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 [Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]

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Caine R. Skellig
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MessageSujet: [Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]   Ven 1 Juin - 14:51



    Cela commençait à faire un bon moment que Caine était à Londres. Il avait pris une Chambre au Chaudron Baveur depuis les premiers jours de Septembre et s'était fait avec facilité à sa nouvelle vie. Le jeune homme ne désespérait cependant pas de changer rapidement une nouvelle vie : il aimerait tant trouver un emploi rémunérateur et socialement accepté. Mais Caine ne parvenait pas à ses fins pour le moment. Il avait été postulé, il y a peu, à Saint-Mangouste, mais rien à faire, il n'avait pas le profil recherché. C'est vrai qu'il était sans doute un peu brutasse pour pouvoir s'occuper d'autres sorciers. Il aurait été capable de les assommer uniquement si ils avaient trop geint. Remarquez, cela aurait pu être amusant de tenir les paris : au bout de combien de temps Caine aurait-il tapé sur les patients de l'hôpital magique ?

    Le jeune homme était sorti, la veille. Une superbe soirée au Courtisane Nest. Il y avait emmené Elrik Monroe, un ami qu'il s'était fait à la Légion Magique. C'était déjà il y a fort longtemps … 7 années depuis qu'il s'était engagé dans le but de combattre ceux qui avaient tué son père. Une expérience enrichissante. Oh, ce n'était pas aussi élitiste que les bataillons d'aurors, certes, mais cela n'empêchait pas d'avoir l'impression de faire son devoir. Toutefois, cette période était elle aussi finie. Et une nouvelle page de sa vie s'apprêtait à s'ouvrir : il avait 27 ans et donc toute la vie devant lui.

    Le lendemain, il s'était levé assez tôt, étrangement. Le sommeil semblait l'avoir quitté. L'intérêt de vivre au Chaudron Baveur, c'est qu'on nous servait le petit-déjeuner et qu'il n'avait ainsi rien de spécial à faire. Caine avait donc enfilé un pantalon de jogging par-dessus son boxer ainsi qu'un tee-shirt blanc faisant ressortir sa musculature et son teint hâlé. Un vrai petit-déjeuner anglais, voilà ce qu'il avait commandé. Haricots, saucisses, pancakes. Bref, un mélange de sucré et salé, qui le comblait un lendemain de beuverie. Il avait beaucoup mangé, tout en lisant d'un œil détaché le journal le Chicaneur. Bon.

    Il était temps de remonter dans sa chambre pour retourner dormir. Là, il se voyait bien faire une belle sieste jusqu'à … 11h ? 12h ? De toute façon, il n'avait rien de particulier de prévu ce matin-là : son prochain rendez-vous était l'après-midi et il devrait de toute manière y paraître totalement frais et disponible. Caine avait donc volontairement oublié l'étape « rasage » en descendant petit-déjeuner. Il avait donc un air de mauvais garçon, avec cette barbe naissante, ce jogging et sa tête légèrement fatiguée.

    Montant les escaliers quatre à quatre, il ouvrit la porte de sa chambre à toute volée, pressé de retrouver la chaleur de son lit. Sans chercher à comprendre, il se dirigea vers le lit. Soudain, un détail l'arrêta. Des vêtements sur un fauteuil. Ce n'était pas les siens. Impossible. Il ne portait rien d'aussi petit ni d'aussi féminin. Bordel de troll. Qui avait osé s'introduire dans sa chambre ? Il aimait certes les femmes, mais de là à ce qu'elles s'introduisent d'elles-même chez lui, y avait un monde. Il mit plusieurs secondes avant de rugir :

    -Par Merlin, qui a osé rentrer dans ma chambre ! Bordel de troll !

    Oui, il était en colère, malpoli, désagréable. Mais aussi infiniment séduisant, si il s'en donnait la peine. D'un regard noir, il parcourut la pièce pour trouver la coupable qui avait osé se trouver dans sa chambre sans qu'il l'y invite. Vu les vêtements, elle devait être une très jolie petite chose. Mais ce n'était pas le problème. Le problème c'était qu'on osait s'introduire chez LUI. La colère était bien présente sous le corps du Viking, il ne fallait pas s'y tromper, et elle n'attendait qu'un signe pour sortir.

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Zéphyr L. Baker
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MessageSujet: Re: [Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]   Lun 9 Juil - 12:31

    Bordel de troll enrhumé, pourquoi n’arrivait-elle pas à ouvrir son nouveau flacon de gel douche “lait d’hippogriffe et amande douce” ? Zéphyr avait beau lutter, tirer, grogner, enfoncer ses ongles -soigneusement peinturlurés de vernis “noir corbeau résistance extrême, garantie trois semaines grâce à un sortilège de tenue longue durée”- dans l’interstice entre le bouchon et le flacon, râler et insulter le monde entier en anglais et en néerlandais, le flacon résistait. Et l’eau glacée qui ruisselait sur ses épaules et ses longues boucles blondes -ils ne connaissait donc pas l’eau chaude, ici ? Pourquoi avait-elle décidé de crécher au Chaudron Baveur, déjà ? Ah oui, elle n’avait que dix-huit ans et était légèrement fauchée sur les bords-, ainsi que l’étroitesse de la cabine de douche ne faisaient qu’accroître son irritation...

    “NOM D’UN POULET ROUX À TROIS PATTES, TU VAS T’OUVRIR, SALOPERIE ?” se mit-elle soudainement à hurler dans le vide, en désespoir de cause, au cas où cela aurait arrangé les choses.

    Certes, elle aurait pu aller chercher sa baguette magique et régler la question à l’aide d’un simple sortilège, mais l’artefact magique était dans la poche de son jean, son jean était dans la pièce d’à côté, et elle n’avait pas envie de se promener dans toute sa chambre les fesses à l’air pour aller la chercher. Elle risquerait d’attraper une pneumonie, et elle n’avait pas envie de faire mauvaise impression à Mr Westchester, son nouvel employeur, en lui éternuant dessus dès la premier jour et en crachant ses poumons sur ses chaussures vernies, aussi affreuses soient-elles @_@

    Zéphyr était donc occupée à se battre contre son flacon de savon lorsque la porte de sa chambre -adjacente à la salle de bain dans laquelle elle se trouvait- claqua, la faisant brusquement sursauter. Son pied glissa sur le carrelage humide de la minuscule douche dans laquelle elle bataillait et elle se rattrapa de justesse au pommeau de douche incrusté dans le mur en grimaçant de douleur -elle s’était cogné le gros orteil dans sa manoeuvre et ça ne faisait pas vraiment du bien. Sentant une légère appréhension la saisir, elle éteignit l’eau et tendit l’oreille, retenant sa respiration. A tous les coups, c’était un simple courant d’air qui avait fait claqué sa porte -l’isolation était très mauvaise ici, elle l’avait vite remarqué, pas besoin d’être expert en construction magique pour le voir-, mais... et si un psychopathe était venu s’infiltrer dans sa chambre ? Et s’il était là pour la découper en morceaux, mettre son corps dans des petits sacs poubelles et lui VOLER SES ROBES ET SES BIJOUX ?

    “Crève, connard !” se surprit-elle à grogner à cette idée... avant de faire un nouveau bond sur elle-même en entendant une voix masculine résonner de l’autre côté de la porte.

    Il y avait donc bien quelqu’un... Psychopathe psychopathe psychopathe, peut-être même qu’il en veut à ta vertuuu, scandait une petite voix dans son crâne, et Zéphyr grimaça de plus belle à cette idée. Elle coinça son flacon de gel douche sous son bras, saisit une serviette en éponge rose pâle pour envelopper son corps dedans et décida qu’il valait mieux affronter immédiatement son, ahem, cambrioleur psychopathe potentiellement violeur, plutôt que de se terrer dans sa douche et attendre qu’il vienne l’y chercher. Ici, elle ne pourrait rien faire (à part lui abattre son flacon de shampoing sur le crâne, mais elle n’était pas sûre que ce soit très efficace) ; dans sa chambre, elle pourrait toujours bondir jusqu’à sa baguette et lui jeter un sort en pleine figure... et elle lui passerait l’envie de s’infiltrer dans les chambres des jeunes femmes ! Owi, il allait vite remarquer qu’avec elle, il était tombé sur un os ! \o/

    Elle sortit donc de sa douche et débarqua dans sa chambre sans réfléchir une minute de plus, emmitouflée dans sa serviette de douche qui lui tombait jusqu’aux pieds, ses cheveux blonds dégoulinant sur ses épaules et tombant en boucles désordonnées devant un visage qui exprimait bien plus de fureur que d’effroi. Même si elle n'était pas franchement rassurée, à faire face à son assaillant comme ça, en tenue légère et trempée comme une chaussette restée trop longtemps à la machine u_u

    “Ca va, je ne vous dérange pas ?” demanda-t-elle sèchement à l’homme à la vitesse d’une mitraillette, sans même prendre la peine de le regarder (si elle commençait à le dévisager et à prendre son temps, elle allait avoir peur, elle le savait, et elle ne voulait surtout pas lui montrer qu’elle crevait de trouille, au fin fond de son petit corps furieux !) “Vous voulez de l’aide, peut-être ?? Un sac plastique pour y ranger mes affaires, ou un couteau de cuisine pour m'assassiner ? Qu’est-ce que vous fichez ici, d'abord, espèce de pervers psycho... psycho... psycho...”

    Zéphyr s’était subitement interrompue en rencontrant le regard de son “cambrioleur”, et sa voix s’était étouffée d’elle-même au fond de sa gorge.
    Parce que ce mec, bordel de troll enrhumé, était juste... ahem... comment dire ? 
CANON. Il ressemblait à Adam, son premier et unique amour, avec ses cheveux blonds, sa silhouette athlétique, ses yeux, sa bouche, son nez, ses... sa... AAAAAH BORDEL BORDEL BORDEEEEL !!!

    “D-d-déguerpissez ici !” ajouta-t-elle tout de même, s’accrochant aux dernières miettes d’irritation et de courage qui lui restaient, soutenant comme elle le pouvait son regard.
    
Et pour illustrer son geste, elle lui balança son flacon de gel douche dessus.


Désolée pour l'attente, vraiment @_@
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Caine R. Skellig
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MessageSujet: Re: [Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]   Sam 28 Juil - 12:11



    Caine ne s'attendait pas à cela du tout. Mais alors pas du tout. Lui qui avait cru que quelqu'un était entré pour le voler, dans sa chambre d'hôtel au Chaudron Baveur, il se rendait bien compte que cela n'avait absolument rien à voir avec une tentative de larcin. Non, c'était juste une nénette en serviette qui était venue pour le séduire. Caine savait qu'il avait un véritable charme, il n'en avait même jamais douté, mais là, de voir ce que la gamine avait été prête à faire pour LUI. Waouh, il devait franchement être canon en ce moment, pour attirer les femmes comme des mouches. Flatté, Caine se rengorgeait déjà et sentait déjà également son sexe se durcir dans son pantalon.

    C'est pourquoi il fit une tête si étrange quand la jeune femme en serviette qui venait de squatter sa douche ouvrit la bouche. Quoi ? Qu'est-ce- qu'elle disait ? Lui ? Un psychopathe ? Non, on voyait bien qu'elle ne connaissait pas Cordélia et Maël Skellig, pour dire des choses pareilles. Lui, au moins, n'avait pas besoin de se faire taper sur la gueule pour jouir, non mais. Caine leva donc un sourcil surpris. Un sourcil dont le haussement s'accentua quand elle arrêta de parler pour seulement bégayer.

    Déguerpir ? Mais il louait cette chambre ! Les femmes étaient décidément prêtes à tout pour se faire sauter sans reconnaître qu'elles en avaient envie. Caine Skellig ne comprendrait jamais pour les femmes ne se contentaient pas de lui sauter dessus, sans chercher plus loin. Apparemment, la demoiselle qui s'était introduite dans sa chambre ne souhaitait plus qu'il s'introduise en elle. Mais foi de Caine, cela ne se passerait pas comme ça.

    Le jeune homme aurait pu accepter de la laisser tranquille et l'aurait juste fichu dehors, si elle n'avait pas fait … L'irréparable. Comment pouvait-elle oser lui hurler dessus et ensuite lui jeter un gel douche à la tête. Le sang de Caine ne fit qu'un tour et il se précipita sur la jeune femme avec un mouvement félin, sans se préoccuper de sa tenue ou de ce qu'elle avait dit. Ils se retrouvèrent plaqués contre le mur, Caine la dépassant de plusieurs têtes.

    -Espèce de garce ! Tu viens ici pour te faire sauter et ensuite tu me jettes des objets à la gueule ? Tu te prends pour qui ?

    Sans lui laisser le temps de répondre, ou du moins, c'est ce qu'il espérait, Caine posa ses lèvres sur celles de la jeune femme, dans un baiser violent, qui n'avait pas pour but de la séduire mais bien de la punir de sa conduite irrespectueuse envers sa personne. Il était furieux et lui tenait fermement les poignets, tandis qu'il appuyait de tout son long contre le corps de la demoiselle, encore trempée de sa douche. Soudain, il s'arracha à sa bouche et lui lança un regard brûlant, de colère et de désir:

    -C'est bon, tu as fini ton cirque, femme ? On peut peut-être faire ce que tu étais venu chercher, non ?

    Et il posa une main possessive sur un sein, sans plus de manière. C'était tout simplement Caine. Il n'allait pas supplier pour avoir ce qu'il souhaitait : il le prenait et puis voilà. Surtout quand on venait se mettre dans sa tanière. Il n'allait pas la laisser s'en sortir facilement, la blonde. Il était Caine Skellig après tout.



HS: désolée pour les propos crus ... C'est Caine ><
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Zéphyr L. Baker
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MessageSujet: Re: [Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]   Dim 29 Juil - 13:32

    Zéphyr n’aimait pas beaucoup le regard de vieux loup que l’inconnu posait sur elle, lui donnant la désagréable sensation d’être toute nue (ce qui n’était pas totalement faux, elle ne se promenait pas en petite robe noire sous sa serviette Là !). Et elle regretta de lui avoir jeté son gel douche dessus une demi-seconde après avoir effectué ce geste ; d’abord, parce que cela était totalement inutile : qu’avait-elle espéré ? L’assommer avec ce minuscule flacon de quelques centaines de grammes ? Elle aurait mieux fait d’attraper autre chose pour se défendre, comme l’énorme lampe qui trônait sur sa table de chevet. Avec ça, son stalker aurait fini à Sainge-Mangouste, la tête aussi grosse qu’une citrouille ! \o/ Mais non, elle s’était contentée de l’agresser avec du gel douche à l’amande douce et au lait d’hippogriffe @_@ Quelle gourde, lorsqu’elle s’y mettait ! Elle s’en serait donnée des claques... si seulement elle avait pu.
    Car Zephyr ne regretta pas seulement son geste pour son inutilité, elle le regretta aussi (et surtout) pour la réaction que cela engendra chez son comparse. Elle eut juste le temps de battre des paupières, perplexe, avant de se retrouver plaquée contre un mur, le dos hurlant de douleur sous le choc et le corps de l’étranger contre le sien, beaucoup trop proche, uniquement séparé d’elle grâce à une barrière en serviette-éponge. Ooooh bordel d’hippogriffe tétraplégique, bordel de veracrasse, bordel de troll, bordel bordel BORDEL ! Zéphyr Lisbeth Baker pouvait affirmer sans crainte de se tromper que là, elle était vraiment dans la mouise.

    La prochaine fois, elle lui balancerait vraiment sa lampe de chevet à la figure.

    Et comment osait-il l’insulter ? Comment osait-il insinuer (il n’insinuait même pas d’ailleurs, il affirmait haut et fort) qu’elle s’était introduit chez lui pour jouer les gogo danseuses ? Et puis d’abord, elle était chez elle ! Mais elle n’eut pas le temps de protester ; soudainement, il y eut comme un choc, et Zephyr mit plusieurs secondes à réaliser que l’homme venait d’écraser sa bouche contre la sienne.
    Elle écarquilla les yeux, paralysée, sentant à peine qu’il enlaçait ses poignets et l’empêchait de se débattre. Sa première pensée fut qu’on l’embrassait pas mal par erreur, ces-derniers temps ; d’abord cette folle bourrée comme un coing, Hayley Trucmuche, et ensuite ce stalker complètement fêlé de la citrouille... la deuxième fut qu’on ne l’avait jamais embrassée comme ça, avec une telle violence, une telle brutalité. Et malgré sa peur, malgré la terreur qui commençait à lui nouer désagréablement l’estomac et à faire naître des sueurs froides sur sa nuque, malgré son envie de fuir et de mettre le plus de distance possible entre cet homme et elle (après l’avoir au préalable débarrassé de tout ce qui faisait de lui un homme, à coup de pioche)...

    Ce n’était pas si désagréable que ça, ce baiser. Pire, elle avait chaud, tout à coup, très chaud ! Elle devait ressembler à un gratin de tomates restée trop longtemps au four !

    Elle s’en voulut de penser cela, et s’en voulut encore plus de s’être laissée faire sans remuer le moindre orteil lorsqu’il posa sa main sur sa poitrine.

    Deux Zephyr se battaient désormais en elle ; la première courait dans tous les sens en agitant les bras dans le vide et en lui hurlant qu’elle allait se faire violer si elle ne le repoussait pas immédiatement en le faisant au passage tâter de ses poings ; la seconde se roulait par terre en couinant que cet homme était beau, viril, et que même s’il était flippant, il était... il était pas mal, quoi ! Et personne ne l'avait jamais embrassée comme ça !

    Bref, ça cogitait dur sous les cheveux blonds -encore dégoulinant d’eau- de Zephyr, et si elle s’efforçait de garder un air inexpressif, le sang continuait de lui monter au visage et son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine, tandis qu’elle tremblait malgré elle sous sa serviette-éponge. Et elle décida d’obéir à la première Zéphyr, traitant l’autre au passage de gourdasse faible et sans volonté ; elle donna une violente tape à la main de l’homme qui triturait sa poitrine pour la chasser de là, rajusta sa serviette autour d’elle... et donna un coup de pied dans le genou de l’homme. Sauf que son pied était nu et que le genou étant un organe constitué à 99% d’os...

    *BAM*

    “AÏE BORDEL SA RACE PUTAIN !”

    Toujours contre le mur, bloquée par le corps puissant de l’homme qui s’était introduit chez elle, Zephyr grimaça en sentant la douleur irradier son pied, braquant un regard furieux en direction de son assaillant. Au moins, la douleur avait ce bon côté des choses : elle annihilait totalement la peur \o/

    “Lâchez-moi, maintenant, ou je vous jure que vous sortirez d'ici avec une citrouille à la place des organes génitaux ! Je n'ai pas peur de vous ! Même si vous faîtes deux fois ma taille et trois fois mon poids ! Et j'ai l'air d'être une fille de petite vertu ?”

    Objectivement, Zephyr, avec ta serviette éponge pour tout accoutrement ? Là !

    “Et ne m'appelez pas "femme", j'ai un nom, je m'appelle Zephyr ! Et je suis ici chez moi, c’est MA chambre, et si vous ne partez pas d’ici immédiatement, je porte plainte pour harcèlement ! En plus, vous embrassez mal, j'ai eu l'impression qu'on me plaquait un calamar vivant sur la figure !” (oh le joli mensooonge *o*)

    Et parce que Zephyr apprenait beaucoup de ses erreurs, elle lui redonna un coup de pied dans le genou.
    Voilà qui allait être utile, une fois de plus \o/
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Caine R. Skellig
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MessageSujet: Re: [Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]   Dim 29 Juil - 15:35



    La colère de Caine se propageait dans tout son corps. Sans doute également dans le baiser qu'il avait partagé avec Zéphyr. Il pouvait dire partager parce qu'elle avait bien fini par joindre ses lèvres à celles du jeune homme. Il avait donc eu raison, de voir dans cette jeune femme, une pucelle venue s'offrir au méchant loup et qui était prise de panique. Fièrement, il continuait à faire jouer ses muscles pour la maintenir contre le mur et leur faire échanger leurs salives. Le corps raidi, le jeune homme avait sincèrement l'impression de maîtriser pleinement la situation. Quand il serait vieux, il pourrait raconter à tous ses petits-enfants réunis en cercle autour de lui, comment leur papi avait réussi à séduire dans une chambre d'hôtel une charmante pucelle. Il imaginait déjà la scène. Ouais, ce serait franchement pas mal, foi de Caine Skellig.

    Le fantasme du jeune homme fut violemment interrompu par un coup dans le genou ainsi qu'un hurlement strident de la jeune fille. Quelle idiote de taper à cet endroit. On lui avait jamais appris que pour se défendre d'un homme entreprenant, fallait taper entre les jambes ? Vu comment le sexe de Caine était raidi, il aurait certainement hurlé à son tour. Mais heureusement, donc, elle avait visé le genou, ce qui, sans être agréable, n'était pas non plus si douloureux. Il recula toutefois légèrement par automatisme. Mais qu'est-ce-qu'elle racontait encore ?

    Évidemment qu'elle avait l'air d'une fille de petite vertu, en serviettes dans ses appartements. Caine leva les yeux au ciel : pourquoi les femmes devaient toujours cacher la vérité derrière des mots doux. Si elle croyait qu'il allait lui déclamer sa flamme et lui décrocher des étoiles, elle se mettait un doigt dans le derrière, ça aurait le même effet. Caine n'en avait rien à cirer des sentiments de la demoiselle de petite vertu.

    -Dis donc, cocotte, tu débarques chez moi dans cette tenue et tu me demandes pour quoi je te prends ? Mais pour une sal*pe bien sur !

    Oula, il n'y allait pas avec le dos de la cuillère, le Caine. Mais c'est qu'elle le provoquait, franchement. A lui dire qu'il allait finir avec une citrouille entre les jambes. Non mais, elle ne devait même pas savoir de quoi elle parlait. Férocement, il la regarda de haut en bas, ne pouvant s'empêcher de se dire qu'elle était drôlement bien foutue, même pour une femme chiante, décidément. C'était dur de résister à l'appel de ses lèvres et de son corps longiline.

    Soudain, il comprit. La chambre de la demoiselle ici ? Caine ouvrit la bouche une seconde puis la referma. Merde, il s'était trompé de chambre. C'était drôlement con, quand même, ça … Lui qui avait rêvé d'une esclave sexuelle pendant un moment, se retrouver avec une situation bien complexe. Respirer un bon coup, mec, et crache le morceau :

    -Attends, femme, enfin … Zéphyr. C'est ta chambre ici ?

    Par contre, quand elle lui dit qu'il embrassait mal, son sang ne fit qu'un tour. Sans pouvoir s'en empêcher, il la serra à nouveau contre lui et reprit sa bouche une dernière fois, avec violence, peut-être, mais surtout avec la volonté de lui faire comprendre qu'il embrassait comme un Dieu vivant (non mais!)

    -C'est peut-être ta chambre, mais je te laisserais pas dire que j'embrasse mal, miss. Tu es rouge de désir, on me la fait pas à moi.

    L'idée qu'elle soit en colère, effrayée ou n'importe quoi du genre n'effleura pas le jeune homme. Non, elle devait le désirer, voilà tout. C'était la seule vérité qu'il voulait savoir. Elle mourrait d'envie de l'avoir en elle. Et Caine allait se faire un plaisir de lui montrer.

    -Maintenant qu'on sait que je me suis juste trompé de chambre, on pourrait reprendre où on en était, non ?

    Mais bien sur, Caine, tu peux toujours tenter ta chance, chéri. On ne sait jamais, sur un malentendu, ça pourrait marcher, n'est-ce-pas ?

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Zéphyr L. Baker
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MessageSujet: Re: [Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]   Sam 8 Sep - 22:57

    Zéphyr avait espéré que son psychopathe de compagnie, en comprenant son erreur, se répande en excuse, tourne les talons et la laisse se remettre de ses émotions autour d’un thé noir sans sucre, avec un bon magazine à portée de main pour se changer les idées. Après tout, il l’avait embrassée contre sa volonté, lui imposant sa salive, ses microbes et ses problèmes bucco-dentaires @_@ (et elle ne doutait pas qu’il en avait, s’il embrassait toutes les filles qu’il voyait comme il l’avait embrassée, persuadé qu’il semblait qu’elles étaient prêtes à tout, même à s’introduire dans sa chambre en serviette de main, pour lui arracher un peu de salive !) (et d’autres trucs plus ou moins visqueux !) Oui, elle croyait qu’après s’être rendu compte de son erreur, il repartirait et que tout cela ne serait que du passé, le genre d’histoire que la jeune femme aurait aussitôt enfoui au fin fond de sa mémoire sélective pour ne plus jamais y repenser... Sauf qu’une fois n’est pas coutume, Zéphyr s’était trompée.

    Il paraissait à peine gêné par sa bévue. En réalité, il ne paraissait pas gêné du tout, et paraissait avoir surtout buggé sur la fin de sa phrase, à savoir qu’il embrassait mal. Il y en a qui avait le sens des priorités o/ Zéphyr allait riposter, lui lancer quelque chose comme “maintenant que tu as compris ton erreur monumentale, espèce de tocard en manque d’affection, laisse-moi vivre !!!”, mais elle n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit d’autre ; déjà, les lèvres de l’homme se reposaient sur les siennes, lui démontrant sans problème que non, il n’embrassait pas si mal que ça. Hum hum. Il voulait reprendre là où ils s’étaient arrêtés, avait-il affirmé ? Mais... Mais elle ne voulait pas ça, elle ! Elle était pure et innocente ! Enfin presque, mais son dernier amant avait été un véritable amoureux (elle lui avait même offert de la soupe de poisson aux croûtons en guise de gage d’amour !), pas un gars dont elle ne connaissait même pas le prénom ! Elle était une fille d’honneur, elle n’offrait pas sa vertu au premier blondinet venu, fût-il incroyablement séduisant et... et... et ses lèvres contre les siennes l’empêchaient de se concentrer, et une chaleur incongrue était venue s’immiscer contre ses cuisses, la gênant fortement. Elle ne portait même pas de culotte !!! Pfff, dans quel bourbier s’était-elle encore fourrée ?

    Tout ce qu’elle savait, c’était qu’elle avait intérêt à s’en extirper au plus vite, avant de succomber à cette stupide voix intérieure qui lui hurlait que ce genre de chose n’arrivait pas tous les jours et qu’une fille “normale” en profiterait, au lieu de se poser un millier de questions inutiles, comme elle... Même Montesquieu disait que la vertu avait besoin de limites, non ? Alors pourquoi hésiter, Zéph' ? *Tais-toi, foutue voix intérieure ! Je ne me laisserais pas avoir comme ça !!! On ne me surnommait pas Zéphyr le Glaçon pour rien, à Poudlard ! MWAHAHAAH !!!!*

    “Je ne suis pas rouge de désir” réussit-elle donc à bougonner lorsque la bouche de l’inconnu se décrocha enfin de la sienne (DE L’AIR, DE L’AIIIIR *w*) (même si bon, d’accord, la caresse de ses lèvres contre les siennes avaient été loin d’être désagréable) (mais bordel, elle n’avait pas signé pour ça en réservant une chambre au Chaudron Baveur ! è.é). “Et je... je... je ne suis pas le genre de fille qui se laisse emberlificoter par le premier mâle venu !” ajouta-t-elle en se tortillant pour échapper à l’emprise de l’inconnu contre son corps. “Je ne connais même pas votre prénom !! Alors laissez-moi tranquille ! Vous n’êtes pas tombé sur une poule qui ferais n’importe quoi pour pécho le premier mec musclé qui croise sa route !!! Je m'appelle Zéphyr Baker, et je ne suis PAS une fille facile, sale tocard ! Comment as-tu pu t'imaginer une seule seconde que j'étais une salop... une fille de petite vertu !”

    Et pour appuyer ses paroles, Zéphyr se jeta sur un jean qui traînait non loin de là et fouina dans sa poche pour en sortir sa précieuse baguette magique en bois de tilleul argenté. Elle la brandit immédiatement vers l’inconnu et lança, sans réfléchir, la première formule qui lui passa par la tête. C’était ça ou courir le risque de se laisser embobiner par le regard de braise et les baisers fiévreux de l'homme, et Zéphyr doutait fortement de sa capacité à ne pas se laisser fondre... dur d’être un glaçon, parfois ! @_@

    Avis !!!

    Par contre, POURQUOI avait-elle lancé CETTE formule ???? Elle-même n'en avait strictement aucune idée.

    Citation :
    (Zéphyr est confirmé en Sortilège.)
    1 : Echec, rien ne se passe, ce n'est sûrement pas plus mal !
    2-3-4 : Moyen. Un petit pigeon s'échappe de la baguette de Zéphyr et se met à donner des coups de bec contre le crâne de Caine Là !
    5-6 : Yeah, une jolie nuée d'oiseaux (des canariiis) apparaît et se jette sur Caine pour le faire fuiiir en lui donnant plein de coups de bec \o/




Dernière édition par Zéphyr L. Baker le Sam 8 Sep - 22:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]   Sam 8 Sep - 22:57

Le membre 'Zéphyr L. Baker' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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Caine R. Skellig
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MessageSujet: Re: [Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]   Lun 10 Sep - 13:44



    Quelle situation exotique. Caine s'amusait presque de la peur de la jeune femme un instant plus tôt … Oh, il n'avait pas l'âme d'un violeur, il préférait, et de loin, les partenaires qui participaient à l'acte sexuel. Mais par Merlin, la petite avait l'air tout à fait consentante un instant plus tôt et ce n'était pas une planche en bois qu'il avait eu l'impression d'embrasser, mais bien une jeune femme pleine de fougue, de vie et de sensualité. Le pouvoir qu'il avait eu sur elle, depuis qu'il avait pénétré dans cette chambre qu'il pensait sienne était assez étrange. C'était une sensation comme on aime à s'en délecter. C'est bien pour cela qu'il n'était nullement gêné par son erreur. Celle-ci venait de lui permettre d'expérimenter plusieurs sentiments très intéressants et rien que pour cela, Caine ne regrettait rien. Bon, évidemment, il aurait préféré, et de loin, finir dans le lit de la gosse et s'occuper de son initiation. Mais puisque visiblement elle n'osait pas dépasser tout ce qu'on lui avait prévu depuis toujours … C'était dommage, mais bien souvent les barrières sociales nous empêchaient d'aller plus loin. Et même d'aller faire ce qu'on souhaitait au fond de nous. Caine luttait absolument contre ces sentiments qu'on nous injectait dès la naissance. Ce n'était pas parce que tout le monde jugeait le mal et le bien selon certaines règles qu'ils avaient raison.

    Caine avait depuis longtemps chassé de sa vie toute cette morale ridicule. Il vivait selon son propre code de conduite et s'en sortait très bien comme ça. Honnêtement, Caine plaignait tous ceux qui devaient respecter morale, chasteté, bonne conduite. Pourquoi ? A qui cela profitait-il ? Pas à ceux qui se privaient depuis des années de sensation absolument délirante, agréables, désagréables … Pas à ceux qui, en quelque sorte, se privaient complètement de vie. Lui, la vie, il la ressentait à travers chaque pore de sa peau, à chaque minute où il décidait de baiser, de boire, de manger, de se soûler, de se battre. C'était des sentiments si forts qu'on ne s'en lassait pas. Des sensations si premières et naturelles qu'on ne pouvait que les vivre pleinement. La demi-mesure avait été inventée par l'homme pour le réguler. Mais Caine n'avait aucune envie de régulation. Il voulait au contraire de l'extrême, des sensations fortes, de l'adrénaline. Comme en ce moment où son cœur devait battre bien plus vite que normalement.

    Zéphyr. C'était un bien joli prénom. Qui allait parfaitement à celle qui le portait. Caine la regardait se débattre avec la morale, ses envies, son désir brut. Il ne disait rien, tandis qu'elle l'incendiait, lui, pour éviter de s'alanguir à ses côtés. Oh, il comprenait bien ce qui était en train de se passer dans la tête de la petite. Pour autant, il ne l'acceptait pas. Une fois qu'elle eut fini sa diatribe, Caine eut juste le temps de se présenter avant qu'elle ne lance un sort. «Moi c'est Caine, chérie ». Zéphyr et Caine vont coucher ensemble. C'était pas mal, non ? Mais l'animal qui vint lui marteler le crâne l'amusa moins. D'une main ferme et décidée, Caine l'envoya balader fortement contre le mur. Un bruit mat résonna dans la pièce. Plus d'animal. Si on exceptait Caine et Zéphyr bien sur. « Tu sais, ma chérie, tu te refuses à moi pour une simple question d'éducation. Écoute ton corps. Lui, il sait ce qui est bon pour lui : que je te donne du plaisir. Ce serait trop dommage de rester là avec tes regrets, une fois que je serais sortie … Ce serait tellement dommage de ne pas pouvoir se soulager de cette tension que tu as en toi. Si tu as peur, je serais doux … ». Sa voix se faisait basse, grave, sensuelle. Caine voulait la convaincre et pour cela, ses yeux ne quittaient pas le visage de la jeune femme. « Dis moi oui ». Andy … Dis moi oui, chériiii . Cette dernière phrase était un murmure. Une dernière tentative pour la convaincre d'envoyer aux vents ses convictions, tout ce qu'on lui avait appris, et de juste écouter le langage ancien et véridique du désir, du feu qui brûle et de l'eau qui coule. Le Zéphyr allait-il souffler sur Caine aujourd'hui ?



Spoiler:
 


Dernière édition par Caine R. Skellig le Lun 10 Sep - 13:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]   Lun 10 Sep - 13:44

Le membre 'Caine R. Skellig' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Destin' :
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Zéphyr L. Baker
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MessageSujet: Re: [Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]   Mer 12 Sep - 21:54

    Zéphyr ne savait pas ce qu’elle était censée ressentir. Elle aurait dû être terrorisée, révoltée, pleine de ressentiment envers cet homme qui avait décidé pour elle de ce qu’elle ferait avec son corps, ce soir-là... Mais à la place de la rage et de la terreur qui auraient dû bouillonner dans ses veines, la jeune femme était simplement... perplexe. Et pourtant, Caine -joli prénom, même si la sonorité du patronyme de ce sorcier était le cadet de ses soucis- venait de tuer un pigeon sous son nez ! Le pauvre oiseau avait fait un immense vol plané avant de s’écrabouiller contre le mur, signant son arrêt de mort. (Tu parles d’une protection en mousse !! La prochaine fois, elle utiliserait un sortilège plus utile, comme un Serpensortia, ou un truc de badass du genre !!!) Un frisson avait tout de même brièvement traversé l’échine de l’apprentie bâtisseuse en voyant l’oiseau qu’elle avait invoqué se faire réduire en miettes, mais il avait rapidement été balayé par le regard que l’homme posait sur elle, et remplacé par un tout autre type de frisson...

    On ne lui avait jamais parlé comme cela. Elle n’avait plus l’impression d’être une pauvre fille maladroitement emmitouflée dans une serviette de bain et qui luttait pour que sa poitrine ne se voit pas sous leur écrin de tissu éponge, elle avait l’impression d’être... elle ne savait pas tellement quoi, mais c’était délicieux, et délicieusement enivrant. Et mal. Très mal. Ecoute-le, envoie ta morale à la con au placard et profite, nom d’une goule ! * Bordel de troll, mais t’es inconsciente, ma pauvre conscience ?? * Et toi, tu es chiante comme la mort !! Un peu d'action se présente, et tu vas t'enfuir en courant comme une pleutre ? Zéphyr luttait, s’engluait dans des notions de Bien et de Mal qui lui échappaient, et continuait de fixer Caine sans rien dire, braquant sur lui ses grands yeux pâles. Caine et son corps qui s’était si brutalement écrasé contre le sien, quelques minutes plus tôt, Caine et son assurance à toute épreuve, Caine et sa voix délicieusement grave...

    “Je ne suis pas tendue” finit par lâcher la jeune femme, désireuse de briser le silence qui commençait à se tisser entre eux, lourd de sous-entendus. “Il y a juste un homme, dans ma chambre, qui m’emmerde, et auquel j’aimerais bien tordre le cou.”

    Et, par défi, par provocation, obéissant à une pulsion incongrue, Zéphyr laissa sa serviette glisser au sol et elle se dirigea droit vers Caine, frissonnant dans les courants d’air de sa chambre qui caressaient sa peau nue. Elle regretta vaguement de ne pas avoir de chaussures aux pieds -si elle avait pu avancer vers lui dans un grand CLAC CLAC provoqué par ses talons hauts préférés, elle aurait probablement eu bien plus d’allure ; là, le contact de ses pieds contre le carrelage de sa chambre faisait surtout un FLOP FLOP pas des plus glamour- avant de prendre le visage de l’homme entre ses mains et de déposer ses lèvres sur les siennes. Presque froidement, malgré le bouillonnement qui avait pris possession de son ventre...

    “Tu m’emmerdes, Caine” murmura Zéphyr à l’homme en retirant rapidement sa bouche de la sienne, sans lâcher son visage, et sans pouvoir s’empêcher de plaquer son corps contre le sien, un peu trop fiévreusement pour que son masque de “fille que rien n’atteignait” ne soit très crédible. Ca faisait longtemps, si longtemps... “Si tu répètes à qui que ce soit ce qu’il s’est passé ici, tu le regretteras, et crois-moi, je ne me contenterais pas de te balancer une bouteille de shampoing ou un pigeon à la figure...” ajouta-t-elle, laissant ses mains glisser contre les épaules du sorcier. “Et je... je...”

    Elle ne savait pas quoi dire. Elle était bien, là, et en même temps, elle mourrait d'envie de disparaître. Elle se haïssait de céder aussi facilement, elle haïssait Caine, elle haïssait sa faiblesse, elle haïssait les yeux bleus de l’homme...
    Et elle voulait qu’il l’embrasse comme toute à l’heure, bordel de troll !
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Caine R. Skellig
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MessageSujet: Re: [Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]   Jeu 13 Sep - 14:16



    Ebranler son adversaire pour l'obliger à prendre en compte ses vues. Un petit jeu que Caine connaissait bien et qu'il avait de nombreuses fois expérimenter. Zéphyr, puisqu'ainsi elle s'appelait, avait été au début fortement réticente, mais Caine était presque sûr d'avoir trouvé les bons arguments pour la forcer à profiter de l'instant présent. Pour lui, finalement, ce n'était pas si important. Bon, évidemment, il avait envie de voir ce que cette gamine pouvait lui réserver, mais au pire, il aurait toujours quelqu'un d'autre dans son lit qui aurait envie de tester le beau mâle qu'il était. Caine le savait : il avait un potentiel de sensualité plus élevé que la moyenne et si il s'en donnait les moyens, il parvenait à mettre dans son lit la plupart des filles. Bon, après, y avait des exceptions, celles qui avaient soit des raison de ne pas vouloir coucher avec lui ou bien, celles trop prudes pour accepter avant le mariage un jeune homme dans leur plumard. Mais il tentait toujours sa chance. Fut-ce avec la mariée d'un mariage où il était invité. Caine n'avait aucune raison de ne pas tenter : soit c'était oui, soit c'était non et dans ce cas, il faisait tout pour que le non devienne un joli oui, hurlé sous le coup de la jouissance.

    Le silence s'était installé entre eux après que Caine ait dit à la jeune femme tout ce qu'elle avait envie d'entendre et aussi sans doute tout ce qui allait pouvoir la convaincre de coucher avec lui, d'envoyer sa vertu aux quatre vents et profiter de la vie et de la chance qui lui était proposée. Il la pensait suffisamment raisonnable pour se rendre compte de l'opportunité qui lui était offerte et forcément, elle allait céder. Il la regardait, souriant et grave à la fois. C'était à elle de prendre l'initiative désormais. La première petite réplique fit rire intérieurement Caine. Elle voulait lui tordre le cou ? Tiens donc, il aurait plutôt dit qu'elle mourrait d'envie de lui sauter dessus, mais qu'elle n'osait pas. Il attendit. Répondre n'aurait servi à rien.

    La suite se révéla bien plus intéressante. Ooo. Venait-elle vraiment de lâcher sa serviette ? Il la laissa faire, encore une fois. Que risquait-il de la part d'une miss nue, devant lui ? Si ce n'était un beau corps à corps dont il mourrait d'envie de voir la conclusion. Une conclusion qui serait à n'en pas douter plus qu'intéressante.

    Elle l'embrassa et Caine répondit à ce bref baiser. Mais déjà, elle se reculait. Allait-elle finalement se refuser à lui ? Il ne valait mieux pas car là, le sang de Caine semblait lui monter au cerveau et son sexe tendu lui rappelait combien l'aboutissement naturel de ce genre de situations était important. La laisser faire commençait à devenir légèrement compliqué, mais il s'y obligeait quand même. Oh, des menaces, maintenant. Qu'elle était mignonne. Caine ne chercha pas plus loin, il avait bien compris. Ses mains glissèrent le long du dos de la jeune femme, et sa bouche s'empara sauvagement de la sienne. Furieusement. Passionnément. Il découvrait les courbes de Zéphyr, se délectant de ce moment. Il avait gagné. L'adrénaline de la victoire se propageait dans ses veines tandis qu'il faisait courir ses mains sur le corps de la jeune femme. Délicatement, il lui mordilla les lèvres, puis le cou avant de s'attarder une seconde sur le lobe de son oreille. D'un murmure, il lui glissa à l'oreille. « Tu n'as pas besoin de me menacer, Zéphyr, sois certaine que je garderais pour moi les merveilleux souvenirs que nous aurons … Comme un précieux secret ». Qu'il parlait bien, le petit, quand il en avait envie. Mais très vite, il s'empara à nouveau de ses lèvres, comme pour l'empêcher de le menacer encore. Caine, dans sa lancée, l'avait plus ou moins poussé sur le mur, là où tout à l'heure, il avait essayé de la calmer et de la séduire. Mais la situation actuelle était toute autre. Zéphyr devait être plus que consentante, désormais …

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Zéphyr L. Baker
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MessageSujet: Re: [Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]   Sam 17 Nov - 20:56

    Elle avait abandonné l’idée de réfléchir plus longtemps. Son neurone était parti en voyage, laissant derrière lui une Zéphyr qu’elle ne reconnaissait pas, et qui se laissait embrasser sans la moindre réticence, plaquée contre le mur par le corps chaud et irrésistiblement magnétique de cet homme qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam. Elle eut un bref instant de flottement lorsqu’elle sentit la pression des mains de ce Caine contre la chute de ses reins, et sa bouche qui s’emparait furieusement de la sienne, mais elle se reprit bien vite, et ses propres doigts allèrent se perdre contre la nuque du jeune homme pour y enfoncer leurs ongles, farouchement, démontrant un désir fiévreux qui contrastait avec l’air impassible et glacial qu’elle s’efforçait d’afficher. Ah ! Qu’il était dur de garder sa prestance lorsqu’une bouche venait jouer dans votre cou, envelopper votre oreille de son souffle brûlant, planter délicatement ses dents dans son lobe et vous murmurer des paroles enivrantes, à en perdre pied ! Elle sentait son souffle s’accélérer, ses poumons manquer d’air, son coeur battre plus fort dans sa poitrine, et malgré les courants d’airs qui venaient lécher sournoisement son corps nu, une curieuse chaleur prenait peu à peu possession de chaque fibre de son corps...

    Elle était en train de céder à un homme qui l’appelait “chérie” et qui avait un orgueil qui atteignait le sommet du Big Ben. C’était ridicule, stupide à en pleurer, et pourtant... elle ne pouvait se dépêtrer de ses désirs, plus puissants que sa volonté. Elle le voulait juste, là, maintenant, peu importait son comportement à s’ouvrir le crâne à coups de parpaing, peu importait ses grands airs, peu importait son sourire de vieux loup lubrique. Elle le voulait.

    Ses doigts quittèrent le cou du jeune homme et vinrent se battre avec les boutons de sa chemise, tandis qu’elle plantait ses yeux dans les yeux, comme des pics glacés dont la lueur trahissait l’envie. Cela faisait si longtemps... elle avait beau jouer les iceberg ambulant, tirer une tête d’enterrement à toute heure du jour et même de la nuit, et donner l’impression de se nourrir exclusivement de glaçons... tout cela lui avait bien plus manqué qu’elle n’aurait jamais voulu l’admettre.

    “Après ça, tu partiras...” ajouta-t-elle d’une voix tremblante, continuant de se battre avec les boutons de sa chemise (il lui manquait encore de l’entraînement, pour faire ça sans tout détruire sur son passage) (on était une bourrine ou on ne l’était pas o/). “Rien ne se sera passé... rien...” murmura-t-elle, comme si elle essayait de s’en convaincre. Comme si se répéter ces mots le rendrait réels.

    Et elle le débarrassa de sa chemise d’un geste brusque, avant de se jeter à nouveau sur ses lèvres et de le pousser en direction du vieux canapé à moitié éventré qui trônait au milieu de la pièce. Le sang battait dans son visage et dans ses cuisses, et elle colla fiévreusement son corps contre le sien, son corps sur le sien, dans ce canapé qui sentait le cuir usé et le vice, à prendre son visage entre ses mains et à l’embrasser. Elle était assez maladroite ; ses dents entrechoquèrent un peu violemment les dents de Caine, sa langue vint effleurer la sienne sans beaucoup de douceur, et ses mains eurent du mal à se glisser jusqu’à son pantalon pour le retirer de là, ce fichu intrus qui les bloquait bien et qui l’emmerdait profondément. Elle hésitait, réfléchissait, se mordait la lèvre, hésitait à nouveau, embrassait son cou pour masquer son trouble. Mais malgré ses gestes gauches et un peu raides, ses baisers maladroits et le fait qu’elle manqua de l’éborgner avec ses cheveux dans sa manoeuvre, elle sentait le désir palpiter toujours plus profondément dans son corps, et tout son être vibrer d’une sourde envie que tout cela continue encore longtemps, et en même temps, que tout cela finisse... C’était la première fois qu’elle faisait ça, elle ! Une relation purement physique ! Les seules fois où elle s’était laissée allée dans les bras de quelqu’un, ça avait été tout aussi gauche et hésitant, mais ils étaient amoureux (même si elle préférait vomir que l’avouer), et ils s’en foutaient de ne pas être au point techniquement ! Là...

    “Je...” ajouta-t-elle alors qu’elle avait à moitié réussi à enlever le pantalon de l’homme. “Je...” Elle posa les mains contre son bassin, hésita soudainement. Mais son okay, je ne suis pas super douée, si tu pouvais me dire si je ne t’ai pas encore rendu tétraplégique en me battant contre tes fringues relou à enlever et en te plaquant contre ce canapé, et si je ne suis pas trop ridicule à m’escrimer comme ça complètement à poil, et si je fais les choses bien, je propose qu’on arrête tout et qu’on se fasse une belote mourut sur ses lèvres avant même d’avoir pu les atteindre, et elle attrapa la main de Caine. Un geste ridicule, un geste qu’elle regretta aussitôt, et elle s’empressa de lâcher ses doigts pour l’embrasser dans le cou, espérant qu'il n'avait pas remarqué son trouble...
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Caine R. Skellig
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MessageSujet: Re: [Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]   Lun 19 Nov - 19:32



    Caine Skellig était plutôt content du déroulement des opérations. Non seulement, le fait qu'il se soit trompé de chambre ne lui attirait aucun ennui (Non, non, Caine n'est pas un aimant à problèmes, je vous assure, vous vous méprenez ! Il y a erreur sur la personne, je vous jure!) mais en plus, il en tirait de nombreux avantages. Et le meilleur d'entre eux était évidemment de pouvoir serrer contre lui le corps de la demoiselle dont il squattait la chambre depuis maintenant plusieurs minutes, presque une demi-heure sans doute … Si tout se passait correctement, le jeune homme n'aurait guère besoin de bien plus du double pour terminer ce qu'il avait commencé depuis qu'il avait vu le corps presque nu et encore humide de Zéphyr. Pour lui, la situation n'avait pas le caractère exceptionnel que cela semblait représenter pour la jeune fille.

    Cela semblait assez évident : entre Cordélia et les éventuelles connaissances de celle-ci, Caine avait depuis longtemps oublié tout idée de sexe romantique. Il prenait la sexualité pour ce qu'elle était : jouissive, sensuelle, latente, admirable. Mais il ne confondait pas tout. Pour lui, commencer à mettre des maux sentimentaux sur le désir, c'était le début de la liberté. Après, on s'aliénait totalement et c'en était fini de la belle vie. On laissait prendre le dessus à des émotions ridicules. Caine Skellig n'était pas de ce genre-là. Il y avait les gens avec qui il couchait, les gens avec qui il parlait et la famille avec qui il pouvait être lui-même. A une ou deux exceptions près. Devant sa mère, par exemple, Caine n'aurait pas eu la même attitude conquérante qu'avec Cordélia ou la même autorité qu'avec Lee.

    Par Merlin, il était en train de penser à sa chère mère alors qu'il avait le corps parfaitement roulé d'une jeune fille entre les bras. Caine Skellig, nom d'un sombral, oublies-tu qui tu es ? Oublies-tu qui tu es ? Bien, reviens donc à la demoiselle qui commence à déboutonner ta chemise. C'est bien. C'était parfait : elle prenait l'initiative. Encore une de ses donzelles qui se faisaient prier pendant de longues minutes avant de céder sans pouvoir s'en empêcher au sex-appeal complètement délirant de Caine. Il ne fit aucune remarque, évidemment, se contenant pour sa part de faire glisser ses mains de part et d'autre du corps de la demoiselle, ne la laissant pas prendre le temps de réfléchir ou de revenir sur sa décision. Trop dangereux. Maintenant que le jeune homme avait le pistil durci.

    Elle avait un peu de mal à le déshabiller et Caine finit par l'aider. Tout en l'écoutant dire qu'il ne se serait rien passé, Caine soupira intérieurement. Les nanas comme ça qui avait besoin de s'auto-convaincre qu'elle ne faisait rien de grave le faisait rire. Mais il rirait après avoir fait sa petite affaire. Ce serait un tel dommage de faire tout cela pour rien, non ? « Chhhh ». Il prononça cette onomatopée comme pour la persuader de se laisser faire et il n'hésita pas à prendre sa bouche pour la faire taire. Il fallait qu'elle soit totalement en prise avec son désir pour ne pas penser. Mieux valait juste se laisser porter par ce qui se passait.

    Il n'y avait plus de douceur dans leur étreinte, tandis qu'elle l'entraînait vers le canapé du salon. Le jeune homme s'assit sur le canapé, attirant la jeune femme au-dessus de lui. Il n'avait plus que son pantalon, son jean, qu'il n'avait pas enlevé, et elle, était nue. La jeune femme l'aida à l'enlever et bientôt, il fut nu, ayant également fait glissé son caleçon le long de ses hanches. « Mmm ». Un léger soupir lui échappa, tandis qu'elle semblait hésitante.

    Visiblement, elle était hésitante et Caine se crut obligé de dire. « Ca va aller, ma chérie, laisse-toi aller … doucement ». Et ayant dit cela, il fit lentement descendre sa main vers le centre du plaisir de Zéphyr, espérant qu'elle n'allait pas s'effaroucher. Centimètre après centimètre, il découvrit le corps de la demoiselle. Elle avait pris sa main, comme dans un geste tendre. Il embrassa cette main qu'elle venait de lui tendre, avant de la placer sur sa poitrine. Il la caressait maintenant intimement. Sans se presser. Lui laissant l'initiative, également … Ils étaient deux, sur ce canapé et Caine voulait qu'ils prennent part ensemble à leur relation. Parce qu'il avait conscience qu'il avait la chance du Diable et que dans ces cas-là, il fallait en profiter.

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Zéphyr L. Baker
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MessageSujet: Re: [Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]   Sam 19 Jan - 22:56

    Fermer les yeux et oublier. Oublier qu’elle ne le connaissait pas, oublier l’immoralité de ses actes, oublier l’absence de sentiment pour se concentrer sur leurs corps, enveloppés dans les limbes brûlantes du désir. La peau de Caine Skellig était douce, et les courbes, les anfractuosités et les reliefs qu’elle découvrait sous ses mains tremblantes lui plaisaient et allumaient un brasier entre ses cuisses, et c’était tout ce qui comptait. Lorsqu’elle lui prit la main, s’y accrochant soudainement comme une enfant perdue, en quête de quelque chose, un sentiment, n’importe quoi pour lui prouver que ce qu’ils faisaient avaient tout de même un sens, les baisers qu’il déposa sur ses doigts la rassura légèrement et fit disparaître les dernières miettes de réticence qu’il lui restait. Oui, Zéphyr cachait derrière son apparence de troll des montagnes mal léchée une petite fleur bleue (mais tout de même bien cachée !!), et si un jour, on lui avait dit qu’elle le ferait avec un inconnu rencontré dans sa chambre, juste parce que ses baisers et son corps étaient plus que magnétiques... elle aurait bien ri ! Enfin, si elle avait su rire.
    Maladroitement, elle se pencha sur Caine et scella de nouveau ses lèvres au sienne, continuant de découvrir son corps du bout des doigts, les paupières étroitement closes.
    L’homme sentait la sueur et le désir, et, tout en découvrant sous ses lèvres son cou et ses épaules, Zéphyr se plut à imaginer que c’était un autre qu’elle inondait ainsi de filets de bave de timides baisers. Un autre qui ne parlait pas anglais, n’avait pas la moindre parcelle de magie dans le sang, et avait brisé son coeur aussi certainement que s’il le lui avait arraché de la poitrine à mains nues et balancé contre un mur... s’imaginer... juste imaginer...

    Mais le souffle grave et la voix de Caine lui rappelèrent avec qui elle était. Caine Skellig. Son propre souffle se faisait de plus en plus difficile, de plus en plus chaotique sous les caresses du sorcier, et les degrés ne cessaient d’augmenter entre leurs corps enlacés. Caine. Il s’appelait Caine. Il s’appelait Caine, elle ne l’aimait pas, et c’était tout.
    Alors c’est ça, l’amour sans amour ? se demanda naïvement Zéphyr en enroulant ses longues jambes légèrement tremblantes autour du corps délicieux de l’homme. Ce n’est pas si désagréable, au contraire... Au contraire, elle se laissait porter par l’instant et par la respiration erratique de l’homme. Elle se laissait porter tel le vent qui lui avait valu son prénom...

    Elle se laissa faire, étourdie par les sensations, grisée par l’absence de liens qui la rattachait à cet homme. Planter ses dents sur ses lèvres délicieuses, planter ses ongles dans sa peau, planter son corps contre le sien, et la chaleur, le bouillonnement dans l’air, et son corps à lui qui prenait possession de son corps à elle...
    L’air lui manqua un bref instant, et puis ce fut comme autrefois, à l’époque où la jeune femme avait abandonné l’idée de raisonner pour se laisser aller avec un autre. Des vagues qui déferlaient sur une plage déserte, un zéphyr qui hululait entre les branches des arbres, une danse aussi passionnée qu’éphémère, le goût des baisers de Caine, un rythme saccadé, et l’odeur du vice qui les enveloppait d’une sournoise étreinte...

    Cela aurait pu durer des secondes ou des heures, Zéphyr n’aurait pas vu la différence.

    Pour une fois, elle ne se prenait pas la tête, elle ne râlait pas, elle ne pleurait pas sur l’absurdité de son existence en observant la vie défiler derrière ses fenêtres. Pour une fois, elle était la vie. Grâce à Caine... ses veines bouillonnaient, en même temps qu’un plaisir aussi vif que coupable l’envahissait tout entière, du fond des entrailles jusqu’à ses lèvres entrebâillées, d’où s’échappaient de temps à autres des râles étouffés. La sueur roulait sur ses tempes, ses mèches blondes l’aveuglaient, mais elle s’en moquait. Elle se moquait de tout, sauf de Caine Skellig et de l’univers qu’il lui faisait découvrir, l’univers dans lequel il la faisait peu à peu basculer, entre ses bras rassurants, un univers où seul le plaisir existait...
    Caine... la main de Zéphyr effleura sa joue, et puis il y eu comme un dernier soubresaut, et puis...

    Elle se laissa tomber contre lui, contre son corps nu, nichant son visage contre lui. Quelque chose transperçait son coeur, désormais, quelque chose de beaucoup moins agréable... quelque chose qui lui piquait l’échine, qui lançait une onde glacée dans ses veines, et qui lui donna un goût amer dans la bouche. Le regret ?
    « Maintenant, pars » furent les seuls mot qui parvinrent jusqu’à sa bouche, alors qu'elle quitta malgré elle l'écrin confortable des bras de Caine. Elle avait l’impression d’avoir des grelots dans la voix. « Pars. Je ne veux plus jamais... plus jamais, JAMAIS, te revoir, Caine Skellig. »
    C’était faux. Elle aurait voulu le revoir, revivre ça, cet amour sans condition, sans rien, juste le plaisir... et cette idée lui pétrissait désagréablement le coeur. En l'espace de plusieurs dizaines de minutes, Caine Skellig avait réussi à la rendre complètement... folle. La petite fille sage s'était laissée traîner par le grand méchant loup, fascinée qu'elle était par ses yeux bleu acier et la puissante vibration qui semblait émaner de lui...
    « Récupère ton caleçon, et si tu es encore là dans dix secondes, je t’étrangle » ajouta-t-elle en s’asseyant sur son canapé, encore nue, seulement vêtue de sa longue chevelure blonde.
    Elle semblait tout à fait sérieuse.

Pardon encore pour le retard (je suis incorrigible Matreau), j'ai fait avancer les choses et tout, j'espère que ça ti'ra ! Licky
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Caine R. Skellig
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MessageSujet: Re: [Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]   Dim 27 Jan - 14:24



    Pourquoi toutes les femmes n'étaient pas comme Cordélia et Lee se demandait Caine, sans arrêt. Sauf quand il s'agitait sur le corps d'une jeune femme, comme c'était le cas avec Zéphyr. Baiser était délicieusement agréable, Caine n'en avait jamais douté. Il avait initié à ce genre de pratiques bien des jeunes femmes, mais il trouvait ça absolument adorable de les voir s'ouvrir à la passion.
    Lorsqu'il avait compris que Zéphyr allait céder et se laisser aller, elle aussi, à une période de sensualité, Caine avait été satisfait. La journée commençait bien mieux que prévu. Le jeune homme profita de ces instants où la jeune femme participait avec plaisir. Un plaisir qu'ils partageaient et qui était délicieux. Il faisait attention à elle, mais également à leur jouissance à tous les deux.

    Puis ce fut le silence. Ils venaient tous les deux de partager du sexe, alors que rien n'était censé les y amener. C'était – du point de vue de Caine- une excellente surprise. Zéphyr se laissa aller contre lui, un instant pendant que Caine récupérait. Physiquement, il donnait toujours beaucoup, quand il baisait et cette fois-ci n'avait pas été différente. Il ferma les yeux. Dormir serait très agréable, là, maintenant tout de suite.
    Mais Zéphyr ne lui en laissa absolument pas le temps.

    Elle était vraiment en train de le mettre dehors ? Caine n'y croyait pas … Jamais il n'aurait pensé qu'elle oserait le mettre dehors de cette manière; pas après qu'ils aient fait couché ensemble. Elle pouvait au moins lui laisser le temps de se reposer, non ? Caine, toutefois, ne chercha pas trop à comprendre. Si elle voulait devenir hystérique, c'était son problème.

    Tranquillement, il se leva. Pas question de fuir devant une nana. Il se rhabilla, tout en la regardant. Sans un mot. Elle voulait qu'il parte ? Très bien. Elle viendrait bien, un soir où elle se sentirait seule, le retrouver dans son lit. Les femmes étaient juste incompréhensibles. Avec Cordélia, par exemple, c'était toujours très simple quand ils baisaient. Pas de questions avant, pas de questions après.
    Il avait fini de s'habiller. Caine traversa la pièce sans un regard de plus pour Zéphyr. Le jeune homme se tourna une dernière fois, arrivé à la porte, il posa son regard sur elle. « Tu sais, si un soir tu mouilles toute seule dans ton lit, tu pourras toujours venir me trouver ! ».

    C'était terriblement crû. Mais cela ne gênait absolument pas Caine. Il n'était pas à ça près. Il claqua la porte. Qu'elle reste seule, si c'était ce qu'elle voulait. Caine Skellig, lui, avait eu ce qu'il voulait. Le jeune homme s'était vidé … de ses tensions, dirons-nous.

    Maintenant, il savait que sa chambre n'était pas là et il n'eut donc pas de mal pour rejoindre sa propre chambre, où il se glissa sous une douche chaude, brûlante, même. C'était juste délicieux, après l'amour, de prendre une douche puis de dormir. Et c'est ce qu'il fit. La petite crise de Zéphyr ne l'avait absolument pas dérangé. Il l'avait mis sur le compte de l'hystérie bien connue des femmes.

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Zéphyr L. Baker
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MessageSujet: Re: [Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]   Dim 27 Jan - 17:52

    « C’est ça, pars ! » s’écria Zéphyr lorsque Caine eut claqué la porte derrière lui, la voix tremblante. Les mots employés par l’homme avaient été crus, et cruels. Et ils avaient heurté son coeur de plein fouet. Parce qu’au fond, même si elle lui en voulait de se moquer d'elle, elle savait qu’il avait raison ; lorsque la solitude la prendrait à nouveau à la gorge et qu’elle fermerait les paupières pour la chasser, le souvenir de Caine s'imposerait à elle, le souvenir et le désir confus de plonger de nouveau dans le vice avec lui... et elle aurait beau serrer les dents et le haïr, elle voudrait retrouver l’écrin brûlant de ses bras. Le souvenir de ses baisers, de son souffle, de ses coups de bassin...
    Idiote, idiote, idiote ! Elle avait été idiote de céder à la tentation.

    Elle retourna dans la douche, et fit à nouveau couler de l’eau sur son corps. Une eau glacé, qui lui fit mal jusqu’à l’os. Elle frotta sa peau nue, de toutes ses forces, pour que l’odeur de Caine disparaisse, mais il lui semblait que c’était bien plus que son parfum qui était incrusté sur elle, et en elle. Elle sentait encore son souffle, ses mains... et le pire, c’était qu’elle n’en gardait pas un désagréable souvenir. Au contraire, bien au contraire...

    Arf. Que devenait-elle, livrée à elle-même dans cette ville hostile ? Une débauchée, qui offrait son corps au premier venu, parce qu’il était grand, rassurant, beau, magnétique ? Une sorcière de petite vertu, comme il en courait les rues ? Elle n’était pas sûre de vouloir connaître la réponse.
    Elle alla s’installer à la fenêtre de sa petite chambre, et elle s’assit sur son étroit rebord, les jambes pendant dans le vide. Il serait si simple de se laisser glisser et de goûter, l’espace de quelques secondes, à la plus grisante de toutes les sensations... elle laissa un sourire amer se glisser sur ses lèvres. Ce genre d'idée était stupide, elle le savait. Même si elle se demandait de plus en plus ce qui la rattachait ici...
    L’amitié ? Elle n’avait pas d’amis, elle n’avait même pas cherché à revoir cette fille aux cheveux roux qu’elle avait invité chez elle et avec laquelle elle aurait pu apprendre à rire, sortir, s’amuser. Et puis les rares qui parvenaient à lui tirer des sourires, elle les repoussait comme s’ils avaient la dragoncelle. Comme Ashworth, qu’elle espérait ne plus jamais revoir de sa vie...
    L’amour ? L’amour, ça n’existait pas en vrai, il n’y avait que des corps tristes et seuls qui se retrouvaient l’espace d’une nuit et qui se séparaient au petit matin. Zéphyr observa distraitement une légère trace qui creusait son bassin, probablement due à un ongle de Caine, et elle l’effleura du bout des doigts.
    Le travail ? Il ne lui restait plus que ça, mais Bâtisseuse n’était pas sa vocation, elle le savait, et même si elle aimait les chantiers et la magie, et qu'elle était fière de porter un uniforme estampillé Westchester, elle savait qu'elle ne pourrait pas faire ça toute sa vie.

    Elle frissonna dans le jour naissant et aller se préparer pour sa journée, préférant arrêter là ses réflexions avant de devenir une grosse drama queen ridicule. Elle se promit de faire un grand détour pour ne surtout pas risquer de tomber nez à nez avec Caine, et en traversant sa chambre, elle n'avait qu'une idée en tête : il fallait qu'elle se tire d'ici, le plus tôt possible, avant de devenir dingue.

[Clos~]
Merci beaucoup pour ce super RP!!! <3
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MessageSujet: Re: [Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]   

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[Clos] 18 Septembre, 9h du matin, Zéphyr [Attention à toi !]

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