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 You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]

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Caine R. Skellig
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Ven 1 Juin - 11:10



    Quitter l'île Skellig n'était pas aussi évident pour Caine Ravelyn Skellig que pour les autres sorciers. Il avait en effet un réel handicap : il ne savait pas transplaner et ne savait pas tenir sur un balai. Malgré ses efforts, rien à faire, il ne savait pas voler. Heureusement pour lui, sa tante Caitlin lui avait permis d'apprendre à voler sur des Abraxans et des Sombrals. C'était donc un Sombral qui partageait sa vie depuis plusieurs années désormais. Pégase était tout ce qu'il y avait d'agréable dans un Sombral : fort, beau, un beau plumage. Bref, Pégase était merveilleux.

    Caine ne supportait plus la vie sur l'île. Sa cousine n'avait pas tort quand elle appelait cet endroit « le caillou ». C'était un endroit sans véritable vie sociale, hormis la famille. Et même si Caine était terriblement attaché à sa famille, il avait diablement autre chose à faire. Qui pouvait-on bien séduire sur l'île, hein ? Sans parler des sorties, de la bouffe, de l'alcool … Bref, il devait partir. Il avait même prévu de prendre une chambre à Londres pour y trouver un travail. Il ne voulait plus travailler sur l'île … Mais par contre, il n'aurait pas voulu retrouver un travail dans ce domaine. Il ne savait pas encore quoi faire. Il allait y réfléchir, mais loin de chez lui, loin de sa mère, Akasha, qui le contaminait de sa mélancolie et de sa faiblesse. Oh, il aimait sa mère, aucun doute là-dessus, mais Caine était bien plus brutasse que cela : il ne savait pas la consoler comme il fallait, il se contentait de prendre les bonnes décisions et de la protéger de tout ce qui aurait pu lui arriver, ainsi qu'il le faisait avec Lee.

    Il n'avait pas emporté grand-chose, de sa vie sur l'île Skellig, pour se rendre à Londres. Quelques vêtements, de toute façon, il n'en avait pas une armoire pleine. Caine n'était pas du genre à faire du shopping chaque samedi après-midi, bien au contraire. Le jeune homme se contentait donc de jeans et de tee-shirts, la majorité du temps, avec une petite variante qui consistait à porter des polos un peu plus habillés quand il sortait. Mais peu importait de toute façon, il savait bien qu'il dégageait quelque chose, qu'il soit habillé, à poil ou en sous-vêtements. Sa dernière conquête disait qu'il transpirait la force. Cela n'avait pas empêché Caine de la lourder quand elle était devenue trop soûlante. Il n'aimait pas les femmes … avec des défauts de femme. Ce qu'il appréciait, c'était la simplicité, la docilité-même … et puis la beauté, bien sûr. Mais cette dernière caractéristique allait de soi.

    Après avoir embrassé sa mère, il avait enfourché son Sombral. Sa sœur était déjà retournée à Poudlard, où elle serait très bien, à n'en pas douter. Cela n'empêcherait pas Caine de surveiller les rumeurs sortant de l'école. Si jamais on osait faire du mal à sa petite chérie, on connaîtrait le poids des poings de Caine s'abattant sur son visage. Et ce n'était pas une manière de parler : il avait la main lourd, le petit chou. Comme avec Dunstan, qui bien souvent ne devait pas demander son reste une fois qu'il en avait fini avec lui. La violence n'était qu'une manière parmi d'autres de s'exprimer, pour Caine. Et il continuerait à s'exprimer ainsi.

    Enfourchant son Sombral, Caine s'envola de l'île Skellig. Le plus difficile serait de trouver un endroit où atterrir à Londres, en toute discrétion. Heureusement, il n'était pas obligé de garder Pégase avec lui toute la durée de son séjour : il y avait suffisamment de feu de cheminette un peu partout pour qu'il se débrouille seul. Il renverrait donc chez lui le Sombral, qui était extrêmement bien dressé. Et lorsque Caine ferait un certain cri, Pégase saurait qu'il devait venir le retrouver. Mais on était pas encore là.

    Le voyage se passe relativement bien, si ce n'est une petite pluie d'automne qui les trempa tous les deux, sans que Caine puisse rien y faire. Mais c'était le jeu, ma pauvre Lucette, et il fallait bien qu'il accepte cet aspect des voyages à dos de Sombral. Trempé, il fit atterrir Pégase dans une petite clairière bien abritée. Si jamais il avait rencontré quelqu'un, il lui aurait jeté un sort d'oubliettes et puis voilà. D'ici, il savait bien où il devait aller. Renvoyant Pégase, il marcha une bonne demi-heure, trempé, jusqu'au Chaudron Baveur où il avait réservé une chambre pour la nuit.

    -Caine Skellig.

    Dit-il seulement à celui qui gérait à la réception. Il n'avait même pas besoin de rajouter "vite" tellement c'était sous-entendu. D'un regard mauvais, il fit comprendre qu'il avait plutôt intérêt à se dépêcher. Caine n'était pas du genre patient. Quand il avait dit, il attendait à être obéi, et son regard clair se posait sur l'employé avec férocité. D'une manière qui montrait bien qu'il n'attendait qu'une chose : être obéi de suite. Être imposant était une bonne chose, il l'avait toujours dit. Le bonhomme lui donna les clés de la chambre et Caine alla s'y installer. Il ne chercha pas à comprendre et se déshabilla immédiatement pour se glisser dans un bain brûlant. Et il se considéra comme au Paradis. C'était délicieux. Il ne manquait qu'une demoiselle, une coupe de champagne et à manger et il atteindrait plus encore que le septième ciel. Malheureusement, il manquait tout cela ...

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Killian M. Dromberg
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Ven 1 Juin - 12:21

    Samedi 4 Septembre 1999, 21h15

    A cet heure-ci, c'était l'effervescence dans les rues londonienne. Les gens allaient au restaurant, sortaient, s'amusaient... Sorcier ou Moldu, c'était exactement pareil, le samedi soir, c'était la sortie fétarde de la semaine.
    Enfin, certains faisaient exception à cet règle. C'était le cas de Killian. L'homme avançait dans les rues moldus de la cité de Big Ben, sans un regard pour ce qui l'entourait. Il avait à faire, ailleurs. A Londres aussi certes, mais dans un tout autre Londres. Pourtant s'il avait ouvert les yeux, il aurait vu les regards intéresses de demoiselle ou de femme marié. Mais ça, ça ne l'intéressait pas, pas même un peu. Elles étaient toutes ignorantes et stupides. Est-ce que l'une d'elle saurait lui parler de la période pré-dynastique de l'Egypte ? Ou encore des Tuatha Dé Dannan, les dieux gaélique ? Il en doutait fortement.

    Il traçait sa route d'un pas vif, puis sembla disparaître tout à coup. Un spectateur attentif aurait vu que Killian avait ouvert une porte qui faisait l'angle d'une rue. Le Chaudron Baveur bien-sûr.
    Le bar était bondé, comme Killian s'y attendait. Il jeta un coup d'oeil à sa montre. 21H15. Une demi-heure d'avance sur son rendez-vous. Bon... Il avait le temps de prendre un café. Oui pas d'alcool, il voulait être en plein possession de ses moyens ce soir. Se glissant habilement jusqu'au bar, il attendit que le barman prenne sa commande. Une fois passé, il attendit, tapotant de ses doigts sur le comptoir. C'est là qu'une main se posa sur son épaule. Tournant la tête lentement, il s'aperçut que la main importune n'était que celle de son voisin de comptoir.

    ▬ Hey .. Hey...... Heyyyyy ! Dis jeunôt, t'veux pas plutôt un coup d'gnôle ? T'es sérieux comme un hoppo... un happo, un.. un … un hyppogriffe !
    Non merci. Maintenant, veuillez enlever votre main.

    Sa voix était pleine de mépris. Il détestait les gens qui se mettaient dans des états comme ça, c'était pitoyable et dégradant. Il posa la main sur celle de son voisin et l'enleva sèchement. Puis, il se retourna vers le comptoir, remerciant le barman qui venait de lui apporter son café. Il prit la tasse et en but une petite gorgée.

    ▬ Dis voir, l'est jolie ta bagousse ! Môssieur est .. est un riche !
    Merci. C'est une bague symbolisant la civilisation olmèque, précurseur de la civilisation Maya, Aztèque et un nombre impressionnant d'autres. On y voit un jaguar, symbole de la création de la terre et de la fécondité, le début de chaque chose en quelque sortes. Saviez vous que ce peuple à inventer l'écriture en mésoamérique ? Non ? Bref, la bague. Je l'ai retrouvé dans un temple Aztèque, dissimulé dans des urnes funéraires. Ils ont reprit le symbole du jaguar, comme ils ont reprit de nombreuses choses de l'art olmèque : l'écriture, les connaissances, la religion et des choses techniques comme la sculpture, ou ce peuple, les olmèques, étaient les meilleurs. D'ailleurs ils n'ont jamais été égalé. Vous voulez peut-être savoir quel rôle à jouer la magie dans cet civilisation ?
    ▬ Heu...

    Killian jeta un dernier regard à son voisin, puis descendit sa tasse de café d'un coup sec. Posant deux mornilles sur le comptoir, il salua le barman et partit en direction du chemin de Traverse.
    Allez, on laisse l'historien derrière soir et on enfile le costume d'homme d'affaire. Parler affaire à cet heure-ci ? Bizarre … En même temps, il ne tenait pas à être aperçut chez Barjow & Beurk.

    Oui, Killian Mannuss Patrick Dromberg, n'a pas que de bonne fréquentation. Mais les affaires, sont les affaires.
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Henry N. Yeabow
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Ven 1 Juin - 19:51



Il évoluait, profondément indifférent au monde qui l’entourait. Ce soir était un soir comme les autres, un peu plus morose peut-être, un peu moins ensoleillé sans doute. Quelle importance ? Rien. Aujourd’hui était une journée maussade. Soit. Demain serait une journée meilleure. Et aujourd’hui n’était pas terminé.

Vingt heures. Les rues du quartier moldu de Londres allaient bientôt se peupler, et il n’aimait pas ça. Quelque chose qu’il avait gardé de son enfance, peut-être ? Non. Non, s’il avait été un petit garçon discret, aujourd’hui, il aimait la foule et les lumières, le bruit et les gens. C’était les moldus, qu’il n’aimait pas. Oh, bien sûr, il savait que c’était stupide, et infondé. Mais ça le gênait et l’oppressait, tous ces gens différents et inférieurs. Tout. Leurs sourires satisfaits, leur simplicité, leur manière de vivre. Si on y réfléchissait bien, il n’y avait pas de raison, aucune raison. Seulement Henry était comme ça, on avait ancré en lui ces principes-là, et il ne pouvait plus penser autrement, aujourd’hui. Elle. Elle avait ancré en lui…

C’est une chambre.
C’est l’été. C’est le soleil.
Ce sont deux grands yeux vides et un cœur qui ne bat plus.
C’est la mort.

Non. Non, ne pas y penser. Seulement penser à maintenant. Ne pas penser à lui, aussi. Lui est parti. Il ne reviendra pas, l’autre, Henry. Tu l’as transformé, tu t’es transformé, et il n’existe plus. L’autre est mort.

Il inspira. Expira. Profondément. Il détestait ces moments-là, lorsque le cours de sa pensée l’entraînait aussi loin, l’entraînait jusqu’à avant, elle et l’autre. C’était le passé, c’était oublié, et il n’était pas de ceux qui vivaient dans le passé. Qu’importaient ces lambeaux de souvenirs qui venaient mordre dans sa mémoire ? C’était terminé, cela. Une page s’était tournée, il fallait qu’il oublie.

Le pas de Henry se fit plus vif, plus souple. Vendredi soir. Les gens surgissaient en masse dans les rues, prêts à faire la fête et à accueillir la fin de la semaine comme il se devait, et Henry voulait atteindre le Chemin de Traverse le plus rapidement possible. Oh, il ne les supportait pas, ces gens-là. En plus d’être moldus, c’étaient des adultes… des gens auxquels il ne pourrait jamais se mêler. Ils avaient une vision du monde au-dessus de la sienne, une autre forme de raison que lui. Et, à moins que ce ne soient de très jolies femmes ou qu’ils n’aient un esprit particulièrement ouvert, Henry exécrait chaque minute de compagnie passée avec eux.

Ça y est. Il était arrivé. Henry aimait se détendre au Chaudron Baveur, de temps en temps, en fin de semaine. Il aimait rencontrer des connaissances de Poudlard, aborder de jolies filles, et boire, un peu, aussi. C’était bien. Il oubliait, il ne faisait plus attention à rien. Il était léger, et il oubliait…

Henry s’installa, commanda un whisky Pur-Feu, et poussa un soupir, embrassant la salle du regard. Ce soir, étrangement, il était fatigué – alors que la soirée venait à peine de commencer. Rien ne lui faisait envie. La journée au bureau des Aurors avait été longue et dure, et il en venait à se demander quel sens avait tout cela. Pourquoi. Qu’est-ce qui l’avait poussé à choisir ça. A quoi cela le mènerait-il ?

Non. Pas penser.
Oublier. Seulement.
Oublier.


Désolée, c'est court, mais je ferais mieux, promis !
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Maekar O. Adamson
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Sam 2 Juin - 15:46

    Maekar se réveilla en sursaut, une douleur fulgurante au mollet. Putain de crampes, elles ne lui foutaient donc jamais la paix ? Proférant quelques jurons la mâchoire serrée, il appuya fortement sur son muscle et la douleur disparue au bout de quelques secondes. Soupirant, il s’affala de nouveau sur son matelas, les yeux mi-clos, fixant le plafond. Tiens, cette tâche au plafond, il la connaissait. Et le trou dans le mur en face. Mon dieu… mais c’est qu’il était chez lui ! Nooon, pas possible. Le brun se redressa à nouveau et passa une main dans sa tignasse avant de se gratter le menton, où une barbe de trois jours pointait le bout de son nez. Il s’assit sur le rebord de son lit en grognant. Il avait mal à la gorge et ça tambourinait sévèrement dans son crâne. Il avait fait quoi hier soir déjà ? Quelle heure il était ? Tiens, elle n’était pas à lui cette montre à son poignet. Et il était certains qu’il n’en avait pas la veille. Bon, tant pis. Le jeune homme détacha l’objet et le posa sur le bordel qui ornait le guéridon avant de se lever, évitant de justesse une pile de Comics qui se trouvait là. Il se fraya un passage jusqu’à la porte de sa chambre et parvint à se glisser dans l’interstice qu’il avait pu obtenir à cause de tous les cartons qui s’entassaient. Dieu, son appartement ressemblait plus à un garde-meubles qu’autre chose. Voilà pourquoi il ne vivait presque jamais chez lui, pourquoi il était rentré au juste ? Le bordel ambiant de la salle de bain acheva de l’énerver. Sa baguette bordel, il l’avait mise où encore ? Il portait encore sa veste de la veille, peut-être que… Il trouva finalement son bout de bois magique dans la poche intérieure de sa veste et il donna un coup de baguette pour dispatcher tous les objets contre les murs. Quelques bouteilles de parfum vide et pleines de poussière se brisèrent dans la manœuvre, il retrouva un de ses tee-shirt déchiré et le miroir avait le don de vous transformer en un Picasso. Maekar fit craquer sa nuque et claqua plusieurs fois des doigts, sur le point de péter un câble. Dans un geste un peu sec, il lança quelques sorts de nettoyage et quelques accio pour faire venir à lui des fringues qui n’avaient pas une odeur suspecte. Retirant ses vêtements qui puaient l’alcool et la fumée de cigarette (comment est-ce que c’était possible que même les sous-vêtements sentent la cigarette, franchement ?) il ouvrit l’eau et se glissa sous l’onde glaciale qui lui arracha un geignement. L’eau froide lui brûlait la peau mais avait au moins le mérite de le sortir du coaltar. Il ne prit même pas la peine de s’habiller et avec une simple serviette autour des hanches, circula difficilement dans le couloir qui menait au séjour. D’un coup de pied, il écarta un cendrier dont il ignorait totalement la provenance et se jeta dans le canapé, écrasant au passage le journal datant de 15 jours. Saisissant la tasse qui se trouvait sur la table basse, il renifla le contenu d’un air sceptique avant de remuer le café froid, en foutant par terre au passage. Poussant un grognement, il voulut attraper sa baguette avant de se souvenir qu’il l’avait laissé dans la salle de bain. Le brun reposa rageusement la tasse sur la table, inondant de café les papiers et autres factures qui jonchaient le meuble.

    Appuyant sa tête contre le dossier du canapé, il riva son regard sur le plafond dont la peinture avait jaunie au fil du temps. Maekar se perdit dans sa contemplation lorsqu’il sentit un petit objet froid et pointu contre son doigt. Fronçant les sourcils, il souleva une page du journal et son estomac se retourna. C’est vrai qu’en y repensant, il n’avait pas rangé son appart’ depuis quoi… 3 ans ? Plus peut-être. Aussi ne fut-il pas surpris de retrouver une seringue qui trainait. La prenant dans sa main, il fixa l’objet, son cœur battant un peu plus rapidement que la seconde précédente. Un an qu’il était clean et pourtant… pourtant. Il jeta un coup d’œil à la marque encore visible au creux de son bras droit. La main tremblant, il sera la seringue dans sa main. Pour finalement la balancer rageusement à l’autre bout de la pièce où elle alla s’écraser contre le mur. Avec un long soupir, il se frotta le visage avec ses mains avant de se lever. Il avait besoin d’air. Dénouant sa serviette qu’il laissa à l’abandon sur le sol, il récupéra les habits qu’il avait mis de côté et les enfila rapidement, n’oubliant pas sa baguette. Dans l’entrée, il attrapa ses clefs et ses lunettes de soleil pour masquer ses cernes. Le brun enfila sa veste similicuir et sortit. L’air frais de l’extérieur acheva de la réveiller et il se mit en route. Le soleil n’était pas très haut dans le ciel et l’horloge d’une pharmacie lui indiqua qu’il n’était que 6h30 du matin. Quel jour c’était déjà ? Enfonçant ses mains dans les poches de son jean, il erra au hasard des rues quasi-silencieuses. Il passa devant deux sans-abris qui s’insultaient en yougoslave et une vieille femme lui quémanda de l’argent. Maekar l’ignora totalement et continua de marcher comme si de rien n’était. Quelques nuages gris couvraient le ciel, si bien qu’il ne voyait pratiquement rien avec ses lunettes de soleil sur le nez. De toute façon, personne ne faisait attention à lui. Passant devant une maison, il faucha le journal qui dépassait de la boite aux lettres et le lu tout en marchant. Le suicide d’un trader, quelques disparitions. Rien de très palpitant en somme. Pliant le journal qu’il rangea dans la poche de sa veste, Maekar tourna à l’angle d’une rue et leva les yeux. Il ne fut pas tellement surpris de se retrouver devant le Chaudron Baveur après tout. Il commençait à bien connaitre tous les recoins de Londres. Réajustant ses lunettes, il poussa la porte qui grinça et entra dans le troquet. L’odeur du bois mal entretenu le frappa de plein fouet et l’Auror fronça le nez. Ses pas résonnant dans la pièce, il se dirigea vers le comptoir et s’affala sur un tabouret. Le barman le regarda avec un drôle d’air et le brun se rendit compte qu’il devait détonner habillé en moldu parmi tous ces gens en robe de sorcier. Un mince sourire vint s’accrocher sur ses lèvres et il commanda un thé noir. Le jeune homme ne sait pas combien de temps il est resté accoudé au comptoir, mais peu de temps vraisemblablement. Il n’aimait pas rester sans rien faire. Il farfouilla dans sa poche et trouva de quoi payer sa commande. Il jeta un coup d’œil à la porte au fond du pub et se demanda s’il avait vraiment envie d’aller sur le Chemin de Traverse. Bah, il fallait qu’il passe à la banque de toute façon. Maekar se pinça les nez et renifla tout en se levant, poussa la porte et atterrit dans la petite cour ridicule, fermée par un grand mur de brique. Sortant sa baguette magique, il tapota au moins 140 fois sur les pierres pour trouver la bonne combinaison. Transplaner directement aurait été plus simple mais Maekar avait l’estomac en vrac et il n’avait pas envie de vomir les litres de vodka qu’il avait ingurgité la veille. Le mur s’ouvrit enfin et le brun fut soulagé de voir qu’il n’y avait pratiquement personne. Tant mieux, voir des gens, tout ça, très peu pour lui. Il ne devait pas aller bosser aujourd’hui ?
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Andromède M. Sinistra
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Lun 4 Juin - 18:20

    — C’est bien ma petite, tu peux y aller, dit la tenancière. Voilà ta paye, ajouta-t-elle ne lui mettant quelques pièces dans la main.
    Ma petite… Petite vous-même è.é… Andy n’aimait pas qu’on la prenne pour une gamine, mince, quel âge fallait-il avoir pour qu’on arrête de vous donner des surnoms débiles ?

    Dans un état second, elle marcha jusqu’à la cheminée publique la plus proche et décida de faire un crochet par le Chaudron Baveur. Andromède s’effondra presque sur le bar, épuisée. Elle demanda d’une voix un peu faible mais affirmée :
    — Un whisky pur feu s’il vous plaît !
    De garde depuis six heures du matin, puis deux heures de plonge dans un pub miteux du Chemin de traverse, elle n’avait pas résisté à ce détour par le Chaudron, elle aurait tout le temps de prendre la cheminée après pour rentrer chez elle. Le meilleur whisky du monde sorcier… ça ne se refusait pas !

    Tom lui apporta son verre qu’elle but à longs traits, soulagée. Le whisky lui brûla la gorge et la réveilla assez pour qu’elle puisse aligner deux pensées cohérentes. A chaque fois qu’elle en buvait, elle se souvenait de la première fois où elle avait acheté du whisky pur feu, à la Tête du Sanglier pendant une sortie à Pré Au Lard. Elle avait faillit tout cracher sur le bar et la tête lui avait tourné pendant une demie heure. Heureusement, elle n’en était plus là !

    Elle observa ce qui se trouvait autour d’elle. Le Chaudron baveur, un soir de semaine. Les sorciers seuls ou par petits groupes parlaient, buvaient, fumaient ou jouaient. Le pub ne désemplissait jamais complètement. Elle regarda ceux qui arrivaient du monde moldu et annulaient la métamorphose de leurs vêtements en entrant dans la salle. Elle devait absolument trouver quelqu’un pour lui faire découvrir ce monde, un tel vide dans sa culture la désolait.

    Revigorée par la boisson, elle pensa distraitement que son frère aurait peut-être lui aussi envie de faire un tour au Chaudron. Ses études de Langue-de-Plomb, bien que moins éprouvantes que les sienne sur le plan physique, n’étaient pas de tout repos.

    — Andy !
    Quand on pense au loup…

    — Edrian ?
    — Alors, on boit sa paye ? Elle est belle la jeunesse ! Ô temps décadents !
    — Parce que je suppose que tu es venu ici pour prendre un jus de citrouille, monsieur le sage ?
    Son frère éclata de rire et commanda lui aussi un whisky.
    — Merci pour le tuyau, pour la plonge, poursuivit-elle, mais qu’est-ce-que ça m’a crevée ! Tu rentres directement à la maison?
    — Oui, au moins pour prendre une douche, j’aviserai après.

    Andromède bâilla bruyamment, posa quelques pièces sur le comptoir et se leva.

    — Je ne t’attends pas, désolée, j’ai trop hâte de retrouver mon lit. A tout à l’heure.

    Elle marcha jusqu’à la cheminée, se glissa dans l’âtre et y jeta la poudre de Cheminette en prononçant distinctement le nom de sa maison. La seule fois où elle avait laissé la fatigue agir sur sa diction, elle s’était retrouvée à attendre dans la cheminée d’un vieil apothicaire acariâtre qui l’en avait fait sortir en bougonnant.

    Elle rentra chez elle, monta dans sa chambre, s’allongea et s’endormit presque immédiatement. Son réveil sonnerait la fin de sa sieste dans une demi-heure, mais cela suffirait pour qu’elle ai récupéré et puisse manger avant de se plonger dans le grimoire de métamorphose offert par Medrawt.
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Léopoldine C. d'Alençon
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Mar 5 Juin - 19:38

-Hey, chérie, je suis là ! Viens voir papa ma grande !
-Aller, ma belle, laisse-toi tenter ! Tu veux de la poussière de fée ? Des dragon’s splif ?
-Une fille comme toi, ça veut sûrement se faire de l’argent, non ? Tu sais, on a besoin d’escort girl, de nos jours, ça te tente ?
Léopoldine remontait gentiment l’allée des Embrumes, mains dans les poches. Elle ne jeta même pas un regard aux pauvres vendeurs à la sauvette qui étaient parqués contre les murs : personne ne méritait son attention passé une certaine heure.
Elle avait fini son service il y avait de cela une demie heure, et venait de transplaner comme une chef au milieu de cette bande de misérables dealeurs, qui pensaient vraiment lui refourguer leurs produits de mauvaise qualité… Quand on s’appelait d’Alençon, et qu’on avait passé l’été de ses 17 ans à faire passer de la poussière de fée haute gamme entre la France et l’Amérique, on savait faire la différence entre ce qui allait vous causer une crise cardiaque, et ce qui allait réellement vous faire planer. Elle continua donc son chemin, ravie de finalement apercevoir l’enseigne brillante de la boutique de son frère. Elle poussa la porte vert bouteille de l’échoppe et avança dans la pénombre. Elle arrivait après la fermeture, mais elle savait qu’Antoine devait être encore là, à trier des composants magiques interdits, ou alimenter l’aquarium de piranhas.
-Béryx, tu fous quoi ? Me dis pas que t’es avec une fille ! C’est très mal élevé de recevoir ses jouets quand on sait que sa sœur va venir !
Elle traversa la pièce, en direction de l’arrière-boutique et poussa la porte sans ménagement. Son frère était bien là, seul, occupé à faire l’inventaire.
-Toujours aussi délicate, Léo… Maman serait si fière !
-Je sais, je fais tout pour contenter le moindre de ses désirs en ce moment, t’as pas remarqué ? Bon, tu as bientôt fini ? J’ai faim ! Et je dois prendre une douche : un abruti de client m’a renversé son verre dessus, je suis aromatisée à la gnôle de licorne !
Elle lui montra sa tunique kaki auréolée d’alcool pour appuyer ses dires. Antoine haussa les épaules, l’air peu concerné, aussi elle poursuivit, jusqu’à ce qu’il se décide à lui donner une réponse :
-Je t’assure, c’est un enfer… Regarde, il y en a partout –en lui fourrant le tissu pile sous le nez- [color=seagreen]en plus, ça a traversé ma tunique, ma culotte est trempée, et j’ai froid !(/color]
-Merci, Léo, un frère aime toujours savoir quand sa sœur a la culotte mouillée… De toute façon, j’ai terminé.
-Hallelujah ! Bon, on trace la glace ?
-Allons-y…
La jeune fille attrapa son frère par le bras et le tira hors de la réserve avec satisfaction, sans même lui laisser le temps d’ôter ses lunettes. Dehors, l’horloge de Gringotts sonnait minuit et demie, et la fatigue, après une journée de travail intense, s’emparait peu à peu de ses membres. Elle ne rêvait plus que d’un bon bain, et d’un peu de calme, pour changer de ses journées à crier en cuisine, en salle, et à se faire agresser par des clients – elle, une d’Alençon, que Diable !
Antoine, lui, devait être bien plus tranquille, dans sa boutique reculée… Surtout qu’il n’avait affaire qu’à des connaisseurs. Ce n’était pas n’importe quel pecnot qui connaissait l’existence de son petit trafic… Alors qu’elle, entre les professeurs saphiques (ihih), les pochetrons du dimanche, et autres chèvres, elle n’avait pas une minute à elle de ses journées…
Mais les deux compères marchaient maintenant calmement dans la rue, Léo accrochée au bras de son frère, ce dernier fusillant du regard quiconque essayait de les approcher.
-Au fait, tu vas à la soirée où maman compte me traîner, celle au cabaret ?
-J’imagine que je n’ai pas le choix ?
-Si tu veux qu’elle te lâche les basques à propos de cette histoire de mariage, ça serait sûrement une bonne chose, oui.
-Pff… Je peux savoir pourquoi toi tu n’as pas de problème sur ce plan là ?
-Parce que je suis naturellement séduisant, toi, ma pauvre, tu as encore des efforts à faire si tu veux attirer la gente masculine !... Range-moi ce couteau tout de suite, tu vas encore te faire mal !
-Je t’ai déjà dit que je m’étais coupée exprès pour tacher la robe de Louison, ce jour-là !, protesta-t-elle en rangeant son couteau suisse enchanté.
-Hm hm… Bon, donc tu viendras ? Il y aura un ami à moi, là-bas, Caine Skellig… C’est un trèèès bon parti, maman sera trèèèès contente si vous deux arriviez à vous entendre !
-[color=seagreen]Raison de plus pour rester chez moi !(/color]

Plus ils avançaient, plus les lumières se faisaient nombreuses. Bientôt ils aperçurent les lumières scintillantes du Chaudron Baveur, lieu de séjour de la blonde. Des couples en sortaient, mais l’endroit était entouré de vieux soulârds qu’on avait chassés du bar…
-Il y en a qui on prit du bon temps, ce soir !

Léopoldine sourit, se détachant de son frère avant de lui ébouriffer les cheveux.
-Donc, à dans deux jours ?
-Compte là-d’ssus et boit d’l’eau fraîche, mon pote ! Dans deux jours, je dors ! Comme si j’allais user de l’un de mes seuls jours de congé pour aller parader à côté de maman !
-Tu sais, il y a de forte chance pour qu’elle utilise la manière forte !
-On verra ! Aller, bonne nuit !

Elle lui envoya un baiser avec une grimace ironique, et passa la porte du pub anglais. Lorsqu’elle salua sobrement le gérant –quasimodo ! C’était là où tu cachais !- l’une des femmes attablées la dévisagea d’un air désapprobateur. Sans plus de cérémonie, elle lança un français et bien senti :
-Bah quoi, t’as un problème, face de pudding ?
Sur ces mots, elle traversa le bar, monta à l’étage et se laissa tomber sur son lit… Ouais, elle était pratiquement sûre que sa mère n’allait pas la laisser tranquille bien longtemps…

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Esteban J. Gracía
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Mer 13 Juin - 15:10

    Jeudi 23 septembre, 20h.

    Je veux paaaaaaas aller à Poudlaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaard ;_______;

    C’était à peu près ce que pleurnichait Esteban dans son verre de cognac depuis à peu près deux heures. Qu’avait-il fait au monde entier pour mériter une telle punition ? Ce n’était quand même pas possible qu’on s’acharne à ce point sur lui ! Il était un Auror exemplaire, il faisait toujours bien son travail et voilà qu’il était parachuté à Poudlard sans rien avoir demandé. Tout ça parce qu’il était en train de graver des runes sur la porte de son bureau au moment où - comme de par hasard - le Ministre de la Magie était passé dans le couloir.

    Tiens Esteban ! Je savais bien qu’il y avait un spécialiste des Runes Anciennes chez les Aurors ! Mais oui je me souviens, tu avais fait un cercle runique pour protéger le Ministre lors du sommet international en 1987 ! Et t’étais bien à Serdaigle et plus ? Merlin, c’est parfait ! Tu sais sans doute que le prof de runes et directeur Serdaigle nous a lâché hier ? La nouvelle a fait un tapage ce matin, on vient tout juste de trouver un prof d’Histoire de la Magie et coup sur coup les prof de Métamorphose et de Runes nous laissent tomber. Bref, tu vois où je veux en venir, hein ? Allez dès demain tu pars pour Poudlard. Le temps qu’on trouve quelqu’un d’autre, tu vois ? Faudra quand même que tu passes au Ministère de temps en temps, mais bon c’est pas avec le poste de prof de runes que tu vas être débordé. Bon je te laisse, on se voit à la réunion de 15h !

    Mais bien sûr... Il détestait les mômes et il allait devoir leur apprendre à utiliser les runes ? Il voulait mouriiiiiiiiiiir ! Se noyer dans son cognac... Même si le cognac du Chaudron Baveur laissa vraiment à désirer --’ Enfin Esteban n’était pas à un cognac bon marché près et il n’avait pas le courage de se traîner jusqu’à un bar convenable. Non, se saouler à la piquette, c’était bien mieux.

    Merlin il allait débarquer à Poudlard avec une gueule de bois... Ça allait être joyeux ! Putain de merde, il ne voulait pas y aller... C’était la merde. Le pire, c’était que c’était vrai qu’il aimait bien parler de runes pendant des heures, mais avec des gens confirmés, pas avec des gros débiles boutonneux ! Et les ados, les ados... Il n’y avait rien de pire. Et puis en plus, il y avait son fils ! À Gryffondor, certes, mais quand même ! Ah oui tiens il avait oublié le fait qu’il était aussi le directeur Serdaigle, autrement dit la nouvelle maman des bleu et bronze. Su-per.

    Esteban demanda la bouteille de cognac. Allez, tant qu’il y était, autant faire ça en grandes pompes. Putain si la directrice de Poudlard le voyait... Rien que d’y penser ça le faisait marrer. L’Auror partit dans un fou rire de mec bourré particulièrement mémorable. Les autres clients, encore sobres (bah oui il était que 20h --’), lui lancèrent un regard désespéré. Heureusement qu’ils ne savaient pas ce que c’était ce type qui allait s’occuper de leurs chères et tendres têtes blondes... Mais de l’avis des autres, Esteban n’en avait rien à foutre. Enfin il voyait surtout très flou et n’aurait même pas pu se lever. Donc bon, il n’avait pas vraiment les moyens de défendre son honneur. Honneur qui se trouvait pour l’heure au fond de la bouteille de cognac. Il allait rester là toute la soirée, peut-être qu’un pote passerait par là et se chargerait de le ramener chez lui, sinon il finirait sur le trottoir, peut-être même au commissariat moldu s’il échouait de l’autre côté. Et le lendemain, après une bonne potion gueule de bois, il irait à Poudlard...

    Merlin, sauvez-moi...

_________________


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Cassiel Thersandre
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Mer 11 Juil - 0:52




Le type commençait singulièrement à l'emmerder.
Le pauvre bougre s'emballait à en postillonner, et plus il s'excitait, plus il crachait. Il commençait à s'énerver, à agiter un doigt péremptoire, la bedaine s'affolant au rythme de ses éructations. L'ivresse semblait l'avoir quitté et désormais, c'était la colère qui le ravageait. Un homme charmant...
Cassiel, accoudé au comptoir, le verre à la main, ne lui adressait pas un regard, l'ignorant avec superbe.
L'homme conclut que c'était une raison de plus pour cracher sa rage.
Bégayant de colère, il se mit à gueuler tel le porc qu'il était : 

« Mais bordel de succubes Thersandre ! Tu m'avais promis une affaire sûre et juteuse ! Putain, mais comment je vais expliquer ça à ma femme ? »

Cassiel émit un long soupir. Il prit son ton le plus doucereux, celui que l'on utilise quand on daigne parler à un enfant un peu lent, euphémisme pour incroyablement sot.
En détachant chaque phrase de sa diatribe, Cassiel lui expliqua que voilà, c'était les risques et que si l'on pariait gros, il fallait s'attendre à perdre. Et peut-être que ouais, il lui avait assuré qu'il avait des tuyaux sur les derniers paris de Quidditch, mais que bon, ce n'est pas non plus une science exacte. Que par conséquent, ce n'était pas vraiment de sa faute et que sa femme, il n'en avait rien à foutre, et que, d'ailleurs, ce n'était qu'une grosse mégère qui se tapait le premier Moldu qui passait.
L'homme hoqueta devant l'impertinence :

« Mais tu m'as pris 20 % sur chacun de mes paris ! »

Ah ouais, y'avait ça aussi.
Avec une moue mesquine, Cassiel argua que l'on ne peut blâmer le messager pour la missive qu'il délivre. Il fit alors signe à Tom de le resservir.
Ce dernier semblait nerveux devant cet étrange duo. Il n'aimait pas trop le ton qui prenait la conversation. Des accents de discordes et d'ennuis à venir.

Cassiel vit le petit gros devenir tout rouge. Ses yeux porcins commençaient à s'agiter, calculant très certainement les probabilités de mettre à Cassiel la rouste qu'il méritait amplement.
Le jeune homme l'interrompit dans ces supputations en lui démontrant que non, il n'avait aucune chance, parce que oui, Cassiel avait profité de son ivresse pour lui voler sa baguette.
Cassiel désigna ensuite la porte du Chaudron Baveur avec un grand sourire.

« Allez, casse-toi .»

L'homme lui adressa un regard flamboyant de haine puis ses traits s’affaissèrent quand il réalisa que depuis le début de la soirée, il n'avait été qu'un pigeon bien gras qui s'était dandiné de la manière dont on lui avait demandé. Il faisait presque pitié, balbutiant, le menton tremblotant, l’œil larmoyant. Quand notre homme s'aperçut qu'il ne pouvait rien ajouter d'autre, il quitta le pub, hagard.

Cassiel soupira d'aise. Vraiment une très bonne soirée gagnée auprès d'une grosse vache à lait.
Il se réfugia dans un coin du pub, après avoir commandé une bouteille de whisky pure-feu. Dans le coin de la pièce, il entreprit ce qu'il faisait de mieux, boire.
Avachi sur la table, Cassiel ne consentit même pas un regard à la clientèle.
Au bout d'un instant considérable proportionnel au nombre de bouteilles ingurgitées, Cassiel marmonnait et se mit à tergiverser de manière ostentatoire. Les mots qui osaient sortir de ses lèvres renvoyaient à des images de plus en plus sanglantes.
Remarquant que son client semblait déranger les esprits par ses macabres balbutiements, Tom se mit à comploter pour le faire disparaître sans esclandres. Il lui amena encore quelques verres de Pure-Feu, et quand Cassiel succomba à sa débauche, il le mit dans une de ses chambres les plus miteuses.

Le réveil fut difficile. Avec un mal de crâne à faire trembler les leprechauns les plus aguerris, Cassiel mourrait de gueule de bois. Quand il eut finalement identifié où il se trouvait, le jeune homme se décida à se lever. L'expérience, répétée plusieurs fois fut douloureuse. Une fois que l'action de marcher n'impliqua plus de braver la houle, Cassiel paya pour sa chambre et s'en alla prospecter ailleurs.






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Hannibal C. Cook
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Mar 24 Juil - 0:09

    Désolé pour les propos UU Mais c'est Hannibal ! Un peu hard comme entrer en matière, mais c'est histoire de montrer le personnage!
    Pardon à la gente féminine du forum ><




    Tom ! Une bière ! ET QUE CA SAUTE ! Ouais bon, c'est bon me regarde pas comme ça ! T'sais que j'déconne ! S'il te plaît !

    Ils se connaissaient depuis tout petit, c'est Tom qui lui avait fait visiter le chemin de Traverse la première fois et ils étaient toujours en bon terme. D'ailleurs, Hannibal faisait partit des meubles ici ! C'était chez lui, ou presque !
    Assis au comptoir depuis une heure déjà, il regardait la salle dépité. Rien, rien d'intéressant à se mettre sous la dent ou sous la ceinture plutôt ! C'était triste ! Un soir de semaine en même temps... En dehors des habitués c'était calme. Il aurait pût aller faire un tour au Courtisane mais bon... Il y était allé les deux soirs précédents et il était bien à parler avec Tom là! Nul doute que l'envie lui viendrait un peu plus tard de dégoter un truc pour passer la nuit !

    Et Tom tu me mettra une chambre aussi ! T'sais celle avec le lit double, à côté des toilettes , la pas chère !
    ▬ Pourquoi une double, t'es pas accompagnée si ?
    Bah pas encore ! Mais je vais bien trouver une catin ps trop chère dans les environs !

    Et hop, il avala la moitié de son verre en deux gorgés ! Ne se souciant pas des regards des hommes à ses côtés ! Bah ouais ! Pas de raison de se cacher quoi ! Hanni' était sût qu'ils avaient plus à se reprocher que lui ! Que celui qui n'a jamais trompé sa femme dans l'assistance lève-la main ! Oh il y en aurait un ou deux, peut-être, des jeunes idéalistes, le véritable amour tout ça.... Mais ils s'apercevraient bien vite - une fois le premier gamin passé, dix kilos en plus et les hanches suffisamment large pour accueillir une équipe de rugby de front - que c'est très versatile l'amour !
    Qu'importe ce que certains pensent, il avait sa part de déboires et avait enterré Amour, avec Fidélité et Convenance !

    Tom, je reviens ! Mets moi un Whisky On The Rock, avec des glaçons !

    Il tira la langue à son ami qui soupira exaspéré et amusé !
    Hannibal sortit dans les rues, côtés moldus et marcha quelques minutes jusqu'à rejoindre un parking ! Là il y avait tout un groupe de prostitué, attendant du travail ! YOUHOU JE SUIS LAAAAA @.@ !!!!
    Et là, il commença à faire son petit marché : Pas elle, pas elle, trop grosse, trop maigre, trop sale, pas assez sale, pas assez vulgaire... Et hop il s'approcha de celle qu'il voulait. Une vieille, la quarantaine, ravagé par de longues années de labeur, so sex !

    Combien ?
    ▬ 60 Livres tarif normal ! 100 avec les options !
    80 !
    ▬ 85 !
    80 !
    ▬ 83 !
    Ok ! 250 Livres et je te garde pendant 3h ! Avec le forfait no limit !
    ▬ Ok... mais je fais pas dans le scato !
    Ca me va ! Allez avance cochonne !
    ▬ Pas d'insulte ! Ou alors en supplément !
    Rahhh ! Bon, ok, on rajoute les insultes !

    Et hop de retour au Chaudron Baveur ! Il rentra dans le bar, prit son verre de Whisky et le but cul sec !
    Vu que le bar faisait la transition entre les deux univers, y mener une moldue était plausible, mais il la traina rapidement à la chambre!

    Bon Tom je vais m'occuper de cet petite dame ! Bonne soirée ! Allez avance saloperie !

    Et voilà une nuit qui s'annonçait agité, une nuit comme tant d'autre pour Hannibal Charles Cook !
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Louise Hawkins
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Ven 27 Juil - 9:50

Louise poussa avec entrain la porte du Chaudron Baveur. Et puis elle la tira, pour voir si ça marchait dans les deux sens - ça marchait effectivement dans les deux sens, et elle songea, en entrant dans l'établissement bondé comme à son habitude, "c'est malin, de faire une porte qui s'ouvre dans les deux sens".

Elle balaya machinalement la salle des yeux afin de s'assurer qu'il n'y avait bien aucune table libre, puis se dirigea vers le comptoir, slalomant tant bien que mal entre les passants et les clients, ce qui était assez compliqué, vu que ses vêtements amples pendouillaient de partout et que ses sacs bringuebalaient sur son dos, se balançant et menaçant d'aller tremper dans une assiette ou de se cogner contre une chope de Bièraubeurre ou tout simplement de heurter quelqu'un à chacun de ses pas.

Louise aimait les comptoirs. Au comptoir, des inconnus s'asseyaient au coude à coude comme s'ils ne formaient qu'une immense tablée; pourquoi aller s'asseoir seul dans un coin, condamné à écouter les conversations des gens alentours sans pouvoir y participer, quand on pouvait avoir une place au comptoir et des gens à qui parler? Louise aimait les comptoirs.

Elle se jucha sur un tabouret, ses pieds nus pendouillant dans le vide; elle posa son sac sur le sol, appuya sa guitare contre le zinc, lissa sa longue jupe violette et tâta avec une certaine satisfaction sa poche pour y sentir les quelques quinze livres que lui avait rapportée sa matinée de travail côté Moldu. Elle allait pouvoir se payer une bonne grosse assiette de frites bien huileuses - eh, être végétarienne, ça ne voulait pas dire ne manger que de la salade, hein. Louise adorait les trucs bien gras.

-Salut! Y commence à faire froid, hein?
s'exclama-t-elle en se tournant vers son voisin de gauche, après avoir passé commande à Tom.

Le type, un quinquagénaire brun et basané, poussa un grognement inintelligible et ne tourna même pas les yeux vers elle.

-Depuis le temps qu'on en parle, ce serait bien qu'on commence à le ressentir, le réchauffement climatique, nan? ajouta-t-elle sans se démonter, et elle pouffa. D'ailleurs, on fait un débat à ce sujet ce soir à 19h, ça vous intéresse? Je vous donne l'adresse?

Le type ne daigna même pas grogner, cette fois-ci - il préféra finir cul-sec son verre de Whisky Pur-Feu, mais il y avait fort à parier que ça n'avait rien à voir avec ce qu'elle venait de lui raconter. Bon, il y mettait pas du sien, hein - au temps pour la convivialité. Dommage, elle n'allait apparemment pas se faire inviter, aujourd'hui - des fois, quand elle se débrouillait bien et qu'elle arrivait à sympathiser avec ses voisins de comptoir, ils lui payaient un coup à boire, voire son repas, et c'était toujours un soulagement pour ses maigres économies.

Allez, cet après-midi, songea Louise en dévorant ses frites à pleines mains, elle irait chanter sur le Chemin de Traverse. Il faisait beau, pour la première fois depuis une semaine, et on était samedi; il y aurait foule dans la grande rue, des gens faisant les boutiques ou sortant pour boire un verre à une terrasse, alors elle chanterait des chansons joyeuses et si tout se passait bien, elle gagnerait peut-être suffisamment pour se payer une nuit dans un hôtel, histoire de dormir sur un matelas posé au-dessus du sol et de prendre une douche chaude. Oh oui, ça, c'était un bon programme!
-Bonne journée, hein! lança-t-elle joyeusement au type brun lorsqu'il se leva pour partir.

-Vous aussi, lui répondit-il, et ça, ça lui fit vraiment plaisir.

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Sheridan
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Dim 29 Juil - 13:06

En équilibre précaire sur des chaussures à plates-formes d'une honorable altitude, noires à boucles d'argent comme il se doit, une apparition des plus glamour avait fait son apparition, il y avait bien une demi-heure, à ce précieux moment de la société londonienne où les bureaux se vident, et les pubs - et les chopes - se remplissent. L'établissement faisait salle comble mais il y aurait bien une petite place pour une femme fatale endimanchée comme pour l'enterrement de son sénile époux ! Ladite femme n'en étant pas une, mais ça n'empêchait pas de se déhancher, de décocher des sourires assassins à tout ce qui passait à sa portée, et de jouer de l'éventail; Oui, ce soir, c'était hommage à Victor Victoria, la Ténébreuse Dame de Séville naturellement, avec robe de flamenco tendance gothique et perruque à chignon faussement guindée ; et l'éventail qui va avec. Cela faisait une é-ter-ni-té que Sheridan n'était plus venu à Londres en général, et au Chaudron en particulier, mais le manque de pigments et la nostalgie l'avait rappelé à ses racines, et il abreuvait les têtes connues de l'assemblée, qu'elles arborent une mine réjouie ou funeste de le voir, de "mon chou", "finis donc ta tisane" et autres baisers envoyés du bout des doigts. Un peu de folie dans ce monde de brutes, ça ne faisait de mal à personne.

"Un Sherry pour moi, bien sûr, mon chériii", roucoula-t-il ensuite langoureusement au premier serveur qui passait ; cela faisait bien cinq fois que les serveuses pointaient leur nez, mais Sherry ne consommait pas de ce pain-là. En mode Sheridan, éventuellement, l'une d'elles aurait fort bien pu attirer son attention ; mais l'aurait-elle recherchée ? Sheridan passait bien plus inaperçu, et ça lui convenait très bien comme ça. Les gens de la maison connaissaient ses goûts, car soudain les accents si particuliers des Bizarr'Sisters se firent entendre dans l'arrière-salle. Sur un cri de ravissement, la créature bondit de son siège sans même terminer son verre, tendant sa main gantée d'une mitaine de dentelle noire à qui voudrait la prendre, que ce soit pour une danse endiablée ou pour l'aider à se jucher sur la table la plus proche. C'était le genre de chose que l'on fête dignement. A part ses bons vieux groupes moldus tels que les Vampires de Helsinki, Alice Cooper, et autres chevelus nécromantiques en tenues moulantes et maquillage qui coule, chez les sorciers c'était son style fétiche, et on lui faisait souvent la remarque que ce n'était plus guère de son âge. Qu'à cela ne tienne ! Sherry n'avait pas d'âge. Finalement, ce fut le flamenco sur la table. Les mains dans la salle commencèrent à claquer, et les plus grincheux se replièrent dans un coin tranquille du côté des fenêtres, faisant mine de ne pas voir le spectacle décadent qui se déroulait en fond de salle.

Ouf ! Quel exercice étourdissant. Après avoir soigneusement visé les bras les plus robustes parmi ceux qui se tendaient dans sa direction, Sheridan se laissa choir comme une marquise qui se pâme, sur les derniers accords de guitare. Roulant des yeux de colombe éperdue au moustachu qui l'avait rattrapé, très digne cavalier à mi-chemin entre le bûcheron canadien et le guerrier cosaque, il fit à nouveau rire toute la galerie, ce qui lui mit du baume au coeur. Certes, avoir sa petite tranquillité dans sa petite roulotte, c'est parfait quand on en éprouve le besoin ; mais parfois, un peu de chaleur humaine était nécessaire pour maintenir les rouages de l'âme en bon état de fonctionnement. Le ridicule n'existait plus lorsque l'objectif était si noble. Sur une courbette à la ronde, il acheva son tour d'honneur par le traditionnel salut de Victor Victoria : en se décoiffant de son chignon, sous lequel ses cheveux courts, impeccablement gominés pour l'occasion, et son expression soudain sérieuse au possible, affichèrent au grand jour son numéro de travesti, pour ceux qui pouvaient encore avoir un doute à ce sujet. Ce qui ne fut nullement salué, comme dans le film, par un tonnerre d'applaudissements, notamment de la part des femmes de l'assistance qui avaient ragé durant tout le numéro de voir leurs compagnons s'extasier sur cette fille si spéciale ; ici, la plupart des gens connaissaient la chanson, pour ainsi dire. L'on retourna à son verre avec un sourire, et Sheridan... à son sherry.
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Iphigénie C. D'Alençon
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Dim 5 Aoû - 13:54



    En bonne sorcière élevée en Angleterre, Iphigénie Corail d'Alençon connaissait forcément le Chaudron Baveur. Ce pub permettait de passer du côté moldu au côté sorcier. Mais quel endroit miteux et petit. Iphigénie ne comprenait toujours pas pourquoi c'était cet endroit sale et désagréable qui avait eu la faveur des sorciers pour être ce lieu de passage, ce lieu-barrière entre le Londres Moldu et le Londres Sorcier.

    A cause de cette décision quelque peu arbitraire, Iphigénie se retrouvait à devoir y attendre un éminent émissaire étranger afin de lui faire visiter la ville. Cela faisait naturellement parti de sa position d'assistante personnelle du Ministre de la Magie de distraire correctement les invités étrangers de Kingsley Shacklebot. Il fallait sourire poliment, répondre aux questions avec gentillesse et intelligence, veillait à flatter son hôte et bien d'autres choses encore du même acabit.

    Lorsque sonna le réveil ce matin-là, la jeune française l'envoya valser à l'autre bout de la pièce en pensées. Non, non et non. Elle n'avait aucune envie d'aller faire le tour du Londres Moldu avec un Ministre de la Magie d'un pays étranger. Elle avait juste envie de faire son vrai boulot, qui consistait plutôt à étudier des dossiers pour le compte du Ministre et non pas jouer les guides. Par Merlin, il y avait tout de même des gens faits pour ça, non ? Bon d'accord, rares étaient les guides sorciers spécialisés dans le Londres Moldu, mais elle-même n'était pas franchement spécialisée là-dedans. Sa spécialité c'était l'Histoire Magique et la Politique sorcière, pas les visites de Londres.

    Cependant, Iphigénie étant ce qu'elle était, elle retrouva assez vite sa bonne humeur. Cette visite contribuait à la bonne entente entre les deux ministères, ce qui était une réelle obligation dans cette phase de reconstruction du monde magique. Génie allait donc faire contre mauvaise fortune bon cœur. Chantonnant une petite comptine sorcière qu'elle aimait depuis son enfance, elle se dirigea vers la salle de bain afin d'y prendre une longue douche. Délicieux. Il lui fallut ensuite une bonne demi-heure pour venir à bout de sa longue chevelure blonde qui était bouclée et qui lui donnait un petit air sauvage, quand elle ne les disciplinait pas.

    Aujourd'hui, toutefois, elle décida de les attacher dans un chignon sévère, qu'elle adoucit d'un petit peigne en or poli sur lequel était fixé une perle en nacre. Après quoi, elle sauta dans une petite robe bleue avec un col en macramé.

    Roule ma poule, c'était l'heure de partir désormais. La jeune fille but un verre de jus de citrouille et se dirigea à pied vers le Ministère de la Magie En octobre, le temps était bien frais le matin, c'est pourquoi elle rajouta à sa tenue une cape bien chaude d'une jolie couleur rouille. Une petite pluie discrète venait de se terminer quand elle sortit de son immeuble pour rejoindre son lieu de travail. Il lui fallut peut-être dix minutes pour y arriver. Là, elle attendit une bonne-demie heure qu'arrivent les étrangers.

    Avec le sourire, bien entendu un peu froid, on ne changerait pas Iphigénie, elle les accueillit avec plaisir dans son lieu de travail, qui avait été quelque peu secoué par les derniers événements. « Bonjour à tous. Bienvenue en Angleterre. J'espère que votre séjour vous plaira. Je vous propose d'aller visiter un lieu mythique de l'Angleterre Magique. ». Une escorte d'aurors les accompagna évidemment jusqu'au Chaudron Baveur. On n'était jamais à l'abri d'un accident … voire d'un incident. Arrivés au pub bien connu, la jeune femme qui avait réservé un petit salon privé y conduisit la délégation. Il ne lui restait plus que quelques heures à jouer les hôtesses attentionnées. Qu'était-ce quelques heures de sa vie pour le bonheur du Monde Magique ? Iphigénie était prête à tous les sacrifices.

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Logan E. Murdoc
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Dim 5 Aoû - 20:18

    Logan détestait cordialement – là, (et crotte, ça commence, on est pas rendu, moi je vous le dit)(pardon Logan Chéri), la joueuse se dit que détester cordialement, c'est quand même un peu débile – sa sœur. Nolwenn, vingt ans de son état, était une relou en puissance qui les lui cassait sévère. (pardon, ce RP est commencé à une heure et quinze minutes du matin xD) Logan lui aurait bien collé sa main très délicate dans la joue, mais pucinette *tousse tousse* habitait encore chez les parents, ce qui rendait les choses quelque peu compliquées. Et en passant la porte du Chaudron Baveur, c'était précisément ce à quoi pensait Logan.

    « Elle me dit écrit une chanson contente, pas une chanson déprimante, une chanson que tout le monde aime ! » Logan soupira avant de rire – un rire faux, ironique et qui pouvait être presque méchant. Comment une chanson pouvait-elle être contente, hein ? Comment une chanson pouvait-elle éprouver des sentiments ? Ce n'était que des mots couchés sur le papier, rien de plus. Faire ressentir, à autrui, des sentiments, oui. Ressentir elle-même, non. Nolwenn était débile et son charmant frère ainé, si attentionné et si aimant, eu un rictus sardonique – ce mot claque, sérieux. Et puis Logan était un poète. Un philosophe – pas un clown, pas un de ces chanteurs dont les cheveux étaient enduit de gomme, comme ceux de ce groupe qu'aimait tant sa cadette. Les 2be3. Non mais ! Lui avait des valeurs plus hautes que ça ! Tout de même. Le jeune homme releva le col de sa chemise, se donnant un faux air de poète maudit au quel on a envie de coller son poing dans la tronche tellement il est relou et m'as-tu vu. Dans le pub sorcier, une femme d'une quarantaine d'années lui fit de l’œil – Tally, est-ce toi ? @.@ héhé – et Logan eu un sourire entendu. N'était-il pas irrésistible ?

    « Elle me dit fais comme les autres garçons, va taper dans un ballon, tu deviendra populaire ! » Alors elle, elle y connaissait clairement rien au Quidditch ! Un ballon ! J'vous jure … Logan soupira en descendant son whisky pur feu. OK, Nolwenn était moldue … Quoi ? C'était censé être une excuse ? Ça devait l'empêcher de faire une effort pour comprendre le monde d'où il venait ? Trop pas ! Logan eut un mouvement de lèvre dédaigneux. La prochaine fois qu'il la verrait, il … il ne savait pas, mais il gueulerait. En silence. En écrivant sur ses carnets de son écriture serrée et illisible, comme toujours, se contentant de soupirer, manière très adulte et très mature de faire comprendre à sa cadette qu'elle le faisait chier. Et pas qu'un peu. Nan, il tapait pas dans un ballon – même pas dans un cognard. Ce mec avait déjà loupé sa vie Là !

    « Elle me dit t'es trop nul, sors un peu de ta bulle, tu fais n'importe quoi on dirait que t'aime ça ! » Cette idiote n'y comprenait rien. Logan vida son verre rapidement avant de le poser dans un claquement sonore sur le bois du comptoir. Il salua le tenancier et s'éclipsa, côté monde sorcier. Ouais, à minuit largement passé, il était temps de rentrer. Dans sa bulle ? Il était dans sa bulle ? Elle ne comprenait rien. En attrapant sa baguette magique – ce truc qui ne lui servait qu'à rentrer chez lui, moi je suis Monsieur je-ne-sais-pas-lancer-de-sorts – Logan soupira, encore une fois. Bien sur que Nolwenn ne comprenait pas. C'était normal et au fond – tout au fond – de lui, Logan le savait. Il pouvait presque l'admettre. Presque ! Le jeune homme était juste trop buté pour l'admettre. Et puis sa frangine, il la détestait ! Pas question de faire d'effort pour elle. Et puis, Nolwenn finissait par lui dire quelque chose qu'il aimait.

    « Elle me dit danse ! Elle me dit danse danse danse ! » Généralement, c'était à ce moment là qu'Ewen arrivait, un large sourire collé aux lèvres. Logan se levait et accueillait sa plus jeune sœur dans ses bras … avant de la faire danser, sous le regard moqueur de Nolwenn. Pff. Ses sœurs, toutes des pisseuses. Et on s'étonnait qu'il fuyait le domicile familial ! Mais bref.

    - … Bordel, c'est quelle dalle, déjà ? Pourquoi ça marche p... AH BAH PAS TROP TOT !

    Et patient avec ça @.@ Bref. Logan rentrait enfin chez lui, dans les ruelles avoisinantes les chemin de Traverse après une journée à passer à philosopher au King's College de Londres. Et après avoir fait un détour dans un bar de danse latino. D'accord.
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Morgan L. Ashworth
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Ven 17 Aoû - 5:20

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Dernière édition par Morgan L. Ashworth le Mar 27 Aoû - 21:22, édité 3 fois
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Lula H. Blackwell
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Ven 17 Aoû - 15:28

    A quatre pattes sous la table, Lula cherchait quelque chose. Ou plusieurs choses, en fait. Il fallait dire qu'elle passait son temps à chercher quelque chose, vu le désordre sans nom qu'était devenu l'appartement en l'espace de peu de temps. Il y avait tellement d'objets entassés dans les quatre coins de la pièce qui n'avaient rien à faire là, comme ce caleçon sale qui n'appartenait ni à elle, ni à Houna, que Lula se demandait parfois comment elle avait pu gardé tant de souvenirs inutiles ou pas... Avant de ranger cette interrogation dans un coin de sa tête. Il y avait des questions qui resteraient sans réponses et celle là en faisait partie. La raison pour laquelle Lula collectionnait les objets variés, quitte à envahir leur espace vital au détriment des choses importantes, était encore inconnue à ce jour et devait le rester. Lula finit par se redresser avant de se prendre, évidement, la table en pleine tête. Elle se contenta de grimacer là où d'autres auraient insulter le meuble. Mais où était ces fichues baskets et ses souris ? En voulant sortir de l'endroit exigu, Lula fit face à deux pieds nus. Elle releva la tête pour avoir confirmation de ce qu'elle savait déjà : c'était Houna qui la fixait, amusée.

    -J'aime bien quand t'es à mes pieds.

    Lula leva les yeux au ciel face à la remarque de la canadienne et se releva. Debout, elle devait quand même lever la tête pour regarder Houna. Sans prêter attention à l'amusement de sa colocataire, elle continua sa quête. Après plusieurs minutes où elle cogna son orteil contre plusieurs meubles, où elle trouva une de ses culottes dans l'évier de la cuisine et finalement, retrouva Lennon et Warhol, rongeurs de leur état, sous un oreiller. Elle les mit sur son épaule et ils commencèrent à jouer à cache cache dans ses vêtements.. Plus que les chaussures. Et Houna qui continuait de l'observer, bras croisés, sans rien faire. Lula lui jeta un regard noir, faute de pouvoir lui gueuler de bouger un peu au lieu de rester au milieu de la pièce comme une cruche. Elle était trop polie (et trop muette) pour lui dire ça.

    -De quoi ? Tu as besoin d'aide pour chercher quelque chose ? Il suffit de me le demander, tu sais.

    Lula ouvrit la bouche, aucun mot s'en sortit. Alors, elle ne répondit rien et chercha ses baskets. Évidemment qu'elle savait qu'Houna pouvait l'aider. Elle n'avait qu'à demander pour que sa colocataire lance un Accio Baskets et l'affaire serait réglée. Mais non, la jeune journaliste s'obstinait à chercher à la mode moldue ses chaussures. Tout ça pour économiser quelques syllabes... Ah, chaussure droite trouvée ! La gauche ne doit pas être bien loin. Voilà. Trouvées ! Lula adressa un sourire victorieux à Houna.

    -Quinze minutes à mettre l'appartement sens-dessus pour deux souris et une paire de godasse, tu t'améliores. Au fait, tu vas où ?
    -Librairie côté moldu.

    Les mots simples avaient été prononcés d'une voix rauque et basse qui n'avait pas l'habitude d'être utilisée, certes, mais prononcés quand même. Lula se mit sur la pointe des pieds pour embrasser furtivement Houna sur les lèvres.

    -N'oublie pas de payer tes consommations au Chaudron Baveur.

    Lula sourit doucement et oublia de fermer la porte de l'appartement. Pas grave, Houna gueulerait quand elle rentrerait sous prétexte que ça faisait des courants d'airs, qu'elle allait attraper la crève et c'était pas si grave finalement, vu qu'elle faisait des études de Médicomagie et qu'elle devait bien savoir comment ça se guérissait, non ? Arrivée au Chaudron Baveur, comme l'avait prédit son amie, elle s'assit bien à une table. Pourquoi, au juste, prenait-elle autant son temps ? Elle avait un article à corriger, des questions d'interview à préparer, une lettre à rédiger, un appartement à ranger (non, ça c'était une blague), une voix à retrouver (ça aussi)... Bref, on pourrait presque dire que la jeune fille était occupée ! Mais non, à la fin d'une après midi passée à bouquiner et à remettre à plus tard ce qu'elle devait faire, elle avait eu l'envie folle d'aller boire une Bierraubeure. Quand bien même il y en avait dans le frigo. Si Houna avait fait le plein, du moins. Mais c'est pas grave, Lula commença, par habitude, à observer les sorciers autour d'elle. Sa contemplation de l'espèce humaine (ou presque) fut interrompu par Tom, le serveur, semblant vouloir prendre sa commande.

    -Une Bierraubeurre, s'il vous plait.

    Tom mit quelques instants à comprendre ce que la fille avait marmonné dans sa barbe inexistante. Voilà pourquoi c'était pas une bonne idée d'aller dans un bar. Il fallait qu'elle parle ! Et elle n'était définitivement pas douée avec ça. Quand il y avait Houna, c'était facile, la canadienne commandait pour deux et faisait la conversation toute seule. Mais quand Lula se la jouait solitaire, elle n'avait que sa voix chuchotée pour s'exprimer. Tom posa le verre devant elle. Elle en but une gorgée. Durant ses années au Canada, la saveur de cette boisson sorcière lui avait manqué. Et maintenant, c'était le caribou qui lui manquait. Mais bon, qu'est-ce qu'était une boisson à côté de Londres, sa ville chérie ? Pour Houna, c'était plus difficile, évidemment. Mais Lula était là. Du moment qu'elles étaient toutes les deux, peu importait le lieu, les autres, tout allait bien.

    -Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.

    Lula laissa échapper cette citation d'Afred de Musset (et non de Josiane Balasko comem l'a dit le père de la joueuse) destinée à personne d'autre que son verre du bout des lèvres, presque facilement comparé à ses propres phrases. Curieusement, elle avait moins de mal quand les mots ne lui appartenaient. Enfin, moins de mal... Non. Mais elle préférait. Une des personnes au alentour se tourna vers elle, croyant peut-être qu'elle lui causait. Elle l'ignora et finit son verre. Elle se leva, se dirigea vers la sortie, fit demi tour, paya sa consommation et quitta le Chaudron Baveur côté moldu. Elle pressa le pas quand même. Elle avait autre chose à faire qu'acheter des romans moldus.

    Qu'importait le flacon, pourvu que Lula ait l'ivresse.
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Benedict A. Gordon
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Mar 28 Aoû - 0:30

Place, place, place ! Le beau gosse du Chemin de Traverse entre au Chaudron Baveur donc écartez-vous !

Benedict, 100% Apollon, daignait ENFIN se rendre dans le bar le plus réputé des sorciers (avec les Trois Balais de Pré-au-lard) et boire un verre. En effet, le beau trentenaire n’y avait jamais mis les pieds. C’était en regardant sa calvitie naissante dans sa glace de salle de bain, juste après être sorti de sa douche, qu’il avait décidé qu'il était enfin temps de se trouver le grand amour. Il l’avait déjà cherché dans tous les bars de Londres et jamais ne l’avait trouvé. Il avait toujours refusé d’aller au Chaudron Baveur. Parce qu’il y avait beaucoup trop de passage, entre les mecs qui tapaient sur les pierres du mur et ceux qu’on entendait ronfler à l’étage, ronds comme des queues de pelle. Et aussi, parce que…arf, c’était trop populaire quoi ! Il y avait de tout là-bas, et surtout du mauvais tout. Le bon tout, avec les gens friqués, avec des vêtements propres, non, il n’y avait pas, mais le tout dégueulasse, qui boit et qui recrache dans son verre le vin qu’il vient d’ingurgiter, ben oui ! Là, il y’avait ! Enfin, c’est ce qu’il imaginait.
Par principe, et pour ne pas blesser son odorat et salir ses vêtements, il avait donc toujours rechigné à y aller. Mais là, devant cette glace, il s’était senti vieillir, devenir moche et ridé, comme un Saint Bernard sur le point d’accomplir son dernier voyage dans les montagnes. Il fallait qu’il trouve LA fille, absolument, et de préférence assez belle pour qu’il puisse la regarder. Un thon, ça ne servait à rien ! Et puis, il y en avait pleins dans les rues de Londres ! Il n’avait qu’à prendre la première mendiante, ben tiens, celle qui le dévorait des yeux chaque matin en tendant la main, et faire d’elle une princesse ! Enfin, sa femme quoi…
Non, il voulait une femme, une vraie, avec des cheveux, des dents, des mains (pour pouvoir lui faire à manger) et une dote. Oh oui, une grosse dote pour qu’il arrête de travailler pour toujours ! *o* ça ce serait la femme parfaite !

Il venait donc de pousser la porte du Chaudron Baveur lorsqu’il fut attaqué par une folle complètement pleine qui se jeta avidement sur lui. Il l’évita juste à temps, la laissant tomber par terre plutôt que dans ses bras. Et puis, il continua d’avancer dans le bar, sans prendre la peine d’aider la malheureuse à se relever. Bwaaarf ! Elle était en forme pour courir, elle allait être en forme pour se remettre debout toute seule !
Il regarda toutes les tables avec un regard intéressé, réajustant sa cravate bleue marine à pois blancs et enfonçant ses mains négligemment dans ses poches. La chasse était ouverte les poulettes ! De son regard bleu de renard, il observa chaque jeune femme avec attention, en prenant bien soin d’analyser chaque petit détail. Celle-ci ? Non ! La coiffure ! On voyait très bien qu’elle avait essayé d’imiter la coiffure de Princesse Leïa sans y arriver ! Et celle-là ? Il zooma un peu plus sur la bague à l’annulaire gauche et haussa les épaules. Mouais ! Il faudrait juste qu’il attende la fin de la soirée pour essayer de faire une approche, mais c’était possible.

Il s’assit enfin à une table libre et se défit enfin de sa veste noire pour retrousser les manches de sa chemise blanche (le fantasme de sa joueuse, elle était obligée !). Puis, toujours avec l’œil du faucon, il chercha la fille idéale, sans faire grande attention au serveur qui s’approchait de lui.

« Vous désirez boire quelque chose, Monsieur ? »

Lui lança une voix grave et un peu éraillée.

« Je prendrai juste un…whoooo »

Il venait enfin d’observer celui qui venait prendre sa commande et cela le choqua. Mais, nom d’un strangulot, ne leur apprenaient-ils donc pas à choisir le personnel dans un tel bar ? L’homme était moche et gros et….bwaaa ! Mais c’était quoi, ça aussi ? De la barbe MAL RASEE ??? Par Merlin ! C’était absolument désopilant ! Il essaya de passer l’éponge sur une telle image et, la main devant les yeux, continua sa commande.

« …un whisky pur feu »

Lorsqu’il partit, il imagina son serveur cracher dans son verre ou se moucher dedans. Bwaaa ! Qu’est-ce qu’il était venu faire là-dedans ! Il regarda d’un œil méfiant le gros mal rasé qui devait puer comme deux blaireaux réunis (enfin, il supposait que ce genre de grosse bête ne prenait de douche qu’à Noël et au Nouvel An) faire sa boisson et lui apporter juste devant lui. Bon. Normalement, il ne devait y avoir sur son verre que les marques des doigts mal curés du serveur. On ferait avec !
Il but quelques gorgées de sa boisson, appréciant tout de même le goût fort de l’alcool qui lui titillait le palé et repartit à la recherche de son héritière.

Enfin, son regard se posa sur une femme, assise au bar, de dos. Elle avait une robe élégante, chaussée des talons rouges absolument magnifiques et avait une coiffure blonde parfaite, à la mode des années 60-70.
Sans finir son verre, il s’approcha d’elle, un sourire charmeur, et s’assit juste en face de la femme qui devait être…brrrrr ! Bordel de troll unijambiste ! Encore une vieille !

« Bonjour jeune homme, vous recherchez de la compagnie »

Mais c’est qu’elle le draguait en plus, la grand-mère ! Cougaaar va ! L’intéressé déglutit péniblement et commença à se relever.

« Non, en fait je cherche euh…ma femme. Oui, elle s’appelle Estelle. Barnabé, au fait, heureux de faire votre connaissance, mais vous pouvez m’appeler Babar ! Bon c’est pas tout, mais il faut que je la retrouve. ESTEEELLLLE !! YOUHOUUUU »

Il venait de se lever, après avoir serré rapidement la main de mamie et se dirigea vers sa table pour finir son verre, payer l’addition, récupérer sa veste et s’en aller au pas de course loin de cet endroit.
Bon, apparemment, l’Amour ne se trouvait pas au Chaudron Baveur. En même temps, il l’avait toujours su, ça !

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Leopold G. Applewhite
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Mer 29 Aoû - 21:48


Elle est partout, elle s'envole et vous prend. La saleté est partout, chassons la !


Le Chaudron Baveur était un des lieux dans lesquels on n'a jamais envie de se rendre mais dont l'accès est obligatoire pour se rendre à destination, comme un accueil d'hôpital où siègerait une hôtesse désagréable, ou la caisse d'une boutique après un achat peu raisonnable. Du moins, c'était vrai aux yeux de Leopold qui ne pouvait comprendre comment autant de sorciers pouvaient commander un verre, s'asseoir, et passer des heures dans un lieu pareil. Il se souvenait encore du premier jour où il était entré dans ce pub. Sa mère était à ses côtés. On lui avait parlé du Chemin de Traverse, d'un lieu où l'on trouvait tout ce dont on avait besoin, un lieu où siégeaient la banque des sorciers et toutes sortes de boutiques. Alors Leopold n'avait pas eu à réfléchir longtemps : il s'était bien habillé, revêtant une veste élégante et une chemise impeccable. Sa mère, qui avait caressé l'espoir que la population ait pu changer depuis le temps, n'avait rien dit et n'avait pas été avarde en bijoux. L'entrée avait été fracassante : c'était la rencontre des torchons et des serviettes.

Leopold n'était pas revenu depuis plusieurs mois. En fait, depuis son retour d'asile, il tâchait de ne plus trop se rendre au Chemin de Traverse, névrosé à l'idée de passer par ce pub où la poussière n'était pas étrangère et où les sorciers eux-mêmes affichaient une certaine négligence, sans honte. Il savait que le simple contact avec la poignée de porte dévorée par le temps lui serait fatal. Pire, les effluves d'une Bieraubeurre chaude, les cris des plus vulgaires et les bousculades risquaient de le figer sur place. De même, la simple idée qu'à l'étage ronflaient des ivrognes et déambulait une femme de ménage aux vêtements aussi poussiéreux que les draps qu'elle agitait lui était insuportable. Mais il n'avait pas le choix. Il avait reçu une semaine auparavant une lettre de la librairie Fleury & Botts, lui annonçant que la séance de dédicaces aurait bel et bien lieu, dans cinq jours. C'était une bonne nouvelle : il adorait cette librairie, y avait passé des journées entières et était désormais largement connu des vendeurs. Jusque là, tout était au rendez-vous pour le réjouir, jusqu'à la vision du passage obligé. Il aurait pu emprunter le réseau de cheminées mais avait abandonné cette idée depuis que son dernier voyage lui avait donné une allergie à la poussière tant il en avait été recouvert. Alors il avait décidé d'être rapide et efficace.

L'écrivain avait tout préparé : il porterait une veste en velours pour ne pas subir un contact physique direct et des chaussures en cuir, car il n'aurait pas trop de mal à les nettoyer si de la poussière venait s'y loger. De plus, il se rendrait au pub en fin de matinée, à l'heure où les familles ne sont pas de sortie, où les ivrognes matinaux sont déjà partis cuver leur vin et où les travailleurs ne sont pas disponibles. Enfin, il aurait un chapeau pour ne voir que sa route et non ce qui viendrait l'entourer.

10h54. Devant lui, le panneau noir sur lequel logeait cette éternelle sorcière remuant son chaudron était toujours là, se balançant au rythme d'une légère brise. Il vit une silhouette entrer dans le pub, à l'apparence banale, autrement dit, encourageante. Pour se donner du courage, l'écrivain décida de voyager, de revivre ses visites à Versailles, à Blois, à Fontainebleau ou à Amboise. Sans trop s'en rendre compte, il se retrouva dans le Chaudron Baveur, la porte venant tout juste de se clore derrière lui. Aussitôt, il quitta la galerie des glaces, la chambre du roi, la salle du trône et les jardins : il était désormais dans les caves, pire, à la Cour des Miracles. Le pub était presque désert, si on oubliait la présence des mouches et des araignées. Toutefois, Leopold, qui serrait les poings, fut confronté à un spectacle désolant : le barman, sûrement pris d'une toux sérieuse, semblait prêt à vomir sur les verres qu'il astiquait, tandis qu'une vieille femme aux lunettes gigantesques venait de renverser son café sur un livre (blasphème !) et un cinquantenaire au ventre rebondi descendait de l'étage, se grattant le ventre qui dépassait d'une chemise délavée. Il préféra ne pas hésiter et, abaissant son chapeau sur ses yeux, se mit à avancer jusqu'à l'arrière-boutique où il devrait ouvrir le passage pour arriver sur le Chemin de Traverse. C'était sans compter sur la femme au café renversé.

- Monsieur Applewhite, n'est-ce pas ? Je me rendais à votre séance de dédicace !

J'essayais de sourire mais n'y parvenais pas. Ses ongles étaient sales et son haleine désagréable. Lui signer un autographe avant tous les autres, ce qui aurait pu être un privilège pour elle, devint pour moi un supplice. Elle eut le culot de me faire la bise. C'en était trop : je me mis à courir jusqu'à l'arrière-boutique, tombant presque sur le mur de pierre, tremblant en ouvrant le passage. Devant moi, bientôt, allait le Chemin de Traverse. L'autre monde était enfin ouvert. Mon Eden, rempli de livres et de plumes, n'était plus qu'à portée de main.
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Quinn S. Westchester
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Dim 30 Sep - 12:08

    Il était tôt ce jour là lorsque Quinn passa par le passage reliant le Chaudron Baveur au monde sorcier Londonien. Elle poussa la porte du pub, presque vide. Londres dormait encore. Quinn n’était pas une lève tard, surtout pas en semaine, lorsqu’elle devait travailler. Elle était une jeune femme occupée et active, ne supportant pas de rester à rien faire. Elle s’avança dans la pièce principale, le bruit de ses chaussures raisonnant sur le sol. Fouillant dans son petit sac qu’elle portait en bandoulière, elle en sortit quelques Noises et les posa sur le comptoir, où elle prit un exemplaire de la Gazette du Sorcier du jour. « Bonjour, un café-citrouille s’il vous plait. Sans sucre. » Commanda t-elle à la personne en service. En attendant qu’on la serve, elle se dirigea vers l’une des tables et s’assied, ôtant au passage sa lourde cape qu’elle portait sur ses épaules. Un feu de cheminée avait été allumé dans l’âtre, et il faisait bon dans le pub.
    On lui apporta sa commande. Elle sirota la boisson chaude, tout en tournant les pages du journal, à la recherche d’un article qui attirerait son attention. La clochette familière de la porte d’entrée tinta, et Quinn leva la tête. Ce n’était pas la personne qu’elle attendait. Aussi, elle replongea dans sa lecture.

    Elle n’avait pas besoin d’être à Sainte Mangouste avant au moins une heure. Elle avait donc prévu un rendez-vous matinal avec Caitlin Pryde. Quinn aimait bien cette femme, et elles étaient amenées à se voir de plus en plus souvent, depuis que la Westchester avait rejoint l’association pour la défense de Lycans. Un sujet qui passionnait la jeune femme, et elle était heureuse d’avoir trouvé quelqu’un avec qui partager tout cela. C’était une cause qu’elle prenait très à cœur, pour une raison qu’elle même ne connaissait pas. Mais au moins, elle était utile pour quelque chose. Ou du moins, elle essayait. Et puis, c’était également sa majeure d’études. Les créatures magiques. Quinn n’était pas vraiment d’accord pour qu’on qualifie Lycans, Vampire et Centaures de créatures magiques, au même titre que les botrucs et veracrasses. Elle trouvait cela injuste. Mais que pouvait-elle faire contre les décisions du Ministère de la Magie ?

    « Bonjour Quinn. » La jeune femme releva la tête et redescendit sur terre. « Oh, bonjour Caitlin. Excusez-moi je ne vous avais pas vu. Assez-vous je vous en prie, vous voulez boire quelque chose ? » Répondant par la négative, Mrs Pryde prit place en face de Quinn, qui referma son journal. Leur rendez-vous n’avait rien d’officiel. Caitlin était juste venue tenir au courant des nouvelles avancées concernant un cas rare de Lycan, qui s’était déclaré quelques jours plus tôt. Quinn avait décidé d’en faire le sujet de sa thèse et avait besoin de renseignements. Comme Mrs Pryde avait été sur place… Il était donc tout naturel qu’elle soit la personne à interroger.

    Au bout d’une petite heure d’une intense conversation, Quinn leva les yeux vers la grande horloge qui se trouvait au fond de la salle. Merlin, elle allait être à la bourre. Elle offrit un sourire d’excuse à Caitlin et se leva. « Ce fut un plaisir Caitlin, merci d’être venue si tôt. Je vous remercie pour tous ces renseignements, et si j’arrive à en savoir plus par l’hôpital, je vous tiendrais au courant. A bientôt ! » Et elle disparut côté sorcier, transplannant jusqu’à son lieu de travail.
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Faust A. D'Alençon
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Mar 9 Oct - 9:41

    Elle entra dans la salle de la taverne à pas feutrés, relâchant l’attache de sa cape noire. Elle écarta les pans de cette dernière, en avalant une profonde gorgée d’air. Il était chargé des effluves de bièraubeurre et de vapeur des café-citrouilles, avec une pointe de whisky pur feu. Parfum très familier, apaisant.

    A peine trois pas plus tard, et un grognement peu rassurant s’élevait à ses pieds.

    « Woh ! C’est quoi ça, calme-toi sale bestiole ! »

    Faust tourna la tête, un homme sans doute assis à la même place depuis la veille lançait un regard mauvais à la masse de fourrure grondante campée devant elle. Elle avança sa main, effleurant les oreilles de la créature.
    « Zéthos, tu as faim ? »
    Le Croup grogna d’autant plus en retroussant ses babines, il esquissa un mouvement en direction de l’homme inconnu. Il n’avait pas aimé sa façon de regarder sa maîtresse. Zéthos était une créature possessive. Faust papillonna des cils sans perdre son sourire assuré, à l’attention du personnage. Ses mains jouaient au-dessus de la fourrure de la Bête. Celle-ci recula pour s’assoir à ses pieds, après une petite seconde de réflexion… le temps de choisir quel instinct écouter. On ne pouvait se permettre une esclandre de bon matin, dans le Chaudron Baveur. Méphisto faisait en général assez de dégât dans les cuisines, lorsque Faust avait le dos tourné. L’autre Croup se tenait sagement près de la porte d’où venait de sortir une jeune fille visiblement pressée. Son museau scannait le sol, attrapant toutes les odeurs qui le recouvrait, avec intérêt.

    « Faut un permis pour ces trucs-là M’dame !
    - Oh, le faut-il ? »
    Une lueur de défi brillait dans ses yeux. En face, son interlocuteur paraissait regretter son premier regard, plus qu’insistant et peu subtile sur cette sorcière… à présent, en toute connaissance de cause – visiblement c’était une bourge prétentieuse – il ne parvenait pas plus s’en désintéresser.

    Les doigts de Faust ondulaient toujours au-dessus des oreilles de Zéthos. Elle ressentait, autant que son compagnon, la faim grandissante et l’envie saisissante de sauter sur cette proie agitée. Mais l’on se tient, lorsque justement, on doit jouer la bourge…
    « Lady d’Alençon ! C’est vous ?! Oh, mais venez me rejoindre, je vous en prie ! »
    Bien, maintenant qu’un nom était affiché sur le masque, il était clair que son rôle devrait être tenu jusqu’au bout et sans accroc.

    Faust tourna la tête, en même temps que les deux croups, dans la direction de cette voix claire et avenante. Elle adressa un signe de tête très respectueux à la Dame aussitôt reconnue, un peu plus loin, assise à une table, trônant presque. Sans reporter son attention vers l’homme interloqué par la scène, plus qu’il ne l’aurait voulu, et décidément dix fois plus que la scène ne le nécessitait, elle lâcha d’une voix posée, dont elle forçait le caractère léger : « J’aimerai rester avec vous, discuter avec vous du dressage de mes compagnons, mais j’ai à faire. Au plaisir de vous revoir, que la Lune vous sourit. » et de s’adresser à la Dame qui l’avait appelée « Lady Pryde ! Quel plaisir ! » Elle glissa jusqu’à la table de l’interpelée, Zéthos sur ses talons. Avec un léger claquement de doigt, Méphisto suivit, s'arrachant non sans un glapissement à sa traque olfactive. Quelque chose avait dû fortement le titiller, sur le seuil de cette porte.

    « Plaisir partagé, Faust ! Asseyez-vous, je vous en prie. Prendrez-vous votre petit déjeuner en ma compagnie, je viens d’achever un entretien avec une nouvelle recrue de mon association mais ne suis pas si pressée de partir, à moins que vos affaires ne vous imposent de filer ?
    - Oh, Caitlin… mon « affaire » doit encore ronfler dans une chambre à l’étage. »
    Un rire fit vibrer les lèvres et la silhouette de Lady d’Alençon, tandis qu’elle avait son regard piqué dans celui de son interlocutrice. Elle, gardant toute la retenue que sa classe lui imposait, tiquait avec curiosité mais classe, en plissant juste ses beaux yeux. Mais par souci de correction, Caitlin ne manqua pas de rire avec elle, comme si c’était normal. Oh il en fallait plus pour réellement choquer Caitlin Pryde, néanmoins il y avait des choses que les codes de leur société leur imposait de garder dans les ombres. Aussi Faust s’empressa-t-elle de continuer.
    « Loras, ce cher Trésor, a un rendez-vous avec son père ce matin. Je me charge d’être son rappeltout… il n’a dormi ni chez nous, ni dans sa garçonnière ou je ne sais comment il appelle son antre. Je préfère être celle qui le débusquera, plutôt que Roger, voyez-vous.
    - Oh bien sûr ! Je comprends ! » Il y avait un soulagement notable dans la voix de Caitlin, qui amusa Faust – allez savoir pourquoi. « Je ferai de même pour mon Dunstan, heureusement, c’est un garçon très discipliné.
    - Je n’en doute pas une seconde.
    - L’éducation des îles Skellig, un vrai miracle. Je dois dire qu’il est d’une nature très avantageuse, très disposé et volontaire.
    - La volonté manque à Loras, c’est un fait. Mais c’est un bon garçon.
    - Dunstan aussi est un bon garçon ! Dire qu’à Poudlard, en ce moment même où nous parlons, ils soumettent nos enfants à des conditions de vie et de travail révoltantes ! Mélusine tient-elle le coup ? C’est un tel trésor de jeune fille !
    - Oh, je crois qu’elle accepte sa condition avec une disposition toute remarquable…
    - Nous avons de la chance d’avoir des enfants aussi courageux.
    - Beaucoup de chance !
    - Mais il faudra que vous veniez à notre prochaine réunion du comité des parents d’élèves ! Nous avons beaucoup de points à discuter tous ensembles et des mesures à prendre ! L’action est la clé ! J’en toucherai un mot à Bohort. Bohort Westchester, vous le connaissez bien sûr.
    - Pas personnellement. Pas encore.
    - Il ne verra pas d’inconvénient à vous accueillir au sein de nos petites réunions.
    - Vous pensez ? Dans ce cas, ce sera avec plaisir. Donc, vous parliez de votre association ?
    - Oh oui ! J’y viens ! Attendez… vous n’allez pas rester ainsi, devant cette table vide. Jeune homme ! Soyez un amour, apportez-nous deux autres café-citrouille.
    - Et de l’eau, s’il vous plait, pour ces deux assoiffés.
    - Oui mesdames ! Accio !
    - Vos Croups sont splendides, nous en avions sur les îles Skellig. Ce sont des compagnons exemplaires.
    - Je ne peux qu’acquiescer.
    - Donc mon association, oh je suis ravie que cela vous intéresse ! Nous devrions parler ainsi plus souvent. Il s’agit d’une association pour plaider la cause des Lycans, les aider à s’intégrer dans notre société. J’espère ne pas vous effrayer !
    - Oh, je tiendrai le coup, chère Caitlin. Merci de vous en inquiéter, vous êtes un amour. Mais encore une fois, je tiendrais le coup.
    - Parfait ! »

_________________
Un nom n'est que bruit et fumée - Faust.
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Alexandre de Hautefeuille
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Lun 5 Nov - 13:46



    * Mais quel foutou ville ! Londres … Quelle idée de faire de cette ville tentaculaire la capitale de la Grande-Bretagne … Les Anglais sont vraiment stupides ! Et regarde-moi, celle-là, habillée comme pour le carnaval de Dunkerque ! Mais non, poulette, on est plus proche d'Halloween que du carnaval là … Saleté de rosbifs, ils peuvent pas faire attention ? En voilà un qui me bouscule maintenant ! * Alexandre de Hautefeuille râlait. Intérieurement pour le moment. Ce jeune homme âgé de 28 ans ne s'était toujours pas habitué à vivre en Angleterre. Quelle étrange idée, que de quitter le beau pays de son enfance, la France pour débarquer dans le brouillard anglais …

    Fallait dire qu'il n'avait pas eu le choix, le pauvre minet. On l'avait convoqué dans le bureau de la directrice de Beauxbâtons qui lui avait annoncé qu'il devait aller enseigner à Poudlard. No choice: il avait besoin de son salaire et de son travail pour entretenir sa mère. La pauvre, veuve et sans ressources particulières, si ce n'était une épargne due à la vente de sa ferme, avait bien besoin que Alexandre s'occupe d'elle. Il n'avait donc pas le choix: il irait en Angleterre.

    L'annoncer à la femme d'une soixantaine d'années qui lui tenait lieu de mère avait été difficile : il la laissait à la merci de sa famille, qui n'était pas franchement une famille idyllique. Mais c'était comme ça, il n'y avait pas à tortiller. Au moins, le jeune homme pourrait continuer à s'occuper de sa passion : la faune et la flore magique. Cela faisait presque un mois, maintenant qu'il enseignait aux anglais.

    Des insupportables gamins. De toute façon, Alexandre, enfant déjà, détestait les autres enfants. Il fuyait ce soir-là Poudlard. Profitant de ne pas devoir faire de rondes, le jeune homme était parti, dans l'espoir de boire un verre seul. Tranquille. Personne pour venir l'ennuyer. Pas de cris d'enfants déchaînés qui lui donnaient envie de les attacher par les jambes au plafond de Poudlard comme le faisait les ancestraux gardiens de l'école.
    Le point positif ? Il se rapprochait d'un de ses seuls amis. Rencontré des années plus tôt, Rafaël Luchini avait été un des rares confidents de Alexandre. Lui seul savait sans doute combien Alexandre avait de la peine à laisser sa mère seule, là-bas, en France. Ils partageaient la même passion pour la faune et la flore magique, ils pouvaient discuter. Alexandre lui accordait même sa confiance, ce qui semblait assez exceptionnel, quand on connaissait l'animal.

    La serveuse qui vint prendre sa commande agaça immédiatement Alexandre par son accent. Désagréable. Enfin, elle était anglaise quoi. Ou peut-être écossaise ? En tout cas, elle l'agaçait. Ce qu'il voulait boire … « Du bordeaux ? Ah non, vous n'avez pas ça ! Oh, un petit vin de Bordeaux, ce serait tellement délicieux, mais ces foutus anglais n'ont que la bière à la bouche ou le whisky. Malheur de malheur … Amenez moi une bière, tiens ! ».

    Il mêlait le français et l'anglais, qu'il ne parlait pas si bien que ça et avec un fort accent français, surtout. Bien. La serveuse lui apporta sa commande et Alexandre la but lentement, tout en observant la population anglaise. Tellement ridicule … Par Merlin, pourquoi, POURQUOI, POURQUOI était-il ici ? Il préférait sa campagne française, le vin français, les femmes françaises …Alors que le Royaume-Uni était si commun, si banal. Aucun intérêt. On mangeait mal -surtout quand Monroe, son collègue- cuisinait. On buvait mal. On s'habillait mal. On draguait mal. Quand était les prochaines vacances ? Qu'il puisse enfin retourner chez lui et oublier ces insupportables élèves et les tout autant insupportables anglais …



Ce qui est en italique est en français dans le texte
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Duncan
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Sam 22 Déc - 11:28

Une demi-heure au coin du feu...

Duncan s'assit lourdement dans un fauteuil libre, près de la cheminée – dont le contenu ardent était très littéralement en voie d'extinction. Un petit Incendio plus tard, le feu repartait de plus belle et réchauffait agréablement l'Auror exténué.

Sa journée de travail n'avait pas été des plus agréables – étant en l'attente d'une mission pour le moment, il l'avait passée à classer des dossiers dans les archives – et un passage dans le chemin de traverse, bondé comme à son habitude, avait fini de le fatiguer. Mais certains achats étaient d'une nécessité avérée, et il n'avait pu y couper – ce qui lui avait permis de constater que le prix des potions avait encore augmenté. Il porta sa main à sa poche intérieure, dans l'intention de boire une lampée de sa flasque, avant de se raviser. Avisant une serveuse qui passait, il commanda un Pur-Feu. Il ne se passa guère qu'une dizaine de secondes avant qu'un verre ne se matérialise – comme par magie, pensa-t-il avec une pointe d'humour – dans sa main gauche. Après un regard reconnaissant en direction de la jeune femme qui l'avait servi, il trempa légèrement ses lèvres dans le liquide ambré, jaugeant non pas sa qualité – c'était du Pur-Feu, tout de même – mais sa température. Même un mauvais whiskey pouvait être apprécié s'il était à la bonne température.

Pour l'instant, le contenu de son verre était à température ambiante – c'est à dire, compte tenu de l'atmosphère étouffante du Chaudron Baveur, un peu plus de vingt degrés celsius. Pas mal, et compte tenu de la qualité de l'alcool, largement suffisant pour une dégustation. Mais Duncan le préférait plus tiède de quelques degrés, un peu plus proche de sa température corporelle.

Il enserra donc le verre dans sa main, prévoyant d'attendre patiemment deux ou trois minutes que la chaleur émise par sa main et la proximité de l'âtre en aient doucement chauffé le contenu. Plongeant son regard dans l'âtre, il laissa son esprit vagabonder.

Sept mois qu'il était de retour en service actif, sur le terrain – du moins lorsqu'il n'avait pas une quelconque paperasserie ou formalité administrative à gérer – après près de trois ans à l'écart des opérations de maintien de l'ordre. Il avait repris ses activités habituelles – enfin, celles qu'il menait avant – avec impatience, mais aussi avec une certaine inquiétude : réussirait-il à rattraper le retard accumulé, à rééditer ses succès précédents, bref, à se montrer à la hauteur de l'auror qu'il avait été ?

- Que je suis toujours...
se reprit-il en marmonnant.

Dans sa main, le verre de whiskey avait atteint la température adéquate. Le portant à ses lèvres, il savoura une longue première gorgée. La sensation de légère brûlure, davantage réconfortante que désagréable, descendit le long de sa gorge, lui apportant une sensation de chaleur tout en lui éclaircissant les esprits. C'était les premières gorgées qu'il préférait, celles où l'on était parfaitement lucide, avant que l'alcool ne commence a embrumer l'esprit.

Il resserra sa prise sur le verre, habité d'un soudain accès de confiance et de volonté.

Bien sûr que je le suis toujours... Ce n'est pas parce que j'ai pris un mauvais coup que je suis fini, bordel ! Je suis Duncan Roderick, auror confirmé, et je vais leur montrer, à tous, que je suis encore le même homme qui a envoyé les receleurs de Portsmouth à Azkaban.

Il interrompit soudain le fil de ses pensées, réalisant soudain que ressasser le passé et s'appuyer sur ses réussites antérieures n'était pas une attitude viable lorsque l'on combat les forces du mal. Si son ancien mentor – paix à son âme – avait pu lire ses pensées, il lui aurait foutu une bonne claque derrière la tête avant de lui conseiller vivement de mettre ses états d'âme de coté lorsqu'il s'agissait du boulot. Ne pas les oublier, ne pas les laisser derrière soi, car c'était encore le meilleur moyen de passer de l'autre coté. Mais ne pas les laisser interférer avec son professionnalisme.

Savourant une autre gorgée, portant intérieurement un toast à la mémoire de James Rackerty, un des meilleurs aurors qu'il ait jamais connu, il porta son regard sur le mouvement apaisant et hypnotique de l'âtre. Bien que son domaine de compétence relève davantage de l'aérien que de l'ardent, le feu l'avait toujours apaisé. Que ce soit dans le châlet de son père, dans la maison de banlieue de son grand-père, dans la salle commune de la fraternité de l'air de Salem, dans l'espèce de manoir biscornu de son oncle ou dans son appartement londonien, le feu dans la cheminée avait été une constante dans tous les lieux où il habitait et avait habité.

Duncan sourit légèrement en remarquant que le feu ployait occasionnellement, face aux courants d'air transitant par la cheminée. Même dans le domaine du feu, l'influence du vent sur ce dernier se faisait toujours sentir. Et le vent, c'était son domaine.

Réalisant qu'il avait terminé son verre, et que la nuit était tombée, il décréta qu'il était temps de partir et de rejoindre son appartement en vue d'un bon repas – livré, comme il se doit – et d'une nuit de sommeil réparatrice. Il enfila son lourd manteau, régla sa consommation et sortit. A peine fut-il sorti sur le perron qu'il fut assailli par un vent glacial. Au lieu de grimacer, ce qui aurait été la réaction d'un sorcier – ou d'un moldu – lambda, il se contenta de sourire et de murmurer dans le vent. Ce dernier baissa aussitôt d'intensité, semblant contourner l'Aeromancien au lieu de suivre son cheminement naturel.

Un air satisfait sur le visage, il transplana.
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Christopher L. Williams
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Dim 6 Jan - 20:53


Christopher ouvrit les yeux et ne vit rien. Merde. Tous les matins, c’était la même chose. Il ne pouvait s’en empêcher, de simplement espérer. Pas grand-chose. Trois secondes. Quelques couleurs, il ne savait pas lui ! Juste un petit quelque chose pour lui donner espoir, une petite lumière dans sa sinistre existence qui lui annoncerait que tout n’était pas perdu. Mais non, il était bête. Cela faisait plus d’un an, à présent.

Un an dans les ténèbres.

Christopher se leva péniblement de son lit. Il avait oublié de fermer le volet la veille, comme souvent. Il sentait la chaleur d’un rayon sur sa peau nue. Même le fait de le savoir ne pouvait le mettre de charmante humeur. L’ancien légionnaire se leva pour de bon, attrapa en tâtonnant ses vêtements lancés en vrac sur une chaise le soir avant de s’affaler sur son lit. Aveugle et célibataire endurci ne faisait pas vraiment bon ménage. Mais ça, il ne l’aurait pour rien au monde avoué. Les femmes, ça ne valait pas la peine.

C’était devenu des êtres faux, sournois et hypocrites depuis qu’on lui avait brisé le cœur. En avait-il eu un, un jour, d’ailleurs ? Mal réveillé, le jeune homme du s’y reprendre à deux fois pour boutonner sa chemise. Les boutons devaient être dans le bon trou. Du-il y passer trois heures, il aurait recommencé. On était mardi et comme tous les mardis, il devait s’assurer d’être impeccable vu que c’était l’un des rares jours où il sortait. Ce n’était qu’un bout de chemin mais on ne savait jamais. Même maintenant, il tenait à être sous son meilleur jour si jamais il tombait sur quelqu’un qu’il connaissait d’avant. Il avait toujours cette crainte présente alors il faisait de son mieux pour la dompter. Il n’aurait rien à se reprocher si il sortait comme ça.
A la cuisine, il demanda à la cuisinière de lui préparer un café.
Et dire qu’il avait mis plus de deux mois avant d’accepter cette technologie. Kimberley avait réussi à le convaincre. Comme d’habitude sa sœur avait raison. Les objets répondant à un ordre vocal étaient ce qu’il y avait de plus pratique pour quelqu’un comme lui. Il n’y avait décidément que sa sœur pour lui faire entendre raison. Les mois passés, à se dépêtrer seul dans le noir avaient été plus que laborieux. Heureusement qu’il y avait de nombreux services de livraisons à domiciles !

Ça lui avait évité de commencer à apprendre à cuisiner de manière désastreuse. Quoi ? Oui, il savait pas vraiment cuisiner. Et maintenant…c’était un peu tard pour apprendre à moins de foutre le feu aux rideaux et à l’immeuble entier. Ou encore de se couper, de se brûler… la cuisine est un endroit tellement dangereux dès qu’on y voit rien !

Chris avala rapidement son café, se brûlant à moitié la langue au passage. Tant pis ! Tant qu’il faisait de petites erreurs, c’est qu’il était encore en vie. C’est ce que lui avait affirmé un camarade de la légion une fois, il y avait des années lumières de ça. Le blondinet, fini de se préparer attrapa sa stupide canne, sa lettre qu’il glissa dans sa poche intérieure et sortit. Arrivé en bas, le chien aboya son maître d’un air suppliant qu’il ignora. De quoi se plaignait-il ? Il avait son carré de pelouse, c’était déjà bien.

La propriétaire, compatissante, lui avait attribué l’un des petits carrés d’herbe au pied de l’immeuble pour qu’il puisse y enfermer le chien. C’était n’importe quoi ! Comme s’il avait besoin de lui ! Chris sentit l’air frais lui fouettait le visage.

Ça y est, il était dehors, dans la rue. Les lunettes noires pouvaient sembler bizarres aux passants en cette matinée grisâtre mais il s’en fichait. C’était mieux que d’être dévisagé dans les yeux. Le Chaudron Baveur n’était qu’à deux rues de là. Il connaissait le chemin par cœur.

Dès qu’il le vit entrer, Tom, la barman enleva prestement d’un coup de baguette les quelques chaises sur le chemin du jeune homme. Il commençait à le connaître ce petiot. Il veillait bien à le faire avec discrétion, il savait combien ce genre d’attitude le mettait hors de lui. Mais il l’aimait bien. Les mardis, il ne prenait rien en y allant, c’était toujours au retour qu’il s’arrêtait.

- Bonjour Monsieur Williams.


- S’lut Tom. Je m’arrête pas, j’ai quelques emplettes à faire.

Christopher s’avança jusqu’au mur de l’arrière-cour donnant sur la fameuse allée du Chemin de Traverse. Un mur, un simple mur qui arrivait à l’arrêter. Il poussa un sourire et demeura immobile devant lui. Il détestait cet assistanat.

- Pardon monsieur.

Tom, comme d’habitude venait lui ouvrir le passage. Chris remercia sèchement et s’avança dans la foule des premiers badauds. Le vieil homme le regarda s’éloigner. Pauvre gamin. Il était trop fier pour ce qui lui arrivait. Il ne lui en voulait pas de ce comportement un peu sauvage, il s’y était fait à la longue. Et puis, c’était un bon client du bar.

Le blondinet s’avança dans l’allée, d’un pas rapide et mesuré, répété des centaines de fois pour être sûr de ne pas tomber. Il avait une foule de choses à faire mais tout d’abord, il devait aller trouver un hibou pour envoyer sa lettre à Kimberley. Comme tous les mardis. Et puis, après il aurait toute la journée pour trouver que faire ou qu’acheter…

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Aryon G. Edwards
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Dim 3 Fév - 22:14

    Un trench-coat beige sur le dos, une paire de mocassins en cuir orange aux pieds accompagné d’un jean skinny clair et d’un simple tee-shirt blanc trop large, une paire de lunettes rondes de soleil sur le nez, cheveux légèrement rebelles et bouclés, un sac de voyage en cuir marron foncé à ses pieds. Assis sur un banc, en bordure de mer, Aryon avait le regard plongé sur les vagues noires qui déferlaient sur le sable inlassablement, battant le rythme lunaire d’une terre qui n’avait toujours pas arrêté de tourner. Il pinça légèrement ses lèvres, craquant pour une cigarette pour ne pas se ronger les ongles. California. Le soleil entamait sa dernière étape tapissant la mer et le ciel de rouge et de bleu, un paysage qu’il avait tant l’habitude de contempler du bord de son balcon. Un paysage qu’il connaissait aussi depuis 28 ans, par cœur. Le brouhaha du passage incessant des voitures, derrière lui, le remit droit dans la réalité. D’un mouvement assez brusque qui effraya les deux mouettes perchées sur le bord de la rambarde, il attrapa les anses de son sac et tourna dos à la mer pour traverser la route. Il passa rapidement devant l’un de ses bars préférés sur Hollywood Boulevard, The Drunk Singer. Il y avait à l’intérieur une petite scène sur laquelle chanteurs et acteurs avaient l’occasion de montrer leurs talents, l’histoire d’un soir. Perdu dans ses souvenirs, il ne réalisa pas tout de suite qu’il s’était arrêté devant l’une des baies vitrées du bar, jusqu’au moment où l’un des moldus trop abrutis par l’alcool renversa son cocktail douteux par terre, éclaboussant de petites tâches vertes fluorescentes son trench-coat. Cette espèce de moldu disproportionnée par les lipides qui nourrissaient son corps ignorait complètement ce qui venait de se passer, sirotant comme un assoiffé son verre de Coca-Cola. Il reprit sa route, déjouant du regard The Drunk Singer et entrée quelques mètres plus loin dans un post office à la devanture rose bonbon et vert. Le petit cliquetis de la porte d’entrée réveilla le vieil homme assoupi sur le bord d’un canapé vert pomme en tissu. Il adressa un regard affolé à Aryon avant d’écarter un large sourire de courtoisie tout en pointant son index vers la porte au fond de la pièce. Staff only. La pièce dans laquelle se trouvait Aryon ne devait pas faire plus d’une vingtaine de mètres carré, couvert d’affiches publicitaires ventant les mérites d’une poste efficace et rapide. Du plus loin qu’il se rappel, Aryon n’avait encore jamais vu un moldu entrée dans cette poste, et ce vieil homme rasé de prêt, jean Lévis et chemise à carreaux, lui avait toujours paru aussi vieux. Il enclencha la poignée de la porte, adressant un bref merci au vieil homme et se retrouva dans ce qui ne ressemblait ni plus ni moins à un cagibi froid et vide. Il fit deux pas, se plaçant au centre de la pièce où l’on pouvait deviner une place stratégique à la vue de l’usure du béton ciré au sol.

    Il ouvrit son sac, pour en sortir sa baguette précieusement glissée dans l’une des poches à fermeture et la remplaça par sa paire de lunettes de soleil. Une fois sa baguette à la main, il enchanta la fermeture de son sac pour qu’elle se ferme et pointa les taches devenues jaunes de son trenchcoat qu’il fit disparaitre, en tournoyant sa baguette dans le sens des aiguilles d’une montre. Trois tours suffirent à faire disparaître les quelques taches. Puis, il tapota deux fois sa baguette sur l’unique étagère vide à sa gauche avant que le sol ne se mette à légèrement vibrer et descendre lentement. Quelques mètres plus bas, les murs n’avaient plus l’aspect brut du cagibi, mais était recouvert d’un bois clair, très semblables à celui qu’il connaissait bien à la zone 51. Les grincements des poulies du système sifflèrent lentement avant que le sol ne s’arrête net, déséquilibrant Aryon au passage. Au même moment sur sa droite, le mur couvert de bois s’écarta, laissant secondes par secondes un espace pour sortir. Avant même qu’elle ne soit complètement ouverte, Aryon s’était déjà faufilé dans l’ouverture, arrivant face à face à une jeune demoiselle pour le moins surprise de son arrivée soudaine. Sa petite taille et son visage d’une apparence si lisse, rappelaient à Aryon ses poupées de cire qu’il voyait dans les vitrines moldu. Sa longue chevelure dorée tombait avec légèreté sur ses épaules frêles, qu’elle couvrait à peine d’une robe vert claire à moitié transparente. Avant qu’elle ne décolle ses lèvres l’une de l’autre pour parler, Aryon avait déjà eu le temps d’observer les lieux. Rien n’était semblable à ce qu’il avait en mémoire, il faut dire que la circulation à l’intérieur des États-Unis avait été rendue presque impossible en utilisant les services publics. Le portoloin était pourtant un objet bien pratique pour traverser de si grandes étendues de terre et d’eau, mais la sécurité passait bien avant tout. Il se trouvait au centre d’une pièce rectangulaire au mur immaculé d’un jaune chaud. À sa gauche se trouvait un petit bureau blanc recouvert d’une dizaine de journaux du jour.

    ‘Hi, what can I do for ya?’ s’exclama la jeune femme d’une voix rauque. ‘Good evening, I’m going to New Yoark’ répondit Aryon plongeant ses yeux un instant vers le décolletée transparent de la jeune femme. ‘Lovely, can I have your name please?’ dit-elle en se plaçant derrière son bureau, un crayon magique à la main et sortant un registre de sous son bureau. Aryon la suivit du regard avant de se poser face à elle. ‘Edwards, Aryon’ ‘Hum... let me see. I have to check something first. May I ask for your travel card that we send you?’ Aryon sans dire un mot, glissa sa main dans l’une des poches intérieure de son trench et en sortit un petit morceau de papier, rigide comme une feuille de fer. ‘Wonderful!’ Elle prit sa baguette, d’un bois rouge tressée comme la corne d’une licorne, attrapa la carte de la main d’Aryon, laissant apparaître ses ongles fraichement manucurés, et pointa sa baguette sur l’objet qui se mit à tournoyé dans les airs, jusqu’à ce que seulement un filet gris soit visible à l’œil nu. Un moment de déjà vu qui fit frissonner Aryon. Pendant ce temps, il signa de ses initiales le registre et au moment même où il posa le crayon magique, l’objet s’immobilisa net quelques centimètres au-dessus de sa tête, se révélant être une clé. Dans un automatisme presque frustrant pour Aryon, la jeune femme attrapa la clé, rangea le registre et se dirigea à sa droite, sur l’une des deux portes en bois de la pièce. ‘Soo, this the key.’ de profile à la porte, elle tendit la clé à Aryon, un sourire sur les lèvres. ‘It was a pleasure to see you Mr Edwards, enjoy your travel !’ finit-elle d’une voix chantonnant, reprenant la direction de son bureau où deux nouveaux sorciers avaient fait leurs apparitions.

    Son sac sur l’épaule, sa baguette à la main droite, il enfonça la clé dans la serrure qui tourna sur un demi-tour vers la gauche. Il lâcha la clé de la main et entendit un léger cliquetis qui ouvrit la porte légèrement. Il jeta un dernier regard derrière lui et poussa la porte se retrouvant sur le bord d’une plage. Face à lui, plusieurs planches de bois traçaient un chemin éclairé par de simples torches. Il referma la porte derrière lui et en un clignement d’œil elle disparut, laissant Aryon au beau milieu de nulle part. Il resserra légèrement ses doigts autour de sa baguette, prenant sa respiration et levant les yeux en l’air. La nuit n’avait rien d’étoiler ce soir, pourtant il aurait juré en avoir vu une centaine quelques minutes plus tôt. Il commença son chemin, suivant la route qui semblait lui être toute tracée, passant devant un panneau d’indication montrant le nombre de kilomètres qu’il lui restait à parcourir pour aller à New York, Boston ou bien Chicago. Quelques dizaines de mettre plus loin, un homme vêtu d’un costume bleu nuit très simple, lui fit signe de s’approcher rapidement. À côté de lui, posé sur un une imposante roche se trouvait une canette de boisson effervescente moldu, à moitié tordue et visiblement usagée. Arrivé à sa taille, il se trouva devant l’homme qui ne devait pas lui arriver plus haut que son torse. ‘Hello Mr Edwards, this is the plan of your journey’ il lui tendit un morceau de parchemin. ‘You will be in New York in 5 minutes after you touch the caan, and then someone will guide you to go to ... Paris, right?’ ‘No, London. I’m going to London.’ ‘Alright, no worries. Anyway, hold very tidily the caan and whish you a lovely journey.’ Il s’arrêta un instant, se grattant la tête, laissant Aryon s’approcher de la canette. ‘OH yes, I forgot, it is 1‘o’clock in New York. Bye !’ Aryon esquissa un fin sourire, rangeant sa baguette dans son sac. Il prit une légère respiration avant de se pencher vers la canette et tendre la main. Il leva les yeux vers la mer qui se tenait face à lui et attrapa la canette fermement. La sensation familière d’être tiré par le nombril par une épingle à linge, il se sentit comme volé dans les airs, tournant sans discontinu dans l’espace. Son trench fouettait son jean à vive allure, bataillant ses fines jambes de toute part. Il n’eut même pas le temps de lancer une grossièreté lorsqu’il sentit son sac descendre de son épaule que ses pieds touchèrent de nouveau le sol. La première chose qui le frappa de plein fouet, fut de sentir que le vent qu’il sentait se bataillait dans son trench ne s’était pas calmé. La deuxième, fut la vue surprenante qu’il avait maintenant atour de lui, sur la terrasse d’un des grattes ciels de Manhattan. Quittant des yeux l’horizon, il tourna la tête de gauche à droite, observant les lieux d’un oeil intrigué. ‘YOU must be kid-ding darl-ing!’ s’exclama une voix féminine derrière lui. À moitié ahurie par cette Aryon se pinça les lèvres avant de se retourner. ‘Hhe...», Mais aucun autre mot ne réussit à sortir de sa bouche, lorsqu’il se retrouva face à elle. Habillé d’un jean délavé, d’une petite veste jaune pétante et d’un haut à paillettes le tout surélevé d’une pair de mocassins jaune pétant, la jeune femme à la peau brune ouvrit les bras comme pour serrer Aryon dans ses bras. Ce qui en vérité arriva un dixième de seconde plus tard. Il se retrouva la tête emmitouflée dans les cheveux bouclés d’Ilona, une amie de Salem qu’il n’avait pas vu depuis des années. Il lâcha son sac de son coude, le laissant tomber sur la terrasse dans un bruit sourd et laissa disparaître son air ahuri par un large sourire. ‘Ilona! My god, yo haven’t change at all, always so trendy!’ ‘You can talk babe, you’re even cutest than ... than ... OH MY GOD, I cannot even reminder last time I saw you! By the way, what are you doing in New York, I though you will never leave the bea-ch of California! OH MY GOOOD, it is sooo good to see youuu again! YOU have to teeeeeell me every-thing!’ Les années avaient passé depuis Salem, c’est vrai, et Aryon en avait même oublié à quel point elle pouvait être bavarde. Il jeta un œil à sa montre et reprit le cours de sa discussion, plongeant son regard dans les yeux pétillant et très maquillé de la jeune femme. ‘Well, I’m leaving the USA for good...», mais il n’eut même pas le temps de continuer sa phrase, que d’un geste de la main et le regard négateur, Ilona l’arrêta. ‘WHAAAT the Fuuck?! Nonsense! Why?! Oh wait, don’t tell me you are going to work for these bloody British at least?!’ Le visage d’Aryon trahit sa réponse et avant même qu’il n’ouvre à nouveau la bouche, Ilona reprit de plus belle. ‘Oh my God, that’s AM-AI-ZING! I’m so jealous... seriously if I was not here I could kill to live in ... oh wait you did not tell me where you ‘re going?’ ‘I’m going to London for work yes, and I am sorry Ill, I don’t want to be rude but I have a long journey so if we can hurry, that would be lovely.’ ‘Of course darling, London is soo amaizing you will see.’ Elle avait déjà tourné les talons et marchait en direction d’une des petites tables en fer rouge un peu plus loin, placé au bord d’une jardinière. ‘Hum. Let me see’ dit-elle en prenant le morceau de parchemin posé sur la table. Aryon avait déjà repris son sac à main, et presque rassuré d’avoir pu coupé assez court avec Ilona, se dirigea vers l’endroit où elle se tenait, posant au passage la canette qu’il tenait toujours dans la main sur le bord de la table. ‘Oh thanks, sorry. So, about your journey to London, the rules have changed a lot since the war, so you will actually need to use your element to go their.’ ‘What?! What do you mean?’ ‘In fact, that’s very simple, all you have to do is to make an object using your element. Water is the simplest I think, last time I was going to Paris and ...’ Aryon n’écoutait plus vraiment Ilona et s’était déjà retourné vers le seau d’eau à ses pieds, il ferma les yeux, se pinça les lèvres et sentit en lui le calme s’imposer. La voix d’Ilona lui était encore audible, mais elle s’était transformée en bruit de fond assez agréable. Il ouvrit les yeux un instant après et entendu comme un flop tombé dans le seau d’eau, éclaboussant au passage la terrasse en béton.

    Il se rapprocha du sceau et attrapa le petit morceau de glaçon qu’y s’y trouvait flotté en surface. Aryon avait créé un nœud papillon d’environ cinq centimètres de diamètres. Il se pencha pour attraper le morceau de glaçon et retourna vers Ilona la main ouverte. ‘Very well, so, you’ll arrive at the leaky cauldron in London. It’s a bit rubbish I have to admit but one of the best place to visit London, definitely.’ Elle sortit sa baguette de son décolleté et fit voleté dans les airs le nœud papillon. Aryon s’écarta légèrement, suffisamment pour ne pas être dans le champ de vision de la baguette, et laissa Ilona enchanter ce drôle de portoloin. ‘Thanks Ilona’ il reprit son sac et avant même qu’elle ne le temps de se plonger à nouveau dans les bras d’Aryon ce qu’il sentait arrivé rapidement, il attrapa le nœud toujours dans les airs, acquiesçant un léger sourire. Une fois de plus, il se sentit tiré part tous les côtés, quittant les lumières de la ville pour tomber dans de sombres ténèbres. ‘Sorry’. Le glaçon qu’il tenait dans la main ne lui donnait aucune sensation et pas une goutte d’eau ne semblait couler de sa main. Quelques secondes plus tard, qui parurent des minutes pour Aryon, ses pieds touchèrent de nouveau un sol de pierre grise. Il pouvait le dire parfaitement, car il se retrouva les genoux sur le sol, les mains plaquées contre et son sac un peu plus loin. À quatre pattes, il leva la tête, poussant d’une de ses mains les quelques cheveux qui lui couvraient la vue et observer les lieux. Il en profita pour se relever rapidement, passant sa main sur ses affaires comme pour en enlever la poussière.

    ‘morning love, are you alright?’ luit tint une forte femme sur sa droite. Elle portait une tunique prune, un chignon relevé et Aryon aurait pu jurer qu’elle était anglaise rien qu’au son de sa voix. ‘Good morning, sorry… hum…’ il écarta sa main droite en direction du nœud papillon au sol qui par aspiration atterrit au creux de sa paume. ‘Sorry, where am I ?’, la vieille femme ne prêta pas attention à ce qu’Aryon venait de faire, mais lui répondit en posant les chaises d’une table en bois au sol. ‘Oh sweatheart, what happen to you, this is the leaky cauldron ! Welcome in the UK !’ ‘This is it’ se chuchotta à lui même Aryon. Il jeta un œil au nœud papillon qu’il tenait dans la main et ferma fermement son poigné, sentant le glaçon fondre et doucement pénétré dans sa peau. Un doux frisson glissa le long de son bras droit, jusque dans son cou. Aryon glissa sa main dans l’une des poches de son pantalon pour sortir une cigarette qu’il alluma du bout de la flamme d’une bougie sur le bord d’une table. À son approche, la flamme faillit s’éteindre. Il lâcha une bouffée de nicotine dans ce qui ressemblait au pub peu fréquentable dont il avait entendu parler. Il attrapa les anses de son sac, sortit sa baguette qu’il glissa dans l’une des poches de son jean, puis prit le morceau de parchemin de sa poche intérieur : You well arrived at the your destination. We hope that you have enjoyed your travel. Yours faithfully, the Secretary of Magic’s Travel. Il esquissa un fin sourire, regarda sa montre et se retourna de nouveau vers la vieille femme. ‘Do you know where can I find the Diagon … Alley ?’ La vieille femme s’arrêta de nettoyer l’une des tables en bois et se mit à rire avant de reprendre son sérieux voyant qu’Aryon était très sérieux. ‘You are on Diagon Alley my boy !’ Aryon se sentit à nouveau légèrement ridicule et décida de se poser à l’une des grandes tables en bois face au bar. ‘Then, I will take a strong black coffee, please’ dit-il en posant ses fesses sur une chaise bancale.

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Brittany S. Ashworth
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Lun 4 Fév - 3:07

Lundi 20 septembre 1999 – fin de matinée
Passage express à la demeure Ashworth, puis sur le Chemin de Traverse


- Non d'un Merlin joufflu ! Mais où est-ce que je pourrais trouver ça ?

Depuis dix bonnes minutes, Brittany criait. Elle criait et retournait toute sa bibliothèque. Elle attrapait un livre, le feuilletait et, ne trouvant rien, le jetait sur le côté. Plus les minutes passaient et plus les livres étaient jetés violemment. Le blonde voyait son impuissance se dessiner à mesure que le temps s'écoulait. Et elle n'aimait pas ça, vraiment pas...

- Mais c'est pas possible ! Un livre ! Pas un humain ! Un livre ! C'est pas comme si je recherchais un petit animal !

L'agacement était monté à son paroxysme. Tout l'air semblait touché par les cris stridents de la jeune femme. Une aura électrique s'échappait presque d'elle. Elle jeta un œil autour d'elle, espérant trouver le sésame... Mais rien... Outre ce chaos pesant qu'elle avait créé dans sa propre chambre. En voyant tout le bazar, elle désespéra et s'assit pour reprendre ses esprits. Elle prit une profonde inspiration, puis, après avoir laissé l'air envahir ses poumons, elle sortit sa baguette et rangea tous les éléments à leur place.
Une fois fait, elle soupira.

- Satané empoisonnement !

La guérisseuse était face à un problème de taille. Ce n'était pas le premier tracas de sa courte carrière, bien sûr, mais, cette fois-ci, la solution ne lui était pas directement servie sur un plateau... Les habitudes ont la vie dure...
Dans son service, à Ste Mangouste, un jeune homme s'était présenté pour un cas d'empoisonnement inconnu. Cela lui créait des pustules atroces sur le visage. Chacun de ses traits était ponctué d'un énorme bouton. Ses lèvres étaient légèrement bleutées. Ses yeux commençaient à devenir clos. Son pronostic vital n'était, certes, pas engagé, mais les scrofules attaquaient désormais la gorge de ce pauvre garçon. Il était donc réellement temps que Brittany trouve une solution pour son patient.

Sa bibliothèque ne lui ayant pas délivré de réponses, elle se sentait perdue. A ses yeux, elle aurait dû réussir à le laisser quitter l'hôpital depuis bien longtemps... C'est d'ailleurs pour cela qu'elle avait pris une demi-heure de pause repas à l'extérieur. Le temps s'écoulant, elle se devait de se dépêcher. Et pourtant, elle n'avait pas l'ombre d'une piste. Par acquis de conscience, elle feuilleta ses petits carnets. Un espoir sot d'avoir déjà rencontré ce cas lui était parvenu. Bien sûr, cela ne se produisit pas. Néanmoins, elle trouva une solution. Le Chemin de Traverse ! Le lieu où l'on se rend pour trouver toutes les fournitures nécessaires. Mais pourquoi n'y avait-elle pas pensé plus tôt ?

Brittany fonça alors dans le salon pour récupérer ses affaires. Un petit brin de curiosité la poussa à vérifier son apparence. Son reflet lui parut tout à fait acceptable : ses cheveux longs et blonds attachés en une queue de cheval très soignée, la raie légèrement de côté, un léger trait de noir sous les yeux et un fin trait de rouge à lèvres dont la couleur tirait vers le auburn. Elle se recula afin de jauger sa tenue : une chemise blanche, un tailleur noir dont la coupe lui allait si bien qu'il semblait avoir été fait pour elle sur mesure. Elle recentra ce dernier pour se sentir parfaite. Après un petit sourire satisfait, elle attrapa ses affaires. Elle se dirigea ensuite vers la cheminée du salon et y lança un peu de poudre de cheminette.

En un rien de temps, elle se retrouva au Chaudron Baveur. Elle jeta un petit coup d'œil à sa montre gousset magique, qui lui indiqua, avec un sourire, qu'il lui restait un quart d'heure. Elle se hâta pour traverser la foule de sorciers amassés dans ce petit espace, sirotant bièraubeurre ou alcools forts, un air ravi sur leur visage d'alcooliques. Ce genre d'ambiance la dégoutait profondément. Elle se sentait comme un elfe de maison dans la demeure Malfoy, donc, autant le dire, mal et piégée. A cette pensée, elle accéléra le pas. Soudain, quelqu'un la bouscula. Un homme, à première vue. Il lui parla.

– Oh, bah ça ! Je ne m'y attendais pas !

La jeune femme leva les yeux. La panique s'empara d'elle. Non d'un cracmol ! C'était... euh... mince... Pi... Pi-quelque-chose. (Elle vérifierait dans son carnet ce soir) Un garçon avec qui elle s'était... amusée, dirons-nous. Un de ceux qu'elle aurait voulu ne jamais recroiser de sa vie... Oh, il était tout à fait correct. Très poli. Avec un brin de mystère qui émanait de lui. Dans d'autres conditions et si son propre caractère avait été différent, elle l'aurait sans hésiter présenter à telles ou telles amies, voire à sa défunte mère. Le pauvre bougre se serait montré parfait, un bon petit genre idéal. Malheureusement pour lui, la blonde ne cherchait ni époux ni relation sérieuse. Il tombait donc à un très mauvais moment. Une seule question trônait dans la tête de la Ashworth : comment diable s'en débarrasser ?

- Je t'offre un café ?

Il lui dit cela avec un regard malicieux et charmeur, le même qui avait plu à Brittany le soir où elle l'avait suivi dans son appartement. Ce regard courageux et timide à la fois. Celui qui lui signifiait : « Je sais que je n'aurais pas dû demander, mais j'ai vraiment envie que tu dises oui, alors si tu pouvais arrêter de me faire languir et me dire ce oui que tu as tant envie de prononcer, j'apprécierais réellement ». Mais non, pas cette fois. Elle ne pouvait pas se le permettre. Elle avait un empoisonné à guérir. Et puis, elle n'en avait vraiment pas envie. Elle n'en aurait sans doute plus jamais envie. Alors, soumise à un stress indescriptible, elle manqua parfaitement de tact en lui répondant.

- Désolée. Pas le temps. Un truc à faire. Bye.

Sans attendre le moindre mot du garçon, elle baissa les yeux et tourna les talons, se dirigeant le plus vite possible vers la porte qui la mènerait enfin à la sortie. Enfin, quand elle y arriva, elle se permit de respirer. Un long soupire de soulagement l'accompagna alors qu'elle passait le mur vers le Chemin de Traverse.
Elle regarda sa montre. Cette histoire lui avait fait perdre du temps... Plus que douze minutes ! Alors, elle se mit à courir jusqu'à chez Fleury & Boot.


Dernière édition par Brittany S. Ashworth le Lun 18 Fév - 2:08, édité 1 fois
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Seth Wynter
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MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Lun 4 Fév - 23:00

Un soir d’automne 1999 - Début de soirée

Seth venait de pousser la porte du Chaudron Baveur, et son regard rencontra aussitôt les prunelles meurtrières du patron du pub.

Oups… Inspire à fond, un grand sourire, et c’est parti.

— Tom ! Mon ami ! Quel plaisir de te voir ! T’as l’air en pleine forme dis-moi ! On jurerait que tu as perdu dix ans depuis la dernière fois. C’est quoi ton secret ?

— Epargne ta salive et fiche le camp, Wynter.

Mouais. Essayons autre chose.

— Oh, allez Tom, je suis sûr qu’au fond de toi tu es content de me voir… Non ? Même pas un tout petit peu ? En cherchant bien ? J’suis quand même ton meilleur client.

Le barman du Chaudron Baveur écrasa son énorme point sur l’antique comptoir et se pencha d’un air menaçant vers Seth qui recula légèrement, un sourire agaçant toujours accroché aux lèvres.

— Mon meilleur client ? Tu te fous de moi ?! Pour ce qui est de descendre mes bouteilles, ça t’es le champion, mais quand il s’agit de payer là y a plus personne !

Seth afficha un air outré et haussa légèrement la voix, de manière à se faire entendre des autres clients.

— Insinuerais-tu que je ne paye pas mes dettes, Tom ? Que je suis un voleur ? Perfides calomnies ! C’est une honte d’être traité de cette façon ! Moi, un honnête client ! Quand je pense à toutes les soirées que j’ai passées ici, à offrir des tournées à toutes les personnes présentes, et voilà comment on me remercie !

D’un coup d’œil rapide, Seth vérifia qu’il avait désormais l’attention de la plupart des piliers de bar et s’en félicita. Il se tourna vers le plus proche des habitués et s’adressa à lui.

— Oui monsieur, parfaitement ! Je suis le genre d’homme qui aime payer des tournées générales, et le barman que voici voudrait m’en empêcher ? Combien d’entre vous, comme moi, trouvent ça injuste, et particulièrement inapproprié pour un vendeur de boissons ? Moi, je pense que je devrais vous offrir à tous vos prochains verres ! Qu’est-ce que vous en dites, les amis ?

L’éloquence de Seth et sa promesse d’alcool gratuit suffirent à faire tonner les habitués du bar, et bientôt ils frappèrent tous en rythme leurs choppes sur les tables, réclamant à boire à grands cris enthousiastes. Tom, furibond, s’inclina de mauvaise grâce devant cette bande de soiffards et sortit les bouteilles de derrière le bar. Tandis que Seth avançait une main victorieuse vers son litre de Whisky Pur-Feu, le barman agrippa son bras et le tira vers lui d’un coup sec.

— Pas si vite, mon gars : fais d’abord voir ce que t’as pour me payer.

Seth afficha une moue exagérément boudeuse avant de sourire à Tom d’un air complice.

— Franchement, patron, tu me vexes ! Un peu plus et je vais finir par croire que tu n’as pas confiance en moi.

Le vieux barman resta de marbre, ses yeux lançant des éclairs assassins vers Seth. Il répliqua entre ses dents :

— Pas le moins du monde, Wynter ! Maintenant, soit tu allonges la monnaie, soit tu dégages. Et ne crois pas que j’efface ton ardoise ! Tu me dois toujours près de 200 gallions, et je compte bien me faire payer.

Oh, pitié ! Ce qu’il faut pas faire pour une bouteille de sky, de nos jours… Seth leva les mains en signe de reddition et fouilla dans une des innombrables poches de son manteau. Il en sortit une bourse en cuir dodue dont le cliquetis prometteur sembla intéresser particulièrement le vieux Tom.

— Très bien, s’il n’y a que ça pour te faire plaisir… Tiens, une bourse de 180 gallions tout juste retirés de Gringotts.

Il enfonça sa main dans sa sacoche élimée et en ressorti au bout de quelques instants plusieurs autres pièces.

— Attends… Voilà, et 10 qui font 190… Et encore 5 gallions… Oh, et voilà, attends je compte. Ah ! 84, 85 mornilles qui font 200 gallions !

Méfiant, le barman attrapa les premières pièces que lui tendait Seth et les inspecta minutieusement avant d’essayer de les croquer. Après avoir failli se casser une dent sur un gallion, il attrapa le tout et commença à compter. Il jeta un dernier regard à Seth avant de retourner à son argent.

— T’as peut-être réussi à te faire servir, Wynter, mais cette fois tu t’en tireras pas sans passer à la caisse. Je te surveille, mon gars.

La tirade menaçante de Tom n’eût apparemment aucun effet sur Seth qui, après une remarque sarcastique sur l’hygiène dentaire du barman, se dégagea prestement et partit engloutir le rude breuvage en compagnie des autres qui l’acclamèrent en héros.

La soirée se passa agréablement pour Seth et ses compagnons de boisson. Il alla même payer pour les consommations de tout le monde, ce soir-là. Tandis qu’il déposait une nouvelle fournée de pièces dorées sur le comptoir en surveillant attentivement sa montre, il aperçut du coin de l’œil une jolie petite sorcière qui s’apprêtait à s’en retourner du côté moldu de la capitale anglaise. En un clin d’œil, Seth se décoiffa d’un air expert et accosta la jeune demoiselle à grand renfort de sourires charmeurs et de plaisanteries un peu ridicules.

Elle rit déjà… C’est presque trop facile.

Au moment où il allait conduire la fille à l’extérieur du pub, on entendit un hurlement retentir du côté du comptoir.

— WYNTER ! REVIENS ICI TOUT DE SUITE !

Mais Seth avait pressé le pas et avait déjà filé à l’anglaise, entraînant la fille gloussante par la main.

— Dites, c’est vous que le barman appelait en hurlant ?

— Oh, oui. Ne vous en faites pas, il m’adore. C’est une sorte de blague entre nous. En attendant, si vous m’accompagniez au coin de la rue ? Je connais un petit café très agréable et plus propice aux… confidences. Qu’en dites vous ?

La fille se pendit à son bras, toute souriante et Seth se réjouissait de la fin de soirée qui s’annonçait quand tout à coup, il réalisa quelque chose.

Merde ! J’ai lâché tout l’or de farfadet au Chaudron Baveur ! Avec quoi je vais payer à boire à cette fille, du coup ?

Bah… Il trouverait bien quelque chose.
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