit que vous n’avez jamais dansé là-dessus, mais vous avez déjà fait de la danse, non ??”

    A ce moment là du post, la joueuse regrette amèrement qu’il n’y ait pas d’image dans les RPs, parce que sérieusement, ça aurait été collector. Imaginez : Thomas, grande silhouette au regard toujours aussi grave, un léger sourire narquois au coin de la bouche, tenant par la main une Cléo Parker légèrement joyeuse et vêtue d’une robe tout à fait convenable, probablement très élégante si l’on faisait fi de la sueur et des rougeurs de son visage, tous les deux esquissant de jolis pas de danse irlandaise absolument pas en rythme avec la musique, au milieu d’un groupe de pochtron brailleurs ! \o/

    “Il faudra qu’on se revoie ! C’est très sympathique, ces rendez-vous entre ex-collègues, vous ne trouvez pas ?” hurla de nouveau Thomas dans le creux de l’oreille de la jeune femme, avant de remarquer que l’ivrogne qui avait déjà tâché la chevelure de la jeune femme avec sa Bièraubeurre venait de manquer de leur en renvoyer une giclée dessus. “Toi, avec la Bièraubeurre et le nez rouge, fais attention si tu ne veux pas que la demoiselle et moi te faisons tâter de nos baguettes magiques ! C’est toujours un peu, hum, agité, ce genre de soirée...” glissa l’ancien journaliste à la jeune femme. “Au pire, nous savons nous battre, n’est-ce pas, haha ?” Haha. Qu’est-ce que Thomas ne faisait pas subir à sa nouvelle pote de soirée, sérieusement...
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Cleo S. Parker
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MessageSujet: Re: [Clos] You've got to be kidding me - en soirée (Thomas & Cleo)   Dim 20 Mai - 16:06

Ne se moquait-il pas d'elle ? Il avait pas intérêt, sinon il allait tâter de sa bâte de Quidditch *Sasha, dégage de là ! C'est pas ton tour !*. Elle le regarda, un brin soupçonneuse mais finit par rire à cette idée.
"Ne vous moquez pas ! Je dois être absolument ridicule ce soir ! En même temps, vous saviez que je n'avais jamais bu de ma vie. Eloignez ce verre de moi d'ailleurs, sinon je suis sûre que je vais rentrer en me roulant dans les flaques d'eau du Chemin de Traverse".
Elle poussa son verre en direction de Thomas et, après lui avoir lancé un coup d'oeil malin, reprit son nouveau biberon. Oui ! Elle était d'humeur taquine *la joueuse pense à faire un mode d'emploi de la Cléo bourrée*.

Si la blondinette agissait de la sorte, c'est qu'elle se sentait bien (et qu'elle n'avait plus l'esprit très clair, mais ce n'est qu'un détail). Le grand brun avait un air réconfortant et elle se sentait assez à son aise à ses côtés. Elle lui avait parlé d'elle, de ses projets, et celui-ci l'avait écouté avec attention, sans jamais lever les yeux au ciel pour implorer le Grand Strangulot de la faire taire ou les plonger dans l'autre paire d'yeux de la demoiselle, placée un peu plus bas *lorsque la Cléo est pompette, elle est aveugle*. Elle se sentait en sécurité avec lui et, pour une raison inconnue, lui faisait confiance. Et puis, il y avait surement d'autres choses qu'elle appréciait chez Thomas (comme ses magnifiques cheveux) mais elle ne réussissait pas, dans son état, à mettre le doigt dessus.

Danser ? Non, elle ne voulait pas ! D'ailleurs, elle n'était même pas sûre de tenir droite sur ses deux jambes, alors danser en sautant dans tous les sens et en tourbillonnant, surement pas. Le grand brun sembla faire fi de ses hochements de tête et la regarda avec intensité. Non, non et renon ! Elle ne voulait pas s'y risquer.
"Vous ne pensez pas que j'ai déjà essayé beaucoup de choses ce soir ! Et puis, si je tombais." Fermement accrochée, telle une moule à son rocher ou une langue à un poteau gelé, elle se mit à faire des signes enfantins de la tête, essayant de dissuader Thomas. Non ! Elle avait dit non, bon sang ! Mais c'est qu'il allait vraiment se prendre une batte de Quidditch dans la gueule *Tout doux Sasha*. Cléo essaya de changer de sujet.
"Regardez ! Il y a pleins de jolies filles qui savent danser et qui vous appellent ! Vous ne les entendez pas ? Elles font "Wouhou, beau brun ! Viens danser avec nous" Si j'étais vous, je les inviterais." Mais c'est qu'il ne voulait pas la lacher !
"C'est très bien mais nooooooooooon !" Et voila ! Elle était sur cette fichue piste de danse improvisée et elle ne pouvait plus faire demi tour. Que devait-elle faire au juste ? Elle observa les autres danseurs autour d'elle et essaya d'en prendre de la graine, chose difficile quand les idées fuient votre cerveau comme la peste. Elle se sentait entrainée par Thomas et hurlait à chaque fois qu'elle se prenait quelqu'un en pleine figure. La musique était forte, tout comme les apprentis danseurs qui hurlaient comme des porcs. Au bout d'un moment, elle devint euphorique, rigolant en tournant. C'était assez amusant en fait, de danser comme des fous dans un bar.
Ahhhh !! Ses cheveux !! Nooon ! Cléo se sentit attirée vers Thomas. Celle-ci lacha une de ses mains pour mesurer l'ampleur des dégâts. Elle allait puer pendant plusieurs jours...oh et puis zut ! Il fallait bien s'amuser.

"C'est vrai que c'est assez marrant ici ! Vous faites ça souvent ?" Répondit-elle en hurlant comme elle pouvait à l'oreille de son partenaire.
Elle suivit les nouveaux conseils de son professeur de boisson et commença à s'appliquer en observant les gens danser autour d'elle. ça commençait à venir, petit à petit. Ah merde ! Un pas de travers ! A l'aiiiide ! Comment tout le monde avait pu échanger leur place sans qu'elle ne s'en rende compte ?
"Ah ah ! Serait-ce de l'ironie que j'entends sortir de votre bouche, Monsieur Edgeworth ?" Oui, elle avait fait de la danse mais elle ne souhaitait pas parler de ce moment de sa vie. Après tout, il allait encore la prendre pour une petite fille coincée et trop aristocrate pour pouvoir se lacher. Ce petit dialogue lui fit perdre les pédales et elle se retrouva une nouvelle fois à lever le pied droit au lieu du gauche. Oh et puis zut ! Leur danse, avec Edgeworth, était tellement plus marrante que les pas en rythme auxquels les vrais danseurs se restreignaient. Il était vrai que danser sur cette musique entrainante la faisait incroyablement rire et c'est euphorique qu'elle continua leur petite danse affreusement ridicule.

"Ouiii ! Je trouve aussi qu'on devrait se revoir ! Ah ! ça fait plaisir de s'amuser comme ça ! Vous savez ça fait longtemps ! Merci beaucoup !" Hurla t-elle en retour avant de se faire renverser par l'alcoolo de service qui revenait de plus belle dans leur direction. Mais c'est qu'il commençait à l'énerver celui la ! Elle écouta Thomas menacer le pochtron et craint soudain pour sa vie. Dans quel bordel allait-il encore la trainer (enfin, bordel, façon de parler hein What a Face ) ? Elle fit un pas en arrière, pour se cacher derrière Edgeworth mais celui-ci sembla oublier qu'elle était une fille.
Elle, savoir se battre ? Et puis quoi encore ? C'était pas marqué "Sasha" sur son front ! Dans quelle galère s'était-elle encore embarquée ? Elle allait mourir ce soir, étalée dans son vomi après avoir reçu un coup de poing de danseur irlandais dans la gueule. Elle aurait pu rêver meilleure fin !
"Euh...VOUS savez peut être vous battre mais MOI, j'ai pas d'arme ! Je suis la SUIIIIISSE !" Ce cri de souris, elle le lança lorsque le pochtron énervé décida de donner un coup de poing dans le joli visage anguleux de Thomas. Et la ? Que devait-elle faire ? Ses poings se fermèrent avec crainte, en voyant les hostilités déclarées. Paiiiix ! Paiiiix ! Cléo était innocente !! Drapeau blaaaanc !
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Thomas S. Edgeworth
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MessageSujet: Re: [Clos] You've got to be kidding me - en soirée (Thomas & Cleo)   Mar 22 Mai - 21:48

    Ils tourbillonnaient au milieu d’une foule en effervescence, dans un vacarme à réveiller un squelette sous valium, hurlant comme des enfants coincés dans des montagnes russes (le tonnerre de Zeus @_@ *traumatisme enfantin*), et entre deux cris (huhu), Thomas ne pouvait s’empêcher de rire comme si des dizaines de plumes invisibles lui chatouillaient la plante des pieds. Les mains cramponnées à celle de Cleo Parker, manquant de lui écraser les orteils à peu près toutes les demi-secondes, il s’amusait étonnamment bien, et les délicieux gloussements de sa “cavalière” l’emplissaient de ravissement. Avoir une demoiselle si agréable à regarder à et à écouter -et si légèrement éméchée- au bout des bras, c’était quand même cool, comme situation \o/ Bon, il n’était pas sûr qu’elle tienne très longtemps en position verticale s’il venait à lâcher ses jolies mains, et il n’était pas sûr non plus qu’elle ait réellement conscience de ce qu’elle faisait, perdue dans ce monde parallèle et onirique où tout était décalé entre le son et l’image et qui répondait au doux nom de “salut erk jsuis bourré”, mais il s’en tamponnait comme de sa dernière cravate -et puis tout le monde sait que le seul intérêt d’une cravate, c’est d’être retirée sauvagement avec les dents par une créature aux pupilles dilatées par la fièvre du samedi soir désir, si possible blonde et vêtue de cuir.

    “Oui, ce n’est pas la première fois que je fais ça !” répondit Thomas à la question de sa compagne du soir, interrompu dans le fil de ses intéressantes pensées (ce qui n’était pas plus mal). “Mais c’est la première fois que je le fais en aussi charmante compa-”

    Héééé !!! Pourquoi lui arrachait-on Cléo des mains comme ça, tout à coup ? Ah non, des gens étaient juste passés entre eux en virevoltant avec autant de classe que des morses qui s’essayaient à la rumba. Thomas s’empressa de récupérer les charmantes mimines de la Française et l’écouta lui parler (= brailler comme une poissonnière). Oh, voilà qu’elle esquivait sa question sur la danse par une petite pirouette adroite ! Et... venait-elle de lui avouer ne pas s’être amusée ainsi depuis longtemps ?

    “Vous savez...” lui glissa-t-il à l’oreille (= lui hurla-t-il entre deux mèches de cheveux en espérant que ce soit bien son oreille qui se cache en-dessous) “... je connais beaucoup d’autres façons de s’amus-...”

    Mais une fois de plus, il ne put achever sa phrase. Le pochtron arroseur de Bièraubeurre cité aux posts ci-dessus venait de faire son entrée en scène, et l’ambiance devint tout à coup étonnamment... électrique ! Thomas n’était pas vraiment sérieux en invitant Cléo à se battre avec lui contre l’importun (il n’était même pas sérieux du tout ; transformer des gens en Canari avec de la magie, il savait faire ; les envoyer au tapis à la seule force de ses muscles, ça, c’était une autre paire de manches), mais visiblement, ils le prirent tous les deux au pied de la lettre ; l’ancienne journaliste courut se réfugier derrière lui, se servant de son corps comme bouclier humain, et l’autre alcoolique, après quelques insultes en allemand (HURENKIND !!)... lui balança son poing dans la figure.

    BAM !! Thomas sentit une douleur fulgurante au niveau de son oeil gauche et il dut s’accrocher à Cléo (qui serrait mollement les poings, visiblement peu tentée par un fight contre un allemand bourré comme un coing) pour ne pas s’effondrer au sol, momentanément assommé par le choc.

    “Ah ouais, tu veux jouer à ça avec moi ?” lança Thomas une fois qu’il eut retrouvé ses esprits (malgré la douleur sourde qui continuait de battre contre sa tempe), en relevant les yeux vers son agresseur, fermement agrippé aux épaules de Cléo. “Vas-y Cléo, montre-lui c’que t’as dans les muscles !” Il poussa légèrement la jeune femme en avant. “Allez, Cléo, attaque droite dans la mâchoire !”

    Par chance pour Cléo, dont personne n’avait entendu le cri de souris en faveur de la paix, le pochtron ne semblait pas décidé à lever la main sur une femme qui ne lui avait rien fait, et après une phrase mystérieuse dans son dialecte étranger (Wenn er tanz wie er bumbt dann gute Natcht !) (oui, la joueuse a tapé “insultes en allemand” dans Google et elle assume, même si elle a pas confiance en la véracité de la structure de cette phrase Là !), il s’éloigna, laissant les deux anciens journalistes derrière lui.

    “Haha, c’est ça, t’as peur d’une femme, c’est ça ?” lui lança Thomas en l’observant disparaître dans le troupeau humain qui continuait de bouillonner autour d’eux. “Félicitations, Miss Parker, je crois que vous l’avez impressionné !” ajouta-t-il en reprenant les mains de la Française, ignorant la bosse qui commençait à se frayer un passage sur son sourcil gauche et qui continuait de lui donner l’étrange impression d’avoir une batterie dans la tête. “Je penserais à vous ramener ici... mais peut-être êtes-vous fatiguée ? Vous voulez peut-être rentrer ? Je peux vous raccompagner...” Oui oui, des fois, ça lui arrivait de faire attention aux autres. C'était rare, mais ça arrivait. Surtout si cet autre en question était une jolie demoiselle au délicieux accent français... et qu'il venait de se prendre un coup de poing dans la figure @_@
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Cleo S. Parker
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MessageSujet: Re: [Clos] You've got to be kidding me - en soirée (Thomas & Cleo)   Jeu 24 Mai - 13:41

Cléo aurait du être étonnée. Pire encore, décontenancée, rouge et...outrée. Mais ça c'était avant. Avant qu'elle ne soit complètement bourrée éméchée. "Beaucoup d'autres façons de s'amuser" ! Cette phrase qui aurait du l'importuner la faisait au contraire rire comme une baleine du Pôle Sud (et oui, elles ont un rire très contagieux ces bestioles !). Elle aurait voulu répondre que sa proposition ne marchait pas et que, après l'alcool et la danse d'orang outans joyeux, elle préférait en garder pour la prochaine fois. La prochaine fois ? Qu'entendait-elle par la ? Comptait-elle revoir ce maudit professeur de boisson qui l'avait mis dans des situations plus qu'embarrassantes bien qu'amusantes. Une partie de son esprit (qui avait trinqué avec elle et qui dansait à présent le tango irlandais dans sa tête) ne pouvait s'empêcher de supplier la jeune femme de redonner au plus vite un nouveau rendez vous à cet "inconnu" qui venait de lui apprendre comment s'amuser. L'autre, plus réservée et qui avait claqué la porte au nez des effluves alcoolisées, insistait pour que la miss ne le revoit plus jamais de sa vie. Cléo cependant, n'écouta aucune des deux, bien trop concentrée sur ses pas de danse et incapable de prendre une décision digne de ce nom. Elle sentait la main de son cavalier dans la sienne et pour elle, rien de tout ce que les deux parties de son cerveau disaient n'avait d'importance. Profiter ! Elle voulait juste profiter. Oui, c'était la première fois qu'elle s'amusait autant et tout cela grâce à Thomas. Son côté "décontracté" avait pu, au début, la rebuter, mais maintenant qu'elle dansait avec lui, elle avait envie de le connaitre d'avantage, de devenir son amie, de hurler comme une folle sur le chemin de Traverse à ses côtés, de rouler comme un tonneau dans des champs de pâquerette avec lui, de, de...bref, on verrait tout cela plus tard, lorsqu'elle serait dégrisée.

Lorsque l'alcoolo plus si anonyme que ça revint à la charge, elle se retira de tout combat avec courage. Placée derrière Thomas avec méfiance, elle attendait que la tempête allemande passe. Et en effet, elle était passée. Thomas en avait même perdu son oeil ! Muuuuuu !! Que devait-elle faire ? Son super bouclier était maintenant HS et il se retournait contre elle (enfin, derrière elle). Elle venait de se retrouver dans l'oeil du cyclone, face à l'oeil unique de ce maudit cyclope (oui, je suis poète à mes heures perdues /SBAM/) et voyait ses épaules s'avancer vers le molosse germanique. Heyy !! Mais elle avait jamais voulu ça, elle ! Elle ferma les yeux, détestant à présent son nouveau prof de boxe irlandaise.
"J'AI RIEN DANS LES MUSCLES, OK !!!" Elle hurlait comme une pas douée contre son entraineur. Elle allait surement se faire écraser par cette brute sans cervelle, et tout cela, se serait de SA FAUUUTE !!! Elle voyait le visage de la brute la fixant et décida ainsi de fermer les yeux pour ne pas voir les coups qu'elle n'allait pas tarder à se prendre.
'THOMAS, JE VOUS HAIS JE VOUS HAIS JE VOUS HAIIII..." Elle crut que son heure avait sonné. Les yeux ! Il fallait qu'elle les maintienne clos, la pilule allait ainsi pouvoir passer plus facilement. Sa technique marcha si bien qu'elle ne sentit même pas le coup. Elle rouvrit un oeil, puis deux, pour se rendre compte que rien n'avait heurté sa jolie machoire. Thomas était en train d'hurler dans son oreille et elle put ainsi remarquer que la grosse brute allemande faisait machine arrière. L'avait-elle vraiment effrayé ? Elle ? Malgré sa petite taille ? Il semblait que oui. Elle sourit, face à sa bravoure et se sentit se faire retourner par Thomas.

"Vous croyez vraiment, Monsieur Edgeworth ? Apparemment, je peux être persuasive des fois." Elle offrit un grand sourire à Thomas, convaincue qu'elle était la cause du départ précipité de l'allemand. Son sourire disparu bien vite en voyant l'oeil un tantinet plus violet du jeune homme.
"Par Merlin, Thomas ! Votre oeil ! Il faut absolument soigner cela ! Je suis vraiment désolée !" Son compagnon ne semblait pas tant s'en soucier que cela, ce qui la fit froncer les sourcils. Elle leva sa petite main vers la blessure, essayant de constater les dégâts. Oh mon Dieu ! ça allait faire un sacré oeil au beurre noir !
"Promettez moi de prendre soin de ça en rentrant chez vous !"

Elle sourit face à la gentille proposition de Edgeworth et hocha doucement la tête. Ben voila, quand il le voulait, il pouvait être gentleman. Elle sourit et, comme pour accompagner les dires de la grande asperge (c'était pour pas mettre "brun ténébreux"), se mit à bailler. Ils se dirigèrent vers leurs sièges et elle récupéra son manteau.
"Oui, n'hésitez surtout pas...ça me ferait vraiment plaisir". Ils se dirigèrent vers la sortie, en essayant d'éviter les pochtrons de service qui dansaient encore comme des invertébrés. Ils sortirent enfin du Chaudron Baveur et marchèrent le long du Chemin de Traverse. Etait-elle vraiment sérieuse lorsqu'elle disait qu'elle voulait le revoir ? Oui. Et ce n'était pas l'alcool qui parlait, au désespoir du lobe gauche de son cerveau.
"J'ai passé une excellente soirée en votre compagnie Monsieur Edgeworth et je ne m'y attendais vraiment pas. En fait, je pensais qu'en tant que journalistes sérieux, nous allions parler de nos points communs, de nos manières d'écrire, de nos parcours, de choses ennuyeuses en somme. Mais en fait, vous m'avez beaucoup étonné et je dois dire que, malgré mes premières impressions vous concernant, je vous apprécie beaucoup...Thomas" (ça me fait penser aux Aristochats, je sais pas pourquoi xD *vient de briser le moment le plus sérieux du RP*). Elle le regarda en souriant doucement. C'est avec regret qu'elle s'arrêta devant la porte de son "immeuble". Déjà ?! Oui, déjà, Cléo. La soirée était terminée et il fallait rentrer maintenant.
Elle se retourna vers Thomas, un soupir traversant ses lèvres.
"Merci en tout cas pour cette...comment pourrais-je appeler ça ?...aventure ? ça irait ?" Elle repensa à tout ce qu'il s'était passé et ne put s'empêcher de sourire. Elle s'approcha ensuite d'Edgeworth, embrassa sa joue en posant avec gentillesse une main sur son épaule et s'éloigna. "Prenez soin de cet oeil" Murmura t-elle en regardant l'oeil qui ressemblait plutôt à une prune (ahhh ! C'est de la que vient l'expression !). Elle soupira en imaginant le sorcier entrer. Allait-il vraiment s'en occuper ? Elle était sûre que non, ou sinon mal.
Elle sourit une dernière fois et, après avoir ouvert la porte à l'aide de sa clé, disparut dans l'embrasure, offrant à Edworth un dernier sourire.

Thomaaas ! Tu peux soit répondre et conclure, soit conclure directement. Mouuuu ! (non, c'est faux, je ne pleure pas xD)
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Thomas S. Edgeworth
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MessageSujet: Re: [Clos] You've got to be kidding me - en soirée (Thomas & Cleo)   Sam 26 Mai - 1:39

    Thomas ne put s’empêcher d’être amusé par la réaction de Cléo lorsque l’armoire à glace allemande fit volte-face et disparut dans le tourbillon humain qui se déployait autour d’eux. Un peu plus et il lui aurait tapoté le crâne en lui disant d’un ton conciliant quelque chose comme “C’est bien, ma petite ! Tu veux une gommette, aussi ? Et une tasse de thé ?”, mais à la place, il se contenta de lui rendre son sourire. Elle paraissait convaincue qu’elle avait effrayé leur agresseur aviné par sa seule présence et sa carrure digne d’un joueur de Quidditch professionnel (lolilol), et il n’avait pas envie de la casser dans son délire. Après tout, c’était... mignon ! Mais son sourire -un brin narquois- se changea bien vite en légère grimace lorsqu’elle se mit à tâter son oeil pour évaluer l’étendu des dégâts qu’avait causé l’alcoolique anonyme. Bwah ! Elle ne savait pas que ça faisait mal, de tripoter une bosse, et non, c’est phrase n’a pas de double-sens caché ?? (et c’était lui, qui s’amusait à appuyer de toutes ses forces avec son doigt sur un bleu quand il en voyait un en se marrant sous cape, qui disait ça... @-@)

    “Ne vous inquiétez pas, je m’en occuperais !” assura-t-il à la demoiselle en écartant délicatement sa main de son visage pour qu'elle cesse de le tripoter (huhu). Il boirait pour oublier la douleur \@/ (chacun ses méthodes)

    Puis les deux anciens journalistes sortirent du pub, slalomant plus ou moins adroitement au milieu des clients qui braillaient comme des poissonniers tout autour d’eux, et ne tardèrent pas à émerger dans une ruelle lumineuse et étrangement calme du Chemin de Traverse. Thomas vérifia du coin de l’oeil que Cléo arrivait toujours à mettre un pied devant l’autre sans trop s’emmêler les jambes et se positionna très légèrement derrière elle, au cas où l’un de ses talons aurait glissé sur les pavés de la rue, pour pouvoir la rattraper aussitôt en cas de chute. Deux raisons à cela : il n’avait pas envie qu’elle se torde la cheville, tombe, s’ouvre le crâne et meurt, ce qui l’aurait rendu coupable de non assistance en personne en danger et il ne voulait pas spécialement envie de finir sa vie à Azkaban (et puis du sang sur ses chaussures, pwah), et deuxième raison... la vue n’était pas désagréable derrière Cléo. Huhuhu.

    Il sourit dans l’obscurité aux paroles que lança la jeune femme durant leur trajet et il répondit, étonnamment sincère :

    “Ce fut un véritable plaisir... Cléo. La soirée était délicieuse, et je suis sûr que le whisky pur-feu y est à peine pour quelque chose. Et je suis ravi de vous avoir fait découvrir de nouveaux... horizons. Et j’espère que la prochaine fois, ce sera vous qui vous mettrez dans la peau du professeur et qui m’apprendrez de nouvelles choses ; après tout, vous qui souhaitez devenir enseignante, vous pourrez vous servir de moi comme cobaye ! Je vous promets que je serais très sage !!”

    Oh, mais voilà qu’ils arrivaient aux portes de l’immeuble de Cléo ! (Ce qui était sûrement préférable, avant que Thomas ne se lance dans d’étranges allusions sur les profs, huhu).

    “Merci à vous, Cléo Parker” dit-il avec une sincérité qui le désarma presque lui-même tant il y était peu habitué. Il faillit sursauter lorsqu’elle l’embrassa sur la joue et l’observa s’éloigner sans rien dire, se contentant de retrousser les lèvres en un sourire très léger tandis qu’elle disparaissait dans les méandres de son immeuble, engloutie par l’obscurité ambiante.
    Il savait qu’il venait de gagner, à défaut d’un flirt d’un soir, une alliée... et une charmante alliée !
    Bon, et maintenant, il n’avait plus qu’à rentrer chez lui...
    Avant cela, il partit chercher Jude qu’il avait laissé chez Hayley Marshall. “Ouais, elle était sauvage, celle-là” fut tout ce qu’il dit pour expliquer la tête de victime que lui conférait son sublime oeil au beurre noir (encore à l’état de bosse violette ridicule), avant de partir avec un Jude endormi dans les bras, évitant de s’attarder chez la jeune femme. On ne savait jamais, elle aurait toujours pu vouloir le soigner, et il tenait encore à la vie @_@ *Hayley, si tu lis ça, moi aussi je t’affectionne très fort Licky*
    Par égard pour Cléo à qui il avait promis de s’occuper de sa blessure de guerre, il mit quand même un glaçon sur son oeil lorsqu’il rentra chez lui. Deux secondes. Avant de grommeler quelque chose comme “j’aifroidetj’ail’aird’uncon” et de le jeter dans l’évier.
    Puis il se retourna vers le calendrier affiché sur son frigo, et griffonna dans une case vide : “Revoir Cleo S. Parker très vite”.
    Owi... il n’avait pas fini de l’embêter !!

[CLOS~]

Merci pour ce RP génial!! Tralala
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[Clos] You've got to be kidding me - en soirée (Thomas & Cleo)

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