Accueil  FAQ  Rechercher  Membres  Groupes  S'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
AuteurMessage
avatar

Txaran MacPhee
Wizarding World
Wizarding World


Messages : 22


Feuille de personnage
Gallions: 15
Points de Magie:

MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Dim 10 Fév - 14:54

Lundi, mi-Septembre 1999, 7:00 AM,
Charing Cross Road, Londres.


La rue était déserte, quelques rares véhicules circulaient sans prêter attention.
Il marchait d’un bon pas, les mains enfoncées dans les poches de son manteau dont il avait relevé le col, la tête baissée, l’air sombre. Un bruit soudain, provenant d’une poubelle, le fit s’arrêter, sur ses gardes. Constatant qu’il s’agissait seulement d’un chat errant, il reprit sa route jusqu’à la devanture d’un disquaire, barrée d’un rideau métallique, mais au-travers duquel on pouvait apercevoir les vitrines chargées de vinyls, CD et autres produits dérivés. Ralentissant son allure, il dépassa lentement la boutique, qui précédait une autre devanture, d’un aspect très ancien, dans un style plutôt indéfini, d’il y a longtemps, bien longtemps, comme oubliée du temps qui passe. Au-dessus de la porte, une enseigne de métal, à l’ancienne, annonçait l’établissement : un chaudron rebondi d’où dégoulinait une gelée verte bouillonnante.
Sans hésiter, il fit jouer la poignée et poussa la porte, qui pivota sans résistance. A l’intérieur, la promesse de son aspect extérieur était confirmée : on se serait cru revenu dans une auberge au XVIIIème siècle, avec ses meubles rustiques, ses grandes tables en bois massif et ses bancs en guises de chaises. Le sol était pavé grossièrement et semblait avoir bu par endroit plus que de raison, … et pas que de la bière. La décoration était rustique aussi, simple mais agréable. La salle cependant était accueillante et un délicat fumet flottait dans l’air. Il y avait encore peu de clients et Tom s’affairait tranquillement derrière son comptoir. Quand Txaran entra, il lui jeta un regard rapide, de celui qui s’informe juste de l’identité du nouveau venu, et continua son occupation.
- Bien le bonjour, Tom ! S’annonça Txaran. Un petit-déjeuner, comme d’habitude !
Tom s’interrompit.

- Le bonjour à vous, installez-vous, j’arrive. Lui répondit le tenancier, tout en s’éloignant pour passer dans la cuisine.
Txaran avisa une table, sur laquelle était posé un exemplaire de la « Gazette du Sorcier ». Il retira son manteau et le posa sur une chaise à côté de lui et enleva son pakol qu’il posa sur la table, avant de s’asseoir, face à la porte. Enfin il prit le journal et commença à l’étudier.
Quelques minutes plus tard, Tom revint portant un plateau chargé d’un copieux petit-déjeuner. Il posa son plateau sur la table, tandis que Txaran se désserait et posait le journal à côté de lui.
- Merci beaucoup, Tom, ça sent vraiment bon, comme d’habitude.
- Je vous en prie.
Tom n’était pas bien causant, mais toujours impeccable et serviable. Il repartit à ses occupations.
Txaran attaqua donc son repas d’un bon appétit.
Pendant ce temps, Londres s’éveillait doucement et de plus en plus de personnes passaient le pas de la porte. Certains s’installaient dans la salle, tandis que la plupart se dirigeaient vers la porte arrière, saluant parfois au passage quelque connaissance, mais le plus souvent sans accorder le moindre regard pour l’environnement.
Txaran observait en mangeant ce petit manège, reconnaissant de temps à autre quelqu’un, répondant à un salut lorsqu’il lui était adressé.
Enfin, il eut fini son petit-déjeuner. Il était 7:45 et les boutiques du Chemin de Traverse devaient presque être toutes sur le point d’ouvrir ou déjà ouvertes pour certaines. Il replia consciencieusement le journal et le reposa sur la table, là où il l’avait ramassé, pour le prochain lecteur. Puis il déposa sur le plateau quelques gallions pour payer l’addition et se leva. Il enfila son manteau et se coiffa de son pakol.
- Bonne journée, Tom ! A demain !
- Bonne journée ! Au plaisir !
Txaran se dirigea à son tour vers la porte du fond. Elle ouvrait sur une petite arrière-cour, sans issue. Sans hésiter, il se dirigea vers le mur de brique face à lui, empoigna sa baguette et tapota sur le mur. Soudain, les briques commencèrent à bouger toutes seules, libérant une grande arche, donnant sur une rue passante, bruissante des voix, des exclamations et des bruits de centaines de personnes : le Chemin de Traverse dans toute sa splendeur. Sereinement, Txaran s’y engagea, sans un regard en arrière pour voir le mur se reformer derrière lui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Pénélope E. Westchester
Wizarding World
Wizarding World


Messages : 36


Feuille de personnage
Gallions:
Points de Magie:

MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Ven 1 Mar - 12:01

    Ce RP débute dans la salle à manger du manoir de Gawain Westchester, pour, bien évidement, se terminer au Chaudron Baveur.

    « Aurais-tu été élevée par une horde de primates dans des montagnes moldues au fin fond de l’univers ou serais-tu allégrement en train de te payer ma tête ? Et Merlin seul pourrait vous dire ce qu'il en résultait de ces deux catégories de personnes en ma présence. »
    « Ex-exusez madame. »
    « Et en plus de cela, ça bégaie et ça bafouille. Voudrais-tu me rappeler pourquoi j’ai eu l’excellente d’engager la dame la plus incompétente de son espèce ? »

    Je vous présentais Pénélope Electre Westchester, dans la force de l’âge et bonne marâtre prête à remettre sur le droit chemin toute brebis égarée. Avec efficacité et acharnement. Elle leva les yeux au ciel, fit l’impasse sur la vulgarité et l’impolitesse du geste qu’elle venait elle-même d’accomplir et retourna à sa besogne. Elle parlait distinctement, en séparant bien les mots, une once de colère subtilement reconnaissable dans la voie.

    « Les fourchettes doivent être séparés de deux doigts, deux malheureux doigts seulement. Là, il y aurait assez place pour qu’un fichtre elfe maison y dépose son postérieur. »

    Alors qu’elle pointait furieusement du doigt le dit-espace tout au long de sa tirade, Pénélope se retourna. Elle fixait, maintenant, la pauvre nouvelle dame de chambre, les mains sur les hanches. Avec les chaussures à talons hauts qu'elle s'était mise aux pieds ce matin-ci, la lady faisait une bonne tête et demie de plus que la misérable. Pénélope se donnait tous les droits d'être en colère et de remonter les bretelles de son employée. Cette dernière avait eu le malheur de ne pas connaître sur le bout des doigts le manuel que la Lady Westchester lui avait remis une semaine de cela. Ce bouquin ne faisait qu’une cinquantaine de page, bon sang. Lorsqu’elle avait à peine douze ans, Penny avait réussi à apprendre Le manuel d’une table réussie d’Andromède Pourkinoff, une jeune russe célèbre dans le domaine, au bout de deux jours. Deux malheureux jours. Et cette gourde donnait l'impression de n'en avoir mémoriser pas un mot au bout d'une semaine entière.

    « En te donnant l'ordre de mettre la table pour ce soir, j’ai eu la décence de te rappeler que la famille Westchester recevrait des personnalités d’une importance vénérable. Et il est hors de question … » Elle appuya fortement sur chaque syllabe de cette expression « … HORS DE QUESTION que la famille Westchester voit son dîner raté pour un maudit espace de trente pouces laissé par une incompétente. Suis-je bien claire ? »

    D’ailleurs, la famille Westchester adorait parler d’elle à la troisième personne, c’était bien connu cela. Pénélope balança un dernier : « Diantre, que des impuissants dans ce manoir. Toi, fais en sorte que les espaces fassent exactement deux doigts. Pas un centimètre de plus ou de moins. Je repasserais dans l’après-midi pour vérifier ton travail. Un travail que j’espère accompli dans les règles de l’art. Dans le cas contraire, je ne donnerais pas cher de ta peau. »

    Et d’un pas déterminé, la représentation-même de la gentillesse sur cette planète traversa la large salle à manger pour quitter la somptueuse pièce. Elle ne prit même pas le temps d’apprécier la beauté de ces lieux où chaque mobilier à été construit sur mesure sous la demande de cette même femme. Elle avait personnellement insisté, en venant squatter les lieux bâti par son époux, de refaire une bonne partie de la décoration et autres futilités. La salle manger était,alors, de sa propre création, et elle en était plus que fière.

    Le son sec de ses chaussures claquait sur le carrelage parfaitement bien ciré.

    Lady Westchester n’avait pas une minute à perdre. Le dîner de ce soir, en ce début glacial d’Octobre, aurait lieu dans le manoir de son mari, dans son manoir à elle. L’empire Westchester devrait y conclure de trois à cinq contrats bien juteux. Et en ces temps de crises, aucune source de financement n’est à négligée. Et qui, à son habitude, devait s’occuper de la préparation du dîner et du bon déroulement de celui-ci ? Pénélope Westchester elle-même. Elle aurait bien pu engager un traiteur ou autre, mais elle ne pouvait se permettre d’offrir un semblant de dîner réussi. Pénélope jouait sa réputation ce soir.

    Elle héla, gracieusement voyons, sa nouvelle secrétaire à l’essai : Ashleigh. Depuis qu’elle était en pleine dépression après la mort d’un certain ancien Auror dont elle était secrètement amoureuse, Pénélope changeait aussi rapidement de secrétaire que de paires de chaussures. Soit, très souvent. Ces derniers temps, elle en avait même un par quinzaine. Pénélope devenait de plus en plus intransigeante et irritable. Un rien pouvait la mettre en rogne.
    Ashleigh était une charmante jeune femme, encore dans l’âge d’être vivace et énergique. Mais elle manquait de clairvoyance et son organisation n’était pas des meilleurs. La lady s'en accoutumait sans trop rechigner. C’était que les bons secrétaires ne courraient plus la rue. Néanmoins, Pénélope attendait patiemment que cette dernière commette une implacable erreur pour pouvoir la renvoyer sans culpabilité et une visite du magico-syndicat du travail. Et ouais, de nos jours, même le personnel de maison avaient un syndicat. Le monde allait mal ! Et ce même s'il était vrai que cela passerait moyen si Penny lui balançait sa valise dehors en criant : « Marre de ta petite personne, fiche-moi le camp d’ici. » C’était une femme de bonne manière, voyons.

    « Ashleigh ? ASHLEIGH ? »
    « Oui, madame. »
    « Que me reste-t-il à réaliser dans la matinée avant mon déjeuner chez Guenièvre ? »
    « E-euh Guenièvre madame. M-mais, il n’y a pas de Guenièvre sur votre planning. »

    *Si ça continue comme ça, je vais finir avec un ulcère. Bon dieu !* Pénélope croisa les bras et prit sur elle-même pour ne pas se mettre à beugler comme une roturière.

    « Mme Westchester D’Alençon. Chez les Bohort Westchester. Ma belle-sœur. La femme qui a épousé le frère de mon mari. Besoin d'informations supplémentaires, mademoiselle ? »
    « V-vous devez vérifier le menu de ce soir. Et le fournisseur de vins vous a envoyé un hibou express, il a eu un problème avec son balai magique et ne peut pas vous livrez la commande directement au manoir. »
    «Il n'aurait pas pu transplaner ? »
    « J-je ne lui ai pas demandé. »
    *Arg* « Hum, certainement trop dangereuse pour une trentaine de bouteilles. Il aurait pu réduire la taille. Trop tard. » Ou l’art de s’auto-faire la conversation. Mais lorsque personne d’un tant soit peu intelligent ne se retrouvait dans les environs, fallait bien se suffire à soi-même.
    « A-t-il rajouté autre chose ? »
    « Oui, il a aussi dit qu’il avait réussi à les déposer chez le barmaid du Chaudron Baveur. Vous le payerez plus tard. »
    « Tu me rappeleras d'appeler Gringotts pour un transfert cette après-midi. Et bien évidement, tu as déjà envoyé quelqu’un pour aller les chercher là-bas et ... »
    « J-je … enfin … »

    Pénélope leva brusquement et sèchement la main vers le haut pour interrompre son inutile secrétaire. *Note pour plus tard : me trouver quelqu’un de plus compétant.* Et Pénélope ne lui avait même pas encore confié la garde de son agenda confidentiel pour gérer ses relations intimes et personnelles, hum. Ca aurait été une catacombe. Elle se retourna, cria qu’on lui ramène son manteau chocolat et son chapeau de la même couleur et se dirigea vers la sortie.

    « Amanda ? » Son elfe de maison personnel apparut en clac. « Envoie-moi Adriel qu’il m’aide à transporter le tout. Je pourrais réduire la taille des bouteilles, mais pas tout prendre moi-même. Et demande-lui de me rejoindre devant le manoir tout de suite. » Adriel, c’était un peu son homme à tout faire.
    Pénélope aurait préféré emmener directement Amanda avec elle. Mais elle n'avait aucune envie de s'attirer la foudre des associations contre l'exploitations des elfes de maisons. *Oh la belle époque où on pouvait traîner avec son elfe partout où on voulait, reviens-nous.*

    Elle mit son manteau et s’apprêta à sortir de la propriété pour pouvoir transplaner directement au côté du Chaudron Baveur. Sort de protection y obligeait. Elle dut attendre trois minutes dehors, le temps que son médiocre personnel retrouve Adriel et que ce dernier enfile une tenue décente et la rejoigne.

    « Une minute de plus et on aurait fini par enterrer ton cadavre dans le jardin, pile en dessous du pommier là-bas.Bref, concentres-toi, direction : le Chaudron Baveur. Et cette fois-ci, ait la décence de ne pas atterrir en plein milieu de la route. Les moldus ont des boîtes en fer qui pourrait te tailler en deux en moins de dix secondes s'il te fonçait dessus. Tu n'aurais même le temps de brandir ta baguette magique. Et je serais bien attristée de perdre l’un des seuls membres de mon personnel encore compétents. On y va. »
    En un pop, les deux individus disparurent.

    Dans une allée sombre et cachée aux yeux des sans-magies, la lady Westchester et Adriel réapparurent aussitôt. Elle ouvrit son parapluie et se dirigea d’un pas pressé et déterminé vers le misérable bar dans lequel son fournisseur avait décidé de déposer sa commande. En entrant dans les lieux, elle scruta le plafond et les alentours d’un regard nostalgique. Cela faisait un bon bout de temps qu’elle n’avait pas littéralement mis le pied dans cet endroit. Un bout de temps particulièrement long.

    Elle se dirigea vers Tom, le maître des lieux. En la voyant arriver, ce dernier s’écria :
    « Pénélope ? C’est bien toi ? Oh Penny, je pensais ne plus jamais te revoir. Du moins pas ici. »
    « Tommy, on ne se débarrasse pas aussi facilement de moi. » Elle lui adressa un radieux sourire. « J’aimerais bien te dire que je viens te rendre visite pour prendre de tes nouvelles, mais j’ai une livraison très importante qu'on a déposé chez toi. »
    « Ah oui, mais j’étais bien loin d'imaginer que tu viendrais la chercher en main propre. »
    « Je ne t’autorise même pas à m’en parler. Le personnel de nos jours, tous des incompétents. Il faut absolument tout faire par soi-même. »

    Tom déposa sur le comptoir cinq grandes de caisses chacune contenant six bouteilles. Pénélope sortit sa baguette magique et d’un sortilège informulé réduisit aussitôt les cinq caisses. Chacune maintenant, avait à peine la taille d’un porte-monnaie.
    « Je te sers un verre ? »
    « Si seulement j'en avais le temps, si seulement ... »

    Elle prit avec précaution deux des cinq caisses et se tourna vers Adriel.
    « Adriel, soit tu es certain de prendre les trois sans en renverser une seule goutte, soit tu accompliras une autre aller-retour. Quel que puisse être ton choix, je veux que mes trente bouteilles arrivent entières et pleines. Pas une fracture. »
    Puis, elle se tourna vers Tom et avec un clin d’œil à l'appui, lui adressa :
    « Au plaisir de t’avoir vu Tommy, je passerais un de ces quatre. »

    Fut-il un temps où elle venait au minimum trois fois par semaine dans ces lieux. Fut-il un temps où elle était bien plus libre de ces mouvements et où elle avait le temps de se poser et prendre un verre. En clin d’œil, Lady Westchester transplana et disparut. Une courte et éphémère visite.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Joann I. Lambertson
Wizarding World
Wizarding World


Messages : 51


Feuille de personnage
Gallions: 127
Points de Magie:

MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Lun 11 Mar - 17:17

Joann était dépité, aller en monde moldu, c'était bien le plus bas point auquel il pouvait s'abaisser. C'était dans l'espoir de retrouver Hayley, après avoir fouillé le monde sorcier de fond en comble pendant plus de deux longues années, il s'était enfin décidé à admettre... Que sa soeur l'avait sans doute quitté. Qu'elle était partie vivre dans ce monde qui l'attirait tant. Depuis qu'elle était gamine.

Malheureusement, il ne connaissait rien à tous ces lieux, et c'était trop vaste. Après quelques mois à chercher encore et toujours dès qu'il en avait l'occasion, il n'avait pas la moindre piste. Personne ne semblait connaitre Hayley Lambertson, une fille toujours habilllée en couleur, le sourire aux lèvres. Personne.

Il y allait quand il sortait du travail, et jusqu'à ce que la nuit soit tombée, jusqu'à vingt et une heures environ. Il interrogeait ceux qui acceptaient de lui répondre. Il fallait dire que Joann ne connaissait pas vraiment les vêtements, les coutumes, les habitudes moldus. Alors, il devait certainement passer pour un illuminé. Comment avait-elle réussi à se débrouiller ? Etait-elle seulement vraiment quelque part ici ? Ou se faisait-il des idées ?

Il devait rentrer, il le savait. Il retourna donc au Chaudron Baveur, dans l'intention de retourner chez lui. Ou plutôt chez sa mère. Il était un peu amer de tout cela, du Ministère qui le surveillait toujours de bien trop près à son goût, comme s'il allait refaire une connerie. Pas que l'envie lui en manquait. Il croyait toujours à l'échelle sociale des sorciers, à la valeur de la pureté du sang. Dans sa tête, dans l'intimité de sa famille. Jamais en public. Il ne retournerait pas à Azkaban, qu'on se le dise. Que tous les Aurors se le disent ! Il avait réussi à se faire gracier, ça n'était pas pour déraper à peine un an plus tard.

En fait, il aurait bien pris un verre, avant de retourner au Manoir. Il franchit donc la porte, et au lieu de sortir directement sur le chemin de Traverse, il s'assit au bar.

"Tom, un hydromel silvouplait."

Le jeune homme attendit patiemment, observant vaguement les sorciers autour de lui. La majorité était venu en groupe et semblait passer une agréable soirée. Il y avait aussi quelques paumés, quelques ivrognes à moitié endormis sur leur table. Quelques femmes, sans doute à la recherche du Prince Charmant. S'il existait, il devait être un Poufsouffle mièvre d'après elles. Un Cedric Digorry quoi. Ce qui prouvait que les princes charmants, c'était pas fait pour la vie, c'était voué à mourir jeune. Un sourire étira ses lèvres à cette pensée. Au final, les héros parfaits ne vivaient pas jusqu'à quatre-vingts ans.

"Voilà pour vous monsieur Lambertson. Cela vous fera 14 mornilles."

Joann tendit les pièces au serveur et commença à siroter son verre. Assez lentement, plus il resterait longtemps ici, plus il serait tard et moins il aurait à supporter sa mère. Il n'avait pas envie de la voir, elle allait encore lui demander ce qu'il avait fait de sa soirée. Il était adulte, Salazar ! Certes, elle devait s'ennuyer seule toute la journée, mais il n'y pouvait rien. Et puis, elle avait accepté d'épouser son père. Elle était responsable de son sort, au moins en partie. Alors, elle ferait mieux d'arrêter de se résigner et de refaire sa vie tant qu'elle en avait l'occasion. Père en prison, elle avait le champ libre.

Pour ce que le jeune homme en avait à faire... Elle pouvait bien sortir, elle ne le faisait juste pas, et elle n'invitait personne. Sans doute parce que personne ne voulait être assimilé à une famille de Mangemorts dorénavant. Il eut un soupir las. Encore heureux que leur entreprise n'en pâtissait pas trop. Leurs ventes avaient un peu baissées. Mais la qualité étant toujours présente, les familles les plus riches, dont la grande majorité étaient des familles de Sang-Pur ou de Sang-Mêlé assez anciennes, avaient occulté ce détail et continuaient de fréquenter l'établissement.

Il avait beau boire son verre gorgée par gorgée, patiemment, n'ayant pas grand monde avec qui converser, au bout d'une dizaine de minutes, il était désespérement vide et il allait devoir repartir. Non, il n'en prendrait pas un deuxième, ça ne servirait à rien. Si sa mère l'agaçait, il prétendrait avoir un dossier sur lequel travailler. Cela marchait bien généralement. Oui, il se débarassait de sa mère, et il n'en avait même pas honte si vous voulez tout savoir.

Il se dirigea donc vers le mur de la pièce adjacente, tapant sur quelques briques du bout de sa baguette pour ouvrir le passage qui se referma derrière lui. Il s'enfonça ensuite dans la nuit noire en direction de leur demeure.

Il franchit la porte de la maison et fut aussitôt débarassé de ses affaires par leur elfe de maison. Il entendit ensuite sa mère l'appeler depuis le salon. Il s'y dirigea donc et la salua sans grand enthousiasme. Elle semblait lire un livre. S'il ne rêvait pas, elle était sur le même depuis plus d'une semaine.

"Tu as déja dîné ?

- Non, mais je suis occupé ce soir Mère, le travail, vous savez ce que c'est... Je demanderai à Jenz de m'apporter un repas si j'ai faim.

- Très bien. A demain dans ce cas.

-A demain Mère."

Ou comment passer moins de deux minutes à supporter la femme qui vous a donné la vie par Joann Lambertson. Tout un art. Cela faisait un an qu'il le pratiquait après tout.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Calderon R. Pryde
Wizarding World
Wizarding World


Messages : 31


Feuille de personnage
Gallions: 149
Points de Magie: 15

MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Mer 27 Mar - 10:35

Fin Août 1999, un bureau du Ministère de la Magie :
Regardant le feu qui brûlait dans l'âtre de sa cheminée, dans son bureau du Ministère, Calderon souffla de dépit. Il avait en horreur ces situations où on lui imposait de faire ce qu'il ne voulait pas, mais l'intervention directe du Ministre avait fait peser la balance, et le respect inné de la hiérarchie qui battait dans le coeur de cet ancien Serpentard avait fait son oeuvre. Les phrases ciselées du plus haut responsable politique des sorciers résonnaient encore dans son esprits

- "Comprenez, M. Pryde, l'important est de protéger nos enfants de la menace renouvelée d'une tentative de manipulation de leurs esprits encore jeunes et malléables."
- "Nous estimons, M. Pryde, que pour faire une bonne éducation, il faut avoir des lits douillets, un feu qui chauffe sa salle d'étude et un repas consistant."
- "Depuis bien longtemps, nous n'avons pas eu un défi tel à relever. Je suis certain, cher Calderon, que vous accepterez de mettre vous aussi une pierre dans ce fabuleux édifice qu'est la reconstruction de notre société."


Il rageait. Il rageait de s'être laissé embarqué dans cette mission fumeuse.
Réformer Poudlard ! Et pourquoi pas faire pousser des oranges en Irlande ?
Faire en sorte que l'école puisse bénéficier de plus de moyens était une oeuvre louable, par contre vérifier comment cela se répartie était une quête quasi-impossible. Des années de gestion par feu Dumbledore avaient laissées des carences, mais les récents évènements avaient tout simplement détruit des décennies de travail acharné. Calderon comprenait parfaitement le Ministère dans sa volonté de reprendre la main sur la question.
Première priorité : les enseignants...

Première quinzaine de Septembre, salle de clair-audience du Ministère :
Face au jury de recrutement, son ami de presque 30 ans. Comment aborder la question sans prendre de risque ? Calderon avait usé de son influence pour faire ne sorte que le dossier d'Esteban arrive en haut de la pile pour le recrutement, urgent, nous nouveau professeur de Runes pour Poudlard. Autant qu'il s'en souvienne, Esteban avait toujours été un virtuose dans cette discipline. Autant qu'il le sache aussi, il exécrait aussi la simple idée de devoir se tenir devant des jeunes pour enseigner. Pauvre Esteban, te voilà en passe de passer de l'autre coté de la barrière et de, toi aussi, subir les surnoms que des élèves ne manqueraient pas de te donner. Calderon le surnommé Scribbler, afin d'insister sur ses talents d'écriture. Certes un peu péjoratif, c'était surtout affectueux, Esteban ayant été l'un des seuls vrais amis de Calderon à Poudlard.
Malgré ses efforts pour faire apparaître ses défauts et ses carences, Esteban faisait bonne impression. C'était couru d'avance, il aurait le poste, Calderon y avait veillé. Le jury d'audition, un parfait jury de complaisance, ne se laisserait pas prendre. Esteban, tu voilà professeur à Poudlard.
Et d'un !

Fin Septembre, un pub dans Londres :
Un bon whisky, une ambiance cosy, voici de quoi satisfaire tout homme, fusse-t-il sorcier, après un journée de travail. Calderon avait laissé son assistant, un jeune et frais émoulu de Poudlard dont le nom était dans le genre de Phil ou Bill, rangeait des parchemins qui avaient été découvert lors des travaux de rénovation dans un mur, certainement soufflés par une explosion et qui avaient, on en sait comment, survécu aux flammes. Il commençait à avoir mal au crâne, notamment parce qu'il avait eu une journée longue et que ce matin, il avait dû essayer une colère froide et aiguisé de Caitlin. Ses mots sifflaient encore, plusieurs heures après, dans ses oreilles.

- "Cal, tu sais comme moi que si tu ne fais rien, il y a aucune chance que cette année Dunstan soit admis au tableau d'honneur !
- Caitlin, il m'est impossible d'influer sur quoi que se soit... Dunstan est grand et, il faut le reconnaître, ton fils n'est pas un bourreau de travail. Ses notes de l'année dernière sont... fraîches...
- Et tu ne fais rien ? Tu le sais et tu laisses faire ? Tu es au Ministère, je te le rappelle, tu es donc en mesure de tout savoir ce qui se passe là bas.
- Je ne vais pas intervenir sur les questions scolaires ! Tu penses qu'au Ministère nous avons que cela à faire ? Fixer des programmes ?
- Mais tu le fais déjà, Cal ! Tu recrutes leurs professeurs ! Vois donc avec ton ami, Esteban, s'il ne peut pas aider Dunstan !
- Et Malone, tu l'oublies ? Je dois préférer notre fils à notre fille ? Et puis toi aussi, tu as des amis ! Ellia d'abord, avec qui tu partageais tout lors de tes années là. Et Elrik... Ah oui, n'oublions pas ce bel Elrik, cet héros, ce si parfait Elrik. Pourquoi ne pas voir directement avec lui, hein ?
- JE T'INTERDIS DE ME PARLER SUR CE TON ! TU OUBLIES QUI JE SUIS ? ET LES SACRIFICES QUE J'AI FAIT POUR TA, TA CARRIÈRE ET NOTRE FAMILLE ?
- ...
- Un conseil, Monsieur Pryde... Finissez rapidement de vous préparez et allez travailler. Ce soir, je veux entendre que vous avez vous pour la question qui m'intéresse..."


Et elle avait quitté le salon, le laissant seul avec son café. A ses pieds, Prudence le regardait, avec ses yeux compréhensifs. Pauvre chien, tu regardes ton maître se prendre une rouste... Et après cela, tu le respectes encore...

Regardant le fond de son verre, presque vide, Calderon prit son courage à deux mains et se leva. Il avait quelques minutes de transports pour atteindre sa maison, donc autant dire quelques minutes pour se préparer à la confrontation avec Caitlin. Il avait appelé dans la journée Esteban, qui lui avait promis d'ouvrir l'oeil sur Dunstan et Malone, mais qui avait réaffirmé, aimablement, que ce n'était pas son boulot de favoriser qui que se soit. Calderon hésitait. Il connaissait pas mal de monde là bas, et il pourrait quand même essayer de voir si ils ne peuvent pas lui rendre un petit service en aidant son fils...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Vince Johnson
Wizarding World
Wizarding World


Messages : 10


Feuille de personnage
Gallions: 15
Points de Magie:

MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Dim 31 Mar - 3:19

Londres, le 18 octobre 1999.
Quelques étincelles hésitèrent en deux cliquètements avant que la flamme ne prenne vie. Elle s’excite une seconde, allumant l’herbe dans un grésillement. La flamme meurt et seule reste l’extrémité rougeoyante qui s’affale fatiguée quand les lèvres s’éloignent. Le silence, un soupir, et dans un nuage de fumée son amant la respire. La feuille brasille doucement, et le contact ravive son ardeur, l’étend langoureuse et s’éclipse à nouveau. Les vapeurs s’élèvent et la cendre chute ; mais le rouleau consumé répond à une autre gravité, celle d’une bouche affectueuse qui plaît à consommer.

«Vince… soupira une voix féminine encore étouffée par la fatigue, il est quelle heure ?»

Le jeune homme aspira dernière fois avant d’écraser son mégot dans un cendrier vert qui trônait sur la table. Il se tourna dans son fauteuil, et souffla doucement la fumée en caressant du regard la silhouette nue qui s’étirait dans les draps. Il regretta un instant d’avoir rangé son appareil photo si loin au fond de ses bagages. Avec cette pénombre, la peau blanche de la demoiselle se serait prêtée à de merveilleux jeux de lumière.

« Vince ?
- Ça vient !
» Dit-il d’un ton amusé.

Il plongea la main dans une poche de son caban, mais la ressortit bredouille. Après un bref coup d’œil il lança :

« Elle est à côté de toi, sur la table de nuit.
- De quoi ?
- Ma montre !
»

La jeune femme lâcha un grognement qui fit sourire Vince, et se retourna avec une lenteur paresseuse pour s’emparer de l’objet. Elle fronça les sourcils, peinant à lire le cadrant avec le peu de lumière qu’il y avait.

« Cinq heures et demi, je croyais que tu ne partais qu’à onze heure !
- Ouais ! Mais je veux faire quelques courses avant, sur Charing Cross Road.
- Les boutiques ne seront pas ouvertes à cinq heures,
remarqua la jeune femme, boudeuse.
- Je n’arrivais pas à dormir. »

Les deux s’observèrent en silence quelques secondes, luttant du regard comme des enfants pour voir qui détournerait les yeux en premier. Ce fut la demoiselle qui céda et tira le drap sur elle.

« Allez, murmura-t-elle avec tendresse, reviens te coucher. »

***

Le taxi s’arrêta en haut de la rue. Vince descendit en même temps que le chauffeur et l’aida à décharger ses bagages. Il le paya et alla à la fenêtre arrière gauche pour dire au revoir à sa plaisante conquête. La jeune femme s’accrocha à son cou et l’embrassa longtemps. Quand ils se séparèrent, elle eut un sourire triste et se contenta de lui faire un signe de main avant que la voiture ne démarre à nouveau. Vince resta debout à côté de sa pile de valise, observant le véhicule qui s’éloignait.

Y’a pas à dire, songeait-il avec un sourire, ceux qui voient les moldus comme une race inférieure se mettent le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Surtout pour les moldues.

La voiture s’arrêta à un feu, déjà éloignée, et la figure rougissante de la fille jaillit de la fenêtre pour crier à son amant nocturne :

« Tu vas me manquer Vince, appelle-moi quand tu reviendras à Londres ! »

Emballé par cette perspective, le jeune homme mit ses mains en porte-voix pour brailler en retour :

« On se reverra Kate, c’est promis ! »

Il était tout sourire, mais en voyant le visage de la belle passer de l’affection à l’incompréhension, puis de l’incompréhension au mécontentement, il comprit qu’il s’était trompé de prénom et que, en conséquence, il ne pourrait peut-être pas tenir cette promesse qu’il venait de balancer. Il crut même un instant que la jeune femme – dont il ne trouvait résolument pas le nom – allait descendre du taxi pour venir lui mettre une claque retentissante, mais le feu passa au vert et dans un ronronnement rassurant, le véhicule redémarra.

« Bigre, lâcha Vince en s’ébouriffant les cheveux, ses yeux suivants la voiture jusqu’à ce qu’elle disparaisse, bon ben allez. »

Il se tourna vers ses bagages, arrivant miraculeusement à soulever son barda – valises, balais, cage – avant de commencer à descendre la rue. Observant les enseignes de chaque côté de la rue, il parvint enfin à identifier celle qu’il cherchait et lut à voix haute :

« Le Chaudron Baveur. »

Il s’avança sans attendre et poussa la porte, entrant dans une pièce poussiéreuse à la décoration d’un autre âge. Détaillant la clientèle d’un large regard circulaire, il esquiva de justesse un bossu qui semblait cumuler son handicap avec une certaine laideur et alla s’installer au comptoir.

Quelques pièces, quelques verres, et la papote était engagée.

« Et alors z’allez où comme ça ?
- À Poudlard ! D’ailleurs, je ne sais pas vraiment comment m’y rendre. J’ai entendu parler d’un train…
- Haha,
s’esclaffa le barman, il croit qu’on fait marcher l’Poudlard Express pour un gars ? Nan m’sieur, s’il veut aller là-bas, l’mieux c’est encore d’passer par Pré-Au-Lard. On fait la liaison d’ici, avec le réseau d’cheminées. »

Parfait, parfait. Ces renseignements en tête, Vince se rendit sur le fameux Chemin de Traverse pour flâner quelques instants au milieu des boutiques anglaises, puis revint au Chaudron Baveur. Il dépensa encore un peu d’argent, et s’engagea finalement dans les flammes vertes en annonçant haut et fort :

« À Pré-Au-Lard ! »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Jonas F. Eisenstone
Wizarding World
Wizarding World


Messages : 9


Feuille de personnage
Gallions: 74
Points de Magie:

MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   Dim 31 Mar - 17:15

    Samedi 16 Octobre 1999 ; 19h45, le Chaudron Baveur.

    Une part cachée de Jonas aime le calme et la tranquilité, mais depuis quelques temps, il cherche à tout prix à se saouler du bruit et de la vie qui fourmille dans les bars de Londres. Certains soirs, il allait dans des pubs de Normalien pour parler de sujet encore obscurs pour lui, le football, voir meme le criket, sport dont il n'a encore pas compris les règles, voire même l'intérêt. Il allait aussi dans un café - salon de thé spécialisé dans les nouvelles technologies. Un lieu incroyable qui rassemble tout ce qui se fait en truc, gadget, objet inutile mais tellement intéressant. Il y a un rendez-vous mensuel, le dernier vendredi du mois où l'on vient avec une invention de son choix pour le présenter aux autres. Le décapsuleur à champagne, la cuillère à thé minutée, le string épilant, ... plein de choses dont l'utilité est douteuse ou inexistante. Ce qui le charme le plus, c'est cette volonté des Normaliens, dépourvus de magie, n'ayant aucune connaissance du monde fantastique qui se cache au sein même de leur ville, de toujours chercher à créer, inventer, s'élever de leur monotonie pour apporter un plus à leur petite vie si tranquille.

    Mais aujourd'hui, il est au C.B. pour montrer sa dernière trouvaille à Tom et Hannah. Si Hannah le regardait toujours d'un oeil curieux, sa curiosité disparaissait trés vite due à la saturation d'informations complétement inninterressantes, Tom lui, écoutait toujours Jonas d'une oreille lointaine mais amicale. Djo' sort de son sac, une boite rouge de la taille d'un livre A4 en trés mauvaise êtat. Tout en brandissant son nouveau trésor, Il ne peut s'empécher d'en expliquer le contenu. Pour cela il doit élever la voix en raison du brouhaha qu'il y a ce soir dans le bar.

    " Tom, regarde, c'est Génial, c'est la première version de "Chateau et Dragon", tu sais, ce Jeu à rôle Normalien. C'est incroyable cette imagination qu'ils ont. Grâce à ça, tu peux jouer un rôle le temps d'une soirée et vivre imaginativement des histoires merveilleuses. Tu peux presque tout faire, un aventurier, un guerrier, un sorcier, oui oui comme nous, même un barman si tu le souhaite, ... " Sur ce Jonas ne peut s'empécher de marmonner : " Quoique jouer un barman ça doit être chiant ". Tom sur le coup arrête de nettoyer ses chopes de bière pour lancer un regard un peu noir à Jonas, avant de se rendre compte que son interlocuteur a le regard complétement perdu dans sa boite de jeu et de lui resservir une bière, une BlueBergen, car son verre est vide.

    " Oui, regarde tu peux jouer un sorcier, magicien, c'est dingue, ils ont tous une longue barbe et des robes de toute les couleurs, mouhahaha, c'est ridicule mais tellement touchant. HOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO, regarde, tu peux jouer un Efle !!!! Un Elfe, c'est dingue !!!! RHOOOOOOOOOOOOOOO, ils disent que les Elfes sont une race plus évoluée que les humains, plus civilisée, plus raffinée, t'imagine si certains de nos CONfréres tombent là-dessus, ils vont faire une syncope. Je vais envoyer une boite à l'association de libération des elfes de maison, ils vont Kiffer Garage comme disent les Tjones !!! "

    Djo' continue de fouiller dans sa boîte et en sort une sorte de petite pièce en platique de forme chrystaloïde et de couleur rouge. " Tadaaaaaaaaaa ! Et ça c'est le dé à 20 faces, sans ça, t'es pas un grosliste. C'est ceux qui font du Jeu à Rôle. Grâce à ça je rentre directement dans leur club trés fermé. Regarde Tom, regarde, je vais lancer un sort ". Jonas prend le dé dans sa main droite couverte de cicatrices et de marques, la secoue, et lance le dé le long du zinc, entre les pintes, chips, cacahuettes pour finir devant une jolie blonde en train de boire sa bière, qui prise de surprise a un léger soubresaut et se renverse un peu de sa boisson sur son pull violet. Tom lui s'est aproché pour voir l'effet prodigieux que doit avoir ce petit objet. Ce dernier en s'arrêtant sur une face, produit... produit... produit rien, nada. Aucun sortilège ni même effet ne se délenche. Sur ce Djo se dirige instinctivement vers l'objet qu'il vient de lancer avec sa discrétion naturelle, sortant du champs de vision de l'ensemble des personnes qui suivent le numéro de l'Oubliator. Tom cherche son client qui n'est plus a sa place et le retrouve au niveau du dé, juste derrière la jeune femme au pull taché, intrigué par l'objet qu'on vient de lui envoyer, sans se rendre compte que Djo s'ést glissé dans son dos, regardant au dessus de son épaule avant de s'écrier : " BINGO !!!!!!!!!!!!!!!! 16 ! j'ai fait 16 ! Mon sort a réussi ! Tom tu te prend une boule de feu, tu perds 4 point de vie ! HAHAHA ! " La jeune demoiselle surprise d'entendre quelqu'un hurler Bingo pas loin de son oreille, re-sursaute et renverse ce qui reste de sa bière sur son pull déja humidifié et sa robe jusqu'ici épargnée. Jonas voit que son entousiasme a encore pris le dessus sur les règles de savoir vivre et s'excuse tout de suite au près de cette si jolie blonde, mais cette dernière refroidie par sa bière sur son corps, plutot que dedans, sort du bar tout en répondant à l'incongru que ça va.

    Tom qui s'apercoit du départ de sa cliente ne peut s'empécher de faire la moue, mais remarque tout de suite la gène Jonas qui reprend son dé tout penaud. " Bon, là c'est pas super impressionnant, mais avec 4-5 Grolistes tu peux vraiment faire des parties fantastiques, je te jure. " Voyant que Tom repart vers le service des bières en attente, Jonas retourne à sa place, ou son chien n'a pas bougé de la soirée. Il s'accroupit pour flatter le ventre de la bête qui connait parfaitement son maitre et se met directement sur le dos.

    " Bon, on y va Mouf, il faut que je trouve des joueurs pour pouvoir sauver la princesse qui s'est faite enlever par le grand méchant. Tout un programme ! " Mouf, son fidèle Boston terrier, se remet d'un bond sur les pattes et se dirige vers la porte de sortie, tout en sortant des "Mouf" devant les gens qui gènent son passage.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]   

Revenir en haut Aller en bas
 

You Shall Pass ! [Tous les nouveaux Sorciers]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3

 Sujets similaires

-
» INFORMATIONS INEDITES ! UN MESSAGE SPECIAL POUR TOUS LES NOUVEAUX CONVERTIS !
» bienvenue à tous les nouveaux inscrits
» Nouveaux Equipements pour Mordheim.
» Tour de sorciers
» Joyeux noel à tous!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ashes of Chaos :: Wizarding World | For the Greater Good :: London :: Diagon Alley :: Le Chaudron Baveur-