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 You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]

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Master Of Puppets
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MessageSujet: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Lun 23 Jan - 14:48

    You Shall Pass !


    ► Voici le sujet d'introduction au Monde Sorcier, autrement dit, votre premier RP dans l'aventure se passera ici, au chaudron baveur !
    Ce rp symbolise votre départ dans l'aventure. Une fois posté, vous serez considéré(s) comme définitivement validé, vous obtiendrez votre rang et vos couleurs !

    ► Ce rp se déroule comme un One-shot, car il vous est personnel et s'inscrit dans la période de l'aventure en cours au moment où vous entrez en jeu !
    Vous décrivez votre personnage qui passe par le Chaudron Baveur - passerelle entre deux mondes, c'est bien connu (pas de meilleur endroit pour faire vos premier pas dans notre histoire !)
    Par économie de sujet, vous posterez tous à la suite de ce topic !

    ► Sujet d'introduction réservé aux Sorciers Adultes : ceux du Wizarding World & du Staff de Poudlard.

    Merci à vous & amusez-vous bien sur Ashes of Chaos !
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Ellia D. O'Brian
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Dim 5 Fév - 18:27

    31 Aout 1999. Ellia O’Brian venait d’arriver dans le centre de Londres. Elle avait prit le train depuis son petit village natal d’Irlande, où elle avait passé les vacances d’été. Enfin une partie des vacances d’été. Après la fin de l’année scolaire 1998, sa première année en tant qu’enseignante à Poudlard, Ellia était restée au château, malgré l’absence des élèves pour aider la directrice avec la reconstruction du château qui était loin d’être terminée. Elle serait d’ailleurs bien rester plus longtemps, mais Minerva avait insisté pour qu’elle prenne tout de même trois semaines de vacances en Aout. Du coup, Ellia était retournée chez ses parents en Irlande, étant donné qu’elle n’avait plus son petit appartement sur Londres depuis Octobre 1997. Elle ne voulait pas penser à ça. Elle avait passé un été très sympa. Ellaria, sa nièce, avait reçu sa lettre de Pouldard et viendrait donc avec elle cette année. La seule autre sorcière de la famille, Ellia était très fière de la fillette !

    Mais Ellaria n’arriverait que le lendemain à Londres. Obara, sa mère, avait insisté pour la garder auprès d’elle le plus longtemps possible, ce qui avait fait rire Ellia. Mais elle comprenait. Après tout ce qui lui était arrivé à elle, elle comprenait que sa sœur flippe à l’idée de laisser partir son petit trésor – comme elle se plaisait à l’appeler – pendant toute une année, dans un monde différent du sien. Du coup, Ellia était seule. Mais elle avait des choses à faire. Elle avait accompagné Ellaria acheter ses fournitures sur le Chemin de Traverse pendant le mois d’Aout mais ne s’était pas du tout occupée de ses affaires à elle. Du coup, il était vraiment temps qu’elle s’en charge. La jeune femme avait donc prit une chambre au Chaudron Baveur pour la veille de la rentrée, histoire d’avoir un peu de temps pour faire ses emplettes tranquillou. La Directrice de Poudlard avait chargé Ellia, sa Directrice des Serpentard, de faire le voyage pour Poudlard en train, avec les élèves, histoire de veiller au grain. Bien que la paix soit revenue dans le monde sorcier, on ne pouvait pas tout prévoir. Ellia avait bien sur accepté sa mission sans broncher. Cela ne la dérangeait pas.

    L’ancienne Serpentard transplanna discrètement au Chaudron Baveur, où on lui indiqua sa chambre. Elle y monta sa malle, et releva ses cheveux devant le miroir de la chambre. Il faisait chaud en cette fin de moi d’Aout. Elle se changea et passa un débardeur noir à la place de son petit pull. Baguette à la main – elle ne s’en séparait que rarement – Ellia se dit qu’il était temps de commencer ce qu’elle avait à faire. Elle n’avait que quelques heures avant que les magasins ne ferment. Elle passa donc l’après midi à arpenter les rues du Chemin de Traverse. Beaucoup de boutiques étaient encore fermées et on sentait bien que la rue commerçante ne respirait pas la joie de vivre comme avant. Pourtant, les sorciers reconstruisaient avec le sourire. L’époque noire qu’ils avaient vécue était révolue et cela les rendait heureux.

    Quelques heures plus tard, tous ses achats rétrécis tenaient dans le sac à main d’Ellia, et elle commanda à manger à la terrasse du Chaudron Baveur. Elle passa la soirée à relire quelques uns des parchemins où elle avait préparé ses cours pour l’année à venir, tranquillement, seule, comme elle aimait. Elle ne croisa aucune figure connue. En même temps il fallait dire que sa vie sociale était quelque peu au point mort depuis quelques années. Mais elle ne s’en plaignait pas. Elle finit par retourner dans sa chambre lorsque le propriétaire du Chaudron lui fit clairement comprendre qu’il allait fermer la terrasse. La jeune femme se retrouva donc dans la petite chambre. Elle sortit un livre qu’elle avait acheté dans l’après-midi et bouquina une bonne partie de la nuit. Elle réussit à dormir quelques heures tout de même, mais non sans cauchemars. Il lui était impossible de passer une nuit complète depuis le mois d’Octobre 1997. Et cela n’allait pas forcément en s’arrangeant. Mais elle faisait avec. On apprend à composer avec ses problèmes, Ellia l’avait compris depuis longtemps.

    Le lendemain matin, la Directrice des Serpentard était réveillée à l’aube. Elle prit une longue douche brûlante pour bien commencer cette journée de rentrée. Puis, elle fit ses affaires. Elle fut prête très rapidement. Sa malle était allégée, ses affaires rangées, ses vêtements pliés, sa cape sur son dos. Et il lui restait trois bonnes heures à tuer avant de pouvoir aller prendre le train sur la quai 9 ¾ de la gare de King’s Cross. Elle descendit prendre un copieux petit déjeuner – le voyage en train n’était pas toujours le meilleur moment pour manger, il y avait beaucoup d’autres choses à faire lorsqu’on était professeur. Puis, elle laissa sa malle dans le pub sorcier et alla se promener un moment dans le Londres Moldu ? Cela faisait un moment qu’elle n’était pas venue par ici. Elle flâna dans les rues, regarda la ville s’éveiller doucement. Puis, il fut l’heure de partir. Elle retourna au Chaudron Baveur, paya sa chambre et son petit déjeuner, puis, prit sa malle et transplanna directement sur le quai 9 ¾.
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Elrik H. Monroe
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Dim 5 Fév - 18:34

Links, 2, 3, 4 ... !


    Le Chaudron Baveur… qu’on le veuille ou non, l’endroit était incontournable pour tout sorcier qui se respecte. Elrik Monroe avait beau cultiver certaines particularités, des bizarreries vous diront certains, il restait bel et bien un sorcier. Ainsi, en ce 1er Septembre 1999 aux premières lueurs du jour, l’ancien militaire s’apprêtait dans l’une des chambres de la fameuse taverne. La nuit passée au Chaudron Baveur, puisqu’il avait dû rendre son appartement en acceptant ce nouveau travail, avait été courte et tumultueuse. Dur de s’endormir... Déjà à cause du trac de la journée à venir ! Ensuite, les fêtards qui avaient animé la soirée puis la nuit dans l’antre de la taverne n’avaient pas été d’une grande aide non plus. Un jeune homme, style jeune dandy fière et distingué, l’avait bien invité à se joindre au groupe de joyeux drilles mais le pauvre môme avait essuyé un refus ferme et arrêté de la part du soldat très vite retranché dans sa chambre pour échapper aux démons de minuit.
    Qu’à cela ne tienne, à 5 heure du matin, Elrik était debout. Habitué à se lever aux aurores, l’homme fut très vite prêt, frais et dispos, son paquetage sur l’épaule, rasé de près, arborant non sans une discrète fierté la cape traditionnelle des sorciers légionnaires – dont le style s’inspirait de leurs antiques prédécesseurs romains.

    D’ici quelques heures, le Poudlard Express emmènerait les apprentis sorciers, en route pour leur rentrée scolaire. Elrik serait à son bord. Elle était aussi importante pour Elrik, cette rentrée. Presqu’autant que celle qu’il avait vécu, plus de vingt auparavant.

    Depuis la fin de la guerre, on avait plus ou moins « forcé » M. Monroe à prendre sa retraite de la Légion Magique. On pensait lui faire un cadeau, attention ! Le Ministère avait tenu à ce que les anciens combattants qui s’étaient distingués en combat bénéficient d’une retraite anticipée, bien méritée. Mais l’homme n’était pas du genre à profiter de ce style d’honneur. Que serait-il sans une mission à accomplir pour sa communauté ?! Non, non. Alors, on lui avait trouvé une autre place, une autre tâche non moins importante où il aurait tout le loisir de se sentir utile. L’année passée, c’est un des orphelinats sorciers de Londres, dont les rangs avaient tristement gonflé, qui accueillit le soldat. Monroe au milieu des jeunes enfants… moui, le ministère avait compris, après le bilan annoncé par la directrice de l’établissement, que ce choix de poste n’était pas le plus judicieux du monde. Ce n’est pas qu’Elrik ne se donna pas à 200% dans sa tâche. Toute tâche entreprise par M. Monroe est sûre d’être mené à terme, et à bien. C’est la transition Géant/Gamins qui avait révélé quelques disfonctionnement. Non, Elrik … on ne pend pas les enfants de cinq ans par les pieds quand ils refusent d’aller dormir. Elrik… on pose le gamin. Pose ! … Merci. Pour cette année, donc, le Ministère avait trouvé une bien meilleure place pour le Sorcier. Professeur de Potion à Poudlard… et directeur des Poufsouffle, en prime. Il avait aussitôt accepté. Surtout parce qu’un soldat ne refuse pas les missions que leurs supérieurs leur assignent. En tant qu’Expert en potion, et homme d’autorité, son profil avait plu à Minerva McGonagall. Sans doute se souvenait-elle de lui en tant qu’élève, et se rappelait-elle également son calme et sa discrétion. Le public Adolescent semblait plus "adaptés" au tempérament d'Elrik...

    Elrik ne se posait pas toutes ces questions. Pas ce matin en tout cas. Peut-être l’avaient-elles empêché de s’endormir la veille au soir, elles aussi ! Ne rejetons pas le blâme sur les jeunes.
    Mais aujourd’hui, Elrik avait fait en sorte de vider son esprit de toutes pensées parasites ! Et il s’en allait sur ce nouveau chemin de son Destin de son pas vif et sec, quittant le quartier sorcier pour rejoindre les rues Moldues, direction la Gare King’s Cross.



Dernière édition par Elrik H. Monroe le Sam 25 Fév - 9:44, édité 1 fois
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Maître Sencha
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Dim 5 Fév - 21:00

    27 août 1999. Le Chaudron Baveur.

    - Je vais devoir vous laisser, Maître. On m’attend au Ministère. s’excusa Luke en terminant sa Bièraubeurre.

    En face de lui, Sencha mâchonnait l’extrémité de sa longue pipe en bois presque aussi vieille que lui. Acquiesçant d’un signe de tête, le druide observa ce jeune homme qui avait été son élève et préfet l’année passée rassembler ses affaires et revêtir sa cape de sorcier. Luke avait trouvé un poste de stagiaire au Département de la Justice Magie, il y travaillait depuis maintenant une semaine. Sencha avait beau respecter son choix, cela ne l’empêchait pas de regretter profondément de ne pas voir son plus brillant élève continuer sa formation en Etude des Runes. Mais quand il y réfléchissait, cette décision était tout à fait compréhensible, le monde sorcier avait besoin de bras et des sorciers aussi intelligents que Luke. Ce jeune homme fraîchement diplômé allait certainement être d’une grande aide sitôt qu’il aurait un peu d’expérience, Sencha avait confiance en lui. Même si ça aurait quand même été génial qu’il entre à l’université magique ou encore mieux, qu’il parte en apprentissage dans la communauté de druides à Brocéliande. D’ailleurs quand il y pensait, Sencha avait une curieuse envie de retourner dans la vieille forêt bretonne pour y retrouver ses amis druides. Même si beaucoup devaient être passé de l’autre côté du voile depuis le temps. Près de trente ans...

    Devenu mélancolique, Sencha souffla plusieurs ronds de fumée. En face de lui, Luke s’était relevé et attendait visiblement une réaction de sa part avant de quitter la taverne. Le vieil homme eut un petit sourire, il allait lui manquer à Poudlard.

    - Bonne soirée Luke. N’hésite pas à m’envoyer des hiboux, tu sais à quel point j’aime avoir du courrier.
    - Je sais. Bonne soirée. répondit le jeune homme en baissant les yeux.

    Sencha soupira en observant Luke quitter les lieux. Encore aujourd’hui, la moindre référence à son petit fils David, décédé durant la bataille de Poudlard, mettait le jeune homme mal à l’aise. Bien sûr qu’il se souvenait des si nombreux rouleaux de parchemins que David avait échangé avec son grand-père durant ses études. Luke avait été son meilleur ami après tout. Après la mort de son petit-fils, Sencha avait tant bien que mal reporté son affection sur Luke, ça le soulageait. Un peu. Même si personne ne pourrait jamais remplacé David, cet enfant qu’il n’avait que trop peu connu et qui lui ressemblait tant.

    Assis maintenant seul à la table, le druide continua à fumer en parcourant la salle du regard. Il y avait beaucoup de jeunes gens qui plaisantaient bruyamment. Leurs rires irritèrent les oreilles du vieil homme. L’arrivée d’un second groupe d’adolescents souhaitant visiblement boire comme des trous et hurler en dansant sur les tables décida Sencha à quitter le Chaudron Baveur. Il laissa quelques Mornilles sur la table et s’enroula dans sa vieille cape défraîchie et usée par les années passées en ermite dans la forêt.

    Le temps s’était rafraîchi depuis son arrivée en milieu d’après-midi. Sencha se mit à marcher lentement pour s’écarter de l’entrée du bar. Bien. Maintenant il allait devoir transplaner à Pré-au-Lard pour pouvoir rejoindre Poudlard. Le vieil homme se prépara mentalement et disparut dans un craquement sonore.

    Il réapparut dans les rues du village sorcier avec la nausée. Le transplanage lui retournait l’estomac, il n’était plus habitué à être autant secoué... Pourquoi n’avait-il pas utilisé la cheminée du Chaudron Baveur en fait ? Parce que sa joueuse est stupide. Il fallait qu’il se tatoue « NE TRANSPLANE PAS » sur sa main, histoire de ne pas oublier. Enfin, il allait utiliser la cheminée de la Tête de Sanglier pour rentrer à Poudlard sinon le trajet allait prendre des heures et il avait pas au dos. C’était qu’il se faisait vieux le papi !

    Oh non ! Il avait oublié sa pipe ! ... Tant pis, il s’en taillerait une nouvelle lors de sa prochaine promenade dans la Forêt Interdite. Plutôt crever que de retransplaner.

    Qu’est-ce qu’il devait faire déjà ? Ah oui, rentrer au château.

_________________

Maître Sencha

C’est vachement bon, hein ? Uhu... J’ai pas tout compris mon petit. Je suis un vieux monsieur tu sais, il faut parler un peu plus fort. Mon bâton ? Bah c’est juste un bâton. Je l’ai récupéré dans la forêt la semaine dernière. Bonjour Taburah, tu vas bien mon petit ? Tu veux un truc rose ? C’est vachement bon. Je te présente le gentil serveur qui m’a apporté à manger. Il est un peu bizarre mais est très gentil quand on le connait un peu.
© CODAGE & MISE EN PAGE FAIT PAR MINNIE.
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Tallulah Watson
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MessageSujet: Blablablabla   Lun 6 Fév - 22:06

Journée ensoleillée d’août 1999, et pourtant, Tallulah broyait bel et bien du noir. C’est qu’il restait moins d’une semaine avant la rentrée ! On aurait pu croire qu’une jeune femme comme elle, forte, indépendante, qui s’était battue pour défendre la liberté contre cet espèce d’imbécile encapuchonné qui voulait dominer le monde, qui avait nourri au biberon des dragons en Roumanie pendant plus de 3 ans, aurait pris la nouvelle avec retenue, et aurait agi en femme responsable. Mais non. Alors qu’elle quittait la demeure familiale située non loin de Kesington Gardens, elle avait le moral dans les chaussettes, et la ferme intention de se consoler avec une grande pinte de bièreaubeurre. On s’en fichait qu’il soit 10h, quand il fallait boire, il fallait boire. Ceux qui la penseraient alcooliques ne seraient pas si loin du compte. Depuis son retour de Roumanie, elle avait comblé l’absence de Charlie par des verres solitaires, dans le vieux pub, à raconter deux, trois anecdotes du temps où elle gérait des dragons à Tom, le barman bossu, chauve, qui ressemblait très étrangement à Gollum dans le Seigneur des Anneaux. Enfin, ça dépendait de l’éclairage. Parfois, elle l’observait intensément, en se demandant s’il avait lui arracher sa chope des mains en susurrant : « mon préciiieeeeuuuux » en l’astiquant tendrement, mais comme elle n’avait personne à qui parler, elle ne pouvait que garder ce genre de spéculations pour elle.
Bref, revenons à nos moutons, elle traversait Londres avec la détermination d’un phacochère, pressée de se tasser contre le bar du bouiboui, loin de tous ces couples souriants qui se baladaient main dans la main, de ces enfants braillards qui réclamaient des glaces à leurs mères claquées par la chaleur, de ces vieillards qui s’amusaient à commenter tous les faits et gestes des passants depuis leur banc…. Tallulah ne voyait aucune poésie dans ce genre de matinée londonienne. Une perte de temps, à la limite, voilà ce qu’elle en pensait. Elle avait passé les trois premières années de sa vie d’adulte à bouger, voyager, découvrir des objets, des coutumes et des peuples dont elle n’aurait même pas soupçonner l’existence, et ensuite, elle avait trouvé un travail éprouvant, physique. Et depuis la guerre, c’était le calme plat. Un travail barbant –qui ? Qui aimait surveiller des gosses du soir au matin ? Qui ??-, des vacances sans aucun rebondissement passée dans la maison de ses parents, des soirées à écumer les bars, par moment avec Thomas, son ami de boisson attitré, qui avait malheureusement eu la mauvaise idée de faire un gosse, et la délaissait de plus en plus pour pouponner, vu que, d’après ce qu’elle avait compris, la mère l’avait quitté sans laisser d’adresse.

Elle arrivait envie à la hauteur du pub. Poussant la porte, elle sentit son cœur s’apaiser rien qu’au son de la clochette prévenant de l’arrivée des consommateurs potentiels. Elle se dirigea vers le comptoir, commanda une bièreaubeurre qu’on lui servit sans traîner, et voulu s’asseoir, lorsque la voix chevrotante d’un pilier de bar s’éleva à ses côtés :
-Pour sûr, il va venir ! Il enchaîne les p’tits boulots depuis qu’il est revenu de Roumanie, ce gosse ! Courageux ! Très courageux ! Il est à la Poste Magique en ce moment, et il doit m’amener mon colis. Dis, t’en connais, des gars aussi sympa que ce Charlie Weasley ?

Tally, qui venait d’entamer sa boisson, s’étouffa copieusement, en répandant au passage plus d’un tiers sur sa veste en cuir. Retenant un bien vilain mot, elle se contenta de finir sa boisson, de régler sa note et de décamper. Si elle avait initialement prévu de passer un certain moment accoudée à ce comptoir, la perspective de tomber sur Charlie Weasley ne lui plaisait guère ! Elle se rendit donc dans l’arrière cours et tapota en tout hâte le code connu de tous pour accéder au Chemin de Traverse. Ce ne fut qu’une fois noyée dans le flot des passants qu’elle se détendit, et remarqua combien le soleil illuminait l’allée.
Elle n’avait ni course ni commission à faire, aussi elle flâna quelques temps. Mains dans les poches de sa veste aromatisée à la bière, elle jouait avec un bout de papier. Une note qu’elle avait reçue, il y avait de cela deux mois, qu’elle avait été incapable d’ôter de sa veste et de ranger. Sur un morceau de parchemin froissé, on pouvait lire « Je ne pense pas qu’il soit nécessaire qu’on se considère encore comme des amis. Adieu. ». La dernière fois qu’elle avait entendu parler de Charlie, et elle l’avait tellement haït. Elle avait passé ses vacances d’été à trouver un moyen, un prétexte de se rendre au Terrier, mais avait renoncé. Elle ne souhaitait pas déranger Molly et Arthur, qui se remettaient tout juste de la mort de Fred. Elle avait finalement si bien rongé son frein, qu’elle n’avait pas répondu, ni donner signe de vie, donnant raison à la missive.
Elle serra le poing avec rage, empoignant la lettre mal écrite, et la jeta dans le caniveau sans se retourner. Non seulement elle n’avait aucune envie de se retrouver au royaume des imbéciles une deuxième année consécutive, mais en plus, cette année commençait vraiment, vraiment mal.


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Nous vaincrons lentement, mais sûrement
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Hayley E. Marshall
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MessageSujet: Blablablabla   Mar 7 Fév - 20:06

    Ce fut d'une main légèrement tremblante qu'Hayley ouvrit la porte du Chaudron Baveur. La jeune femme n'était pas sûre d'elle, pas sûre du tout que cette idée soit bonne. Quoi, retourner sur le Chemin de Traverse aujourd'hui ? Maintenant, à quelques jours de la rentrée de Poudlard ? Oh, elle connaissait les risques. Hayley n'avait pas la moindre envie de croiser ni frère, ni cousin, ni personne qui ne soit susceptible de la reconnaître. Et pour éviter tout cela, quoi de mieux que de rester tranquillement chez soit avec Emma, la charmante Emma à qui elle avait demandé de partir le matin même, ou de passer sa journée à errer dans le Londres Moldu ? Rien, bien sur ! Rien … Mais Hayley, qu'elle ai fuit ou non son monde durant deux longues années, restait une sorcière à qui la magie commençait sérieusement à manquer. Elle voulait renouer avec le monde dans le quel elle avait grandit durant des années. Plus que cela, elle en avait besoin. Un besoin fort et irrépressible qu'elle avait soudainement ressenti le matin même, alors qu'Emma et elle étaient en train de grignoter un, euh, une chose, dira-t-on, qui pouvait s'apparenter à un petit déjeuner.

    ***

    - Désolée, Emma … j'vais te mettre à la porte après le ptit dej, je crois.

    - Ah bah c'est sympa !
    avait fait mine de s'insurger Emma. Qu'est ce qu'il se passe ?

    Hayley avait haussé les épaules, un vague sourire aux lèvres devant l'inquiétude de son amie.

    - J'ai envie de retourner sur le chemin de Traverse, tout à coup. Je … je préfère être seule. Désolée …

    - Pas de soucis ma puce. Je comprend. avait murmuré Emma en déposant un baiser sur la joue de son amie.

    Un soupire de soulagement s'était échappé des lèvres d'Hayley, rassurée de voir que son amie – elle ne savait pas réellement si elle pouvait dire d'Emma qu'elle était son amoureuse – comprenait sa décision et son besoin de solitude pour cette journée. Quelques temps plus tard, elles quittaient le studio d'Hayley et se séparèrent, chacune reprenant son chemin.

    ***

    Les pas d'Hayley l'avait très rapidement mené jusqu'au pub sorcier. Cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas mis les pieds ici … La rouquine avait pensé que trouver l'endroit serai complexe, mais finalement non. Ça avait même été simple … Étrangement aisé.

    La porte s'ouvrit dans un grincement et la demoiselle resta un bref instant sur le pas de la porte, hésitant à rabattra la capuche noire et trop grande de son sweat sur sa tête afin de camoufler ses cheveux rouges. Raaah, mais pourquoi n'avait-elle pas mis de cape, hein ? Elle se serai faite bien plus discrète … Vite, très vite, avant de changer d'avis, elle se glissa dans la pièce bruyante qui respirait la magie – une sensation qu'Hayley n'avait pas ressentie depuis une éternité – et referma la porte derrière elle. Bon … et maintenant ? Il lui semblait que personne ne faisait attention à elle, pauvre fille vêtue d'un jean et d'un large sweat noir. Sa chevelure de feu passait étrangement inaperçue. Cette certitude rassura la miss, qui trouva le courage de longer le mur jusqu'au comptoir, trifouillant les quelques gallions qu'elle avait emprunté à Emma le matin même. Le patron remarqua sa présence au tout dernier moment, posant un regard interrogatif sur elle.

    - Vous désirez ?

    Zut. Zut, zut, merde ! Pourquoi était-elle venue ? Voilà qu'on lui parlait ! Qu'est ce que … hé, zen, ma puce, respire, calme-toi, là, voilà !

    - J'voudrais, euh … une bierraubeurre, s'il vous plait. Merci …

    Le patron hocha la tête et s'éloigna pour revenir avec un verre pleine d'une boisson que la demoiselle rousse dévisagea légèrement, peu habituée à en voir. Il poussa le verre dans sa direction et lui réclama d'une voix sympathique les quelques gallions qu'Hayley lui devait.

    - Merci.

    La miss attrapa délicatement son verre, prenant bien soin de ne pas verser une goutte par terre, se dirigeant vers une place libre qu'elle avait aperçue près d'une fenêtre. Un mince sourire qu'elle même ne soupçonnait pas aux lèvres, Hayley bu une première gorgée, savourant ce goût si particulier, cette boisson qu'elle n'avait pas bu depuis bien longtemps maintenant.

    Le pub n'était pas particulièrement tranquille : entre les sorciers et sorcières d'un âge avancé qui commentaient l'édition de la Gazette du jour, les jeunots impatients de se rendre à Poudlard qui courraient dans tous les sens, les mamans qui passaient leur temps à répéter que oui, ouiii, après demain, tu iras, dans deux jours, encore un petit peu de patience …, le Chaudron Baveur était noir de monde. Bien malgré elle, et sans qu'elle ne s'en rende réellement compte, Hayley était ravie d'une telle agitation. Cela lui rappelait un petit peu Poudlard – son école dont elle gardait tant de bons souvenirs. Elle regarda en souriant le sorcier qui, à la table voisine, apprenait à son fils le sortilège d'attraction. Un petit Accio qu'Hayley maitrisait depuis des années … ou tout au moins, qu'elle avait maitrisé ! Depuis combien de temps n'avait-elle pas fait de magie ? Etait-elle seulement capable de dire dans quel tiroir elle avait rangé sa baguette ? Oui, quand même … Mais il fallait bien admettre que la jeune femme avait totalement oublié de la prendre avec elle, ce matin … C'était malin ! Comment allait-elle se rendre sur le Chemin de Traverse, sans sa baguette ? « Bah, je reviendrai demain, ou après demain … Le Chaudron Baveur, c'était déjà un beau début ! Sans compter que la bierraubeurre, c'est quand même vachement bon ! » pensa Hayley avec un sourire avant d'attraper l'exemplaire de la Gazette qui trainait sur une table inoccupée. Elle préféra feuilleter le journal plutôt que de le lire, se familiarisant une nouvelle fois avec des lieux qu'elle avait connu, qu'elle avait fréquenté, même, par moments, se remémorant des visages de personnes dont elle avait déjà entendu parler, persuadée qu'elle avait fait le bon choix en venant ici ce matin ... et ravie de retrouver ce monde qui, elle s'en rendait compte, lui avait tant manqué.
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Thomas S. Edgeworth
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MessageSujet: Blablablabla   Jeu 9 Fév - 22:56

    ”It’s strange but it’s true
    I can’t get over the way you love me like you do
    But I have to be sure
    When I walk out that door
    Oh how I want to be free, BABY
    OH HOW I WANT TO BE FREE,
    OH HOW I WANT TO BREAK FREE !”


    “Un whisky pur feu, comme d’hab’ ?”
    “Hm, non, merci. J’vais éviter de montrer le mauvais exemple à Jude.”
    “Bof, ce gosse doit être habitué, non?”

    Thomas Edgeworth leva soigneusement un sourcil en soutenant le regard de son interlocuteur, Tom, serveur du Chaudron Baveur de son état, qui aurait pu servir de campagne à lui tout seul contre les risques d’infections dentaires. Dans ses bras, Jude, occupé à mâchonner soigneusement le museau de son dragon en peluche, se lova un peu plus confortablement contre lui et pointa du doigt le serveur édenté en marmonnant quelque chose dans une langue difficilement intelligible pour le commun des mortels (et mettant, au passage, un peu de bave sur sa peluche). Thomas lui tapota distraitement la tête -c’est bien, mon fils, continue de baver en insultant les gens dans ta langue incompréhensible de bébé- avant de rétorquer d’un ton volontairement glacial :

    “Ce gosse, à défaut d’avoir une mère, a un prénom. Il s’appelle Jude. Et il n’est habitué à rien du tout.”
    “Hé, c’est bon, faut pas prendre la mouche pour ça !”
    “J’suis pas vexé. Jamais de la vie !” Ou juste un peu. “Deux jus de citrouille bien frais, s’il te plaît.”
    “Tout de suite ! Hm, dis, c’est moi ou tu étais en train de chantonner une chanson d’amour, en arrivant ici ? C’pour qui ? T’aurais pas une touche, quand même ?”
    “... J’ai rencontré une fille, avant-hier. Fabuleuse. La femme de ma vie. Si tu la voyais ! Elle est tellement parfaite ! Elle est belle, charmante, intelligente, drôle, attentionnée...”
    “Attends... C’est vrai ?”
    “Non. Je me chantais à moi-même.”
    “Heu... A toi-même ?”
    “Au moins, quelqu’un me fait des déclarations d’amour. Tu devrais essayer, tu verrais, ça fait du bien. Bon, ils arrivent, ces jus de citrouille ? Sans vouloir donner l’impression de te presser, bien sûr, ce n’est absolument pas dans mes intentions.”

    Thomas Stanley Edgeworth, vingt-neuf ans au compteur, récemment licencié, et l’incarnation parfaite du tact, de la gentillesse et de la patience, et qui, cerise sur le gâteau, fait des blagues très drôles.
    Ou pas.

    Le serveur, blasé, posa bruyamment les verres sur le comptoir sans ajouter un mot, faisant tintinnabuler les glaçons contre leurs parois cristallines. Thomas en prit un et le porta délicatement jusqu’au visage de son fils. L’enfant poussa un cri de joie, décolla sa bouche de son dragon en peluche et se mit à boire avidement son jus de citrouille, dans de grands bruits de succion qui leur attirèrent quelques regards mi-attendris mi-dégoûtés de la part des autres clients. Il fit attention à lui retirer le verre avant qu’il n’essaie de manger les glaçons (il les lui avait déjà laissés, une fois, par curiosité, et il n’avait pas envie de réitérer l’expérience) (et il remerciait encore l’ahuri qui, un jour, avait décidé d’inventer un sortilège qui aidait sa cible à déglutir) et se mit à boire son propre verre, promenant un regard perçant sur les clients attablés autour d’eux. Aucun visage connu ne vint chatouiller ses rétines ; juste quelques étudiants occupés à voir qui descendrait le plus de verres de whisky pur-feu en un temps record (à deux heures de l’après-midi, chacun ses occupations), un vieillard qui ne cessait de donner de petits coups de baguette sur son sonotone en grommelant quelque chose dans sa barbe et deux femmes blondes qui lisaient leur horoscope en poussant, de temps à autre, des petits cris de vierges effarouchées, avant de glousser comme des dindes, pour une raison qui n’appartenait qu’à elles. Rien de bien intéressant pour son âme de journaliste (d’ex-journaliste) toujours à l’affût de la moindre information croustillante à se mettre sous la dent. Il n’y avait même pas Talullah Watson, cette prof de Poudlard qu’il voyait souvent zoner dans ce pub comme une âme en peine avec un verre de whisky à la main (il aurait bien aimé voir à quoi pouvaient ressembler ses cours de vol) (et combien de victimes elle pouvait bien faire sur son balai) (boire ou conduire, il faut choisir, Tally \o/), pour lui tenir compagnie.

    Il reposa son verre et regarda distraitement l’heure. L’après-midi commençait à peine ; ça lui laissait largement le temps de vagabonder sur l’Allée des Embrumes... Il avait quelques ingrédients à acheter ! Et quelques babioles à se mettre sous la patte ! Oh, rien de bien méchant... il espérait juste que Jude (qui commençait à émettre quelques ronflements) ne se réveille pas pendant qu’il ferait son petit marché. Non pas qu’il ait peur que l’enfant soit choqué par les ongles, yeux et autres charmantes petites choses que vendaient les boutiques où il avait l’habitude de se rendre... au contraire, bien au contraire ! Il avait plutôt peur qu’il lui demande “une zolie main pour zouer avec !” en hurlant et en pointant du doigt une Main de Gloire, comme il l’avait déjà fait, une fois. Faîtes des enfants, qu’ils disaient... é_è

    Il déposa quelques Gallions sur le comptoir de la taverne, salua Tom, répondant à son retroussement de lèvres édenté par un grand sourire (absolument pas dans le but de lui montrer que lui avait encore toutes ses dents, pas du tout !) (... ou juste un peu, okay), mit son manteau sur ses épaules et repartit du Chaudron Baveur, son fils endormi dans les bras. L’Allée des Embrumes, donc !

    Restait une petite question plus ou moins intéressante...
    Où est-ce qu’il allait trouver de l’argent pour payer tous ses futurs achats, lui ?
    En attendant d’avoir une réponse, il ne lui restait plus qu’à chantonner allègrement du Queen... en espérant que demain, un miracle se fasse et son compte en banque gonfle tout seul ! \o/

    “I’ve got to break free,
    I want to break free, yeah !
    I WANT, I WANT, I WANT TO BREAK FREE !”
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Adem Rees
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Ven 10 Fév - 19:55

Désolée, c'est pas très long é.è j'espère que ça ira, sinon je rallongerais un peu tout ça..


« Miaaaaaou ?
- Chaussette…pousse-toi, t'es lourd.
- Miou ?
- Aller, descends, je dors…et qu’est-ce que…AAAAAAAAAAAAAIIIIIIIIEEEEUH ! »

Adem se releva en panique et son chat fit un vol plané. Mais y’avait pas moyen de dormir tranquille dans cette baraque ?!
Complètement réveillé par les griffes du matou, Adem s’extirpa du lit, ouvrit les volets et alla s’enfermer à la salle de bain. Devant le miroir, il observa les fines griffures dans son dos. Et voilà. Comme s’il n’était pas assez estropié avec son apprentissage, non, il fallait en plus que Chaussette vienne poser sa marque sur la peau imberbe d’Ady. Le jeune homme se regarda sous toutes les coutures et décida de s’offrir une longue douche chaude pour bannir la mauvaise humeur. Aller. Il était six heures du matin, il ne commençait qu’à huit heures, mais tout allait très bien. Après plusieurs litres d’eau, il réussit à s’en convaincre plus facilement et son entrain habituel revint au galop.

Il enfila un jeans déchiré un peu partout et un t-shirt marqué d’une belle tête de mort. Il se prépara un chocolat chaud dans lequel il trempa des tartines de confiture en discutant avec ses bestioles. Après avoir avalé un copieux petit déjeuné, il nourrit sa ménagerie. Puis, hop, séance de coiffure -tresses au programme- pour ne pas se faire arracher la tête par un troll, jeu avec Iphigénie (sa tortue), Koko (son mulot) et Chaussette (le fameux chat), après quoi chasse aux canaris dans l’appartement (je vous présente Bimbam et Tagada) et glandouille devant le journal que lui avait amené Hou (le hiboud de la maison) un peu plus tôt.
Et avec tout ça, il en oublia presque son rendez-vous journalier avec ses collègues. Il allait être en retard pour le café! Dans un coup de vent, le jeune homme enfila ses grosses bottes de motard et son habituel perfecto en cuir râpé, ferma la porte à clef et transplana directement au Chaudron Baveur. La fine équipe devait l’y attendre. Pas loupé, ils étaient au comptoir, alignés sur leurs tabourets. Vers l’entrée, il y avait Mike, le patron, le maitre d’apprentissage d’Adem. 58 ans, une armoire à glace, doux comme un mouton-garou et complètement dominé par sa femme Gertruda (à prononcer Guerre-trou-da)(Adem avait failli pleuré la première fois qu'elle l'avait pris dans ses bras). A côté de lui, Robert, 89 ans, Français, dresseurs depuis, ooooh, un bon millier d’années. Il était préhistorique, mais sympathique. Increvable surtout, rien ne l’achevait celui-là…surement l'alcool qui avait fini par tourner au vinaigre et le conserver comme un cornichon. Adem le salua joyeusement et reçut en retour une bouffée de fumée échappée de la pipe du grand-père. A la droite de Robert, Ruben l'accueillit avec une tape dans le dos qui manqua de lui décoller un poumon. Il avait 25 ans et venait du pays de Galles. Il était en stage chez Mike pour un an et facilement reconnaissable avec ses cheveux roux et sa carrure de quater back. Le dernier collègue d’Adem l’attendait avec son sourire énigmatique. C’était Marco, un italien venu pour aider à la reconstruction du monde magique et surtout pour veiller sur sa grand-mère anglaise. Il était dresseur de tigres dans un cirque avant, puis allez savoir pourquoi, il avait fini par dresser des trolls... Trois autres dresseurs travaillaient pour Mike, dispatchés en Allemagne, en France et en Finlande. L’ancien Poufsouffle ne les avaient rencontrés que lorsqu’il s’était réfugié dans les montagnes pendant la guerre, avec le reste de l’équipe. A la fin de la guerre, chacun avait repris sa place. Tant mieux, parce que cinq dresseurs, ça prenait déjà de la place alors huit… il ne voulait même pas imaginer.
Adem s’assit sur le dernier tabouret et salua le barman.

« Adem ! Bonjour ! Un chocolat, comme toujours ?
- S’il vous plait oui…
- Et pourquoi pas un lait-fraise aussi ? Allons fillette! Commande donc un Whisky !
- Robert, laisse-le un peu tranquille…j’ai pas envie que mon apprenti devienne une poche à vin comme toi.
- Qui tu traites de poche à vin, vieille carne ?!
- Allons grand-père, t’excite pas…
- De quoi il se mêle ce grand dadet de gallois ? è.é
- Madonna, ils sont fatigants... »

C’était reparti… Adem secoua la tête en souriant et but son chocolat, sans vraiment écouter les quatre hommes qui animaient le Chaudron Baveur à à peine huit heure du matin. Encore une longue journée qui se profilait…


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Ruby C. Wixson
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Sam 25 Fév - 21:01

    02.am. Retenti alors le bourdonnement sourd d’un carillon, celui de la grande horloge de l’entrée de la maison de famille des Wixson. La pièce est baignée dans l’obscurité et seule la lueur de la lune traversant la grande fenêtre éclaire l’esprit embrumé de la jeune femme. Le pas lourd, fatigué, Ruby s’approche avec difficulté de l’imposante maitresse des horaires, la trotteuse tourne à une vitesse folle faisant défiler les minutes à vive allure. Mais tandis que la valse des aiguilles ralenti, sa vision se brouille, devient floue et le regard de la jeune sorcière se retrouve tourné vers le sol. Les dalles de marbre noires et blanches rappellent le socle d’un échiquier sauf que cavaliers et pions ont désertés les lieux. Sa vision revient petit à petit et le carrelage devient de plus en plus net. Ruby peut, à présent, discerner sans peine les derbies marines qu’elle porte à ses pieds et pendant le long silence pesant, le temps semble stopper dans sa course jusqu’à ce que … le carillon s’affole encore une fois. Et soudain, des bruits de pas s’approchent, martelant le sol à chaque enjambée … Une voix. Une voix l’appelle dans son sommeil.

    « Ruby ? Ruby ? Réveille-toi, Ruby »

    « nnnn .. hein ? »

    Tom, tavernier du Chaudron Baveur, tapote doucement sur l’épaule de la Belle au Bois Dormant. Cette dernière affalée sur la table émerge de son lourd sommeil. Elle se frotte les yeux et se redresse non sans difficulté sur sa chaise. Qu’est ce qu’on lui veut ? Où est-elle ? Quelle heure est-il ? Les questions se bousculent au portillon. Ça vous est déjà arrivé non ? De vous réveiller sans savoir où vous vous trouver. D’avoir perdu toute notion du temps. Les nombreux verres témoignent de sa soirée arrosée, une perte de contrôle, une envie de lâcher prise et de s’amuser pour oublier les soucis quotidiens, les emmerdes. Les yeux cernés de Ruby se posent sur son interlocuteur.

    « Je vais fermer, il faut que tu rentres chez toi Ruby. »

    Rentrer chez soi ? Fermer boutique ? L’ancienne Serdaigle constatait, après quelques coup d’œil à droit et à gauche, que le pub était pratiquement vide et que la pénombre était tombée dans la ruelle. Il y a encore, accoudés au comptoir, deux vieux sorciers qui terminent de vider leurs verres, ils ont une drôle de mine et ne seront sans doute pas capables de rentrer chez eux sans tomber dans un fossé, ils ont d’ailleurs du mal de se tenir assis sur leur tabouret … mais eux au moins n’ont pas bavé sur leur avant bras – oreiller portatif de secours – pendant leur sommeil. Et quel était ce rêve étrange ? Il parait que les rêves ont une signification, chaque élément, objet, personne présente dans vos rêves devraient être signe de quelque chose. Il y a même des manuels qui se vendent pour réussir à déchiffrer les loufoqueries rencontrer quand nous sommes dans les bras de Morphée. Pour Ruby, ce sont des balivernes, elle ne croit pas à la science des rêves. C’est un coup de pognon pour les éditeurs rien de plus, vous pensez réellement que les auteurs de ses livres sont qualifiés pour le faire ? C’est comme pour l’astrologie et ses histoires d’horoscopes qui vous prédisent que votre journée sera clémente ou non, ou encore que vous aller rencontrer l’homme de votre vie sous le porche de Gringotts un dimanche pluvieux. Comme si Ruby croyait encore à l’amour, les horoscopes devraient tout simplement faire disparaitre la partie « amour » et la remplacer par « herbologie » ou « lectures ». Qu’allez-vous lire cette semaine ? Quel auteur finira dans la corbeille à papier ? Quelle plante miraculeuse allez-vous découvrir ? Ce sont des charlatans !

    « Merci Tom. » déclare-t-elle alors que celui-ci s’éloigne déjà vers d’autres tables pour les débarrasser de leurs verres vides, cadavres de cette soirée. La jeune femme laisse quelques sous sur la table en guise de pourboire et ramasse ses affaires avant de se lever et chanceler vers la sortie du pub. Elle salue d’un signe de main l’aubergiste et les poivrots du comptoir avant de sortir dans la fraicheur de l’automne. Les yeux plus vraiment en face des trous, elle cherche du regard la bonne direction à prendre. Elle engage d’abord sa marche vers la gauche, puis la droite, fait demi-tour et longe finalement la ruelle en rasant les murs. Lorsqu’elle arrive près de son immeuble biscornu, elle farfouille dans sa besace en cuir pour chercher ses clés. Les coquines ont tendances à prendre des vacances, disparaitre sans prévenir, Ruby est souvent embêtée avec le verrou de son appartement. Lorsqu’elle les retrouve, dix bonnes minutes se sont écoulées et le contenu de son sac se retrouve éparpiller sur le pas de la porte : notes en vrac – indispensables pour sa cervelle de moineau –, une boite de Chocogrenouille vide, une fleur séchée, un bracelet ancien, une montre qui ne fonctionne plus et tout un tas d’objets à l’utilité discutables (n’oublions pas les p’tits grains de sable au fond du sac qui arrive ici par on ne sait quel moyen). Après avoir rangé son bazar, on monte les marches – trop nombreuses – on déverrouille sa porte et on s’affale illico presto sur son canapé sans prendre le temps de se déshabiller. La nuit sera courte, le réveil difficile et la mine affreuse.
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Andréa V. Kirsanov
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Mer 29 Fév - 17:27

    Andréa ouvrit brusquement les yeux. Aaah pourquoi est-ce qu’il y avait autant de soleil hein ? Peut-être parce que c’était le mois d’août non ? Déjà ? Oui oui. Soupirant, la brune se leva du fauteuil bien molletonné dans lequel elle avait passé la nuit. Quelle heure était-il ? Lissant ses cheveux du plat de la main, Andréa regarda autour d’elle et trébucha sur une bouteille de vodka vide. Elle s’arrêta avec un froncement de sourcils, se bassa et alla mettre la bouteille directement à la poubelle. Pas question que ce soit déjà le bordel ! Cela faisait maintenant près d’un mois que la russe vivait dans cette chambre d’hôtel pas chère et confortable. D’un geste, elle alluma son poste de radio et une douce musique résonna dans la chambre. Andréa ferma les yeux et resta immobile quelques instants, sourire aux lèvres. Bien, prendre une douche à présent et sortir prendre l’air, voir des gens toussa. Ne pas jouer les autistes asociaux en somme. Rangeant ses vêtements de la veille dans l’armoire, elle prit une douche rapide et lorsqu’elle ressortit de la salle de bain, le soleil déclinait déjà dans le ciel. Bon dieu, mais quelle heure était-il ? Attrapant le réveil sur sa table de chevet, Andréa grimaça lorsqu’elle vit que l’aiguille des heures était placée sur le cinq. Des visions floues de la nuit dernière lui revinrent en mémoire mais elle n’arriva pas à tout se remémorer parfaitement pour savoir pourquoi elle avait dormi toute la journée. Elle s’était sûrement couché très tard (ou très tôt, tout dépend du point de vue) et au vu du mal de tête, elle s’était sûrement pris une bonne cuite. Sur la table basse, un papier noir avec une écriture rose fluo lui agressa la rétine. Andréa saisit le papier avant de se mettre à râler. Seigneur, c’est vrai qu’elle devait assister à la réouverture du club dans lequel elle avait travaillé il y a quelques années. Elle ne savait pas ce que ça allait donner, mais elle partait déjà déçue. Finissant de se préparer, la brune se campa devant son armoire en sous vêtement et escarpins noirs. Ses cheveux ébènes étaient soigneusement bouclés et son maquillage parfait, comme d’habitude. Les mains sur les hanches elle parcourait ses habits de son regard vert avant de porter son choix sur une robe longue beige à bustier en dentelle, avec une ceinture de même couleur et garnie de fleur en tissu. Elle l’enfila avec élégance et se regarda une dernière fois dans le miroir. Elle sourit à son reflet d’un air satisfait, attrapa son manteau duffle coat noir ainsi que son sac. Outre les quelques bijoux qu’elle portait, elle passa autour de son cou son porte badge, avec toutes sorte de pass VIP, autant de cartes pour une fière gradée des soirées comme elle (héhé, eh ouais fiston, Général de la Murge !). Après s’être assurée de n’avoir rien oublié et d’être assez en avance, elle quitta sa chambre et partit à pied pour Trafalgar Square. Il n’était pas question de se mettre mal cette semaine, son entretien à Poudlard approchait et elle n’avait pas très envie d’être prise pour une alcoolique.

    Elle jeta un œil à la montre à gousset dans sa poche de manteau et fut soulagée d’être arrivée en avance, vu le monde qui se pressait déjà à l’entrée. Contournant la foule, elle se présenta directement à la porte des artistes et montra son badge à l’espèce d’armoire à glace qui servait de vigile. Voyant que la brune était une habituée, Cerbère esquissa presque un sourire avant de laisser Andréa entrer dans le hall qui menait aux loges. La russe passa dire bonjour aux quelques connaissances qu’elle avait gardée lorsqu’elle travaillait dans le cabaret et donna quelques conseils avisés aux artistes avant d’aller verser une larme de nostalgie devant les photos qui s’étalaient sur les murs du couloir. Ça lui manquait presque, cette effervescence, cette odeur de maquillage et de parfum dans l’air, des filles qui se précipitaient d’une loge à l’autre, parfois à moitié nue. Oui bon la dernière partie ne lui manquait pas tellement que ça, elle avait assez vu de seins pour le reste de sa vie. Déposant son manteau bien à l’abri dans un coin sombre, Andréa s’avança dans la salle et s’assit à une table près de la scène. Elle fronça les sourcils en voyant la nouvelle déco qui faisait bien moins années 50 qu’avant et qui enlevait du charme au cabaret. Mais bon, Andréa était chiante pointilleuse, alors passons. Le spectacle commença à 19h précise malgré quelques boulettes de la part des danseuses, Andréa dû admettre que ça avait été un très bon divertissement. Alors qu’elle sirotait son verre de vodka orange (bonjour vodka, au revoir dignité !), un homme vint s’asseoir à côté d’elle, sans rien demander. Irritée mais polie, la brune lui adressa un sourire, mais son expression restait tout de même très neutre. Et voilà, manquait plus que ça, il lui faisait la conversation. Blablabla, première fois que je vous vois, blablabla. Boulet. Si jamais elle parvenait à décrocher ce satané poste de concierge, elle espérait ne pas tomber sur des kékés pareil ! (c’est perdu d’avance o/). Et voilà qu’il lui balancait une blague à mourir non pas de rire mais d’ennui et qu’il se bidonnait comme un lion de mer constipé. Le rire gras de l’homme sortit Andréa de sa torpeur et elle esquissa un large sourire.


    - Très amusant vraiment. La dernière fois que j’ai entendu cette blague, j’ai tellement ri, je suis tombée de mon dinosaure.

    Elle leva les yeux au ciel, vida le reste de son verre d’un trait et quitta la table, soulevant légèrement sa longue robe pour ne pas se prendre les pieds dedans et se ramasser par terre, brisant ainsi sa superbe sortie de badass. Un rictus moqueur s’étira sur ses lèvres tandis qu’elle entendait le lourd derrière elle balbutier un truc incompréhensible. La brune récupéra son manteau, son sac et fourra ses badges dans sa poche intérieure. Elle respira l’air frais de la nuit et décida de marcher un peu avant de rentrer chez elle. 3 clodos et 5 ivrognes plus tard, Andréa atterrit devant le Chaudron Baveur, pub qu’elle ne connaissait que très peu. La russe lorgna l’enseigne avec un froncement de sourcil et puis finalement, entra en haussant les épaules. Elle détonnait un peu dans cet environnement, avec sa belle robe longue et ses talons qui claquaient sur le sol. Comme entrée discrète, c’était raté ! Elle s’installa au bar et commanda un whisky et puis un autre et oh tiens encore un autre. On avait pas dit « ne pas finir morte bourrée » ?
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Gabriel Dorn
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Mer 29 Fév - 18:53

Faire ses adieux au Ministère et tourner le dos à plus de vingt années de carrière n’avait pas été l’épreuve la plus aisée qu’il avait eu à franchir dans sa vie. Le plus pénible avait de loin été l’empaquetage de toutes ses affaires entassées depuis un temps illustre dans un bordel des moins organisés, et ce sous le regard des quelques collègues encore présents qui s’étaient rassemblés autour de lui. La plupart de ses anciens amis étaient déjà partis vers d’autres horizons, pour démarrer une nouvelle carrière, ailleurs… Ou bien, ils étaient morts. Ce n’était malheureusement pas aussi rare qu’il l’aurait souhaité, la guerre avait fait des ravages terribles. Notamment dans les rangs de la Légion Magique qui avait purement et simplement été décimée, ou « clairsemée » pour les plus optimistes. Gabriel qualifiait ces derniers d’irrespectueux. Il ne fallait pas minimiser les pertes, c’était une offense grossière à la mémoire de ceux qui avaient donné leur vie pour la Liberté et la fin de Celui-dont-on-ne-prononçait-pas-le-nom…

Un nouveau départ, une nouvelle vie allait démarrer, c’était certain. Un espoir un peu candide étreignait le cœur de Gabriel tandis qu’il s’avançait vers les portes du Chaudron Baveur, la passerelle qui séparait le monde des Moldus du monde des Sorciers… Son paquetage sur le dos et la cage de Valaar dans une main, il s’approcha du comptoir et commanda une Bièraubeurre pour se donner un peu de baume au cœur. Cette prochaine étape dans son existence le ravissait autant qu’elle l’inquiétait. Il pensait être à la hauteur, il avait l’expérience avec lui. Mais saurait-il faire face à une armée d’adolescents récemment secoués par les horribles évènements qui avaient frappé Poudlard et le monde sorcier tout entier ? Nombreux devaient être ceux qui avaient perdu de la famille… Aurait-il les mots ? Supporterait-il les éventuels pleurs ? Il l’ignorait. Il espérait surtout retrouver la chaleur et l’ambiance exceptionnelle qui avait bercé son adolescence, au sein de ce majestueux château.

Mais avant de prétendre pouvoir donner des cours à Poudlard, il allait devoir affronter un entretien d’embauche. Il savait que Minerva McGonagall recherchait des hommes et des femmes qualifiés et compétents dans leur domaine, mais il ignorait quels pouvaient être les autres critères de la désormais Directrice. Se souviendrait-elle de lui ? Il esquissa un sourire à cette pensée, il n’avait pas été un élève particulièrement brillant, mais il avait irradié durant chaque cours de Métamorphose et ce durant toute sa scolarité. Alors, il pouvait avoir la prétention de croire qu’elle aurait au moins un vague souvenir de lui… Mais il était aussi persuadé que cela ne lui garantissait en rien l’obtention du poste. Il restait encore quelques jours avant la rentrée, et il n’avait pas été contacté pour fixer la date de l’entretien. Cela lui laissait au moins un peu de temps pour se préparer à l’exercice qui l’attendait… Pour tout ce qui concernait la pratique, il était relativement sûr de réussir sans peine. La Métamorphose était sa matière de prédilection et la maîtrise qu’il en avait l’avait plus d’une fois sauvé en combat, alors il ne craignait pas à ce moment à venir… Pour ce qui est de la théorie, il avait un peu potassé durant l’été, il n’était pas un expert mais sa verve lui permettrait sans doute de s’en sortir sans trop d’encombres. Et enfin, pour ce qui est de la pédagogie, et bien… C’était un rigolard, il avait généralement un bon feeling avec les autres. De plus, il n’avait pas souvenir que tous ses anciens professeurs étaient de fins pédagogues… Il avait donc sa chance. Et il était maintenant plus que prêt à la saisir. Finissant d’une traite sa Bièraubeurre, il déposa l’argent sur le comptoir, prit une profonde inspiration puis se lança… Au Chemin de Traverse.
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Morigan Chevalier
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Mer 29 Fév - 22:29

Fin août: soir

Morigan passa une porte porte glauque et sombre au-dessus de laquelle oscillait lentement une pancarte rongée aux mites. Elle avança à grand pas dans un long couloir étroit et tout aussi sombre, en plus il faisait relativement frisquet malgré la saison estivale.
Presque sans y penser, elle déboucha dans une salle de taille moyenne un peu enfumée par les diverses substances non identifiées que dégageaient les pipes de certains clients. Il était encore assez tôt, à peine 19h, mais la plupart des tabourets alignés devant le bar en chêne massif étaient occupés. Pas une table libre ou elle aurait put se détendre tranquillement ni de connaissance avec qui elle aurait put bavarder. Là, un gros sorcier brun, hirsute, ressemblant vaguement à un hibou, parcourait un gros livre pendant que sa touillette remuait paresseusement le font d'un cocktail. Dans un coin, un vieil homme fumait tranquillement, perdu dans ses pensées. Là-bas, plusieurs groupes de sorciers et sorcières riaient en buvant quelques bièraubeurre.
À y regarder de plus près, c'est vrai qu'elle ne reconnaissait personne. Pas même de vue.

Faut dire qu'en ce moment, ils doivent avoir autre chose à faire que trainer dans un endroit pareil...

Cette réflexion la fit encore plus déprimer. Elle se jeta sur le premier tabouret libre à côté du bar et commanda un Whisky Purfeu qu'un petit... homme? lui servit en moins d'une minute. Elle préférait sans conteste la bièraubeurre mais ça aurait été nettement moins efficace pour tuer son coup de cafard...
Elle avait eut les clées de son nouvel appartement la veille au soir, et avait finit de d'emménager le matin même. Enfin si on pouvait appeler déballer un sac de voyage: emménager. Son nouveau chez-elle était plutôt petit mais comme elle ne comptait pas y rester longtemps et qu'elle n'était pas du genre à y passer sa vie, ça ne la gênait pas. Le propriétaire l'avait prise tout de suite et si le loyer était assez cher, l'appartement était proche du centre-ville. Son oncle l'avait aider à apporter un lit et une immense bibliothèque. Elle avait aussi une plaque chauffante mais l'appareil le plus high-tech en sa possession était surement son réfrigérateur... Pour compléter le tableau, elle n'avait eut qu'à remplir l'immense bibliothèque d'album photo et de souvenirs en tout genre.
C'est sûr, c'était pas chez elle que les voleurs avaient intérêt à aller pour se dégourdir les poches. Même la plupart de ses souvenirs ne valaient pas grand chose: des modèles réduits, des cadeau d'une grande valeur sentimentale, des pierres ou des morceaux de créatures.

Elle avait déjà l'impression que ce foutu appartement était trop grand pour elle. Quand on vit avec son sac vissé à l'épaule pendant des années, redevenir sédentaire est une véritable épreuve. En l'espace d'une dizaine d'heure, elle avait déjà réussit à perdre trois fois ses clés.
En plus, elle avait beau connaître Londres pour y être venu un grand nombre de fois pendant l'année de terreur, depuis son retour, elle n'avait retrouvé aucun ami et les autres gens qui étaient dans son réseau de résistance étaient trop occupés. Elle s'ennuyait à mourir, d'où son coup de cafard.
Avant de se mettre à ressasser de mauvais souvenirs des combats et de toucher définitivement le fond, elle but une grande gorgé du breuvage qui lui faisait face. Elle grimaça lorsque l'alcool lui brula la gorge.

Et M****! Je suis pas la depuis 48h que j'ai déjà envi de me tirer. Je tiendrai pas ici plus de deux mois si je reste à me tourner les pousses.

« Faut vraiment que je me trouve un job! »

Elle s'aperçut trop tard qu'elle n'avait pas fait que penser sa dernière phrase. Elle s'excusa d'un signe de tête au près de son voisin de droite et finit son verre, comprenant que rester vissée à une chaise ne suffirait pas à lui changer les idées. Finalement, elle sauta au sol et ressortit à grand pas. Elle résista à l'idée de transplaner chez son frère pour passer la fin de soiré à bavarder et rentra bien sagement chez elle. A pied, pour profiter de la fraicheur de la nuit.
Elle ne pouvait rien changer se soir de toute façon et se mettre la tête à l'envers ne servirait pas à grand chose. Demain, elle se trouverait un job ou elle serait vraiment utile. Et elle se trouverait un mec aussi.
Enfin... un job et par conséquent des collègues pour rigoler, ce serait déjà pas mal...
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Caitlin M. Pryde | 01
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Ven 2 Mar - 23:38

C'est avec la mine déconfite que Caitlin Pryde entra dans le Chaudron Baveur. Elle venait de laisser derrière elle ses deux enfants qui venaient de partir pour Poudlard. Son cœur ne s'était desserrer depuis qu'elle avait quitté le quai 9 ¾ et elle avait l'impression que ça n'allait pas en s'arranger. Elle avait déjà fait le nécessaire pour que ses enfants reçoivent son hibou à leur arrivée. Elle entendit déjà les soupirs d'agacement de ses trésors mais tant pis ! C'était la première fois qu'elle était séparée de ses deux enfants. Un parent normalement constitué devrait soupirer de soulagement, le repos du guerrier ? Et bien pas du tout, Caitlin aimait être auprès de ses enfants et les choyer à n'importe quelle heure de la journée. Mais voilà que la demeure des Pryde se retrouvait vide et elle se retrouverait en tête à tête avec son mari tous les soirs. Bon il n'y avait rien de désagréable à cela mais le vide de la maison lui pèserait. Il lui fallait trouver des occupations et très vite, elle serait capable d'aller à Poudlard pour border Malone. Comment pouvait-on être aussi Poufsouffle sur les bords après une éducation à la Skellig et sept ans chez les Serpentards ? Elle secoua la tête, agacée par ce tiraillement spirituel. Tiens, elle allait changer ses habitudes à partir d'aujourd'hui. Il était... près de 10 heures en ce 1er septembre et elle allait prendre une Bièraubeurre histoire de se changer les idées. Elle s'assit au comptoir suivit par les divers regards dans la salle. Certains l'avaient reconnus et lui adressèrent un signe de tête poli avec un air un peu surpris. D'autres continuèrent à boire leur verre tranquillement. On lui apporta sa Bièraubeurre mais elle resta un petit moment, plongée dans une réflexion sans fin.

La porte du Chaudron Baveur claqua ce qui la fit sursauter. Son attention se reporta sur la boisson qui l'attendait bien sagement devant elle. Elle prit quelques gorgées dans la chope et la reposa devant elle, un peu décontenancée. Elle n'arrivait plus à penser de façon cohérente. Elles pensaient à ses enfants. Dunstan passera-t-il une semaine sans faire perdre de points à Serpentard ? Dans quelle maison va atterrir sa fille ? Mais oui tiens, c'est une très bonne question ! Elle espérait vivement qu'elle rejoigne les Serpentards, afin que son frère puisse veille sur elle, mais Serdaigle sera certainement sa nouvelle famille. « Je suis persuadé qu'elle ira à Serdaigle ! Votre fille a le goût des études c'est évident... » annonça une voix familière. Caitlin se retourna et un sourire s'installa sur ses lèvres. Ses tracas de mère se voyaient si bien que cela ? Derrière elle se trouvait un jeune homme châtain qui avait une mine à faire peur. Il s'assit à ses côtés et commanda un Whisky Pur Feu. « Comment allez-vous John ? » demanda la jeune femme. Son voisin de comptoir haussa les épaules comme il le faisait très souvent. Mais la sorcière ne le connaissait pas aussi bien qu'elle le voudrait. A vrai dire, elle l'avait rencontré quelques mois plus tôt grâce à un ami qui avait le même problème que lui : un petit problème de fourrure. Encore aujourd'hui, ça ne se crie pas sur les toits car les lycans ont vraiment du mal à se trouver du travail. Caitlin l'avait accueilli au sein de son association afin de faire grandir les rangs pour attirer l'attention encore moindre du Ministère de la Magie. « Je ne vous croyais pas du genre à venir prendre un verre ici ! » déclara le lycan avec un petit rire ce qui fit sourire la jeune femme. « Je suis pleine de surprises croyez-moi ! » annonça Kitty avec plein de mystère. Caitlin avait entendu dire que certaines personnes la trouvaient hypocrites et que toutes les actions qu'elle menait n'étaient que supercheries et qu'elle se servait de son mari, simplement pour grimper dans la haute société. Bon il faut dire la vérité, Calderon est une marionnette par moment mais jamais, oh grand jamais ses actions au sein des diverses associations dont elle fait partie, ne sont des mensonges. Elle avait toujours voulu se démarquer de la réputation des Skellig éleveur d'Abraxan qui vivent dans le crottin. Il a fallu sortir de l'ombre en trouvant sa voie et par n'importe quel moyen. Et elle l'avait enfin trouvé. Maintenant elle profitait, rien de plus. On disait d'elle qu'elle aimait le luxe, voila pourquoi John ne la croyait pas capable de venir ici. Bien sûr qu'elle aime le luxe, mais elle a été élevée dans le purain, tout le monde le dit. Les vieilles habitudes reprennent le dessus parfois. Le silence s'installa entre les deux compagnons de boisson d'un jour, mais Caitlin se rappela qu'elle avait une énième réunion dans peu de temps dans un local sur le Chemin de Traverse, elle ne devait pas traîner. Elle régla sa consommation et se tourna une dernière fois vers John. « Vous êtes sur Londres cette semaine ? » lui demanda-t-elle. « Et bien non, je ne peux pas rester, vous savez... » il baissa la voix et se rapprocha d'elle un minimum « … la pleine lune est dans deux jours, je pars m'isoler quelques temps » finit-il dans un souffle. La sorcière eut un regard triste et posa sa main sur l'épaule du lycan et hocha de la tête. « Mais ne vous en faîtes pas, je reviendrais... je vois que ça vous chagrine » remarqua John. Caitlin sourit, mais c'était un sourire nostalgique qu'on pouvait voir. Elle s'éloigna un peu et se retourna une dernière fois. « Vous m'avez rappelé quelqu'un sur le moment... quelqu'un... comme vous... Bonne journée John. » souffla la jeune femme, puis elle se dirigea vers la petite porte qui menait derrière le Chaudron Baveur, là où se tenait le mur en briques qui la séparait du Chemin de Traverse. Un journée chargée s'annonçait. Rien qu'en y pensant, la jeune femme retrouva sa prestance et sa hargne. Quand faut y aller !
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Olivia Cauldwell
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Ven 9 Mar - 19:04

1er septembre 1999

Elle est l’une des dernières à quitter la voie Neuf-Trois-Quarts, longtemps après que le Poudlard Express ait quitté la gare. Une partie d’elle est à l’intérieur du train. Elle a donné un bout de son cœur à Owain, et lui l’a pris en secret avant de monter à bord. Il n’y a pas eu d’embrassades sur le quai, pas d’étreinte ni de baiser sur le front, comme elle aurait aimé faire. Tous ces échanges d’affection, ils se les étaient donnés avant de partir de la maison, ce matin.

Owain était entré dans la chambre de sa sœur, et s’était jeté sur elle.

« Je fais ça maintenant, pour pas le faire devant les copains. Ils comprendraient pas. »

Elle s’était sentie un peu malheureuse à l’idée qu’il puisse avoir honte de leur relation, mais s’était laissée faire et l’avait blotti contre elle, un peu plus fort. Il était plus grand qu’elle depuis quelques temps. Ça lui faisait bizarre, d’autant plus qu’il prenait un malin plaisir à l’appeler ‘Petite Sœur’, rien que pour l’embêter.

C’était la première année que leur père ne les accompagnait pas à King’s Cross. Quant à leur mère, elle s’était levée aux aurores, comme tous les ans, et s’était lancée dans la confection de pâtisseries comme si elle recevait deux douzaines de trolls à dîner. Lorsqu’ils étaient descendus dans la cuisine, elle avait prétexté ne pas pouvoir quitter son four des yeux, et Olivia et Owain avaient fait semblant de la croire, lui assurant qu’elle n’avait pas à s’inquiéter, et que c’était tout aussi bien de faire les adieux ici. Une fois sortis de la maison, Olivia avait fait disparaître la malle d’Owain d’un coup de baguette et avait demandé à son frère de lui serrer le bras aussi fort qu’il le pouvait. Son bras était resté engourdi plusieurs minutes après avoir Transplané, quitté la salle d’attente des voyageurs abandonnée et traversé la barrière de la voie Neuf-Trois-Quarts.


Olivia ne se sent pas de rentrer à Swansea tout de suite. Elle a envie d’aller se balader, alors elle quitte la gare à pied et s’enfonce dans le dédale des rues londoniennes. C’est ainsi qu’elle est heureuse : en se fondant dans la masse. Personne ne lui prête attention, mais ce n’est pas volontaire. Personne ne la dévisage, tous occupés qu’ils sont à courir après leurs vies sans répit.

Ses pas la mènent bientôt devant le Chaudron Baveur, et elle hésite un long moment, les deux pieds joints sur le bord du trottoir d’en face, les mains dans les poches. Elle n’est pas venue par ici depuis plus d’un an. C’est pour ça qu’elle ne reproche pas à sa mère de ne jamais vouloir les accompagner dans les lieux sorciers : elle fuit le plus célèbre de tous. La peur au ventre, elle s’apprête à faire demi-tour et se trouver un coin désert pour Transplaner jusque chez elle. Elle est persuadée qu’elle n’arrivera jamais à surpasser sa douleur. Elle lutte pour ne pas fermer les paupières, parce qu’elle ne veut pas revoir la scène. Mais ça lui brûle, et elle cligne des yeux. Et elle le revoit.

Cookie était étendu sur le sol de la boutique, le visage tordu par la colère. Olivia avait eu le temps de se faire à l’idée qu’il était mort, mais elle ne s’était pas attendue à voir la fureur dans ses yeux vides. C’était avec cette expression que le Mangemort l’avait tué de sang-froid. C’était avec cette expression qu’Olivia se souviendrait de lui jusqu’à la fin.

Elle se ressaisit en entendant la voix de son père dans sa tête :

« Voyons, Ollie, un peu de courage, par Gryffondor ! »

Un sourire se dessine sur ses lèvres en réalisant que ce serait exactement ce qu’il dirait s’il était là. Elle, c’est une Poufsouffle, tout comme Owain, parce qu’ils ont tous deux un caractère bien plus proche de celui de leur mère, ce qui agace encore leur père de temps en temps. Il aurait tant aimé qu’au moins l’un des deux aille à Gryffondor, comme lui. Olivia se souvient qu’elle était un peu honteuse d’avoir déçu son père, mais la première fois qu’il a dit ça à Owain après son admission à Poudlard, il avait répondu :

« Le courage n’est pas réservé exclusivement aux Gryffondor, Papa ! »

Olivia s’élance sur la chaussée, le cœur subitement plus léger. Elle ouvre la porte du Chaudron Baveur d’un mouvement enjoué, et inspire profondément en se dirigeant vers le bar.

Elle commande un chocolat chaud et va le boire tranquillement à une petite table qu’elle repére sous l’escalier. Comme ça, elle peut réfléchir encore un peu et décider si elle est vraiment prête à retourner à la boutique où elle a travaillé avec Cookie.

Au pire, elle retournera chez elle. Personne de sa famille ne saura qu’elle est venue jusqu’ici.
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Jasper A. Pollock
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Dim 18 Mar - 17:52


    Craies ? Check. Bloc-note ? Check. Stylos ? Check. Carte d’étudiant ? Check. Rubik’s Cube ? Check. Bâton magique ? ... Fuck !

    God, où était passé ce putain de bâton à la noix ! Jasper se fit à chercher frénétiquement dans sa chambre, souvenant ses livres de cours, ses feuilles noircies d’équation. Tout était pourtant rangé à sa place, il n’y avait pas un papier qui dépassait. Même ses paires de chaussettes étaient triées par couleur, c’était pour dire ! Mais son bout de bois, il n’y avait pas moyen : il passait son temps à le paumer. Quelle plaie de devoir se trimbaler ce machin vingt-quatre heures sur vingt-quatre ! Tout ça parce que soit disant, il ne contrôlait pas sa magie et que ça pouvait être dangereux pour les autres. ... D’accord, c’était un fait avéré depuis pas mal de temps mais ce n’était pas une raison ! Non ?

    - APRIIIIL ! T’AS PAS VU MON FUCKING BÂTON ?! hurla le jeune homme alors qu’il vérifiait si l’objet n’avait pas glissé sous son lit.
    - TON QUOI ?! lui répondit sa soeur de la cuisine.

    Jasper grogna une série de jurons en se relevant. Elle faisait exprès de ne pas comprendre, elle savait très bien de quoi il parlait ! Tout ça pour l’entendre prononcer les mots tabous. Mais il ne se laisserait pas avoir si facilement.

    - LE MACHIN QUI FAIT DES ETINCELLES !
    - JE VOIS PAS DE QUOI TU PARLES ! s’entêta April en s’égosillant.
    - UN PEU DE CALME VOUS DEUX ! C’EST PAS PARCE QUE J’AI INSONORISE L’APPARTEMENT QUE VOUS POUVEZ BRAILLER COMME DES MARCHANDS DE CHAUDRONS !
    - Pardon Miranda.
    - Pardon Miranda.

    C’était vrai qu’ils abusaient un peu à gueuler dans l’appart. La pauvre Miranda avait bien du courage d’héberger les deux Pollock. Surtout qu’à l’origine, elle ne devait accueillir que Jasper qui était relativement calme. Puis sa soeur April avait débarqué avec ses valises et son grand sourire, et Miranda avait accepté de lui donner la dernière chambre de son appartement. C’était à partir de ce moment-là que l’ambiance avait commencé à être relativement agitée. Parce qu’entre le frère et la soeur, ce n’était pas de tout repos. Avec l’aîné qui se prenait pour un Moldu et la cadette qui n’avait pas de boulot et passait son temps à faire mumuse avec sa magie élémentaire, franchement il y avait de quoi péter les plombs. Enfin elle ne pouvait quand même pas les foutre à la porte, non ? Et puis avec eux, elle ne s’ennuyait jamais. En plus April faisait bien la cuisine.

    Jasper finit par mettre la main sur sa baguette qui servait jusqu’alors de marque-page dans un manuel de géométrie. C’était vrai que c’était pratique ce truc en bois en fin de compte. D’ailleurs il réfléchissait à un moyen de la recycler en crayon à papier, histoire qu’elle ait enfin une vraie fonction. Et puis comme ça il passerait moins pour un imbécile lorsqu’il la faisait tomber dans l’amphi. On devait croire que ce machin était un genre de porte-bonheur et qu’il était superstitieux. Comme si être le surdoué thésard à seulement dix-huit ans n’attirait pas assez l’attention sur lui. Enfin ça pour le coup, c’était le genre de choses qui ne le dérangeait absolument pas. Bien au contraire.

    Maintenant il avait tout. Jasper referma la fermeture éclair de sa sacoche orange fluo et passa la sangle sur son épaule. Il fit un saut dans la salle de bain pour arranger ses boucles brunes avec une noisette de gel et ajuster son uniforme d’étudiant de l'Imperial College. C’était d’un triste ces costumes... Mais il devait essayer de rentrer dans le rang. Du moins au début. Et en journée. Parce qu’il ne faudrait pas lui demander de porter ces fringues lorsqu’il restait travailler tard le soir ou le week-end ! Non, il aimait être à l’aise dans ses vêtements. En plus il était très bien son jogging bleu fluo ! Il ne voyait vraiment pas où était le problème. C’était une couleur qui avait du peps, pas comme ces machins tout tristounets.

    Bref, il devait se dépêcher maintenant où il allait être à la bourre. Jasper se rendit donc dans la cuisine où sa petite soeur cuisinait pour le petit-déjeuner. Rhaaaaaa, ça c’était l’avantage d’avoir April chez soi, elle était un véritable cordon-bleu *o* Mais il n’avait pas le temps de se goinfrer pendant des heures. Le jeune homme attrapa donc une fourchette pour piquer un peu de bacon, et puis aussi un peu d’omelette.

    - Ne mange pas si vite ! J’me tue pas à la tache pour que tu bouffes tout en deux secondes ! s’indigna la jeune fille en filant un coup de torchon à son frère.
    - Chuis e’ rechar’ ! expliqua Jasper la bouche pleine.
    - C’est pas une raison ! J’ai fait ton déjeuner, il est dans ta boîte comme d’habitude. J’ai mis un sortilège de conservation dessus.

    En entendant le mot « sortilège », Jasper fusilla sa soeur du regard en terminant d’avaler ce qu’il avait dans la bouche.

    - Tu as ensorcelé ma bouffe !
    - Un sort de CONSERVATION idiot ! Ça va pas t’empoisonner !
    - C’est toi qui le dit...
    - Tu me fais CHIER Jazz ! Si ça te plait pas t’auras qu’à mourir de faim !
    - ...

    Jasper ne renchérit pas, il n’avait vraiment plus le temps d’échanger des politesses avec sa franguine. Il fourra donc la boîte de son déjeuner dans son sac sans protester sous le regard furieux d’April. Enfin il sortit son bout de bois pour piquer dans un muffin et commença à le grignoter de cette manière alors que sa soeur se remettait à lui hurler dessus.

    - Mais arrêêêêête de te servir de ta baguette comme d’un pique à brochette ! Tu vas m’inventer quoi la prochaine fois, hein ?! Tu vas finir par te curer l’oreille avec ma parole ! Tu es un SORCIER, ta baguette c’est pas un bout de bois tout pourri !

    Levant les yeux au ciel, Jasper soupira en quittant la cuisine pour enfiler ses baskets jaune fluo (la sse-claaaa \o/) dans l’entrée. Genre il était un sorcier... À d’autres ! Enfin pour ne plus entendre les reproches de sa soeur qui était partie dans un monologue sur l’importance de sa condition de sorcier, le jeune homme récupéra le muffin dans sa main et rangea sa courte baguette dans la poche intérieure de sa veste d’uniforme. Puis il lança un « Bonne journée ! » dans l’appartement avant de quitter les lieux.

    Jasper descendit les escaliers, sautant une marche sur deux et manquant plusieurs fois de se casser la gueule. Il bouscula d’ailleurs sa voisine qui montait en face de lui.

    - FUCKING GOD ! jura-t-il en rattrapant la blonde par le bras pour l’empêcher de tomber.
    - JASPER ! ARRÊTE DE BLASPHÉMER ! hurla immédiatement la voix d’April du haut de la cage d’escalier.

    Le jeune homme fit la grimace, comment avait-elle entendu ? Elle le surveillait ou quoi ?! Bref il se retrouvait un peu bête face à la jolie blonde qui se trouvait être sa voisine de palier.

    - Euuuuuh... commença-t-il de façon très éloquente. Désolé pour le... Enfin de vous être rentré dedans. Bonne journée !

    Et sur ces bonnes paroles, Jasper sauta les quelques marches qui se séparaient encore du rez-de-chaussé et sortit dans la rue, non sans avoir jeté un dernier coup d’oeil à une certaine partie de l’anatomie de sa voisine particulièrement esthétiquement intéressante.

    Bien, maintenant il devait rallier le pub de fous pour retrouver son monde. Jasper passait toujours le plus rapidement possible sur le Chemin de Traverse, le dos courbé pour se faire tout petit et les yeux rivés sur le sol pour ne pas risquer de voir des choses étranges qui risqueraient de l’empêcher de dormir pendant des semaines. C’était difficile, il ne s’y habituait pas. Il entendait les hiboux, les conversations sur la magie et des bruits anormaux.

    Enfin, le jeune homme arriva au Chaudron Baveur. Il manqua de faire une crise cardiaque en regardant malgré lui un sorcier changer une chaise en fauteuil confortable et se réfugia dans le petit débarras faisant office de passage entre les mondes. Quelques secondes plus tard, il respirait enfin l’air merveilleusement normal du Londres moldu. Son Londres.

    Maintenant, il devait aller à la fac.
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Felix L. Frost
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Jeu 22 Mar - 16:09

    Bip, bip, bip, bip. Bip, bip, bip, bip. Bip, bip /SHBAF/

    Felix lança sa couverture à l'autre bout de la chambre et sauta sur ses pieds. Allez, pas le temps de traîner. Il ouvrit la fenêtre, les volets, respira l'air pur et sain du dehors et enfila les vêtements qu'il avait laissé sur le dossier de la chaise trainant dans un coin. Costume marron à rayures, baskets qui-un-jour-furent-blanches, manteau marron qui descend jusqu'au chevilles, okay. Lunettes, dans sa poche gauche. Poche gauche. Il fallait qu'il s'en souvienne. Objectif du jour, ne pas les casser. Il se coiffa rapidement et quitta sa chambre en fermant derrière lui. Avant de rouvrir, de récupérer ses valises et de refermer. Il avait failli les oublier. Personne d'autre que lui ne se chargeait de ses précieuses valises. Il y avait des trésors dedans. Il descendit les escaliers et entra gaiement dans la salle principale. Oh, des poivrots du matin o/

    « Bonjour tout le moooonde ! »


    Il tendit sa clé à Tom et s'assit au comptoir, sans pouvoir s'empêcher de faire un petit tour sur lui-même. Ah, ces tabourets... *___*

    « Un chocolat, s'il te plaît. Avec beaucoup de chocolat. »

    Parce que le chocolat, c'est cool. Il jeta un œil à ses bagages, pour vérifier qu'ils ne s'étaient pas échappés, et souffla sur sa tasse. Il goûta, se brûla la langue, et grimaça avec classe avant de souffler à nouveau comme un demeuré.
    Il hésitait. Il était sûr d'aller à Poudlard, mais en train ou en cheminée ? Telle était la question. Il prit le temps de réfléchir un peu et se décida pour la cheminée. On ne savait jamais ce qui pouvait arriver dans un train, des secousses, des accidents, des élèves trop maladroits... Ah, il lui tardait d'arriver. Il gardait assez peu de souvenirs concernant l'aspect du château, ce serait une redécouverte merveilleuse. Et puis, il allait faire connaissance de plein de gens, voir des tas d'élèves et pouvoir constater à quel point l'enseignement avait changé en... Plein d'années (flemme quand tu nous tiens) ! Il reprit une gorgée. Parfait. Ah, brave petite tasse. Ça fait plaisir de voir qu'on a des alliés partout.

    Il avait quitté la campagne profonde où il habitait dans des effusions de larmes, laissant à disposition de ses plantounettes adorées de quoi survivre jusqu'à son retour. Il avait chargé celles qui pouvaient bouger d'arroser leurs voisines plus faibles en cas de besoin, et après un dernier câlin collectif et une distribution en règle de bisous sur le front (à laquelle personne n'avait pu échapper), il était parti en agitant la main, les yeux humides, pour rejoindre Londres. Londres, quelle ville magnifique. Il s'était baladé un peu partout avant de rejoindre le Chaudron Baveur, tout en se demandant pour la énième fois pourquoi les moldus ne se méfiaient pas un peu plus, parce que quand même, c'était un peu louche comme nom, et vu la clientèle... Mais passons. Il avait loué une chambre pour trois nuits et avait profité de ses journées en plus pour faire du shopping. Il était ainsi le nouveau propriétaire de trois costumes, huit paires de lunettes avec étuis incassables, un chapeau style cow-boy, quelques bouquins, une réserve de thés et tisanes et deux ou trois sachets de graines. C'était aussi pour ça qu'il gardait ses valises jusqu'au dernier moment. Il y avait les courses de dernière minute.

    Il finit son chocolat, paya et sortit côté sorcier. Quel beau temps ! Le temps d'une petite promenade et il partirait. Il sortit ses lunettes de soleil, se passa la main dans les cheveux et retourna arpenter les rues d'un pas assuré en mode total beau gosse en chantonnant. Il est venu le temps des cathédraaaaaaaaaaaleuuuuh, le monde est entrééééééé, dans un nouuuveau millénaiiire...
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Cleo S. Parker
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Dim 8 Avr - 23:00

"Mais non Grand-Mère ! Je te dis que....Gr...Oui...ne t'inquiète pas...bisous...moi aussi...aurevoir."

Cléo éteignit son téléphone portable et le plaça dans sa poche de manteau, aux côtés de sa baguette magique. Oui, la jeune femme utilisait encore cet objet électronique bien pratique dans le monde moldu mais qui provoquait souvent des moqueries dans l'univers sorcier. Son esprit oublia rapidement l'existence du téléphone et ses yeux se posèrent avec inquiétude sur l'énorme valise affalée sur le lit de sa chambre du Chaudron Baveur. Comment allait-elle réussir à faire rentrer le reste de ses affaires dedans ?
En effet, sur son lit étaient également empilés divers bibelots, livres et journaux en tout genre. Elle avait déjà réussi à caser toute sa garde robe mais là, elle s'avouait vaincu.

"Failamal !"

Récita t-elle après avoir sorti sa baguette magique avec lassitude. Elle préférait toujours résoudre les choses par elle-même et la magie n'était à ses yeux, qu'une solution de facilité à n'utiliser qu'en cas d'extrême urgence.
Elle s'approcha donc de sa valise et vit avec bonheur que celle-ci venait d'agrandir son volume intérieur. C'est avec un sourire aux lèvres satisfait qu'elle rangea le reste de ses affaires, beaucoup moins inquiète de la place que celles-ci risquaient de prendre.
Après une demi heure de travail acharné et de tri intensif, la jeune femme ferma ses affaires en soufflant de bonheur. Enfin !
Elle tira avec un petit sourire malicieux au visage sur la poignée de sa valise mais rapidement, la mélancolie s'installa en elle. Adieu Chaudron Baveur ! Cela faisait un mois maintenant qu'elle vivait dans cette petite chambre, après avoir quitté de son plein gré l'habitat de ses grand-parents paternels pour mener enfin sa propre vie. Elle avait épié la Gazette tous les jours pour repérer une opportunité, mais rien. La semaine dernière cependant, la chance avait frappé à sa porte et une petite annonce lui avait permis d'espérer.
Un appartement miteux, dans l'ouest de Londres, venait de se libérer et Cléo savait au fond d'elle que cette demeure allait lui être parfaite. Elle n'avait donc pas hésité, s'était précipitée chez la propriétaire, qui habitait un appartement au dessus, et lui avait donné tous les papiers dont la vieille sorcière avait besoin.
Toute contente, elle était revenue au Chaudron Baveur, les clés de son futur appartement dans la paume de sa main gauche, en chantonnant.
Aujourd'hui, quitter sa chambre la rendait triste. Avec le temps, elle s'y était attachée, et voyait très mal d'autres personnes dormir dans le lit à baldaquin qu'elle avait tant de fois défait avant de bonnes nuits de sommeil. Elle imaginait avec difficulté d'autres visages en train de bailler aux corneilles à cette fenêtre, qui donnait sur le pâtissier de la rue. Elle ne pouvait croire qu'un étranger viendrait se poster au milieu de la pièce, comme elle à ce moment précis, et accepterait la chambre d'un simple hochement de tête après avoir trouvé le lieu "acceptable". Non ! Elle ne voulait pas se mettre ces images dans la tête. Cette chambre était la sienne, celle qui l'avait vu pleurer dans les moments difficiles, qui l'avait entendu rire lors de discussions téléphoniques déchaînées et qui l'avait senti frissonner lors des évènements sorciers et de la Grande Guerre. Cette chambre faisait partie d'elle.
C'est donc avec un réel pincement au coeur que Cléo souffla une dernière fois, comme on souffle sur une bougie, et sortit de sa très chère chambre en prenant le temps de regarder en arrière.

Elle traina sa lourde valise avec difficulté dans les escaliers tordus du Chaudron Baveur et, une fois au rez-de-chaussée, se posta devant le comptoir, une main fatiguée sur la hanche mais la posture toujours parfaite. Le patron Tom, arriva lentement avec un sourire désolé sur les lèvres.
"Alors, c'est aujourd'hui le grand départ ?"

Cléo essaya de cacher sa peine tant bien que mal et posa ses anciennes clés de chambre sur le tableau en chêne face à elle.
"Oui." Finit-elle par répondre en baissant la tête, triste . "Mais je repasserai surement souvent dans le coin". Elle se redressa, afficha un sourire qu'elle voulut convaincant et détourna la tête, consciente que sa bonne humeur se lisait de moins en moins sur son visage.
Elle paya son long séjour dans le pub londonien, reprit en main sa lourde valise et la cage de Lewis et s'approcha du mur en briques placé au fond du bar. Après avoir ouvert le passage qui menait au Chemin de Traverse, elle sortit du bar, et se retourna une dernière fois pour faire un geste de la main conquérant à Tom.

En effet, Londres n'avait qu'à bien se tenir. Cléo Sidony Parker était enfin prête à affronter la vie sorcière anglaise.
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Cordélia S. Skellig
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Ven 27 Avr - 20:15

    On n'imite pas Cordy et Maël, say très MAL U.U
    Comme la plupart des RPs de Cordélia, celui-ci est un peu malsain, il va falloir vous habituer
    Bref, les petits, on va voir ailleurs ^^


    Enroulée dans les draps blancs de son lit, Cordélia se réveillait lentement. Elle avait oublié de fermer les volets la veille et le soleil de septembre éclairait totalement la chambre. Quelle heure était-il ? Elle n’en avait aucune idée. Elle était rentrée vers quatre heures du matin en compagnie de la proie du jour. Un bel homme blond comme les blés au sourire ravageur si elle se souvenait bien. Son nom ? Elle n’y accordait aucune importance. D’autant plus que le jouvenceau s’était révélé peu entreprenant, voir extrêmement ennuyant. Maël ne manquerait certainement pas de lui faire remarquer le peu de bruit qu’ils avaient fait. D’autant plus que sa propre conquête avait donné de la voix toute la nuit... Petite gourde... Si elle l’a retrouvait, elle lui ferait passer l’envie de gémir ! Quant à l’autre frigide, la prochaine fois elle sortirait ses petits jouets et il verrait ce que c’était de prendre son pied ! Enfin il n’y aurait pas de prochaine fois bien sûr, mais s’imaginer prendre sa revanche lui remontait un peu le moral. Dans tous les cas, il fallait qu’elle trouve quelque chose à répondre à son frère lorsqu’il lui lancerait d’un air lubrique « Bah alors, t’as ramené un muet hier soir ? ». Gmmmfrgmmm...

    Mais alors que Cordélia réfléchissait à une réplique cinglante, elle sentit une main froide se poser sur son épaule, descendre dans son dos pour venir caresser ses hanches. Par les couilles du Kraken, cet imbécile n’était quand même pas resté ! Calme Cordy-chérie... Calme... Tu as ramené un crétin, c’est tout. Ce n’est pas la première fois et ce ne sera pas la dernière. Alors tu ne va pas aller chercher la cravache qui traîne sous ton lit comme tu projettes de le faire. Non Cordy, lâche ça tout de suite ! ... Bien ! Maintenant tu vas genti.... Trop tard. La douce jeune femme avait effectivement lâché son joli joujou mais son autre main était venue attraper une partie délicate de son pseudo-amant, et pas pour commencer un second round. Non merci. La voix encore rauque, Cordélia grinça en serrant sa main sur sa prise. Le pauvre garçon gémit de douleur, se demandant très certainement ce qu’il lui arrivait.

    - Tu as trente secondes pour te tirer. Un. Deux. Trois. Quatre...

    Tout en continuant de compter, elle relâcha les parties intimes du pauvre type qui avait eu le malheur de se réveiller après elle pour que celui-ci puisse déguerpir en vitesse. À vingt-six, la porte de sa chambre s’ouvrait et à ving-neuf celle de l’entrée claquait. Bon débarras. Enfin seule dans son grand lit, Cordy se fit le plaisir de jouer au saumon enroulé dans une feuille de nori. Je suis un maki \o/ Elle soupira de bien-être, chassant de son esprit la nuit merdique qu’elle avait passé. Mais c’était mal connaître son très cher frère qui, sans la moindre gêne, entra dans sa chambre et s’assit au coin du lit. Il était vêtu en tout et pour tout d’un caleçon, les cheveux en bataille et des cernes témoins d’une nuit agitée. Cordélia émergea de sa couette, fusillant déjà Maël du regard comme pour l’empêcher de faire le moindre commentaire. Epic fail.

    - Tu fais dans le social maintenant ? En plus de t’occuper des muets, tu prends les trisomi... Mmfffff....

    Voui, un oreiller dans la tronche, rien de mieux pour faire taire quelqu’un. Sans se soucier du fait qu’elle était complètement nue, Cordélia s’était soudainement redressée pour étouffer son frère avec son oreiller. Elle appuyait de toutes ses forces avec ses petits bras, mais il fallut moins de deux secondes à Maël pour la repousser et la maîtriser en la plaquant sur le matelas, les mains croisées dans le dos. Hum... Voilà qui pouvait être intéressant... pensa furtivement la jeune sorcière en se tortillant malgré tout pour essayer de se défaire de l’emprise de son frère. Mais il était bien plus fort qu’elle, évidemment. Un jour, elle se mettrait à la musculation, rien que pour lui mettre une raclée.

    - C’est bon ? T’as fini de mater mon cul ? Tu peux me lâcher maintenant ?
    - Hum... Je ne sais pas... susurra Maël à son oreille, déposant au passage un baiser dans son cou.
    - Lâche-moi espèce de pervers... grogna la jeune femme.

    Maël eut un petit rire et lâcha enfin sa soeur, attrapant un objet sur la table de nuit dont la bienséance m’oblige à taire le nom. Il lança un regard lubrique à Cordélia qui fulminait de rage et cherchait quelque chose à se mettre sur le dos.

    - Et c’est une fille qui a ça sur sa table de nuit qui me traite de pervers ?
    - Et la fille va te l’enfoncer bien profond si tu ne te tires pas tout de suite de sa chambre.

    Cette fausse menace n’avait certainement pas effrayé Maël, néanmoins il sortit de la chambre, non sans avoir lancé l’objet suspicieux à Cordélia qui le rattrapa au vol et le reposa sur sa table de nuit. Nanméo, pas touche à ses joujoux ! Enfin seule, la sorcière put s’habiller tranquillement. Enfin s’habiller... Façon de parler. Elle enfila un petit haut noir à moitié transparent et une culotte en dentelle assortie. Ce noir lui donnait un teint encore plus pâle qu’il ne l’était déjà, lui donnant un aspect légèrement cadavérique qui ne la dérangeait absolument pas. Elle se regarda dans le miroir de sa coiffeuse, donnant quelques coups de brosse pour arranger ses cheveux noirs et récupéra ses deux couleuvres qui virent d’elles-mêmes s’enrouler autour de ses bras.

    Ce fut d’un air blasé qu’elle sortit enfin de sa chambre pour retrouver son frère dans la cuisine. Il ne s’était pas davantage habillé et buvait son café, une clope au bec. Le Sang-Pur décadent dans toute sa splendeur. Il avait vraiment trop trop la classe son grand frère. Cordélia s’avança et lui piqua sa cigarette pour tirer quelques taffes. Ça faisait du bien, dès le matin. La réaction de Maël ne se fit pas attendre, il passa un bras autour de ses hanches pour l’attirer à lui et récupéra habilement son précieux.

    - Tu pourrais partager ! s’indigna Cordélia en piquant malgré tout le paquet de cigarettes qui traînait sur la table. Tu me files du feu ? demanda-t-elle en approchant son visage de celui de son frère, la cigarette entre les lèvres.

    Attrapant sa baguette posée sur la table, Maël lança un petit sort pour allumer la cigarette de sa soeur qui put enfin fumer en paix. La jeune femme s’assit sur la table, ses courtes jambes pendant dans le vide. Le silence s’installa entre les deux frère et soeur. Cordélia aimait ces matins avec son frère, elle ne les aurait échangé pour rien au monde. C’était d’ailleurs en grande partie pour ça qu’elle virait ses amants au petit matin lorsque ceux-ci étaient assez stupides pour rester. Maël et Cordélia avaient une relation plus qu’étrange, voir malsaine. Où était la limite de leur complicité ? Personne ne le savait réellement, il y avait beaucoup de rumeurs... qu’ils n’avaient jamais confirmées et encore moins démenties... Ils faisaient tout ensemble : ils vivaient ensemble, ils chassaient ensemble, ramenaient ensemble leurs proies de la nuit et échangeaient leurs impressions le lendemain au petit déjeuner.

    - Alors combien ?
    - Deux.
    - Tout ça ?
    - Il était canon et il embrassait bien. Deux. Et toi ?
    - Hum... Dix-huit.
    - J’aurais mis dix-neuf à vous entendre. Pourquoi ?
    - Elle criait vraiment trop fort.
    - Pas faux.

    Le silence s’installa à nouveau. Ils terminaient tous les deux leurs cigarettes et se servirent du café brûlant. Cordélia finit par s’asseoir en face de son frère, emmêlant leurs jambes sous la table. Avec un petit sourire lubrique, elle remonta son pied sur la cuisse de Maël, remonta, remonta...

    - T’as pas fini tes conneries ?
    - Nan. déclara la sorcière en reposant néanmoins son pied sur le carrelage glacé.
    - Si tu continues comme ça, un jour j’vais finir par craquer.
    - Mais je n’attends que ça...

    Malsain ? Vous avez dit malsain ? Trop pas.

    - J’me demande quelle note je te mettrais.
    - Vingt.
    - Prétentieuse.
    - Tu verras... ricana Cordélia.

    ... Bon d’accord.

    Les minutes passaient lentement. Cordélia avait finalement remis ses pieds sur les cuisses de son frère et celui-ci lui avait caressé la jambe distraitement. Gwendoline, la petite couleuvre avait également rejoint Maël par la jambe tendue de la jeune fille et s’était enroulée autour de son bras. Ils étaient vraiment mignons les deux frère et soeur à moitié à poil et avec leurs serpents. Ulr-de-la-Nuit, la chouette de Maël, devait être jalouse parce qu’elle se mit à voleter à travers la pièce en hululant. Le jeune homme lui donna un morceau de brioche pour la faire taire et elle se posa sur son épaule. Trop trognon, non ?

    Mais il était l’heure d’aller au boulot pour Cordélia. Car si Maël pouvait passer son temps à décuver et à végéter toute la journée, ce n’était pas son cas. Il fallait bien ramener le fric pour remplir les placard et payer les soirées. Surtout que Grand-Père n’était vraiment qu’un gros radin. Bref Cordélia finit par se lever pour récupérer sa couleuvre en tentant de faire abstraction de la main de son frère qui courrait sur sa cuisse, sur ses fesses et...

    - Maël ! Arrête ça tout de suite. soupira la jeune femme en virant la main baladeuse.
    - Bah quoi ? T’aimes pas ? ricana Maël en se relevant pour balancer les tasses dans l’évier.
    - Là n’est pas vraiment la question.
    - Je sais. Allez bouge-toi, tu vas être à la bourre.

    Cordélia ne prit même pas la peine de répondre et se retira dans sa chambre pour enfiler une de ses robes de sorcières noires boutonné jusqu’au cou s’il vous plait. Elle perdit un temps monstre mettre ses bas-couture et à lacer ses bottines montantes. Puis il lui fallut passer par la case maquillage afin d’effacer les traces de sa nuit agitée. Maël voulut faire un commentaire mais la jeune femme était déjà partie en laissant la porte ouverte sur son frère en caleçon.

    Irrécupérable...

    Arrivée sur le Chemin de Traverse, elle se fraya un chemin à travers la foule (mouhahaha ça rime @.@). Passerait-elle au Chaudron Baveur avant d’aller au boulot ? Un petit Whisky dès le matin n’avait jamais fait de mal à personne. Ayant encore un peu de temps, Cordélia fit donc un petit détour par le bar. Le barman la connaissait bien - un peu trop - et lui servit son cocktail habituel. Elle repéra un homme à son goût dans un coin et le fixa de ses grands yeux globuleux pendant dix bonnes minutes. Le pauvre avait du prendre peur car il fila en vitesse en oubliant presque de payer. Presque parce qu’un serveur le chopa avant qu’il ne s’échappe. Et la petite Cordy en profita pour s’approcher et lui glisser la carte du Courtisane’s Nest. Elle paya rapidement, fit un clin d’oeil à ce qu’elle pensait être sa future conquête. Maintenant elle devait aller au travail.
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Rafaël G. Luchini
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Sam 28 Avr - 0:55

    L'Angleterre. Enfin, Rafaël y était. Il avait transplané le matin même, armé de ses deux valises, espérant plus que tout que son arrivée se passe bien. Pour le moment, l'Italien était planté dans une rue passante du Londres moldu, le regard posé sur un morceau de papier sur le quel il déchiffrait sans peine son écriture. « Passer par le Chaudron Baveur, RDV avec Monsieur Edgeworth sur l'entrée du Chemin de Traverse. » Oh, il parvenait à se relire, ce n'était pas le soucis … Non, le vrai problème était que pour Sieur Luchini, tout ce charabia ne signifiait absolument rien. Monsieur Edgeworth ne lui avait pas donné l'adresse exacte du Chaudron Baveur. Il ne lui avait pas d'avantage dit de quoi il s'agissait : Rafaël n'avait que le nom d'une rue sur un bout de papier et l'assurance de l'homme avait qui il avait rendez vous qu'il trouverait. Bien bien bien.

    Parce que Rafaël Gorgio Luchini était parfait en tout point de vu, il ne pouvait se permettre de commettre un impair. Il ne pouvait pas non plus se permettre de se ridiculiser en demandant ce qu'était le Chaudron Baveur et quelle était son adresse précise. Non, Rafaël Gorgio Luchini un jour, j'écrirais Armani sans m'en rendre compte, il fallait que je vous le dise faisait trop d'effort pour avoir la classe en toute circonstance pour cela.

    L'Italien leva le nez, donc, relisant une nouvelle fois la plaque indiquant le nom de la rue, la comparant à ce qu'il avait noté sur son papier. Oui, c'était ici. Bien. Il n'avait plus qu'à refaire les devantures en se montrant particulièrement attentif. Son rendez vous approchait, il ne pouvais se permettre d'arriver en retard. Cela aurait été terriblement impoli, vous comprenez … Il fallu tout de même trente bonnes minutes à Rafaël pour trouver le Chaudron Baveur.

    Le pub était là, coincé entre deux bicoques sans intérêt, surement masqué à la vue des moldus qui passaient sans paraître remarquer quoi que se soit. Durant un instant, Rafaël observa la porte de bois, la fenêtre obstruée par la crasse qui se tenait non loin et plissa les lèvres dans une moue de dégout. Quoi, c'était cette chose qui servait de lieu représentant la magie anglaise ? Tout ça pour ça ? Rafaël était déçu. Et à la simple idée qu'il allait devoir toucher la poignée pour entrer … Il frissonna. Oh non, non, il ne pouvait se permettre de déposer des microbes sur la veste de son costume ! Ce dernier, cadeau de sa mère, était composé de lin du Nil et de soie de Chine, imaginez un petit peu la catastrophe que cela serai de l'abimer ou pire, de la salir ! Ce fut donc avec une moue dubitative que l'homme posa sa main sur la poignée peu reluisante après avoir lancé un petit récurvite dessus, il ne fallait tout de même pas exagérer. Rafaël entra, lança un récurvite sur la poignée intérieure, referma la porte et se redressa. Lui, il a bien comprit comment se faire des potes dès le début … Tiens d'ailleurs, lui aussi c'est un handicapé social *o *

    L'Italien balaya la pièce obscure, d'apparence peu reluisante et bruyante du regard. Bien, bien. Inutile de s'attarder ici. Il fit une très très légère révérence – tout va bien, ne vous en faites pas – pour saluer, prononça distinctement un « Bonjour ! » avant de s'approcher de la porte du fond qui, à en croire les instructions de Monsieur Edgeworth, menait sur le Chemin de Traverse. Après un rapide salut de tête à l'attention du barman, Rafaël sorti.

    Bien. Il n'y avait plus qu'à espérer que l'annonce disait vrai. Appartement spacieux et ordonné, voisins calmes et sans histoires, qu'il n'y ai pas d'animaux, pas de mioches – il DÉTESTAIT les mioches brailleurs – que son futur colocataire soit à peu près normal et … et que tout irait bien, aussi. Accessoirement.
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Maël Q. Skellig
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Sam 28 Avr - 17:09


Plus qu’une seule est ce serait….

« Hahahahahaa ! Mais non, t’as vu la tête qu’elle faisait ?! Gertruda est flippante ! »

Parfait… Médusé, Maël observa son magnifique château de cartes s’effondrer sur la table de la taverne. Il inspira profondément et leva un regard noir vers le groupe d’ouvriers qui venait de passer à côté de lui en riant. C’était l’espèce de blondasse qui avait bousculé la table en passant ? Salope…la blondasse en question se retourna, tout sourire. Mais...c'était un mec ?!…et il perdit son sourire à l’instant même où son regard croisa celui du Sang Pur.

« Oh ! Excusez-moi Monsieur…
- T'as de la chance gamin, je me sens d’humeur magnanime…
- Euh, merci ? »

Les ouvriers s’installèrent plus loin, mais le blondinet jetait de temps à autres des coups d’œil à Maël. Maël qui avait déjà oublié l’incident et attendait sa seconde pinte de bière en ramassant ses cartes. Il en fit un petit tas bien net devant lui et parcourut des yeux la salle qui se remplissait doucement avec l’arrivée des travailleurs. Il était dix-huit heures piles. Bordel, mais qu’est-ce que fabriquait Cordélia ?! Elle aurait déjà dû être là depuis vingt minutes. A tous les coups elle avait agressé quelqu’un en chemin ou paumé une de ses foutues couleuvres...il lui avait pourtant dit une dizaine de fois qu’il ne viendrait que si elle était à l’heure ! Elle allait prendre cher. D’une manière ou d’une autre. Déjà qu'il n'avait pas envie de glandouiller dans le monde sorcier jusqu'à ce que les pubs ouvrent, alors tourner en rond pendant une heure dans une taverne miteuse, c'était le pompon ! Tout ça parce que mademoiselle voulait à tout prix qu'il l'attende après le boulot au lieu de trainer dans le monde moldu jusqu'au début de la soirée...je vous jure les femmes..

L’air complètement blasé, Maël trempa les lèvres dans sa bieraubeurre. Qu’est-ce qu’il s’ennuyait…pas de mioche à effrayer, pas de Skellig, pas de canard, pas même une jolie fille à…ah bah si tiens ! Il ne l’avait pas vu celle-là…une petite rousse accoudée au comptoir, l’air hautain, genre femme d’affaire. Chique, il adorait ça les femmes très occupées…et puis ça ferait les pieds à Cordy. Non mais oh, on ne fait pas attendre Maël Queen Skellig impunément U.U Le sorcier rangea ses cartes dans une poche de sa cape, se leva, puis il s’approcha du comptoir avec sa pinte et un petit sourire en coin. Il s’installa à côté de la rousse, lança un « bonsoir » qui se voulait mystérieux et sortit son paquet de cigarettes. Il en glissa une entre ses lèvres et tendit le paquet vers la charmante inconnue. Elle parut surprise, mais accepta en battant des cils. C'était presque trop facile. Sans un mot, Maël alluma la cigarette de sa potentielle future conquête, puis la sienne, et tira une longue bouffée de nicotine.

« Maël, enchanté.
- De même. Je m’appelle Sarah…merci pour la cigarette.
- Pas de quoi…pour tout vous dire, c’était intéressé. Cet endroit manquait de chaleur jusqu’à ce que je vous vois Sarah… il me fallait bien un prétexte pour vous aborder.
- Vous êtes toujours aussi direct ?
- Disons que je sais ce que je veux…et ce que veulent les femmes.
- Et qu’est-ce que je veux d’après vous ?
- On dirait que vous avez très envie d’une conversation passionnante… »

La joueuse vous épargnera les détails du reste de la conversation qui se fit de manière plus…rapprochée pendant une bonne demi-heure. Maël s’amusait comme un petit fou…cette fille était tellement naïve que s'en était effrayant. Sûr que si Maël lui avait promis de transplaner à Vegas et de l'épouser dans la minute elle aurait marché. Voire couru. Le jeune homme s'éclatait à raconter tout et n'importe quoi à Sarah qui faisait gonfler son égo à vu d'oeil à grands renforts de "ooooh, c'est passionnant !" et de "tu es incroyable!". Il aurait d’ailleurs pu continuer jusqu’à ramener la demoiselle dans son lit mais une voix froide dans son dos le coupa en plein milieu d’une réplique de pur lover, digne d’un kéké de Gryffondor. Maël écrasa son énième cigarette, termina sa bière d'un trait et sauta de son tabouret.

« Eh bah gamine, j'ai failli attendre. Heureusement que j'ai trouvé de quoi me faire la main pour la soirée à venir...
- Franchement t'aurais pu choisir autre chose qu'une rousse...tu sais ce qu'on dit !
- Aller, viens on y va... la soirée ne fait que commencé et j'ai déjà pris de l'avance. »

Maël abandonna la rouquine dont il avait déjà oublié le nom et attrapa la main de sa soeur sans vraiment l'écouter râler et se foutre de lui. Direction le Chemin de Traverse. Ce n'était que le début de la soirée après tout...


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Nigel J. Pryde
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Mer 2 Mai - 20:24

Arrivée sur le chemin de traverse : Septembre 1999

19h30. Nigel transplana sur le chemin de traverse. Sa maigre valise ne pesait pas bien lourd à son bras et le jeune sorcier essayait de ne pas penser à la suite. Il fallait vivre au jour le jour et coûte que coûte garder espoir la suite ne pouvait être que meilleure.
Le sorcier leva le nez vers le ciel pour inspirer profondément, de grosses gouttes lui tombaient sur le visage et les cheveux, il devait avoir une bien piètre apparence et il faudrait rectifier ce détail avant de tenter quoique ce soit ce soir.

Nigel sentit son cœur se pincer en regardant autour de lui. Tant de souvenirs se bousculaient dans sa tête. Les années Poudlard et les mémorables visites à Pré-au-lard, il se voyait encore avec sa bande riant à en perdre haleine, parler fort et ne pas faire attention au monde autour. Son esprit revint sur le présent. Sa vie ne semblait pas idéale depuis qu'il avait claqué la porte de chez ses parents mais il était heureux de son choix, sa famille était un frein à son avancée sociale il en était persuadé. La vie commençait maintenant. Il respira encore à plein poumons l'air frais du début de soirée, un nuage de buée se forma à sa bouche. Le jeune homme sourit. Cet endroit lui avait toujours porté chance il n'y avait pas de raison pour que la chance l'abandonne aujourd'hui alors qu'il était à l'orée de sa belle vie.

Un peu plus confiant le jeune homme avança d'un pas plus rapide, ses chaussures claquant dans la ruelle en pavés. En regardant autour de lui Nigel pensa à ce qu'avait dû être cette rue quelques jours avant, juste avant la rentrée. Les élèves surexcités faisant leurs achats de dernière minutes avec leurs parents. Un sourire en coin il se dit qu'il aurait bien aimé revenir quelques années en arrière quand la vie était si facile … Un dernier soupir et le sorcier arriva à destination. Son plan A se trouverait sûrement au Chaudron Baveur, comme toujours.

Un coup de baguette magique pour se sécher et redonner tout le volume à sa coiffure et il poussa la porte avec toute la confiance en lui dont il était capable. Un joyeux brouhaha dans une agréable atmosphère chaude et sèche donnèrent à Nigel le baume au cœur dont il avait tant besoin. Il repéra tout de suite sa proie en entrant, une jolie rouquine parlait avec des sorciers qui semblaient plus intéressés par son décolleté que par sa conversation. Le sourire sur le visage de Nigel se fit plus grand.
Faisant mine de ne pas la voir il s'approcha du bar pour commander un whisky évitant toujours de regarder dans la direction de la sorcière. Son verre arriva, il fit tourner rêveusement le liquide ambré les glaçons cliquetant joyeusement sur la paroi du verre. Nigel n'eut pas à attendre longtemps, la sorcière tomba rapidement dans le piège que lui tendait adroitement le sorcier.

« Tiens donc …. un revenant ! »

Nigel mima la surprise :
« Oh Alison très chère ! Quel plaisir de te voir ici ! » Sur ces mot il attrapa la main de la sorcière pour y déposer un baiser avant de remonter son visage vers le sien avec un sourire charmeur.

« Oh non, Nigel tu ne m'auras pas cette fois. » Ajouta-t-elle fâchée en retirant vivement sa main comme si le contact de la main du sorcier avait été douloureux.
« Tu me dois toujours 100 gallions ... » Dit-elle en croisant les bras.
« Mais je sais ! Ne t'inquiète pas ! » Il se plaça face à Alison la tête penchée un regard coulant sur la jeune femme.
« J'ai une bonne excuse pour être parti si longtemps, tout ceci était totalement hors de ma volonté …. » Il baissa les yeux sur le comptoir et poussa un long soupir avant de poursuivre.
« Si j'avais pu rester avec toi bien sûr que je l'aurais fais mais ….. oh non laisse tomber tu ne me croiras pas de toute façon. » Un second soupir vint renforcer le premier et Nigel poussa même l'artifice jusqu'à faire naître une larme au coin de son œil.
La rouquine était visiblement troublée, bien moins sûre de sa colère désormais elle décroisa les bras et s'approcha un peu de Nigel.
« Essaie toujours ... »

Nigel hocha la tête de gauche à droite visiblement très ému. Son mensonge était gros et mise à part cette sorcière en particulier peu de gens aurait pu y croire mais Nigel était sûr de lui il savait qu'avec la bonne mise en scène il pouvait réussir.

« Je ne t'ai jamais parlé de ma sœur, malade. C'est encore un bébé et avec nos parents … elle avait peu de chance de s'en sortir. »
Il s'arrêta un instant comme submergé par l'émotion.
« J'ai dû rentrer car mon père les a abandonné elle et ma mère après avoir trop bu. Je n'avais pas le choix ! » Finit-il avec émotion.

Son interlocutrice plaça une main sur son cœur. Nigel sentait qu'il avait presque gagné. Il poursuivit pendant plusieurs minutes insistant avec beaucoup de détails sur son rôle dans la guérison de l'alcoolisme de son père, les multiples disputes pour le forcer à sauver sa sœur et enfin sa propre exclusion qui expliquait son retour.
Alison avait bu ses mots Nigel sentait qu'il pouvait demander ce qu'il voulait et il se lança :
« Il faut que je cherche un appartement dès demain je ne sais pas quoi faire pour ce soir …. »
« Oh mais tu vas venir chez moi, il n'y a pas à discuter ! » Elle posa une main compatissante sur son épaule. Nigel détourna le visage pour cacher son sourire et il se mordit la lèvre.
« Merci. » Dit-il dans un souffle.

Et bien voilà, elle commençait bien sa nouvelle vie !
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Zéphyr L. Baker
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Dim 13 Mai - 20:24

    ~ Oh, oh, oh, oh, stayin’ alive, stayin’ alive !
    OH OH OH OH STAYIN’ ALIIIIIIIIIIIVE !!!


    BAM !!

    “Connard de réveil” marmonna Zephyr en se massant la main, émergeant difficilement de ses oreillers. Elle jeta un regard assassin à l’appareil Moldu qu’elle venait d’envoyer valdinguer au sol avec une délicatesse de troll des montagnes et se tortilla tant bien que mal pour se débarrasser de la couverture dans laquelle elle était enroulée comme une crêpe, grimaçant en sentant une vague de froid lui mordre les orteils. “Connards de courants d’air.” Elle s’étira, partit en quête de ses chaussons, ne les trouva pas. “Woaw, je savais pas que c’était possible de perdre quelque chose dans une chambre aussi minuscule” grommela-t-elle en se laissant retomber sur son lit. “Quand je serais *bâillement* Ministre de la Ma-*bâillement*-gie, j’te détruirai ce Chaudron Baveur en mousse et j’te construirai un hôtel à la place, avec une graaaa-*bâillement*-aande piscine. Et des grooms. Plein de grooms. Owi, des grooms.” Sur ces bonnes paroles, la jeune fille décida qu’il était temps de se préparer, si elle ne voulait pas être en retard à son premier jour de travail.
    “Connache chde broche à dents” marmonna-t-elle en recrachant du dentifrice dans le minuscule lavabo ébréché de sa chambre, après s’être malencontreusement donné un coup de brosse dans la gencive. Un léger filet de sang rosé teintait le blanc du dentifrice qu’elle venait de recracher. “Connache” répéta-t-elle, au cas où cela aurait eu une quelconque utilité, en passant la langue sur sa légère blessure. “Quel chambre nulle... dès que j’ai les moyens, je me casse !” ajouta-t-elle, dans l'optique où cela aurait intéressé les murs, les yeux rivés sur une annonce de collocation qu’elle avait déniché dans un journal et épinglée au-dessus de son lit, pour ne pas l’oublier. Oui... quitte à se retrouver avec un ou deux garçons un peu relou (plutôt crever que d’être en colloc’ avec une FILLE, qui encombrerait le lavabo avec son maquillage de morue, ses brosses à cheveux et sa pince à épiler), elle comptait bien partir très prochainement de cette chambre du Chaudron Baveur miteuse qu’elle avait louée !

    ~ Quelques minutes plus tard...

    “Vous désirez, Miss ?”
    “Un bon petit-déjeuner, après la nuit que je viens de passer...”
    “Que souhaitez-vous ? Nous avons du thé, du café, du jus de citrouille, des crêpes, des pancakes, du lait d’hippogriffe, du...”
    “Ouais, heu, j’en sais rien, c’que tu veux, tant que ça se mange.”

    Connard de serveur qui lui tapait sur le système dès le matin, songea férocement Zephyr en jetant un regard à la ronde. A sept heures trente du matin, le Chaudron Baveur n’était pas très peuplé, et il y avait peu de monde, hormis quelques travailleurs déjà plongés dans la Gazette du Sorcier.

    “Euh, s’cusez-moi... vous, avec le tablier ! Vous êtes serveur ?”
    “Je viens de prendre votre commande, Mademoiselle.”
    “Cool. J’veux dire, heu, désolée, j’suis pas super réveillée, en même temps, c’est inhumain de nous faire lever à cette heure-ci, nous les honnêtes travailleurs ! Vous ne trouvez pas ?”
    “...”
    “Ouais, enfin bref. Vous auriez pas le dernier Sorcière Hebdo ?”

    Pas la peine de me regarder comme ça, pensa vaguement la jeune fille lorsque le serveur lui apporta le journal, en même temps qu’un plateau débordant de boissons chaudes et de gâteaux en tout genre. Zephyr écarquilla les yeux en voyant la montagne de pancakes dégoulinante de miel, les saucisses, les oeufs, le hareng et les pommes de terre, sentit son estomac se retourner et félicita le serveur de s’être rapidement crapahuté ; sinon, il était bon pour se recevoir l’intégralité du plateau sur la figure. Elle avait demandé de quoi se sustenter, pas de quoi approvisionner toute l’auberge !
    Irritée, elle ouvrit le journal directement à la page des horoscopes et commença à lire le sien, les sourcils froncés.

    Capricorne : Tout ira bien sur le plan professionnel, ouais, c’est ça, et moi je m’appelle Merlin, bla bla bla mais si vous commencez à envisager des opérations financières importantes, méfiez-vous, bla bla bla... pfff, quand je pense qu’il y en a qui prêtent foi à ce ramassis d'imbécillités...” soupira-t-elle en notant soigneusement dans un coin de son esprit d’éviter les opérations financières dans les jours à venir.

    Elle dévora rapidement quelques pancakes, boudant ostensiblement le reste, but rapidement son thé, posa une poignée de gallions sur le comptoir en se promettant de se nourrir exclusivement d’air et d’eau fraîche pour le mois à venir et s’empressa de quitter le pub, les yeux rivés à sa montre. Elle avait rendez-vous avec Mr Westchester pour son futur emploi, et il ne fallait pas qu’elle soit en retard... qu’il ne la prenne pas pour une potiche qui comptait uniquement devenir Bâtisseuse pour les muscles et les beaux yeux de ses collègues masculins ! De toute façon, Zéphyr comptait bien finir vieille fille avec trente chats et beaucoup, beaucoup, beaucoup de thé. Et un beau et jeune voisin dans l’appartement d’en face qui se promènerait en tenue légère et qu’elle pourrait mater allègrement en faisant ses mots croisés, okay. Mais ça, c’était un détail (et puis ce serait un intérêt purement esthétique, il y en a bien qui dépensent des fortunes dans des tableaux de maître, elle, elle aurait son voisin d’en face). Et puis là n’était pas la question ; elle allait lui prouver, à ce Westchester, qu’elle lui ferait une apprentie de choix, et qu'elle n'était pas seulement intéressée par les Mâles qu'elle côtoierait tous les jours si elle parvenait à décrocher son travail d'apprentie Bâtisseuse !!! Foi de Zéphyr Lisbeth Baker !

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Medrawt Westchester
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Dim 20 Mai - 11:08

    « Un verre pour un héros de guerre ? Je vous invite ! Joignez-vous à nous ! Non ? Vous êtes sûr ? Allons ! Ne soyez pas timide ! Je me dois d’insister ! Allons mon Brave ! La nuit est si jeune encore… vous nous quittez déjà ?! Bon, à votre guise ! A la prochaine ! »
    Medrawt.

    Il n’y avait pas plus éloquent sur sa personne que le portrait qu’il présentait à l’assemblée du Chaudron Baveur en cet instant.

    Medrawt. Les bras ouverts à l’inconnu, un verre de liqueur ambrée dans une main, sa nouvelle canne dans l’autre (dont il avait lui-même sculpté le pommeau dans de l’os de dragon très couteux), assis sur une table centrale de l’auberge. Avec à ses genoux, bien sûr, une foultitude de jeunes gens.

    Hélas, l’homme qu’il avait aperçu en train d’errer dans la salle et dont il avait reconnu l’habit pour être celui de Légion Magique n’avait pas daigné se joindre à sa petite soirée improvisée. A vrai dire l’inconnu l’avait regardé, son visage oscillant entre une expression offusquée et terrorisée, comme s’il l’avait abordé un couteau à la main… Quelle drôle d’idée ! Quand même pas dès le premier soir… si ?! Certes il y avait eu des précédents ! Mais pas cette fois !
    Qu’à cela ne tienne, il en fallait plus pour désarçonner le jeune lion. Pour preuve, il bondit sur ses pieds – sur la table – tournoya sur lui-même en lançant à la cantonade : « Je lève mon verre à la rentrée, à ce mois de Septembre ! Trinquons, buvons jusqu’à l’aube, qui sait de quoi demain sera fait ! Andy ma Douce, à ton retour en pays civilisé ! Morgan, à ta déconcertante capacité à échapper à tes devoirs encore une fois ! Puissions-nous tous jouir de ton ingéniosité ! » Il adressa un clin d’œil à la demoiselle blonde assise à sa table ainsi qu'au jeune homme qui lui était presque en tous points semblable. Ce dernier lui répliqua d'ailleurs, levant également son breuvage à son intention :
    « Jouis de tout ce que tu veux mon cher !
    - Ne te fais pas le moindre sang à ce sujet mon ami !
    - Pas le moindre ! »

    Là-dessus, Medrawt vida son verre d’une seule traite et sauta au sol, saisit un siège et prit place en attirant sur ses genoux l’une des serveuses qui frôlait leur tablée dans l’honorable but de les servir.

    Ce soir-là serait sans doute l’un des derniers que Medrawt passerait ainsi, à lâcher la bride à sa nature passionnée ! Le jeune dandy pressentait qu’il ne pourrait plus aussi facilement s’amuser, au milieu d’un bienveillant cercle d’amis, ces personnes plus précieuses qu’aucune autre, aux mœurs aussi débridées que lui, avant un bon moment !
    Dorénavant, il aurait à surveiller ses gestes, ses paroles en public. Chose que Medrawt n’aurait jamais pensé avoir à faire un jour : ne pas faire trop de vagues… pour ne pas embarrasser sa famille et se montrer à la hauteur de la tâche qui lui incombait. Mui mui mui. Par quel miracle encore une fois, ou quelle folie, avait-il accepté cette mission suicide ?! (Ah c’est vrai, il n’avait guère eu le choix !) Medrawt n’était vraiment pas certain d’y parvenir… Or, il avait promis à son Père d’essayer de s’en donner les moyens… mais à cet instant, tandis que la sorcière se tortillait sur ses genoux, vibrait de rire contre lui, tandis qu’en face la chaleur piquante émanant de ses comparses les plus proches lui faisait bouillir les veines – les regards éloquents de Morgan, les sourires en coin d’Andromède – Medrawt sentait qu’il aurait un mal fou à suivre ses bonnes résolutions !

    Mais demain, il réfléchirait à toutes ces désopilantes réalités demain. Pour l’heure, il avait un deuxième verre de whisky pur feu à vider, puis un troisième pour le suivre sans nul doute, et une serveuse à déconcentrer alors qu’elle essayait désespérément de remplir le dit-verre de son audacieux client !

_________________


Nous vaincrons lentement, mais sûrement !
- le club des escargots

Plus que 2/4 ! *o*
Spoiler:
 
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Lethblaka L. Redwyn
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Dim 20 Mai - 13:29

    Lorsque Lethblka Redwyn avait ensorcelé une vieille paire de chaussures qui lui appartenait pour la transformer en portoloin qui l’emmènerait de New York à Londres, elle n’avait pas vraiment su où arriver à Londres. Théoban lui avait raconté bien des soirées qu’il avait fait dans la capitale de la Grande Bretagne, mais il n’avait jamais été bien explicite sur les endroits sorciers. Dans ses dernières lettres, il parlait d’un endroit appelé le Courtisane’s Nest, sur l’Allée des Embrumes. Avec un nom pareil, Leth se doutait bien qu’il ne s’agissait très certainement pas d’un lieu moldu. Théoban avait aussi dit qu’il avait un petit studio sur le Chemin de quoi ? Ah oui de Traverse. Elle n’avait aucune idée de ce que cet endroit pouvait être.
    Du coup, elle avait finit par ensorceler son portoloin pour qu’il l’amène dans cet endroit de Londres, où qu’il se trouve. Elle n’avait pas vraiment de choix de toute façon, elle n’allait pas arriver dans le Londres moldu, même si elle ne portait pas sa robe de sorcière, elle ne se sentirait pas à l’aise. Elle ne connaissait pas bien le monde moldu, et encore moins les anglais. Il ne fallait donc pas trop abuser.

    Leth avait rétrécie sa malle, qui contenait presque toute sa vie, pour qu’elle tienne dans son sac à main. Inutile de s’encombrer. La seule chose qu’elle avait gardée à la main était sa baguette magique dont elle ne se séparait jamais. Lorsqu’elle toucha la vieille chaussure qu’elle avait utilisée comme portoloin, elle sentit la sensation familière, comme si un crochet lui attrapait le nombril et l’atmosphère familière de l’appartement de ses parents à New York disparu autour d’elle. Elle atterrit dans une ruelle, devant la porte d’un pub miteux. Il pleuvait en ce 15 Septembre 1999. Il était de notoriété publique que l’Angleterre n’avait pas un temps très clément, mais elle aurait espéré un peu de soleil pour cette fin d’été. Tant pis, elle ferait mieux de s’y habituer maintenant. Leth regarda autour d’elle. Elle n’était définitivement pas dans un endroit sorcier. Autour d’elle, les moldus grouillaient. C’était évident avec tous leurs parapluies. Et elle, au milieu de tout ça, elle était en train de se faire tremper.

    Elle n’était évidemment pas arrivée là où elle le voulait. Mais mieux valait réfléchir à l’abri. Sans réfléchir, elle poussa la porte du pub miteux devant lequel elle avait atterrit. Elle frissonna en entrant. Elle faisait bon dans la pièce principale. Et aux vues de la clientèle… Elle était tombée de tout évidence sur un pub sorcier. Voilà qui était plus pratique ! Personne ne faisait attention à elle, ce qui l’arrangeait bien. Mais il fallait bien qu’elle demande son chemin, sinon elle ne trouverait jamais Théoban, et ce serait vraiment un échec. Hors de question que tous ses plans tombent à l’eau juste parce qu’elle n’était pas capable de se repérer. Aussi se dirigea t-elle vers le comptoir, et refusa poliment le verre qu’on lui proposait. « Non merci, je cherche le Chemin de Traverse, savez vous si c’est loin d’ici ? » De toute évidence, son accent américain trahissait son ignorance. L’homme au bar se mit à rire. « Si j’sais où c’est ? Ma p’tite dame, vous vous trouvez à l’entrée du Chemin de Traverse ! » Leth essaya de cacher sa surprise. Elle n’était pas si nulle que ça en ensorcèlement de portoloin finalement. « Suivez moi donc, j’vais vous montrer tout ça ! » La jeune fille hocha la tête silencieusement et suivit l’homme. Il la conduisit au fond de la pièce, où un mur de pierre se trouvait. Grâce à sa baguette magique, il tapota quelques pierres dans ce qui semblait être un ordre précis. Leth enregistra la combinaison dans sa tête, alors que le mur se transformait en une jolie arche, ouvrant sur un chemin en pavés, des commerces tout le long. Cela devait être le Chemin de Traverse. « Merci pour votre aide Monsieur. »

    Et Leth disparu sur le chemin, alors que l’arche se refermait derrière elle. Il n’y avait plus qu’à trouver l’appartement de Théoban… Elle n’était pas au bout de ses peines !
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Dim 20 Mai - 13:50


Césiaka F. Kabiez
Langue de Plomb

19h30. 2 Septembre.

Césiaka était en retard. Elle devrait déjà être au Ministère, à attendre sa sœur, mais elle est là, sensuelle et charmeuse, à faire du pied à un joli garçon devant elle. Ce n'est pas trop son genre, de faire ceci, mais elle en avait envie, pour fêter une nouvelle vie. D'ici quelques heures, elle sera dans son appartement, récemment acheté, avec Andrea, à boire et à parler du futur. D'ici quelques jours, elle entamera sa cinquième et dernière année d'étude. Alors avant que tout ceci ne commence, elle avait voulu profiter un peu. Elle avait donc quitté son appartement, il y a une ou deux heures, joliment vêtue, et s’était installée à une table, au Chaudron Baveur. Elle avait passé quelques minutes à faire tourner quelques olives dans sa boisson, en solitaire, quand un regard avait attiré ses prunelles. Césiaka s’était laissée tentée et était allée près du garçon, arborant un petit sourire en coin très charmeur.

A présent, Sia observait avec un petit air condescend ce même garçon lui raconter milles et une chose dont elle n'avait cure. Lassée, irritée par ses blablatages incessants, alors qu’elle aurait bien voulu faire autre chose, pour une fois, elle reposa son pied au sol et détourna le regard, commandant distraitement une nouvelle boisson au serveur. La sirotant silencieusement, elle joua des pieds sur son tabouret, claquant ses talons hauts, noirs, sur le bois. Elle avait oublié le nom du garçon, ne savait pas comment lui dire de s'en aller. Elle regrettait déjà d'être venue ici, de s'être laisser-aller comme ceci. Ce n'était que des futilités, si peu importantes. Une fois sa boisson terminée, elle déposa quelques mornilles sur le comptoir, adressa un hochement de tête au serveur, lui disant :

« Je passerai surement commander deux ou trois boissons à emporter en revenant… »

Il sourit, comprenant tout à fait, et retourna à son travail. Césiaka se détourna puis reposa son regard sur son compagnon. Elle observa un instant son visage ainsi que ses beaux yeux verts qui lui avaient donné envie de s'amuser et retint un soupir désabusé. Il n'avait vraiment que ses yeux pour plaire.

« Je dois y aller », finit-elle par dire, sans un autre regard pour le jeune homme.

Celui-ci, dépité par la froideur et l'indifférence de Césiaka, tenta de lui saisir la main, la retenant près de lui. Agacée, Sia retira sèchement sa main en susurrant :

« Ne me touche pas. »

Décidément, que les hommes soient moldus ou sorciers ne changeaient rien, ils étaient tous les même : sans tact, sans charme aucun, sans subtilité. Césia lissa distraitement son chemisier rouge, détonnant avec sa peau et ses cheveux, et passa nonchalamment les doigts dans ses cheveux, les démêlant. Elle traversa le Chaudron Baveur, observant avec la même surprise intérieure que toujours les différents énergumènes qui le peuplaient. Finalement, son compagnon d'un instant était peut-être le plus fréquentable de tous...

Césiaka finit finalement par atteindre la porte de sortie, donnant sur le Chemin de Traverse. Sortant sa baguette magique, elle tapota sur les pierres et parvint enfin sur la grande rue commerçante. Avec un petit sourire, Sia observa la gaieté de l'endroit, la convivialité et tout ce qui faisait qu'elle adorait cet endroit. Oh, vraiment, si les loyers n'étaient pas aussi chers, elle aurait pris sans hésiter un appartement ici. Malheureusement, elle devait se contenter d'un petit studio du côté moldu. Son père lui avait bien légué une belle somme d'argent, à sa mort, mais la jeune femme ne souhaitait pas les utiliser aussi tôt pour une envie aussi futile que cela. Faisant quelque pas dans la rue principale, elle entendit l'horloge d'une échoppe sonner et grimaça en se rendant compte qu'elle avait une bonne heure de retard. Andrea allait la lui faire sentir, songea-t-elle en prenant la direction du Ministère de la Magie.


Ce n'est pas très long, j'espère que cela ira tout de même.


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